Sujets | Messages |
| L'ambiance y est pesante et oppressante. La première chose que l'on voit en passant les massives portes qui en défendent l'entrée, c'est le trône. Du temps d'Eimaren, il était clair et pur, luisant dans les rayons du soleil entrant par les vitraux – aujourd'hui, il est aussi sombre que l'âme de l'homme qui y règne. Même quand le soleil brille, ses rayons semblent éviter le trône qui est une tache d'ombre sur les pavés clairs de la salle. Les murs sont tendus de lourdes tapisseries richement décorées, et il faut parcourir un très long tapis avant de parvenir aux quelques marches surélevant le trône.
|
|
| Les nobles ont chacun leur suite, dans ce palais immense, série d'appartements privés dont la taille dépend principalement de leur rang. Les ducs et leur famille ont souvent un demi-étage pour leur usage personnel, tandis que les demoiselles à marier envoyées trouver un mari se retrouvent dans une chambre modeste attenante au cabinet de toilette où dort leur servante. La plupart de ces logements sont bien entretenus, le personnel du château y faisant le ménage et effectuant la maintenance des lieux. Les vols y sont rares, la sécurité étant assurée par la garde impériale qui patrouille dans les couloirs.
|
|
| Elles sont grandes et bien aménagées. Lord Augustus accorde une grande attention à ses chevaux : ils sont très bien soignés et bénéficient chacun d'une stalle personnelle. Les écuries accueillent bien évidemment les chevaux des invités et visiteurs qui sont tout également bien traités. C'est un endroit moderne, doté d'un nombre considérable d'employés, et où les conditions de travail sont plutôt bonnes. Il y a un maréchal-ferrant détaché spécialement au service du Palais dans les locaux attenants, ainsi qu'une sellerie.
|
|
| Rien à voir avec les luxueuses suites des nobles et de leurs serviteurs personnels. Les employés du château logent tous sous les toits ou à côté des cuisines, dans des locaux petits, qu'il s'agisse de chambres individuelles (insigne privilège) ou de dortoirs communs. Les couples mariés ont droit à une pièce à peu plus grande, qu'ils doivent cependant ensuite partager avec leurs enfants s'il leur en vient. Bien sûr ce logement ne leur coûte rien : mais nombre de serviteurs préfèrent tout de même vivre à l'extérieur du Palais dans leur maison ou louer une chambre dans une auberge, s'ils en ont les moyens.
|
|
| Le seul endroit du palais qui ne dort jamais. Il s'y trouve toujours quelqu'un en train de chaparder quelque chose dans un chaudron ou sur un plat. Il y a sept cheminées, de toutes les tailles, des fourneaux à perte de vue et un garde-manger suffisamment achalandé pour nourrir une armée pendant six mois, au moins. Lord Augustus tire une fierté particulièrement légitime de l'excellence de sa cuisine et veille toujours à impressionner ses invités par des banquets raffinés ou des repas fastueux, où le talent de ses serviteurs brille avec éclat. Ce n'est toutefois pas pour autant qu'il les traite bien.
|
|
| Le cliquetis des armes y résonne inlassablement. En été ou quand le temps le permet, les maîtres d'armes vont entraîner leurs élèves dehors, sur le champ clos. Les soldats viennent s'y approvisionner en armes quand les leurs sont en réparation à la forge. Des épées de prix, des arcs fins et des haches redoutables y sont exposés ainsi que des armes de légende dont la renommée de leur dernier propriétaire s'est étendue dans tous les Duchés. Il y a cependant une vitrine vide : Lord Augustus souhaite y déposer Ragnar, la Lame des Rois, disparue avec la reine Eimaren quand il l'a assassinée, et qu'il ne désespère pas de retrouver pour la manier au combat.
|
|
| La salle où se prennent tous les repas, dîners intimes de l'Empereur comme festins fastueux. La table du Roi préside l'assemblée et ceux qui obtiennent le privilège de s'y asseoir sont les plus fidèles ou les alliées su souverain. Des tables plus petites accueillent la noblesse de plus basse extraction, et les restes vont ensuite aux cuisines où s'attablent les gens du commun, serviteurs et soldats. Dans la Grande Salle, il se trouve souvent des troubadours ou musiciens pour distraire l'assemblée, et leur travail est souvent récompensé par le gîte et le couvert.
|
|
| On y trouve le champ clos où les hommes viennent jouter et les soldats s'entraîner chaque jour de l'année, ainsi que les potagers et les vergers qui font la renommée du duché pour leur excellence, et dont les produits fins viennent garnir la table du Souverain. Plus loin, les jardins soigneusement entretenus offrent un lieu de promenade très prisé, avec ses labyrinthes végétaux et ses fontaines richement ouvragées. La roseraie est particulièrement appréciée des dames de la noblesse qui viennent y respirer le parfum des fleurs, à chaque saison de l'année...
|
|