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 Conciliabule au dilucule.

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MessageSujet: Conciliabule au dilucule.   Mer 1 Avr - 17:40




21 octobre 804
Conciliabule au dilucule
Sous titre du sujet


  •  Nom des participants : Melbren de Séverac et Lotte-Louison de la Volte
  • Statut du sujet : Statut libre
  • Date : 21 octobre 804
  • Moment de la journée & météo : Fin de la nuit, peu avant l'aube. Un vent fort et froid souffle mais le ciel est sans nuage.
  • Livre III, chapitre 1





Dernière édition par Melbren de Séverac le Sam 25 Avr - 11:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Conciliabule au dilucule.   Mer 1 Avr - 17:41

J’ouvre un oeil, l’obscurité m’accueille, avec désapprobation, ou bien est ce celle de Vulpia que je devine au pied du lit. Ignorant mon familier, je me redresse et, d’une pensée, réchauffe le  long et fin filament de métal qui se met à briller vivement. La lumière jaune ambrée envahit ma chambre, accompagnée de l’odeur acre et désagréable que je n’ai toujours pas réussi à éliminer. Je regarde avec lassitude les piles de livres, de feuillets et de notes diverses qui encombrent mon bureau. Je n’ai pas le coeur à y replonger, je n’ai pas le coeur à essuyer un nouvel échec. Vulpia vient mordiller ma main et je lui gratte les oreilles en pensant à mes travaux.

Voila une semaine que je passe mes nuits à réfléchir au moyen de me déplacer à ma guise en Arven. Ce monde est bien trop grand et je suis bien trop petit, pendant ces années, l’isolement de Dragonvale me convenait parfaitement. Loin de l’empereur, loin de tout danger, loin de ma vie d’avant, perdu dans le ciel ou dans les montagnes d’Ibelin, je pouvais être autre chose que le petit dernier des Séveracs, je pouvais savourer pleinement ce nouvel héritage venu du fond des âges. Aujourd’hui je veux revendiquer mon nom de famille, aujourd’hui l’esseulement me blesse. Je veux être auprès de ma famille, les embrasser, les étreindre, mère et père, Melsant et Mélusine, Castiel aussi. Mais je ne le peux, je suis coincé ici, entouré de montagnes aux cols ardus que déjà, le précoce hiver Gallien recouvre de neige. Il reste le portail vers Lorgol, certes l’ancienne capitale est moins excentrée que l’académie, mais elle ne me rapproche guère de ceux que j’aime, ce n’est pas comme s’ils étaient éparpillés de ci de là, d’ailleurs. Non j’y ai bien réfléchi, si je veux les revoir, il va me falloir un moyen de déplacement rapide.

J’en suis venu à la conclusion facile que la meilleure solution, la plus rapide, était celle des portails. Après tout, celui de la tour d’astronomie permet bien de traverser la moitié du continent en une enjambée. Mais la chose n’est pas aisée à reproduire et je me cogne à ce qu’il semble être un mur de problèmes infranchissables. Le manque de sommeil n’arrange rien ni n’améliore mes capacités cognitives, et le non avancement de mes recherches me procure un vif agacement. Je me lève néanmoins, traverse la courte distance qui sépare mon lit de la longue table qui me sert de bureau et me penche au dessus de mes dernières notes. Il y a la les résultats de semaine de recherche et d’insomnie. De batraciens amas de pages noircies d’observations et de théories tentent d’y surpasser en taille les bovines piles de livres de magie, et ces vains efforts sont à l’image des miens, infructueux.

Non, cette nuit je n’ai pas la force de courir après les chimères. Je n’ai pas non plus envie de me recoucher, cela ne me ferait pas de mal pourtant, mais je sais que je ne trouverai le repos qu’au terme d’un combat acharné avec mon inquiétude et ma frustration. Je décide de sortir, le couloir est plongé dans un néant d’ombre et de silence et je m'abîme dans son vide, sortant de la réalité de lumière de ma chambre. Je déambule ainsi dans les ténèbres et leurs limbes, interstice d’un monde solide mais invisible dont j’oublie vite le contact, sous mes pieds. J’avance comme un aveugle, de mémoire et d’instinct, jeu dangereux à Dragonvale, comme me le rappelle le lustre dans lequel je viens cogner. Un fracas semblable à la grêle vient couper court à mes rêveries bourgeonnantes, les déchirant de ses sinistres discordances. Je reviens un peu au monde réel et me demande une seconde ce que je fais au plafond à embrasser les suspensions, mais les incohérences architecturales de Dragonvale ne me distraient plus comme au premier jour. Le charme est rompu et je sens les murs tout autour, l'acné indigo d’une succession de fenêtres défigure l’obscurité et mes oreilles exacerbées se cabrent à présent à chaque chuintement. Je veux sortir, je veux l’air et le vent, je veux l’espace infini que les ténèbres ne m’offrent plus. Je me repère rapidement et me presse vers la porte.

Dehors le vent est froid et puissant, il chasse l’effervescence de mon esprit et lisse les remous de mon âme. Mes pas me mènent au bord du grand lac et je regarde le reflet des étoiles frissonner sous l’aquilon. L’idée me vient de les rejoindre qui se transforme vite en envie impérieuse. Je me dévêts et m’enfonce dans l’onde, savourant les caresses des légers courants sur ma peau. Je flotte sans amarre, savourant celle liberté, cette légèreté,  je me laisse bercer par les flots. Un glapissement me fait me retourner vers Vulpia et je souris au spectacle de mon familier trempant avec envie sa patte dans l’eau pour la retirer frileusement d’un air contrarié. D’humeur joueuse je lui envoie du creux de la main une gerbe d’eau qui l’éclabousse joliment. Je ris de bon coeur devant son expression renfrognée et m’étrangle quelque peu en la voyant lever la patte et soulager son dépit dans le lac. Elle se retourne dignement et entreprend d’égoutter son poil bouffant, mes pensées volent vers elle, porteuses d’un “je t’aime sale bête” taquin. Je me retourne vers le large, m’y engage de quelques brasses paresseuses, me retourne sur le dos et plonge dans le ciel. La nuit est profonde, abyssale, dans ces heures sombres qui précèdent l’aube, les oiseaux ne chantent pas encore et rares sont les bruits de la nuit. Le vent bien sur, omniprésent, fait gazouiller l’eau et murmurer les ramures, quelques discrets animaux laissent deviner leur présence, la dernière chasse d’une chouette au loin, les bruissement d’un ragondin dans les herbes de la rive. Et le timbre de cuir d’un pied humain qui s’approche inopportunément.

Je me redresse et scrute la berge à la recherche de l’intrus.
_ Qui va là ?
La nuit semble avaler ma question, je suis sous le vent et si j’entends le gêneur, sans doute mes mots n’arrivent pas jusqu’à lui. Je tente de l’interpeller en haussant le ton.
_ Qui est là ? Si vous venez pour m’espionner dans mon bain, attendez l’aube, vous me verrez mieux.
Dans un élan de méfiance soudain je lance un sort de chaleur vers mes vêtements toujours au bord de l’eau, je n’ai pas spécialement envie de me retrouver une nouvelle fois à courir jusqu’à ma chambre dans le plus simple appareil.
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