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 Le revers de la médaille ¤ Un masque à deux visages

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MessageSujet: Le revers de la médaille ¤ Un masque à deux visages   Sam 4 Jan - 14:50


   
   
   20 janvier 803
   Le revers de la médaille
   
Un masque à deux visages
   

  •  Nom des participants : Svanhilde Nightingale & Augustus Poing-d'Acier
       
  • Statut du sujet : Privé
       
  • Date : 20 janvier 803
       
  • Moment de la journée & météo : La soirée est bien entamée, il neige.
       
  • Livre 2, chapitre 3

   

   

   

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MessageSujet: Re: Le revers de la médaille ¤ Un masque à deux visages   Sam 4 Jan - 16:49

Le Revers de la Médaille


« Et voilà que j'avance derrière ce messager, seule, car je le veux bien – et je n'ai pas peur de lui. »


« Majesté, il est temps que Bellifère et Nightingale s'entendent. Les événements passés m'ont érigé en ennemi de votre lignée, et je ne compte pas m'excuser pour les décisions que la nécessité m'a poussé à prendre. Je pense néanmoins qu'aujourd'hui vous et moi pouvons nous unir pour empêcher les Dragons de dévaster Arven. Cela fait deux siècles que je me bats seul, et j'ai besoin d'alliés à présent. Venez à Hacheclair, emmenez la suite et l'escorte qu'il vous plaira. Vous y serez la bienvenue, et nous pourrons parler. Soyez assurée, Votre Majesté, de tout mon respect. Augustus Poing-d'Acier, roi de Bellifère. »

J'ai hésité avant d'accepter l'invitation. Longuement. Sigvald a tempêté pendant des jours que non, je n'irais pas – mais une telle proposition ne se représentera sûrement pas de sitôt, et je pense qu'une alliance avec le sorcier le plus puissant du continent m'intéresse. Il faut stopper les Dragons, et Augustus a peut-être décimé les mages et scellé Dragonvale dans l'oubli, mais je commence à croire qu'il a fait les mauvais choix pour de bonnes raisons. Alors oui, j'y suis allée... A Dragonvale, j'ai laissé Sigvald et Sigal. Hors de question d'emmener ma fille dans un piège potentiel, hors de question également de la laisser sans l'un de nous avec elle. Sigvald tolérant mal l'idée de descendre d'Augustus, cela tombait merveilleusement bien : je les laissai l'un et l'autre à l'Académie, et m'entourai d'un bataillon de mages, soldats et conseillers pour m'accompagner, je suis partie. Après le couronnement de Liam, ma décision était prise : j'ai demandé à Sage de me renvoyer directement à Dragonvale au lieu de m'attarder auprès du nouveau roi, j'ai pris avec moi au passage Sigrid Nibelungen et Hiémain de Sylvamir, et je suis partie, oui...

Arrivés à la capitale du Royaume de la Guerre, nous avons eu un accueil poli. Les foules ne débordaient pas vraiment d'allégresse à notre vue, mais la Reine de Nightingale eut droit aux égards dus à son rang... Toute la journée, des réunions interminables virent s'affronter nos conseillers respectifs. Le banquet du soir fut festif – les deux camps se scrutaient avec attention, et Augustus m'avait fait asseoir à sa droite. Cette fois, j'eus l'insigne honneur d'être munie de couverts – il me présenta avec un sourire amusé un couteau d'argent finement affûté. Le soir venu, nos quartiers tombèrent dans le calme. Un messager vint toquer à ma porte alors que je discutais avec Sigrid – invitation de l'empereur déchu à le rejoindre dans un salon privé, seule, si je le voulais bien.

Et voilà que j'avance derrière ce messager, seule, car je le veux bien – et je n'ai pas peur de lui. Sage n'est pas loin, prêt à m'investir de sa puissance si le besoin s'en fait sentir, et je sens Astrée qui regarde d'un œil attentif les murs défiler sur mon chemin. Arius n'est pas loin non plus, il nous suit par l'extérieur, et je sais qu'il interviendra si je l'appelle. J'entre dans la salle que l'on me désigne : c'est en fait la salle du trône, mais vidée de ses occupants. Seul Augustus est là – à mon entrée, il délaisse le parchemin qu'il étudiait, se lève du siège royal où il siégeait, et vient à ma rencontre. Du coin de l’œil, j'aperçois une table basse et deux sièges doublés de coussins confortables, une pile de douceurs locales et quelques carafes emplies de breuvages ambrés – au moins, ce roi sait recevoir. D'une inclinaison du buste, je le salue, sans toutefois détacher mon regard du sien, et me redresse prestement.

« Seigneur Augustus, vous vouliez me voir – me voici. Causons. »

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MessageSujet: Re: Le revers de la médaille ¤ Un masque à deux visages   Lun 6 Jan - 19:13

Le Revers de la Médaille


« Beaucoup de choses nous ont opposé pendant de longues années Svanhilde. »


Cette missive l'avait lui même surpris, et pourtant il y avait derrière ces mots un cruel paradoxe. Augustus avait écrit cette lettre lui même, sciemment, connaissant parfaitement le poids de la demande qu'il formulait, plus encore à la personne à qui il demandait de l'aide. En d'autres temps, il n'aurait jamais prit cette peine, ni n'aurait entaché sa fierté en demandant à Svanhilde Nightingale de le rejoindre pour discuter de problèmes qui désormais touchaient Arven entier. Mais le tyran n'était pas un idiot, et il connaissait parfaitement les ennemis auquel il devait faire face, seul ou accompagné. Il savait plus encore combien il était vulnérable contre les dragons si il n'avait pas l'aide d'un autre pour combattre à ses côtés. Et c'était sous cette évidence écrasante qu'il avait prit la résolution de contacter cette ancienne ennemi, cette femme qui avait causé sa perte et qui par sa magie avait permis aux dragons, même inconsciemment, de se libérer en partie. S'ils en étaient tous là aujourd'hui, Svanhilde Nightingale aurait du se reprocher la faute. Et pourtant, si Augustus avait dû la détester de toutes les façons du monde, il gardait pour elle ce franc respect : elle était de ceux qui s'étaient opposés, et si il ne regrettait nulles actions qu'il avait mené, il avait conscience de la portée de celles ci, tout autant du déplaisir qu'elles avaient pu procurer. Il ne se serait jamais excusé, il n'en avait pas la nécessité, ce qu'il avait fait, il l'avait fait parce qu'aucun choix ne lui avaient été accordé. Voilà deux cent ans qu'il se battait seul, il était peut être temps que les choses changent aujourd'hui.

La réponse l'avait sans doute surpris aussi. Une réponse rapide, simple, mais qui acceptait l'invitation du Roi dans son propre domaine. Il savait Svanhilde intelligente, il la savait aussi courageuse, et que si la peur pouvait parfois la prendre, ce n'était pas face au tyran qu'il était. Par de nombreuses fois ils s'étaient fait face, et jamais il n'avait pu voir cette frayeur dans ses yeux comme il avait pu le contempler chez bien d'autres. La Reine des glaces, celle qui était le plus à même de se battre à ses côtés. Il n'espérait pas qu'elle comprenne tout ce qu'il avait fait, il n'avait pas l'intention du moins de lui en parler, il savait parfaitement ce qu'il avait à dire, sans opposer sa farouche colère qui continuait parfois de le saisir. Il l'avouait au plus profond de lui, ce pouvoir qu'il avait gouté pendant des siècles lui manquait.

Elle était donc venue, seule, du moins, sans son frère – Augustus n'était pas encore prêt à voir ce garçon comme une quelconque descendance, il refusait tout bonnement d'y penser – accompagnée de ces fidèles conseillers et une escorte digne d'une Reine, quoique maigre d'apparence. Mais le Roi de Bellifère n'avait qu'une parole pour elle, il avait promis paix et sécurité, alors il en serait ainsi dans son palais. Des formalités banales s'enchainèrent, suivit du classique banquet qui laissa un sourire amusé sur les lèvres du tyran au rappel de la Reine de Nightingale et ses couverts de bois. De vieux souvenirs, et pourtant à la réflexion pas si agréable. La tension, malgré la bonne entente, restait pour le moins palpable, et sous les yeux de l'hôte se dessinait deux camps bien distinct. Mais cela, il l'avait attendu. Ce qu'il voulait voir venir n'allait pas tarder, ce soir, après les festivités, il ferait quérir la Reine dans ses appartements et la ferait venir jusqu'à lui. Ils devaient parler, et l'heure n'était plus à la fête depuis bien longtemps.

Le silence c'est imposé dans la grande salle du trône désertée. Assit à consulter une quelconque missive, Augustus se perd dans sa lecture, une main au collet de Neg', flattant distraitement le loup qui appréciait d'un grognement les caresses. C'est ce loup au pelage blanc qui distingua le premier l'arrivée de Svanhilde suivant calmement le messager. Invisible, il se lève, accompagné par son maitre qui déposa le parchemin sur la table basse avant de rejoindre son invitée. D'un geste silencieux, il ordonna à son garde de disparaître et les laisser en paix. Le regard d'Augustus ne quitte pas un instant celui de Svanhilde, celle ci rendant ce même regard, intense mais pas moins tendu, celui de deux opposants que nulle confiance ne lie, et pourtant rassemblés ici en ce soir pour s'allier. D'une voix plus calme qu'on ne lui avait jamais connu, il invita la Reine à venir prendre place à la table qu'il avait fait installer.

« Je vous en prie, ne restons pas debout, venez vous assoir. »

Il n'attendit pas de réponse particulière, s'avança lui même pour prendre place dans l'un des sièges agréable ouvragé et aménagé d'encombrants coussins. L'heure n'était pas aux bavardages légers.

« Beaucoup de choses nous ont opposé pendant de longues années Svanhilde. J'ai été surpris de vous voir répondre favorablement à mon invitation et pourtant je suis content que vous soyez là. Ce qui est arrivé voilà des mois est le passé, aujourd'hui je crois que nous avons besoin d'oublier ce temps révolu pour avancer vers le futur qui nous fait cruellement défaut. Je n'ai pas besoin de vous rappeler le danger que représente les dragons, et leur puissance ne fait que croitre. Nous avons tous besoin d'une solution, et – ces mots, il avait du mal à les prononcer – je n'ai pas la force de me battre seul contre eux, à nouveau. J'imagine que vous savez ce que sont les reliques ? »

Lui savait, lui possédait déjà l'une d'entre elles. Au nombre de huit. Huit comme les royaumes d'Arven. Huit reliques éparpillées aux quatre vents. Augustus n'avait en sa possession que celle de Bellifère, et c'était bien trop peu si à l'inverse les dragons eux même venaient à en posséder plus de la moitié. Mais hélas, ce n'était pas la seule et unique solution, et les informations qu'avait récolté Augustus n'étaient pas veines, ni vides de sens. Il en savait bien plus, peut être même trop. Il ne ferait pas l'erreur de révéler maintenant ce secret qu'il savait concernant la Reine de Nightingale, cette autre Reine qu'elle cachait en elle. Mais il savait, oh que oui. Ô que la douleur se ravive, inconsciemment, Augustus relève la main vers cette blessure qui le brûle toujours, cette blessure qui depuis des mois ne cessait de ce raviver.
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MessageSujet: Re: Le revers de la médaille ¤ Un masque à deux visages   Sam 15 Mar - 11:58

Sait-il, ce roi d'airain au cœur de fer, combien le souvenir de notre affrontement me hante désormais ? Que sait-il des mois que j'ai passés dans les tréfonds de l'oubli, prisonnière par ma propre volonté, loin de tout, des êtres et des choses - figée, perpétuellement, dans un éternel instant d'agonie ? Au plus profond de moi, l'alerte vigilance d'Astrée me réchauffe et m'environne, comme à l'époque où ma tombe de cristal me protégeait des querelles et des sollicitations du quotidien. Un seul et unique instant répété à l'infini, cette ultime seconde où j'ai abandonné le contrôle de mon corps à Sage pour qu'il le consume et entraîne Augustus dans ma chute - cette dernière et cruelle seconde, la folle sarabande de mes pensées et puis, le sommeil, tant voulu, chèrement désiré, où les vestiges de mon âme blessée se sont reconstruits. Une seule et unique seconde, toujours suspendue autour de moi dans la résonance cristalline de mon sépulcre, cette saveur de mort et l'odeur du sang répandu, le souvenir de la douleur encore, et l'écho d'un sacrifice au final très égoïste. Le visage de Sigvald, toujours, et la réminiscence évanescente des doigts de Sigal autour de mon index. Une léthargie douce-amère aux allures de fuite... Je porterai toujours dans ma mémoire la cicatrice de ce moment où toute la puissance magique d'un des plus sages dragons de la création m'a investie, nimbée d'un courroux vengeur et sauvage, et d'une envie de vivre tellement puissante qu'elle en a bouleversé mon désespoir funeste. Un instant fugace, infime, la dernière image que mes yeux ont saisie : Augustus, le regard braqué sur moi, avec au fond des prunelles toute la rage déchaînée de Malfurie - et une prière poignante, silencieuse mais vibrante, des mots qui ne s'exprimeront jamais mais qui formaient le plus terrible des appels à l'aide, puisque c'était celui d'un ennemi. Et cette image m'a hantée, et cette image me hante encore, depuis que la vue a retrouvé ses droits sur moi - cette image ultime d'un homme prêt à tout pour se battre encore, pour résister toujours, seul rempart d'une force bien plus noire que les tréfonds les plus sombres de son âme tourmentée.

Je vais l'aider.

A cette pensée, l'air frémit imperceptiblement, et Astrée le ressent. Une complicité, une connivence - comme si je percevais son sourire entendu, je comprends que la Reine Noire me délivre une nouvelle leçon. Il y a au fond du regard d'Augustus une étincelle amusée qui révèle en lui bien plus qu'il n'y paraît au premier regard, et je fonde de grands espoirs sur l'alliance que nous pourrions forger. Si l'on m'avait prédit jadis que je tiendrais un jour de tels discours...

« Je connais l'existence des reliques, oui – je connais l'emplacement de plusieurs d'entre elles. Enfin, je connaissais – car certaines visiblement ont été déplacées. J'ai en ma possession celle de Nightingale. » Je n'en dis pas plus. Il n'a pas besoin de savoir que cette relique-là vit et respire, qu'elle est blonde avec des yeux d'un bleu sidérant, et qu'elle doit sûrement dormir dans les bras de son père actuellement. Alliés d'accord, mais certes pas amis – pas encore. « J'ai compris trop tard le danger qu'Arven va devoir affronter – j'ai des armes pour lutter, vous en avez également, et je pense qu'en les mettant en commun nous pourrons peut-être les arrêter, ces Dragons aux funestes menées. Sage m'appuie de son soutien, et je sais que les pensées de Malfurie vous accompagnent – que pouvez-vous me dire d'autre ? Après tout, cela fait deux cents années que vous les contenez... »

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