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 VI - Encyclopédie de Dragonvale, Livre Sixième

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MessageSujet: VI - Encyclopédie de Dragonvale, Livre Sixième   Ven 8 Nov - 14:25





La Rose Écarlate
Vous connaissez tous la légende de la Rose Ecarlate, cette histoire qui a traversé les siècles depuis la fondation de nos royaumes. Aucun de vous ne déplace une pièce d'échecs sans avoir à l'esprit les noms des hommes et des femmes qui ont inspirés nos pièces blanches et noires . Hypérion, Oberon, Titania, Astrée... les rois et reines d'Ibélène et de Faërie, accompagnés de leurs fidèles compagnons, qui, par leur folie, ont manqué de faire sombrer Arven par le sang avant d'être enchaînés par les dragons, amis de l'humanité.

Oui, vous connaissez tous cette légende contée à tous les enfants d'Arven dès leur plus jeune âge. Mais en connaissez-vous la véritable version ? Celle qui fut redécouverte par Svanhilde Nightingale dans la bibliothèque du palais impérial et relate le courage de ceux qui osèrent se dresser contre le joug tyrannique des dragons.

Forte de cette connaissance, de cet héritage longtemps perdu, la Rose Ecarlate renaît aujourd'hui de ses cendres. Elle s'est reforgée du souvenir de ces temps immémoriaux. Douze se sont rassemblés, hommes et femmes venant d'horizons divers, unis dans la lutte mais distincts dans leurs efforts.

D'un côté la Rose Noire, lame ténébreuse, bras conquérant qui ne connait de répit ni de faiblesse. De l'autre la Rose Blanche, la flamme lumineuse, l'espoir incarné pour le peuple d'Arven opprimé.

Blancs et Noirs, inséparables reflets d'un même combat, d'une même volonté : libérer Arven.


Pièces connues - et leurs anciens réceptacles

NOIRS
Roi - inconnu
Reine - inconnue (anciennement : Svanhilde Nightingale)
Fou - figure de proue de l'Audacia (anciennement : Mélusine de Séverac)
Cavalier - inconnu
Tour - inconnue
Pion - inconnu

BLANCS
Roi - Hiémain de Sylvamir
Reine - inconnue (anciennement : Lisbeth d'Outrevent, Cyselle de Lagrance)
Fou - inconnu
Cavalier - inconnu
Tour - inconnue
Pion - inconnu (anciennement : Amaté Chemsa d'Erebor)


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Dernière édition par Dragonvale le Jeu 4 Sep - 10:08, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: VI - Encyclopédie de Dragonvale, Livre Sixième   Dim 10 Aoû - 9:01




La Rose Écarlate
La légende de la Rose Écarlate
Il était une fois, longtemps avant la Fondation, et bien longtemps avant le Pacte... A l'époque où les Duchés n'existaient pas encore, et où même les royaumes unifiés par Eilenn portaient d'autres noms, en ces temps reculés où les Dragons foulaient librement le sol d'Arven et régnaient en maîtres absolus sur les cieux, de noirs esprits aux inavouables desseins se rencontrèrent et s'entendirent pour briser l'harmonie du monde. Ils étaient fiers, et ils étaient puissants, les combattants de la Rose Écarlate, mais leurs âmes baignaient dans le sang, et ils ne rêvaient que de conquête et de mort, avides de pouvoir et de renommée. Dans leur quête immodérée de puissance et de gloire, ils avaient petit à petit soumis tout le continent à leur couronne, chacun dans leur royaumes respectifs. Arven alors se divisait en deux terres, l'une aussi puissante que l'autre, qui au lieu de se faire la guerre décidèrent un jour de plier les Dragons sous leur joug, pour dominer tous les êtes conscients de la Création. Grande était leur folie ! Qui aurait pu deviner que les enfants chéris de la lumière pourraient ainsi grandir pour devenir d'aussi grands ennemis de la Nature et de ses principes ? Voici l'histoire de la Rose Écarlate...

Ibélène, le royaume de la Lune, caressé par l'inspiration souveraine des philosophes et des artistes, domaine de l'esprit et de la réflexion. C'était un endroit où les penseurs affluaient et où l'art ancestral de la magie gagnait ses lettres de noblesses : et si le roi ou la reine ne pouvait être que dépourvu de magie pour mieux se focaliser sur le poids de la couronne, son époux ou son épouse toujours était de lignée magicienne, afin que les enfants du trône connaissent chaque revers de la médaille qu'ils naissaient pour porter. A chaque génération, un enfant dénué de magie venait à voir le jour dans les berceaux royaux, et cet enfant-là serait roi – ainsi naquit Hypérion, petit prince adulé par ses sujets, aussi fantasque et imprévisible que pouvait l'être le peuple d'Ibélène. Il grandit dans la tranquillité des têtes couronnées, et dans sa seizième année on lui donna pour épouse Astrée, magicienne émérite malgré son jeune âge, qui ferait pour Ibélène une reine magnifique. Dans leur vingtième année, ils montèrent sur le trône – et la guerre commença.

Faërie, le royaume du Soleil, baigné dans les caresses de l'astre du jour, glorieux et solennel, domaine des armes et du courage. Havre de science pour les arts du combat et de la création, l'on y créait mille merveilles défiant l'imagination, nées de la main des hommes et de leur savoir-faire. Gouverné par des rois-sorciers qui prenaient toujours pour reines des femmes dépourvues de magie, il prospérait dans la plénitude de son âge d'or. Ainsi naquit dans la paix Oberon de Faërie qui monta sur le trône dans sa vingt-deuxième année, prenant pour femme la douce reine Titania, dénuée de tout magie comme l'exigeait la tradition, mais dotée de profondes qualités humaines. A l'avènement des enfants-souverains d'Ibélène cependant, la soif de conquête des rois et reines du continent se réveilla : chacun voyant en l'autre un adversaire inapte et faible, Ibélène et Faërie se lancèrent dans l'une de ces guerres désastreuses qui devait durer dix années et n'apporter que la désolation dans le peuple des hommes.

L'entourage des couples souverains ne les disposait guère à la paix, il faut bien le reconnaître.

A Ibélène, le roi Hypérion était tombé sous la coupe d'un aventurier mystique aux délires de grandeur qui s'imaginait déjà régner sur le continent entier : il s'appelait Japet, et on le surnomma le Potier car il cachait sans cesse quelque nouveau tour de magie dans les petits pots d'argile qu'il façonnait. Son épouse Astrée, jouet des dames dont elle s'entourait, avait pris en affection une pirate flamboyante et avide de sang, Rhéa, qu'elle fit dame de Brémont, et leurs deux dames de compagnie s'entendirent pour les inciter à plonger le royaume dans le chaos. La chute d'Ibélène dut certainement beaucoup aux murmures obséquieux de Mnémosyne Apostaline et Ambrosia Rêveplume...

A Faërie, c'était encore pire, si tant est que cela puisse être possible. Oberon s'était entiché de sa favorite, Armésine Contrepoint, et lorsqu'il délaissa sa reine elle tomba dans les bras de son amour de jeunesse : Odin d'Orcellier, guerrier fier et renommé dont la bravoure n'était plus à prouver. Armésine voulait être reine, mais Titania s'obstinait : l'une et l'autre se craignant mutuellement, chacune avait engagé un garde du corps qui faisait des repas mondains un rassemblement armé jusqu'aux dents. Jusqu'à quel point Sylvestre Prestelame et Oceanus Forceflot veillaient-ils sur les corps de leurs maîtresses, nul ne put jamais l'établir, mais la cour de Faërie était devenue un cloaque décadent.

Les deux royaumes sûrement se seraient entre-tués, si dans leur malice abominable les souverains n'avaient eu cette idée de faire la paix pour s'en prendre à ceux qui leur barraient le passage dans leur quête de gloire : les Dragons, qui dans leur sagesse immémoriale s'étaient tenus à l'écart de ces futiles querelles humaines. A Ibélène, la Rose Noire vit le jour au cœur de la nuit, au moment même où la Rose Blanche se créait dans la lumière de Faërie, et au bout de quelques mois ils s'unifièrent, signant le traité de leurs douze sangs impies, et prenant le nom de Rose Écarlate. Leur folie alors n'eut plus de limite : s'attaquant aux Dragons dans leur majesté, ils déchaînèrent leur magie et leurs armes contre eux, commettant le pire des sacrilèges en attendant à la vie de créatures bien plus nobles qu'eux.

Anéantie, Ibélène – détruite, Faërie. Les royaumes s'effondrèrent, et le chaos régna, tandis que les Dragons déchaînaient leur colère sur les douze sacrilèges qu'ils emprisonnèrent pour le restant de leur vie, afin de leur infliger à loisir les mille châtiments mérités par leur conduite impardonnable. Sous la Lune, naquirent d'abord Nightingale puis Sombreciel, et le Soleil bénit Outrevent et Ansemer. Entre l'ombre et la lumière, virent le jour plus tard Cibella et Lagrance, puis Erebor et Bellifère. Les huit royaumes fondateurs étaient nés, et leur existence indépendante de plusieurs siècles ne faisait que commencer, dans les prémices de l'histoire d'Arven tel qu'il fut fondé, presque un millénaire plus tard.

Quant à la Rose Écarlate, la légende dit que le cours de leurs vies ne s'est jamais fini, et qu'un jour ils seront libres à nouveau d'arpenter les plaines, messagers de l'Apocalypse et hérauts funestes de la fin des temps...


Voici donc l'histoire traditionnelle qui inspira un jeu très apprécié et répandu en Arven : celui des échecs ! La tradition populaire a fait de la Rose Noire les pièces noires, et de la Rose Blanche les pièces blanches, s'affrontant sur un échiquier représentant le continent tel qu'il était alors. Il existe des jeux pour toutes les classes sociales : les plus basiques sont en simple pierre ou bois, les plus ouvragés sont faits de métaux précieux et raffinés. Voici la correspondance établie entre chaque personnage de la légende et la pièce qui le représente :

LES PIECES NOIRES
Le roi → Hypérion d'Ibélène
La reine → Astrée d'Ibélène
Le fou → Rhéa de Brémont
La tour → Mnémosyne Apostaline
Le cavalier → Ambrosia Rêveplume
Le pion → Japet le Potier

LES PIECES BLANCHES
Le roi → Oberon de Faërie
La reine → Titania de Faërie
Le fou → Oceanus Forceflot
La tour → Sylvestre Prestelame
Le cavalier → Odin d'Orcellier
Le pion → Armésine Contrepoint

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MessageSujet: Re: VI - Encyclopédie de Dragonvale, Livre Sixième   Dim 10 Aoû - 9:02




La Rose Écarlate
La véritable légende de la Rose Écarlate
Il était une fois, longtemps avant la Fondation et bien avant le Pacte, un continent ravagé par les Dragons. A l'époque où les Duchés n'existeraient pas avant mille années, les hommes et les femmes vivaient en esclavage, soumis aux caprices fantasques d'une race bien plus féroce et cruelle que la leur. En ces temps reculés où les Dragons, seigneurs souverains du Vol d'Azur, écrasaient de leur domination les existences éphémères de l'Humanité, au fur et à mesure qu'ils côtoyaient les enfants d'Ève et d'Adam, leur magie lentement passa dans l'âme des hommes et des femmes, et finit par prendre vie dans le rythme passionné de leur sang, répondant aux cris de douleur de leur cœurs vibrants. Et lorsque la magie vint aux hommes, le pouvoir leur vint aussi – et parmi le chaos démentiel suscité par les actes irréfléchis des Dragons, deux royaumes finirent par émerger, ralliant en leur sein les derniers peuples libres sous leurs couronnes jumelles. Fatigués, épuisés par des siècles de lutte pour conquérir une parcelle de terre supplémentaire, un jour les deux Cours décidèrent qu'elles étaient prêtes pour enfin se révolter et repousser l'influence des Dragons qui tentaient encore de contrôler leurs vies.

En Ibélène, le royaume de la Lune, la lignée souveraine était tombée sous le joug des Dragons depuis des générations, et chaque nouveau roi était un pion dégénéré dans les mains des sauriens tous-puissants qui s'amusaient avec leurs fragiles marionnettes. Mais dans la plus grande clandestinité, un rameau caché de la maison d'Ibélène avait survécu et s'était ramifié – ainsi naquit Hypérion, dernier-né encore libre, sous les rayons complices de l'astre de la nuit. Il grandit dans l'ombre protectrice, développant la beauté de son caractère et cette force morale considérable qui le protègerait des tentatives de subversion des Dragons quand enfin il se dévoilerait. Dans sa seizième année, il épousa celle que l'on avait élevée loin des Seigneurs du Vol d'Azur, une magicienne issue d'une des lignées les plus puissantes, cachée elle aussi par sa mère à l'heure de sa naissance pour qu'elle ne tombe pas sous leur coupe : elle s'appelait Astrée, et le couple s'aima d'un amour qui transcenda les années. Parmi leurs compagnons clandestins, chaque maison notable d'Ibélène avait fourni un combattant : de la nation pirate indépendante était venue la courageuse Rhéa de Brémont, capitaine de l'Immortel, farouche et fidèle. Mnémosyne Apostaline, sagace enfant à l'esprit brillant et dotée d'une ruse sans pareille, ainsi qu'Ambrosia Rêveplume, combattante pleine de fougue et de conviction, entourèrent la jeune princesse cachée pour lui enseigner ce qu'elles savaient des Dragons et des moyens de lutter. Hypérion, quant à lui, reçut les savants conseils d'un homme mystérieux que tous appelleraient Japet le Potier, précepteur doté d'un charisme profond qui saurait lui apprendre à convaincre et à argumenter pour libérer les peuples des chaînes qui les étouffaient. Les résistants de la Nuit : la Rose Noire, sauvage et farouche dans son nid d'épines, le fer de lance qui s'en prendrait aux oppresseurs...

En Faërie, la situation était similaire. Sur le trône, quelque pantin creux mis en place par les Dragons pour s'amuser à gouverner à travers lui le destin des hommes. Mais le héros caché parmi la Cour, c'était son cousin qui passait pour idiot, Oberon : un cousin infirme, dont les jambes le trahissaient sans avertissement depuis qu'il était enfant, et qui très tôt avait doublé ce handicap physique d'une feinte déficience mentale, qui l'avait mis à l'abri des menées envahissantes des Dragons. Nul ne se préoccupait d'Oberon – aussi, lorsqu'il épousa une femme de la petite noblesse affublée d'un strabisme prononcé, nul ne fut choqué. En réalité, la jeune Titania était bien plus intelligente qu'il n'y paraissait, et sa manie de loucher était le stratagème qu'elle avait développé pour vivre loin des convoitises. Ils s'aimèrent, passionnément, ces deux laisses-pour-compte, ces deux marginaux, dans l'exclusion qu'on leur imposait et qui leur convenait parfaitement, permettant à Oberon de développer ses pouvoirs et à Titania de faire preuve de sa grande générosité envers le peuple brimé. Autour d'eux, l'amie d'enfance du petit prince, Armésine Contrepoint, qui soignait ses jambes malades et entourait la princesse d'une affection fraternelle sans limites, et son époux Odin d'Orcellier qui était le frère de Titania et l'avait suivie à la Cour pour veiller sur elle et la protéger. Et pour veiller sur les deux femmes dans cette Cour dangereusement près de la déchéance, deux hommes fiables venus de loin, descendants de lignées dévouées à l'humanité depuis des siècles : Sylvestre Prestelame le maître escrimeur, et Oceanus Forceflot le fin stratège militaire. A eux six, ils furent les enfants du Soleil : la Rose Blanche, douce et compatissante dans sa lumière chaleureuse, le cœur aimant qui viendrait en aide aux opprimés...

Et alors que les Dragons lançaient les deux royaumes l'un contre l'autre, dans une guerre qui durerait dix années et coûterait nombre de vies aux deux armées, le Rose Noire et la Rose Blanche enfin s'unirent. Au lendemain du plus grand massacre depuis des générations, sur le champ de bataille déserté, dans une rivière de sang qui ravagerait la contrée alentour, Hypérion et Oberon décidèrent de joindre leurs forces pour chasser les Dragons du continent. La Rose Ecarlate était née, baignée dans le sang des innocents – et tandis que les enfants de la Lune prendraient les armes pour défaire les tyrans, ceux du Soleil réuniraient leurs moyens pour sauver ce qui pouvait encore l'être.

Le conflit fut sauvage et sanguinaire – les forces magiques déchaînées par la princesse Astrée étaient telles que tous les magiciens encore libres durent les soutenir pour les renforcer et atteindre les Dragons en leur cœur profond. C'était là la clé de la victoire : changer leur nature, et couper ce lien intangible qui faisait d'eux des immortels, hors de portée des hommes. Astrée y parvint – tranchant net le fil de sa propre vie, sacrifiant en son sein l'enfant qu'elle portait, elle parvint à transcender les lois de la nature pour rendre les Dragons sensibles à la magie des hommes, dans une faible mesure. Son sacrifice gagna à ses alliés le temps qu'il leur manquait pour achever leur menée, et les magiciens d'Ibélène s'allièrent à ceux de Faërie pour sceller l'enchantement et signer la fin de la domination des Dragons sur l'Humanité.

Les pertes furent terribles. Ravagée, Ibélène – détruite, Faërie. Mais les deux princes devenus Rois y virent la promesse d'un avenir meilleur – et, scindant leurs terres, ils créèrent les royaumes d'aujourd'hui qui furent les duchés de jadis. Hypérion fonda Sombreciel pour se retirer avec son fils aîné, et donna à sa fille cadette Nightingale en mémoire de sa mère qu'il avait tendrement aimée. A Rhéa il confia les mers fières et sauvages – à Mnémosyne et Japet échurent les terres fertiles d'Erebor. Ambrosia, pour sa part, reçut Bellifère et la mission de protéger ses terres de la sombre puissance du Nord, charge qu'elle partagea avec Oceanus Forceflot qui l'épousa peu d'années plus tard. Oberon et Titania fondèrent Outrevent et l'enrichirent de leurs principes – à Sylvestre ils donnèrent Lagrance pour son amour des fleurs et des jardins, à Armésine ils donnèrent Cibella et la richesse de son sol. Odin, pour sa part, fonda Ansemer après la mort de sa femme trente ans plus tard, sur les rives occidentales, laissant Cibella à leurs enfants et apaisant son âme fatiguée dans la contemplation de l'Océan.

Les Dragons étaient toujours là, mais leurs griffes étaient limées – enfin pouvait respirer l'Humanité. La légende, cependant, prétend que la Rose Écarlate veille toujours sur Arven, et qu'elle reviendra un jour, si le besoin s'en fait sentir, pour combattre au nom de la liberté, déployant ses ailes contre les Seigneurs du Ciel...

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MessageSujet: Re: VI - Encyclopédie de Dragonvale, Livre Sixième   Dim 10 Aoû - 9:06




La Rose Écarlate
Le serment de la Rose Écarlate

Prélude de la Reine Noire
Nous sommes douze, hommes et femmes, réunis clandestinement dans les ténèbres de la nuit d'Euphoria. Robes noires, robes blanches – capuchons tirés, masques posés, notre anonymat n'est un mystère que pour ceux qui nous surprendraient. Nous nous connaissons, nous nous respectons – et ce soir, entre nous, un parchemin solennel vient de recueillir le pacte de sang qui nous lie maintenant les uns aux autres dans la destinée que l'on nous a donnée. Sur l'échiquier raffiné occupant le centre du jardin, les flammes des torches sous la lune complice allument mille reflets aux contours des pièces éparpillées - je suis là, et je vois, de très loin. Oui, j'observe : j'observe l'échiquier se placer, et lentement entrer en jeu les pions de la Destinée... Aux armes, mes frères. C'est Arven qui pleure, c'est Arven qui nous appelle. Que ce soir résonne la tempête, que ce soir l'orage éclate. Qu'enfin renaisse de ses cendres la Rose Écarlate...

Appel du Roi Noir
¤ Tout cela doit finir. D'une manière ou d'une autre. Parce que les Dragons sont en train de ravager notre univers, parce que la magie s'emballe et que c'est encore l'humanité qui va en payer les frais – pour toutes ces raisons, et pour les hurlements de détresse des âmes en déroute, je serai le champion des ténèbres, le glaive de la justice, le bras qui dirige dans l'ombre. Je serai l'Hypérion de ces temps troublés – je serai l'héritage d'Ibélène, né pour gouverner, et aujourd'hui j'embrasse ma destinée. Je serai le Roi Noir – et sous mon sceptre se brisera l'échine des Dragons.

Ô toi l'essence magicienne qui brûle et qui résonne, toi qui enflamme l'espoir des opprimés, toi la guerrière aux larmes de sang, sois ma Reine Noire. La Rose Écarlate a besoin de ta passion, Arven a besoin de ta force et de ta conviction. Sois la conquérante, sois la sauvage force de la rédemption qui déferle et s'envole, sois Astrée l'incandescente, sois la championne du désespoir, le héraut de l'apocalypse aux ailes baignées du sang des innocents. Sois la source de tout, la voix des justes, le cœur vaillant. Je t'attends.

Ô toi l'intrépide, toi l'imprévisible, toi si fantasque et déraisonnable. Toi qui vis pour la liberté et qui respire l'honnêteté, toi la bravoure et le courage, toi l'indignation légitime du peuple qui souffre, toi qui incarne la fougue et la vigueur, toi dont l'esprit flamboie et s'insurge, rejoins-nous. Sois le Cavalier Noir qui annonce la guerre à venir, sois le porte-parole et le messager, sois le sabre ardent de la vérité et la voix qui murmure au crépuscule.

Ô toi la sagace et la rusée, toi dont les yeux jamais n'ont cessé d'observer, toi qui sais tout et vois les détails dans leur infinité, toi l'espionne discrète, toi l'oreille cachée dans les murs, toi la mémoire d'Arven qui vibre et résonne, apporte-nous tes conseils et sois celle par qui notre connaissance se répandra. Rassemble les échos ténus des murmures au crépuscule, file-les ensemble pour tisser l'image même de la vérité, et guide-nous dans notre obscurité. Sois la Tour Noire, notre bouclier, notre rempart – car l'esprit sera notre plus grande force et la connaissance notre meilleure défense.

Ton âme est fière et incontrôlable, ton cœur empli de folie et de danger. Ô noble créature, indépendante, solitaire, acharnée, sagace et obstinée, fidèle jusqu'aux portes de la mort, plus attachée à la beauté de tes idéaux qu'à ta propre sauvegarde, le combat passé a emporté ta raison mais n'a point fauché de ton cœur farouche l'ardente passion. Ô âme errante dans le chaos, rassemble tes démons : sois le Fou Noir, implacable dans sa terrible vindicte prompte à emporter les corrompus et leur perversité.

Toi le façonneur et le beau parleur, toi à la langue de miel qui modèle les hommes et leurs caprices, toi qui sais susciter l'admiration et la dévotion, sois des nôtres. Que tes discours et ta flamboyance portent loin dans l'obscurité, sois le tentateur des cœurs bien nés, et que tes mots sachent trouver le chemin de la sincérité. Parle, chante, crie les méfaits de nos ennemis : Ô Pion Noir, toi le plus petit mais point le moins nanti, répands notre idéal, et prends ta place dans la bataille.

Appel du Roi Blanc
Depuis ce jour funeste où revinrent les dragons, j'entends les cris des hommes, j'entends les pleurs des femmes. J'entends le chant du désespoir qui monte de ces âmes en détresse. Parce que nous ne pouvons laisser l'humanité dans la souffrance, je serai l'espoir réincarné, la lumière ardente qui perce les ténèbres et jamais ne faiblit. Et si je semble inoffensif, blessé et meurtri, ce ne sera que pour mieux défendre notre cause. Je serai le fils de Faërie, droit et juste en toutes circonstances. Je serai le Roi Blanc qui vient en aide aux opprimés.

Ô toi, la flamme qui éclaire et réchauffe, toi la lueur étincelante. Toi qui sait apaiser de ta douceur les maux les plus profonds. Toi dont le cœur juste et généreux s'émeut devant ce peuple qui saigne et qui souffre. Toi dont l'âme aimante ne peut tolérer les exactions commises à l'encontre des enfants d'Arven. Sois ma dame, ma Reine Blanche, la main tendue de Titania pour ceux dont les larmes n'ont que trop abreuvé la terre.

Ô toi le protecteur, toi l'avisé. Toi dont la sagacité n'a d'égale que la sagesse. Toi qui sais, qui vois et qui comprends. Toi qui veille et monte la garde. C'est vers toi que je me tourne maintenant. Sois la lame de l'esprit, l'orateur à la langue aiguisée, le flamboyant héraut de notre cause, le parleur aux mots apaisants, le poète au chant d'espoir, l'épée qui signe et chante. Sois le guérisseur des âmes. Sois notre Cavalier Blanc.

Ô toi, l'enfant qui voit, à l'honneur immaculé. Toi qui respire l'intégrité et ne souffre nulle calomnie. Toi qui donnerait ta vie pour défendre ceux qui te sont chers. Nous avons besoin de toi en ce combat. Contre la noirceur qui peu à peu s'empare de notre monde, sois le rempart infaillible qui repousse l'adversité. Sois notre soutien, notre ultime défense, le sacrifié des justes, que ta curiosité flamboie et nous assiste. Sois notre Tour Blanche, dressée dans toute ton inaltérabilité.

Ô toi, le penseur, le stratège, le fin tacticien. Toi dont l'esprit n'est jamais au repos et se perd aux frontières de la raison. En ce jour, je t'appelle auprès de nous. Mets au service de notre cause tes innombrables connaissances, éclaire-nous de ton savoir et de ta subtilité. Sois le Fou Blanc qui fait jaillir l'étincelle des méandres de son génie.

Et toi, toi l'amie fidèle, la femme de cœur, la guetteuse aux abois. Toi qui observe en silence, toi l'âme patiente. Toi l'adversaire acharnée de toute violence, toi la douce qui soigne et tempère. Sois le Pion Blanc, la pièce indispensable de notre conviction, celle par qui tout devient possible.

Envol de la Reine Blanche
Nous sommes douze, hommes et femmes, unis sous aucune bannière. Nous ne sommes ni de Bellifère, ni d'Erebor, ni de Sombreciel, ni de Nightingale. Pas plus que nous ne sommes fils et filles d'Outrevent, de Cibella, d'Ansemer ou de Lagrance. En ce jour, il n'est nul titre, nul nom qui puisse venir nous rattacher à quelque allégeance. En ce jour, nous nous reconnaissons comme enfants d'Arven. Les enfants d'une mère qui souffre. Luttons, mes sœurs, pour ces terres que nous aimons tant et qui sont notre patrie. Luttons, mes frères, pour apaiser les cris des opprimés qui résonnent à l'infini. Luttons ensemble pour ce que nous croyons juste. Dans les ténèbres qui ont fondu sur notre monde, nous serons l'espoir incarné, le brasier destructeur qui ravage, la flamme flamboyante qui réchauffe. Brisons nos chaînes, mes frères, mes sœurs, et levons-nous. En ces heures sombres renaît la Rose Écarlate. Pour Arven.

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MessageSujet: Re: VI - Encyclopédie de Dragonvale, Livre Sixième   Dim 10 Aoû - 9:07




La Rose Écarlate
Les armes de la Rose


Rose Noire
Ordalie, le Courroux du Destin (Claymore, protège des flammes la main qui la brandit)
Secret, le Murmure du Pouvoir (Dague, permet d'entendre les paroles cachées)
Vespéral, la Fureur des Étoiles (Arc, à la portée telle qu'il permet d'atteindre un Dragon en vol)
Croc-du-Matin et Croc-du-Soir, les Aspects du Châtiment (Poignards qui peuvent s'assembler pour former une épée à double lame, paralysent brièvement les Écrins lorsqu'ils les blessent)
Pénombre, la Caresse de l'Oubli (Sabre, exorcise temporairement un Écrin)
Tonnerre, le Chant de Guerre (Masse d'armes, peut briser des os de Dragon)

Rose Blanche
Égérie, le Héraut de l'Apocalypse (Étoile de lancer, trouve toujours sa cible et revient à son lanceur)
Vérité, la Clairvoyance de la Justice (Épée longue, ne blessera jamais un allié)
Euphorie, la Promesse de Lumière (Hache, révèle les choses cachées)
Danseuse, la Fileuse du Rêve (Dague, plonge ceux qu'elle blesse dans un sommeil peuplé de rêves)
Soupir, la Complainte du Sang (Sabre, rouvre les anciennes blessures cicatrisées)
Expiation, les Larmes du Chaos (Poignard, enferme l'âme dans le néant)

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MessageSujet: Re: VI - Encyclopédie de Dragonvale, Livre Sixième   Dim 10 Aoû - 9:07




La Rose Écarlate
Les expressions


Expressions populaires en rapport avec la Rose Écarlate, péjoratives ou mélioratives selon l'intonation/la situation :

« Fier comme Hypérion » : doté d'un ego susceptible et d'un caractère très fort.
« Un sacrifice d'Astrée » : un sacrifice immense.
« Plus farouche qu'une Ambrosia » : une femme bien plus indépendante qu'il n'est convenable.
« Avoir l'œil de Mnémosyne » : être très attentif et ne louper aucun détail.
« Rhéa l'a emporté(e) » : se dit d'une personne devenue folle ou incohérente.
« Un jouet de Japet » : une personne influençable.
« Droit comme Obéron » : fidèle à ses convictions.
« Avoir la main de Titania » : être compatissant et compréhensif.
« Être un vrai Sylvestre » : obéir à tout ordre sans se poser de question.
« Jouer l'Oceanus » : se préoccuper d'une personne et en prendre soin.
« Un Odin-né » : se dit d'un homme rencontrant beaucoup de succès auprès des femmes.
« Une fille d'Armésine » : se dit d'une femme rencontrant beaucoup de succès auprès des hommes... et se faisant payer pour ça.

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MessageSujet: Re: VI - Encyclopédie de Dragonvale, Livre Sixième   Jeu 4 Sep - 10:07



Autour de la Rose
Les Épines et les Braises
Ils ne sont que douze dans la Rose - douze hérauts des peuples libres, douze champions de la liberté, douze combattants et défenseurs de l'humanité. Mais ils sont nombreux à vouloir leur venir en aide, nombreux à vouloir leur porter assistance, alors - alors, sous l'impulsion de la Reine Blanche, et avec l'aide de l'un de ses anciens écrins, le réseau des Épines voit le jour. Sous l'égide de Lisbeth de Brunante, ancien réceptacle de Titania, les volontaires peuvent se regrouper et s'organiser clandestinement pour prêter leur concours aux douze élus de la Rose. Lorsqu'ils partent en mission dans un territoire non sécurisé, ils vont masqués, une épine de rose épinglée sur leur col ou au revers de leur vêtement.

A l'inverse, et en conséquence de l'apparition des Épines, Denys du Lierre-Réal, fervent partisan des Dragons, fonda le mouvement des Braises. Bien conscients qu'affronter la Rose en face en face ne mènerait qu'à leur perte, les Braises s'attaquent aux Épines à la place, pour diminuer le soutien apporté à ceux qu'ils considèrent comme des renégats et les rendre plus vulnérables face aux Dragons. Ils revendiquent fièrement leur appartenance au mouvement et s'en prendront toujours à quiconque se déclarant ennemi des Dragons. Le premier lieutenant des Braises est Answald Vifazur, universellement détesté par la majorité d'Arven. Le mouvement est dirigé par des fanatiques des Dragons, mais son étendue est large. Bien des gens n'ont pas encore eu affaire aux Dragons, et les millénaires de légendes les rendant bénéfiques ont fait leur chemin dans les têtes des habitants d'Arven. Les Braises vénèrent les Dragons, comme leurs parents avant eux rêvaient de ces créatures de légendes. Ils voient leur retour comme une bénédiction et feront tout pour que cette espèce supérieure trouve la place qui est la sienne. Ils répandent la bonne parole, l'arrivée de Dieux généreux qui vont les diriger vers une nouvelle ère de lumière après le règne d'Augustus, le tyran responsable du génocide des Mages d'Arven.

Pour rejoindre un des deux groupes, contactez :
Lisbeth de Brunante (Épines) ou Answald Vifazur (Braises).


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