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| Ohé, matelot, soldat, marchand, garde ! La journée a été longue et dure, n'est-ce pas ? Quoi de mieux qu'un pichet pour rafraîchir ton gosier ? Une pinte de mon alcool de miel et tout rentrera dans l'ordre. Si ça ne te plait pas, tu peux quand même aller chez le voisin... il paraît que sa bière d'ortie apporte un petit pétillant que les gaillards ne refusent pas. Quoique, existe-t-il réellement un alcool meilleur que le mien et des serveuses plus jolies, plus aimables, que les miennes ? Tu ne seras pas déçu !
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| « Pour qui la splendide robe, mademoiselle ? Je crois qu'elle vous irait parfaitement au teint, vous voyez, ce rose poudré ? Et touchez-moi cette soie, directement en provenance de Lagrance, regardez-moi ce délicat filigrane d'or ! » « Et un collier, avez-vous pensé à un collier ? Celui-ci est magnifique ! » « Des pommes, venez prendre mes pommes, voyez leur rouge éclatant ! » « Et vous, mon bon monsieur, avez-vous pensé à acquérir une nouvelle épée, à la garde plus riche, au dessin plus net ? Nous en avons plusieurs, ici, toutes magnifiques et de bonne qualité ! »
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| Rien n'est toujours complètement rose, même à Lorgol, ville tant vantée et appréciée. On y voit certes les manoirs des riches seigneurs, maisons immenses et magnifiques. On y voit également les maisons des gens plus modestes, bien entretenues, à la façade propre et ordonnée, cachées sous le lierre et des arbres. Mais on peut également rester immobile devant les bicoques brisées et sales des plus pauvres, de ceux déshérités par de tristes charlatans, côtoyer les garçonnets maigres vendant leurs souliers pour un quignon de pain, ainsi que les soldats perdus, mutilés par leurs ennemis. À chacun sa maison...
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| Il ne fait jamais bon de traîner dans les ruelles de Lorgol aux Mille Tours, croyez-moi. Si le jour, ses rues sont vives et animées, pleines de ces étals bourrés de fruits sucrés et de trésors en provenance de Lagrance et d'Erebor, la nuit, elles deviennent sombres et inquiétantes. Les ombres qui y traînent ne manquent pas de vous défaire de votre moindre bien et des âmes peu charitables y traînent, prenant femme et enfant sans demander leur reste. Restez aussi longtemps dans l'astre qui en souligne la chaleur et évitez tant que possible cette lune qui en révèle les pires horreurs.
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| La brise court dans les blés de la campagne entourant la ville, de longs champs d'or cachant les terres fertiles. Quelques fermes éparpillées sur ce territoire consacré à la culture et à l'agriculture, quelques familles rieuses et amoureuses de la nature. Des clairières où veillent quelques animaux sauvages, étonnamment peu farouches puisque peu chassés, des sources d'eau claire où sautent de gros poissons. Et encore plus loin, où passent les frontières du duché, de sombres forêts où jamais personne n'ose s'aventurer.
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