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 Melbren de Séverac

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MessageSujet: Melbren de Séverac   Lun 16 Mar - 18:12


Melbren

De Séverac





Just Jared


Just Jared


ft. Jeremy Sumpter


03 mars 782

à Séverac

de Sombreciel

à Castiel de Sombreflamme

un mage draconique

renard

chaleur

Voie des Arcanes


Froid, j’ai si froid. Jusque dans mes os, ma moelle, mon âme. Le malaise glacial de ma solitude m’étreint comme une vampirique amante, aspirant la sève et la vie, la joie et l’ardeur, abandonnant mon coeur à l'embâcle de la lypémanie. Plus de secousse fraternelle pour égruger la glace, plus de flamme amicale pour la faire fondre, plus de soleil ni de lune pour disperser les ténèbres assiégeantes, guettant ma reddition. Ils sont tous partis et mon coeur crie famine, et le dénuement de mon âme, ô combien étiolée, ô combien atrophiée d’être ainsi privée de ce qui lui est cher, creuse en moi un vide toujours plus grand.
Je marche, pieds nus, frissonnant, sans savoir qui de la pierre ou de mes pieds gèle l’autre. Je divague ainsi dans les couloirs confus de Séverac, comme un fantôme en son caveau. Et sur les vertigineuses passerelles suspendues il me vient de folles envies de fermer les yeux, de tournoyer, et, sans repère aucun, d’avancer.

Tout se trouble comme dans un rêve et je me vois dans la glace. Toujours elle, froide, mordante, cruelle, qu’importe son apparence, elle me poursuit, menaçante comme une avalanche galienne. Je n’y vois pas de signe, comment aurais-je pu alors, je suis la proie, elle le prédateur. Je regarde mon reflet dans la psyché, bleui, transi, prisonnier dans sa glace comme l’insecte dans l’ambre. Il me vient de la colère, un sentiment de révolte, un hurlement instinctif, de mon poing et de toutes mes forces je frappe mon reflet, et sous son regard impassible, inébranlable, je me fissure, je me brise en un millier de fragments, vaincu.

Une feuille se tourne et vient s’écraser sur mon nez, je repose mon livre et la regarde en louchant. Je m’en saisis et la rends machinalement au vent, je lève les yeux vers le ciel, un pale soleil éclaire la campagne mordorée, un instant encore et je retrouve la réalité. Je suis dans le parc, près du lac où quelques colverts barbotent en caquetant. Allongé sur une chaise longue, enroulé dans une couverture, on me fait profiter des rayons blêmes du soleil, comme un vieillard ou un malade. Mais ne suis-je pas malade en fin de compte, n’est-il pas normal que l’on s'inquiète de mon état, ces personnes qui m’aiment, que de soucis je dois leur causer. Je regarde le soleil, mon esprit s’égare un peu et il me semble voir le rond lumineux de l’ouverture du puits, loin au dessus de moi. Dans cette brèche de lumière je crois apercevoir des visages qui se penchent vers moi, ma mère, mon père. Je voudrais les rassurer, je voudrais leur sourire, mais à la place les larmes jaillissent, j’ai si mal, si mal aux yeux, je tente de les appeler, ma voix se brise en mille échos qui me font tourner la tête. Tout se trouble, les ténèbres m’agrippent, me font baisser les yeux de force, j’ai l’impression de tomber, n’étais je pas déjà au fond ? Des voix obscures murmurent autour de moi, j’entends sans comprendre, “Monseigneur, vous êtes devenu fou, ne fixez pas le soleil ainsi, vous allez vous brûler les yeux.” Je sombre.

Je me réveille en sueur, déboussolé, fiévreux. Quelques minutes passent avant que je ne me repère, le cadre familier de ma chambre n’a rien de rassurant et je tremble un peu. Je ressens, est ce possible, et pourtant oui, c’est le mot, moi qui me croyait désormais de glace, je ressens quelque chose. Les émotions, ce n’est pas comme le cheval ou la lecture, je ne suis plus habitué, cela fait longtemps et je me sens perdu, perplexe, alors que je cherche de mes doigts gourds le fil de mes sens parmi toutes les toiles d’araignées l’entourant. Ce que je sens ne vient pas de moi, c’est étrange, j’ai l’impression d’un appel, je me lève, titube, mon corps est faible. Je vais à la fenêtre, dehors il neige et je pose ma main sur le verre, sans rien dire, sans rien penser. Je sens venir dans mon esprit un vieil écho poussiéreux, le souvenir de ce qui fut, il y a une éternité, un émerveillement d’enfant, je lui fais une petite place entre ma peur et ma douleur, j’aurais voulu lui offrir de meilleurs voisins mais je n’ai pas d’autres locataires.

Je suis dehors, je marche, immobile, sous les flocons, leurs caresses semblent douces comparées à la glace qui m'habite. Je traverse le parc, sans le chercher, sans réfléchir, l’esprit vide, suivant ce fil, cet appel. Quelque chose me frappe, me renverse, je chute dans la fine pellicule de neige. La peur m’envahit, froid, j’ai froid, je rampe dans les ténèbres, mes mains et mes genoux s’écorchent, dans un effort douloureux je me lève. Le vent s’est levé lui aussi, ses bourrasques colériques veulent me voir à genoux, ramper à nouveau. Je me replie, j’ai froid, je ne veux plus bouger, le vent me punit, il me fouette, il me secoue, il me gifle, les flocons, enrôlés dans sa guerre, ne me caressent plus, leurs griffes gelées me poignardent. Je fuis, un pas, un autre, enfoui au fond de moi, un désir de survie s’est réveillé et me pousse. J’ai froid, j’ai peur, j’ai mal, chaque pas est une souffrance, je pleure des larmes qui gèlent sur mes joues, je tremble, mais j’avance.

Le vent gronde et je suis ballotté violemment, je trébuche, la neige recouvre maintenant le sol d’une couverture molle et épaisse, j’y enfonce mes avant-bras et mes mollets, je glisse, je me relève. Une pensée traverse mon esprit, l’idée terrifiante de mourir enseveli ici. La peur s’empare de moi, je commence à délirer, je suis perdu dans le tumulte, la neige et le vent semblent se faire toujours plus forts, je tremble et dégouline, je vais mourir ici. Je la sens, la glace, elle rit, victorieuse, triomphante, elle va me posséder, me submerger, elle m’envahit, je sens le froid s’enfoncer en moi. La neige recouvre tout, je lutte en vain, abandonne-toi. Je sens son ombre sur moi, sa menace me surplomber, me dominer, m’écraser, comme une vague, non, pas une vague, elle est avalanche, l’avalanche galienne, mortelle et glaciale. Je sens le parfum d’hiver et de magie du royaume de Nightingale dans l’aquilon qui m'oppresse. Je glisse et m’effondre de tout mon long dans la neige, abandonne-toi. Je tente de me redresser, seul un doigt me répond, il s’agite vainement, quelques frissons font sursauter mon corps, mes cils sont recouverts de glace et chaque clignement est si fatiguant, abandonne-toi. La, ici, maintenant, abandonne-toi. Je ferme les yeux et soupire, l’avalanche fond sur moi, me recouvre, m’enveloppe. Le vent me semble se calmer, sans doute est ce la neige qui me dissimule à sa colère, qui m’abrite contre ses assauts, je suis comme la mouche encoconnée dans la toile de l’araignée.

Chaud, l’incongruité de cette sensation déconcerte mon esprit engourdi, je n’ai plus froid, une douce chaleur semble me recouvrir. Est-il possible que j’ai fait sous moi ? Ce ne serait guère étonnant, je ne contrôle plus rien, tout est troublé, la matière, l’espace, le temps. Ou alors ? Est-ce normal, est-ce cela, la mort, une tiède torpeur qui nous envahit, nous berce, nous euthanasie, sans douleur ? Je flotte, comme si j’étais cohérent, homogène, du vide dans du vide, une brise dans le vent, une goutte dans la mer, un flocon dans la neige. Je perçois, une lumière, une mélodie, un parfum, un frisson, je ne discerne plus mes sens, mais quelque chose les sollicite, quelque chose qui me communique un apaisement, une sérénité, une béatitude plénière. Elle est en moi, elle est moi, elle m’accomplit, elle m'achève, je ressens son essence dans notre fusion, cette chaleur qui m’assure “Tu n’auras plus jamais froid.”. Je me noie dans cette certitude comme le sel dans l’eau, je n’aurais plus froid, jamais.

J’ouvre les yeux, doucement, j’émerge hors du voile, le rêve s’évapore doucement, les brumes se dispersent et s’effilochent. Je reste immobile, les yeux grands ouverts tandis que les derniers chatoiements oniriques se dissolvent dans l’obscurité. Je savoure l’instant. La magie qui parcourt mes veines a tenu ses promesses, j’ai chaud.

Je n’ai pas toujours été comme ça, séducteur et imprudent, petit j’étais plus craintif, plus réservé. Je suis le petit dernier, celui qui est venu après les autres, et après la mort. Mes parents ne m’ont jamais vraiment parlé de Meldred, je connais l’histoire de la bouche de Mélisende. Mon père est le meilleur père d’Arven, ma mère en est la meilleure mère, la mort de leur fils les a bouleversés. Moi qui suis venu après, j’ai été chéri, protégé, ils ont construit de leur amour un abri où je pouvais me réfugier. Inconsciemment un enfant sent les choses, j’étais un enfant sensible et j’ai perçu dans leur affection la peur de me perdre. J’en ai conçu une peur du monde extérieur, de l’inconnu, comme si un danger planait quelque part, tapi dans les ombres.
Pendant des années je n’ai pu dormir dans le noir complet, craignant ses menaces invisibles. Cette faiblesse encourageait ma famille à vouloir me préserver. Chaque obstacle sur mon chemin était soigneusement écarté, chaque ornière amoureusement bouchée. J’eus une enfance sans accident ni douleur, mais cette incompréhension me hantait. De quoi voulaient ils me protéger ? Quel danger, quelle menace pouvait il y avoir au delà de ce grillage de bras aimants ? Nulle hardiesse, nulle intrépidité en mon coeur qui puisse me donner envie de le découvrir. La prudence dictait mes actions, j’observais tout, bien en retrait. Je n’étais pas farouche pour autant, juste appréhensif, pusillanime.

Je n’avais ni la pugnacité de Melsant ni la pétulance de Mélusine et leurs jeux me semblaient souvent trop brutaux ou téméraires. Je leur préférais la délicate compagnie de Mélisende, elle avait cette sereine réserve qui savait me rassurer, cette douceur fragile mais infrangible si appropriée aux consolations. Petit, je la suivais partout, accroché à ses jupons. Et dès que je sus lire, je la rejoignais sans cesse à la bibliothèque, et nous passions nos journées à lire, vivant le monde par procuration, goûtant les mêmes émois que notre fratrie par le biais inoffensif de notre imagination. Je ne compterais pas les matinées ensoleillées et les après-midi pluvieux que nous passâmes dans les vieux fauteuils, entourés de poussière et de silence, absorbés par nos lectures. Souvent notre père rentrait sans que nous ne levions les yeux, sans doute souriait-il, amusé par tant de concentration. Dans ce temple du savoir je pus étancher ma soif de connaissance, m’abreuvant de tous les livres qui m’entouraient, et Mélisende me guidait vers les sources les plus pures, écartant les ouvrages imbuvables.

Par bien des aspects je ne me comportais pas comme un enfant, négligeant les activités de mon âge, appréciant par dessus tout de rester attablé tard lors des réceptions, fasciné par les discussions des adultes. C’est ainsi que je passai mes premières années, jusqu’à cette journée. Pourtant elle promettait d’être ennuyeuse à souhait, comme je les aimais, faite de discours et d’étiquette, mais fortuitement, c’était la journée de ma première mue.  

Si je regarde en arrière je peux affirmer qu’il y a eu dans ma vie deux évènements qui ont construit les bases de l’homme que je suis aujourd’hui. Le premier fut cette journée, celle où j’accompagnai mon père et Melsant à Euphoria, celle où je fis la connaissance du jeune héritier de Sombreciel, ma première rencontre avec Castiel de Sombreflamme, rendez-vous compte.

J’allais sur mes sept ans et mon père, peut-être s’inquiétait-il de me voir trop introverti, avait insisté pour que je l’accompagne. C’est lors de cette visite officielle de laquelle nous avions été écartés, le duc ayant enjoint à son fils de me promener dans le palais, que tout commença. A peine plus âgé mais très différent de moi, rien ne semblait indiquer qu’une telle amitié puisse naître entre nous. Et pourtant, en fin de compte, au cours de la journée, alors qu’il me guidait de salle en salle, nous découvrions chez l’autre une complémentarité, comme si deux pièces, provenant de puzzles différents, s’imbriquaient parfaitement.

Les années suivantes nous virent inséparables, et Castiel devint en quelque sorte un membre de notre famille. Je ne vous réciterai pas toutes les bêtises que nous avons pu commettre durant cette douce époque, l’important est que sa compagnie me changea profondément. Plus ouvert, plus agité, plus joueur, je découvrais une nouvelle facette de moi même. Les paris et les défis que nous nous lancions en grandissant nous rendaient téméraires, ivres de vie et de rires. Et combien de découvertes, d’expériences et de premières fois nous vécûmes ensemble.

Pourtant, bien trop vite, bien trop jeune, le voila sur le trône. Moi je me retrouvai seul et mon coté studieux, timide et introverti, longtemps contenu, refit surface, mais il ne me dominait plus, il se mélangea à ma fougue adolescente, lui apporta tempérance et maturité, je grandissais. Il est doux le temps qui s’écoule à Séverac, années de bonheur et d’émois, de paix et de quiétude. Comme une ombre sur le tableau, je voyais hélas mon ami sombrer peu à peu dans les travers de sa lignée, goûtant aux plaisirs captieux et capiteux qui attirent et égarent tant d’esprits cielsombrois. J’observai attristé mais approbateur son départ vers la capitale, loin de son foyer mais hors de portée des tentations délétères. Pourtant cet exil nécessaire était le premier son de cloche du glas qui résonnerait désormais sur Séverac.

La note suivante de cet hymne à la déchéance vint en fanfare, au rythme des clairons et des tambours. Attiré par la gloire qui auréolait notre comté, il vint un loup sortant du bois, prédateur impérial, accueilli dans la bergerie par les moutons déférents. Aveugles que nous étions, nourrissant et caressant la bête, fascinés par cet homme exsudant de magnétisme, effrayant de puissance. Ce que nous ne lui avons pas offert, il l’a pris, il l’a volé, arraché à la main qui l’avait nourrit. Sans Waldemar, sans l’anneau de notre famille, sans sa protection, Séverac dépérissait, le duché semblait devenir anathème aux yeux des puissances et les calamités s'enchaînaient. Nous qui étions unis comme les doigts de la main, nous nous séparâmes, Melsant, puis Mélusine et Mélisende, tous partirent, pour retrouver Waldemar, pour ramener la prospérité. Moi, je restai, malgré mon envie de les suivre, mes désirs de vengeance, il faut un Séverac à Séverac. Mon père entrepris de m’éduquer à la charge d’héritier, je voyais dans cette décision comme un désespoir, le signe de notre disgrâce. Ce ne devait pas être à moi d’écouter ses leçons, de faire comme si mes aînés pouvaient ne jamais revenir, d’assurer cette funeste possibilité. La ruine guettait Séverac, je le voyais dans les comptes que j’étudiais, dans les lettres de créances et dans les rapports commerciaux, je le vivais chaque jour dans la solitude froide des couloirs muets, sur les figures maussades des derniers domestiques et les sourires précaires de mes parents.

Je traversai cette période douloureuse comme une ombre, la peur et les idées noires hantaient mes insomnies. Je m’en voulais de rester là, l’inanité, la futilité que je ressentais dans mes actes, ou mon absence d’acte, écrasaient ma poitrine de leur joug. Les lettres de Castiel, Mélusine et  Mélisende étaient les brèves éclaircies qui venaient ensoleiller les mélancoliques paysages de mes errances. Dans cette funeste période où la seule inclémence d’un destin scélérat rongeait ma résistance, je n’attendais désormais de mon existence ni accalmie ni providentielle indulgence, que l’écoeurante douceur d’une lente déliquescence.
Mais, alors que je me laissais courageusement dépérir, le destin se décida à me secouer un peu. Une nouvelle fois, ma vie allait se voir bouleversée, aux grands maux les grands moyens. Une nuit, alors que très loin de Séverac, quelques fantastiques créatures exauçaient les prières d’un fantôme éploré, un vent de magie souffla sur les huit royaumes, réveillant les héritages oubliés et les talents latents. Je fus de ceux la, légataire d’un pouvoir atavique avec lequel j’allais devoir apprendre à vivre.

Hélas, la découverte et l’apprentissage de mes pouvoirs devraient attendre, car si le retour de la magie après deux siècles d’absence était synonyme d’espoir pour certains, pour d’autres, c’était le signe annonciateur de la fin, fin de l’empire, fin de l’emprise. Sentit-il le pouvoir lui échapper, les fils des marionnettes lui glisser entre les doigts, inéluctablement ? Sa réaction n’en aurait pas été plus brutale et extrême. Dans tout Arven, les meutes furent lâchées. Alors l’horreur commença, la battue, la traque, puis la curée, c’était la l’une de ces folies couronnées et névrosées, défiant le destin en marche avec l’agressivité d’un fauve acculé.

Ses spadassins vinrent à Séverac et je pris la fuite. La faim pour compagne et la peur au ventre comme seule nourriture, j’avançais comme le renard aux aguets, aux abois. Course éperdue, contre la mort, loin, plus loin, encore, dernière force, dernier pas, boire cette liberté jusqu’à la lie, jusqu’à l’hallali, cynégétique ordalie, sinistre cynisme. Ô funeste, offensante, ophidienne offrande, ô fallait-il, factice félicité, fatale faveur, que tu fasse de moi ton portefaix pour finir en porte-à-faux, face à la faucheuse ?
Et puis elle apparût, sortie de la légende, plongée dans la brume comme un mirage inespéré. Dragonvale. Elle était là, fantastique apparition, ses portes ouvertes comme une invitation, et je n’eus pas d’hésitation, telle était ma voie, ma vocation, j’avançai.

Depuis ce jour, il y a plus de trois ans, je ne suis jamais ressorti de l’académie, même quand l’envie d’être auprès de ma famille me réveillait en sursaut la nuit, même quand Dragonvale s’écrasa sur Lorgol ou reprit sa place en Nightingale, même quand les dragons furent libérés et que les étudiants se divisèrent en factions rivales, même quand Castiel me pressait de devenir mage de Sombreciel. La vérité, c’est que l’académie est mon foyer, je m’y sens à ma place, comme un rouage dans une grande horloge invisible. Au début pourtant, ce ne fut pas simple, les premiers jours, les immenses bâtiments étaient vides, presque déserts, nous n’étions qu’une poignée de jeunes gens déboussolés que l’académie avait recueilli. Et les dragons bien sur, au moins autant surpris que nous de cette rencontre, l’émerveillement en moins, car la plupart de ces créatures n’éprouvent que peu de sympathie pour notre race. Mais les entraves magiques sont puissantes et les dragons s’armèrent de patience et nous instruisirent des mystère de la magie, étranges professeurs, s’ils étaient satisfaits d’être maîtres, sans doute nous auraient ils préférés esclaves qu’élèves.

Au début donc, disais-je, ce ne fut pas simple pour moi, l’inquiétude pour ma famille me tenaillait, ma magie leur causait-elle du soucis, étaient-ils torturés par mes poursuivants ? Autant de questions en suspens qui hantaient mon esprit, et l’unique tentative de me distraire en voluptueuse compagnie ne se termina pas de la façon espérée. Pour ne rien arranger, mon pouvoir de chaleur ne me contentait guère, je n’en voyais pas l'intérêt ou la force, je me sentais impuissant et désarmé. Je jalousais les quelques mages plus doués que la moyenne qui commençaient à maîtriser leurs pouvoirs et en faisaient l’étalage alors que je peinais à tiédir un verre d’eau.

Et puis je rencontrai mon familier, une renarde au poil rougeoyant comme le crépuscule, gracieuse et malicieuse, Vulpia. L’étrange relation faite de complicité et de communication télépathique qui se créa entre nous fut salutaire pour moi. Grâce à son soutien, je repris confiance en moi et en ma magie de chaleur, découvrant l’étendue des possibilités qu’elle m’offrait. L’étude de la magie m’ouvrait un nouvel océan de connaissance où tout restait à découvrir, les bibliothèques de Dragonvale en seraient le port et les dragons les lamaneurs à la loyauté enchaînée. Et nous tous, pionniers d’une terre inexplorée depuis deux siècles, armés de nos doutes et nos désirs, avec en tête de vagues projets ou de folles ambitions, suivions nos guides avec méfiance ou adoration.

Au fil des mois et des intrigues les méfiants devinrent rebelles et les adorateurs fidèles. Et les dragons riaient sous cape de nous voir ainsi divisés, ils savaient que des graines de discordes qu’ils semaient germerait leur liberté. Et c’est de la main même du geôlier que vint la libération, quand la rose écarlate rassembla les reliques et brisa le sceau. Quel grandiose et terrifiant spectacle cela fut, l’envol des dragons, c’était comme un orage, comme si les éléments eux mêmes se déchaînaient. Et alors que nous avions libéré les plaies et les fléaux, au milieu des sombres présages vint l’espérance, dans son manteau d’or. Les douze de l’or se réveillèrent à leur mémoire et reprirent leur place aux cotés des humains.

L’été s’installa et la tension fit vibrer les murs de dragonvale presque autant que la libération de l’Accord, moi j'essayais d’éviter les conflits. “J’ai vu de la lumière alors je suis entré” pourrait ironiquement résumer mon adhésion aux rebelles, mais la lumière devenait aveuglante, douloureuse, rompant le charme, et je pris mes distances de peur d’y brûler mes ailes comme l’insecte ébloui. Et puis l’automne vint, les feuilles moururent, si seulement elles étaient les seules, et l’ombre me sembla d’un coup un refuge bien plus confortable que la lumière. Et la magie, les dragons, Arven, tout cela devint trouble et confus à travers les remous de mes larmes.
La rancoeur finit par chasser le chagrin et ses grandes eaux, oiseau noir du courroux tenant en son bec non pas l’olivier de la paix mais l’ortie de la guerre. Et sous son aile j'ourdissais mes plans de vengeance, patient, concoctant la recette d’un plat que j’aurais tout loisir de réchauffer en son heure. J’y mis trop d’amertume, trop de fiel, que l’inquiétude vint délayer en de propices atermoiements qui ne sauverons que ma raison, ce n’est là que prorogation de ma sentence, non pas abrogation. Inquiétude, le voile noir du deuil ne couvre pas mes seules épaules et il me faut penser aux vivants, aux coeurs orphelins de ma famille, à Mélusine. Ma soeur, si forte, si assurée, si dévoyée, je la sauverais pourtant, de ses peines et de ses tourments, des bernes de son amant, d’elle même.

Je la sauverais, dussé-je par là lui montrer que son bébé frère a bien grandi.

Gentes demoiselles et vous aussi, insignifiants freluquets qui lisez ces lignes, permettez moi de m’introduire moi même. Je me nomme Melbren de Severac, un bien noble nom qui cache un coeur plus noble encore ; que ne suis je pas né prince, moi si charmant au demeurant. Las, je ne serais même jamais comte, quelque droit d'aînesse malavisé me priva bien avant ma naissance de cet avenir la. Je n’en veux pas à ma fratrie ni ne regrette rien, si les avantages étaient plaisants, les inconvénients dus à la charge n’auraient pas convenu à mon esprit fantaisiste. Ils auraient été comme des brides alors que je désirais rester libre comme l’étalon sauvage et fougueux, préférant les chevauchées haletantes au labour et au picotin d’avoine. Mais ne tergiversons pas, je n’avais donc, ainsi libéré de tout héritage encombrant et épaulé par des compétences multiples et des connaissances étendues, que l’embarras de choisir quelle vie je souhaitais mener. Certes, au vu de mes prédispositions, les métiers de chevalier ou guerrier ne me promettaient pas des carrières dépassant mon premier réel affrontement. Toutefois, mon sens tactique, mes facultés d’analyse et ma vivacité de réflexion auraient pu faire de moi un fin stratège, échafaudant intrigues et plans avec ruse, intéressant mais était-ce pour moi, puis, tout comme jardinier en Erebor, être stratège en Sombreciel devait amener beaucoup de frustration.

J’aurais pu devenir voleur, non pas que la criminalité m’attire, c’est plus, comment dire, le frisson. Le frisson de vivre dangereusement, de prendre des risques et de tout poser dans la balance, l’adrénaline de se dire qu’a la moindre erreur, les pertes seront immenses, et de réussir malgré tout. J’ai une bien étrange fascination pour nos réactions face aux situations délicates, face au stress, à la tension, et ce qu’elles révèlent de nous, sans artifice. J’aime jouer le tout pour le tout, s’il n’y a pas de risque, la vie est tellement fade. Sans doute avais-je les qualités nécessaires pour gravir rapidement les échelons de la cour des miracles et devenir un maître voleur reconnu de tous, observation et réflexion, discrétion et patience, une bonne dose de débrouillardise et ce qu’il fallait d’audace et de culot pour tenter l’impossible. J’aurais pu laisser s’exprimer mon charme et mon bagou de joyeux larron, mes truculentes fabulations et mon goût pour le rocambolesque auraient fasciné les petites bourgeoises Lorgoliennes que j’aurais complaisamment dépouillées de leur vertu et richesse. Las, je suis un hédoniste, un sybarite, je veux une vie facile et plaisante, et entrer dans la guilde des voleurs, qui serait assez fanfaron pour qualifier cela de facile ? D'aucuns estiment même que c’est là l’une des choses les plus compliquées à réussir en Arven. Et puis cette loyauté aveugle envers un roi qui porte un masque en guise de couronne, je ne sais si j’aurais pu ainsi accorder la mienne sans en connaître le bénéficiaire.

Peut-être me serais-je dirigé vers un brillant avenir de savant et d’inventeur, j’aime apprendre, j’aime la connaissance, la science, l’érudition. Je savoure les plaisirs de l’intellect autant que ceux de la chair et la compagnie d’un bon livre ne cède en rien à mes yeux à celle d’une réceptive jouvencelle. Et quand vous tournez la page avec les premiers, ils ne vous en tiennent pas rancune. Mais je digresse, je m’égare. J’avais donc, j’ai encore, un goût prononcé et une faim insatiable pour l’engrangement de connaissances et de savoirs, aussi éclectiques soient-ils. Que ce soit l’histoire ou la cartographie, l’ingénierie ou la médecine, l’éthologie ou l’art, chaque domaine d’étude m’intéressait. Je fonctionnais par période, pendant un mois, j’allais me passionner des techniques belliferiennes en matière d’armement et de métallurgie, puis c’était au tour d’un traité d’horticulture lagran ou d’un essai d’agronomie cibellan de retenir mon attention, avant qu’un carnet de bord ansemarien ne m’embarque malgré un style trop prosaïque vers des mers lointaines et des rivages exotiques. J’avais ainsi accumulé en autodidacte de vastes connaissances que mon esprit créatif et inventif me poussait à utiliser. Un ouvrage de marine, les mémoires d’un charpentier, un peu d’astuce et de cordages et voici la fenêtre de ma chambre dotée d’un ingénieux système de monte charge tendrement baptisé l’escalade des roucoulades en l’honneur des agréables visites auxquelles il contribua. J’avais également dessiné de nombreux plans d’une géniale invention que je destinais à mon ami Castiel. Il s'agissait d’une armure étanche qu’un long tuyau approvisionnait en air, et qui aurait permis à son porteur de respirer sous l’eau. Je me voyais déjà guérir mon ami de sa terrible phobie. Las, ce beau projet tomba à l’eau quand, alors que j’en faisais part à l’intéressé, celui ci, pris de panique, brûla toutes mes notes et croquis et me fit jurer de ne jamais réaliser cette atrocité ni même y repenser. Oui, j’ai un réel plaisir à apprendre et à inventer, mais peut être pas au point d’en faire mon métier et d’y consacrer ma vie.

Finalement, alors que je ne savais quel choix arrêter, quelque puissance facétieuse se décida à choisir à ma place. Une belle nuit, la magie déferla sur Arven et en moi, et je devins mage. Être mage, cela veut tout et rien dire à  la fois, c’est une lumière nouvelle qui éclaire le paysage, qui te dis, regarde les chemins que tu envisageais, ce ne sont que des chemins, désormais tu peux courir dans les champs et les forêts, nager dans la mer, voler dans le ciel, tu peux aller partout, tu es libre, tu es un mage.



   
Vos traits de caractère

   
Introverti

   
Réfléchi

   
Inventif

   
Observateur

   
Cynique

   
Poète

   
Versatile

   
Débrouillard

   
Autodidacte

   
Chapardeur

   
Discret

   
Charmeur

   
Joueur

   
Hardi

   
Effronté

   ...



   

       
Melsant de Séverac

       
Jake Gyllenhaal

       
Voie des Armes

       
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Qu’ils sont différents, les deux fils de Séverac, autant par le physique que le caractère, mais ça ne les empêche pas de s’aimer profondément. Melbren admire son grand frère, sa force et son courage, sa volonté inflexible et son dévouement. Pourtant il ne l’envie pas, ni ne le jalouse, bien conscient que le chemin que Melsant a choisi n’est pas facile à arpenter. Melbren n’a plus de nouvelles de Melsant depuis que celui-ci est à la cour de Bellifère, l'aîné des de Séverac n’ayant pas un goût prononcé pour la correspondance. Il ne s’inquiète pas outre mesure mais aimerait bien renouer le contact et savoir comment son grand frère s’en sort auprès d’Augustus.

   

   

       
Mélusine de Séverac

       
Eva Green

       
Cour des Miracles
-- Vous pouvez écrire "groupe-couleur" pour que le nom du groupe se colore automatiquement ou "groupe" pour une couleur normale.
       
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Melbren a toujours adoré Mélusine, bien qu’il se sente plus proche de la calme et fragile Mélisende. Séparés après le vol de Waldemar, ils ont continué à s’écrire régulièrement et il chérissait ces lettres où elle lui parlait de Lorgol et ses cours, celle de l’empereur, celle des miracles. La savoir voleuse ne l’inquiétait pas, sa soeur étant la personne la plus forte et déterminée qu’il connaisse. Mais cela à changé et aujourd’hui Mélusine est un sujet d’anxiété pour Melbren, sa dernière soeur ne répondant plus à ses lettres depuis la mort de Mélisende. Il n’a pas apprécié d’apprendre la nouvelle de la plume de Castiel et ne comprend pas les réactions de sa soeur. Le roi de Sombreciel le tient au courant des insanités de Mélusine et chaque lettre l’inquiète plus que la précédente, le poussant à agir.

   

   

       
Ismalia de Séverac

       
Catherine Zeta-Jones

       
Loups des mers
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Ses enfants - elle les aime de tout son être, et s'inquiète perpétuellement pour eux. Vont-ils bien ? Sont-ils heureux ? C'est pour avoir de leurs nouvelles qu'elle s'en va rejoindre son époux sur les mers, pleine d'un espoir forcené qui la pousse en avant pour retrouver sa couvée. Chacun de ses enfants l'aime profondément en retour – leur mère est pour eux l'un des piliers de l'univers. Concernant Melbren, elle s'inquiète pour lui : elle le sait rebelle au milieu des Dragons qui gouvernent l'Académie, et aimerait l'avoir à ses côtés, surtout depuis la mort de Mélisande.

   

   

       
Castiel de Sombreflamme

       
Ben Barnes

       
Marches du Trône
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C’est une bien belle histoire d’amitié et de complicité qui lie le roi de Sombreciel au jeune mage. Douze ans qu’ils se considèrent comme des frères et si les aléas de la vie les ont éloignés, ils s’aiment profondément et entretiennent leur relation à distance en attendant le jour où ils seront réunis. L’annulation du mariage avec Aliénor de Bohémont et le portrait plaisant que Melbren fit de Castiel à son amie, jouant adroitement les entremetteurs, acheva d’entériner leur affection. Il a suivi l’évolution de son frère au travers de ses lettres, heureux de le voir sorti de ses dépendances. Il retrouve avec joie le Castiel fantasque et excentrique et s’amuse de ses frasques fort divertissantes. Il lui semble néanmoins percevoir entre les lignes comme une ombre dans le coeur de son ami depuis qu’il s’est réveillé à la magie lui aussi, quelque chose de déroutant, comme le double visage de son familier. Il fait néanmoins confiance à Aliénor pour nourrir la part claire du jeune roi, renforcée par sa nouvelle paternité dont il semble si fier et épanoui. Il sait le royaume être entre de bonnes mains et si Castiel le presse de devenir le mage attitré de Sombreciel il ne compte pas quitter l’académie. Il lui reste tant à apprendre encore, et la magie que possède lui-même son ami ne l’encourage pas à se presser, reste son envie de le revoir, lui et la famille qu’il a fondée. Oui, une fois que ses obligations lui en laisseront le temps, il ira leur rendre visite.

   

   

       
Aliénor de Sombreflamme

       
Michelle Trachtenberg

       
Marches du Trône
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Anciennement fiancés, la ruine des de Séverac et l'ascension soudaine d'Aliénor dans la hiérarchie annula la promesse de mariage, sans que l'un ou l'autre ne s'oppose réellement à tout ceci. À vrai dire, ils sont bien plus confortables en bons amis plutôt qu'en futurs époux. Bien qu'ils s'apprécient énormément et aiment la compagnie de l'autre, leurs opinions divergentes jetaient un certain froid entre eux. Melbren la voulait chez les rebelles comme elle désirait qu'il se vende et devienne loyal à l'Empereur, chacun voyant le « bon » choix dans leur allégeance. Ce désaccord passé, ils se rejoignent aujourd'hui dans leur affection et leur allégeance à Castiel. Il est heureux de voir son amie tempérer efficacement son roi, dans un couple plus qu'harmonieux et heureux, couronné par la naissance d'un enfant qu'il aime déjà comme un oncle.

   

   

       
Amaté Chemsa d’Erebor

       
Amanda Seyfried

       
Voie des Arcanes
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Amaté Chemsa est lumineuse, c’est l’adjectif qui convient le mieux pour la décrire. Brillante, populaire, dévouée, efficace, elle est tout cela, mais c’est réellement sa lumière qui attire et séduit. Elle est comme un phare dans la nuit, on a envie de la suivre, Melbren s’y est laissé prendre et l’a suivi dans les rangs des étudiants rebelles. Fidèles, rebelles, ça ne lui évoque pas grand chose, s’il est là c’est bien pour la princesse Erebienne. Mais quelque chose l'empêche d’aller lui parler plus avant, un instinct qui lui souffle que courtiser les magiciennes ne se termine jamais vraiment agréablement. Plus il l’observe, plus il s’en rend compte, elle est comme son pouvoir. Comme la lumière elle peut éclairer ou aveugler, éblouir ou brouir, et malheur à l’insecte attiré par son éclat, allant battre des ailes ou des cils un peu trop près, il risque de s’y brûler les extrémités. Et Melbren tient à ses extrémités, alors il prend peu à peu ses distances, et puis, il a d’autre soucis pressants, actuellement.

   

   

       
Lotte-Louison de la Volte

       
Dakota Blue Richards

       
Voie des Arcanes
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Au début, Melbren ne s’intéressait nullement à sa jeune camarade. Mais elle ne passe pas vraiment inaperçue, la fringante et turbulente Lotte-louison, et si elle, avenante et spontanée, semble se lier d’amitié avec une facilité déconcertante, lui préfère observer et jauger. Elle lui semble vivre dans un monde de sucre d’orge et de papillons bien différent de la réalité et devant tant d’insouciance infantile et de candeur Melbren hésite entre attendrissement et agacement. Et puis il se rend compte que son passé n’est pas si rose et que son enthousiasme vient de sa volonté de vivre pleinement sa vie. Son énergie débordante et son entrain communicatif lui rappellent Castiel et son adolescence, quand Séverac était encore une terre de cocagne. Et il se surprend à chérir sa sémillante compagnie bien qu’il tente d’y apporter un peu de tempérance. Lorsque Lothaire l’abandonne, elle reporte une grande part de son affection sur lui et il se plaît dans ce rôle de grand frère et se montre même un petit peu trop protecteur, ce qui ne plaît pas toujours à la fougueuse jeune fille. Bien qu’il soit le premier à reconnaître que son ingénuité, son étourderie et sa maladresse ont un charme touchant, il tente tant bien que mal de lui faire entrer un peu de bon sens et de plomb dans la tête. Depuis que Fantasme s’en est allé jouer les pirates, ils sont tout les deux élèves de Stellaire et il essaie de gérer le doux mélange de sénilité et d’enfantillage qui en résulte. Suite à la mort de sa soeur il puise du réconfort dans la compassion et la vivacité de son amie. Et tandis qu’il se détourne un peu de la vie de l’académie et se referme sur lui même pour mener ses projets à bien, il garde un oeil sur elle et s’efforce d’oublier ses soucis quand elle l'entraîne à sa suite pour quelques batifolages.

   



Un petit nouveau dans l’univers du rp, sournoisement attiré ici lors d’une soirée avinée, hum. Accessoirement je m’appelle Téo, j’ai 22 ans, je suis vendeur dans une zoulie boutique (avec des doudous) et j’aime les keur keur. Embarassed

Digne d’éloge, tant par la forme que par le fond, un vrai régal à parcourir. study

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MessageSujet: Re: Melbren de Séverac   Mar 17 Mar - 7:29

Bienvenue ♥️
Très attendu, mais cela en valait largement la peine, ta fiche est une merveille, je n'ai absolument rien à y redire. Tu as parfaitement intégré le personnage de Melbren, et tu en as fait un inventeur, c'est une idée tellement géniale :roooh:
Bref, je te valide avec grand plaisir, vivement le RP ♥️
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MessageSujet: Re: Melbren de Séverac   Ven 20 Mar - 14:01

BON SANG, TU AURAIS VOULU M'EMMENER SOUS L'EAU, SOUS, L'EAU, L'EAU.

Mais c'était parce que tu m'aimes Ballon

*Ætheris va ronronner en se frottant contre Vulpia*
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MessageSujet: Re: Melbren de Séverac   Sam 21 Mar - 10:04

Merci pour la validation (et pour les compliments Embarassed ). lovers
J'ai hâte de venir écrire avec vous et de construire une montgolfière. :danse:

Méheu copain, je suis sur qu'au bout de 3 ou 4 essais, ton armure aurait été presque complètement étanche. Ballon

*Vulpia propose un peu de civet à Ætheris*
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MessageSujet: Re: Melbren de Séverac   Lun 23 Mar - 12:26

Oh un gens ! Génial :)

Si y'a personne pour RP dans tes nombreux Séverac et Sombreflamme de potes, je serais ravi de RP avec toi Wink J'verrais bien un RP avec Answald, un mage super connard adorateur de dragons, avec qui Melbren pourrait curieusement bien s'entendre. ^^ Et j'crois que j'ai pas encore fait trop de mal aux Séveracs... Bon, c'est vite dit, si on prend la guilde des voleurs par extension, mais bon xD Answald étant le personnage le plus haïs du forum (fermement disputé avec Augustus ^^), ça serait plutôt original un post un peu positif :) Answald est aussi assez érudit (mage), coureur de jupon (quand il est pas coureur d'écailles) et c'est un voleur né, ou du moins ça l'était, vu que la première partie de sa vie n'a été constituée que de larcins ^^

PS : Le scaphandre. <3
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MessageSujet: Re: Melbren de Séverac   Mar 24 Mar - 15:39

Pis de toute façon, je vous z'aime bien tous les deux, Answald et Melbren, alors vous z'avez le droit d'être coupains. ♥

(Pas de panique, Fred, pas de panique ! )
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MessageSujet: Re: Melbren de Séverac   Sam 25 Avr - 13:02

Pouic pouic ici. :pompom:

Ayant posé mes deux pitits axes de rp: l'axe "ma soeuur je viens te sauveeer (et pourrir ton mariage, fallait m'inviter vilaine)" et l'axe "je construis une montgolfière i believe i can fly lalalère... oh ! un sapin."
Je suis tout à fait dispo pour faire un petit rp avec ce cher Answald. Melbren tant que tu n'assassines pas sa sœur, l’entraînes dans la drogue et le sadomasochisme ou ce genre de choses, il est gentil hein Hihi .
Je n'ai pas beaucoup d'idées pour le moment par contre, dans quel contexte ils seraient amenés à se rencontrer... je vais y réfléchir. :hm:
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Melbren de Séverac

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