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 Autour d'un oreiller

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MessageSujet: Autour d'un oreiller   Ven 17 Juin - 11:16


Autour d'un oreiller

Kerig Sören & Abigaël Lliane Sayänn



(c) fanatika // (c) Justjill0518



D’un coup de pied violent, il ouvre la porte d’une maison abandonné et se retrouve dans le Dédale de Lorgol. Une fois de plus, le rebelle enrage. A croire que cette raclure de Saldenow fait tout pour le mettre dans ces états. Il déteste être mis sur la touche. Parce que… ce travail nécessite de la finesse. Malheureusement pour ceux de la guilde, Kerig n’est pas un imbécile. Il sait parfaitement que certains remettent sa dévotion pour Liam en cause. Qu’ils craignent de le voir tout déballer aux gardes s’il venait à se faire arrêter. Qu’ils pensent ce qu’ils souhaitent ! Qu’ils aillent au diable !
Il se baisse et ramasse un caillou avant de l’envoyer de toutes ses forces sur la façade d’un mur. Il entend une habitante crier depuis sa fenêtre. Certainement des représailles. L’ordre de se calmer et de partir se défouler ailleurs. Qu’elle rejoigne les autres dans les tréfonds de la terre. Il fera ce qu’il souhaite et ce n’est pas elle ni des rabat-joies qui remettront tout en cause. Depuis des années, il vit seul, déambule dans les rues de Lorgol selon ses envies. Ce n’est pas parce qu’il a décidé de rejoindre les rangs des rebelles qu’il va changer. Rien que de songer à son chef, sa rage se décuple.

Alors comme ça il est trop énervé pour continuer la réunion ? Il doit aller prendre l’air pour se calmer et reprendre la conversation plus tard ? Très bien, mais qu’ils ne l’attendent pas avant le lendemain. Après tout il a vécu la plupart de son temps sans eux. Il en est tout à fait capable aujourd’hui encore. Il lève les yeux et voit que le soleil attendra bientôt son zénith. Il sent qu’il doit se passer quelque chose. Qu’il aurait regretté s’il n’avait pas quitté cette réunion de manière inopinée. Ses doigts jouent avec une autre pierre. Petit geste répétitif qui lui permet de se détendre quelques peu. Puis enfin, le chemin se fait jusqu’à son cerveau. Abigaël. Il a un rendez-vous avec elle. Justement ce dont il a besoin. Un petit moment de détente. Plaisir de la chair et joie de coucheries. Changement de direction, il fait demi-tour et part vers leur taverne.

C’est en quelques sortes devenu un rituel. Tous les quatre levers de soleil, lorsqu’il arrive à son zénith, ils se retrouvent là où ils ont partagés leur toute première nuit. Expérience plutôt satisfaisante de son coté, ce qui l’a poussé à proposer un renouvellement régulier. Désormais, avec ses nouvelles activités, il n’a plus le temps comme auparavant de courir après tous les jupons de la capitale. Cet arrangement est donc tombé à point nommé. Sans aucune mauvaise rencontre, il arrive dans la taverne. En avance. Il est à nouveau agacé. S’assoie à une table à l’écart et commande une boisson au patron. Reconnu, il l’est. Après tout c’est devenu un habitué. Et la plupart le savent lui jetant des regards concupiscents. Il soupire et s’avachit contre le mur.
Exactement comme il l’a fait des mois plus tôt. Il est renfrogné de la même façon. Non plus. Bien plus. Sa boisson arrive enfin. Avec une clé. Toujours la même chambre, la même taverne, le même intervalle. Relation aussi régulière que la journée d’une poule. Regrettable ou non ? Il n’arrive pas à le savoir. Et puis de toute manière, quel intérêt ? Du temps qu’ils y prenaient du plaisir.

Des éclats de voix dans la taverne. Il croit reconnaître des camarades de la guilde. Des futurs camarades peut-être. Tous les éléments importants sont à cette réunion. Celle d’où il a été expulsé. Sa main se ressert autour de la chope. Il n’a pas fallu longtemps pour qu’il soit à nouveau les nerfs en pelote. D’une seule traite, il vide sa commande et recommence ce manège trois, quatre fois. Lorsqu’il gravit les marches et se rend dans la chambre, une nouvelle liqueur dans la main, tout n’est plus très clair dans sa tête. Il tourne en rond, s’impatiente. Il sait que si elle ne peut pas honorer leur rendez-vous, tout ira au plus mal. Il a besoin de se défouler, de penser à autre chose que cette rancœur qu’il garde enfouit. Qu’est-ce qu’elle fait. Pied rageur qui tape dans le lit. Poing qui s’écrase contre le mur. Du sang. Il est à bout. Il enlève son haut. Finit par trouver une occupation en celle de déchirer le rebord de la fenêtre lorsqu’il entend enfin des pas résonner dans la pièce. Quelques pas et il est face à elle. Il lui en veut d’avoir tant tardé, de ne pas avoir été là depuis des minutes où il ne savait que faire sinon s’automutiler. Avec force il saisit son visage entre ses mains et embrasse ses lèvres. La repousse, ne sachant plus où il en est.

- Tu ferais mieux de repartir. Je ne crois pas être d’humeur finalement.


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MessageSujet: Re: Autour d'un oreiller   Lun 20 Juin - 15:22

Un instant j'ouvre la porte. Le suivant des lèvres quémandeuses et passionnées sont sur les miennes pour un baiser intense bien que fort court. La promesse de cette nuit est très séduisante...Mais Kerig me repousses avec dureté, m'enjoignant de partir...

-Que je m'en ailles ?

Je hausse un sourcil, les poings calés sur mes hanches. Faisant fermement face à mon amant qui est actuellement surtout un homme furieux. Mais même un homme furieux ne me dictes pas ma conduite, et celui-ci va devoir l'apprendre. Je soutiens son regard noir sans ciller, le menton relevé pour être à sa hauteur. Je ne sais ce qui le met dans cet état, mais j'ai eu également une journée de merde, et notamment un mal de chien pour le rejoindre, alors il est hors de question que je repartes aussitôt. Surtout que le jeu en vaut clairement la chandelle...

-Je me fiches de ton humeur, utilises donc cette colère pour me donner encore plus de plaisir...


Un sourire langoureux étire légèrement mes lèvres tandis que mutine je baisses les yeux, déposant mes doigts sur son poing blessé. Je dégages tout d'abord les morceaux qui y sont incrustés puis avisant sa chemise plus loin je la ramasse sans un mot. La salle d'eau est minuscule, et j'y ai à peine la place de me tenir debout, mais cela me suffit le temps de mouiller le tissu. Puis faisant fi de ses grognements et de ses mouvements saccadés, je reprends son poing avec fermeté entre mes mains pour le nettoyer sommairement. Ce n'est pas grand chose mais je n'allais pas le laisser comme ça. Et puis de toute manière vu son état il va falloir que je joue de beaucoup de mes atouts pour le calmer...Doucement je lui tournes autour, caressant son bras au passage avant de poser mes mains sur sa nuque contractée. N'importe qui verrait qu'il est dans un état de rage avancé. Pour le connaître un peu, je sais qu'il est naturellement fougueux et même brutal. C'est un guerrier, un homme vivant pour se battre. Aux réflexes presque aussi rapides que les miens. Mais il est susceptible. la fierté chez les hommes devient souvent un ego bagarreur...

Doucement je tentes de le détendre en le massant. malaxant sa chair, l'étirant, la faisant rouler sous mes paumes. Je ne sais pour lui mais moi ça me calme. J'aime le contact d'une autre peau contre la mienne, de sa chaleur et de son odeur. Son dos est constellé de cicatrices, anciennes ou récentes, plus ou moins effacées. Mais nulle trace de mes ongles...Une main descendant le long de sa colonne, l'autre s'égare sur ses flancs alors que je lui fais de nouveau face. M'éloignant de quelques pas pour lui lancer un regard provoquant avant de retirer ma tunique noire. Je lui tournes ensuite le dos, relevant mes cheveux en un chignon brouillon, puis lui lances par dessus mon épaule.

-Tu es libre de repasser cette porte sans plus me côtoyer rebelle. Mais moi je comptes bien y dormir...


Ombrageux comme il est il est bien capable de me plaquer au sol sans aucun égard rien que pour avoir le dessus, ou me claquer la porte au nez tant il est énervé. Mais cela ne m'impressionnes pas. J'ai vu des innocents mourir aujourd'hui, des enfants égorgés par jalousie, par colère...et quelqu'un a quand même cru bon de me dire que c'était nécessaire. Que ces vies valait le coup d'être sacrifiées pour les documents que nous avions volés. Notre larcin est la cause de la mort de ces deux petits, et je devrais en être fière ? Je ne vois pas ou est la fierté ou la réussite là-dedans. Surtout que la certitude de l'utilité des informations ou des objets que nous subtilisons n'est jamais acquise. Comme tout quand on y réfléchit...Mais je ne veux y penser, le moment n'y est plus consacré. De nouveau je scrutes l'homme qui occupe la pièce de toute son énergie. Son torse nu est comme toujours un incroyable appel à la luxure...je mentirais si je niais le vouloir en cet instant plus que beaucoup de choses...Mais je ne comptes nullement forcer les choses. Lentement je continues donc mon effeuillage, me débarrassant de mon pantalon d'homme et de mes bottines usées. Je ne gardes pour l'instant que mes sous vêtements et mes bracelets de cuir. Une voleuse n'est rien sans quelques ornements pour distraire les yeux égarés...
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MessageSujet: Re: Autour d'un oreiller   Jeu 23 Juin - 15:48

Chacun de ses muscles tremble sous l’effet de la colère. Il a besoin de se défouler. Il pensait que des heures à partager la couche de la charmante Abigaël seraient la solution. Mais dorénavant, il doute. Il a tellement besoin de frapper, d’entendre crier. De se venger. De ce qu’ils ont fait de sa vie, de la leur. Cette colère impulsive qu’il traine depuis déjà de nombreuses minutes est venue s’ancrer en lui. A fait ressortir toute la rancœur qu’il gardait enfouie au plus profond de son être. Cette rage sourde qui sommeille et n’attend qu’une étincelle pour se réveiller et laisser place à un feu ardent. Non, il n’est définitivement plus d’humeur.
Mais elle reste là, face à lui, n’en démord pas. Sale caractère. Mais c’est probablement cette force qui l’a séduit le soir de leur rencontre, de leur première nuit ensemble. Pourtant, il n’arrive pas à se concentrer sur sa personne. Sur la beauté de la jeune voleuse. Il ne voit que les évènements de ce début de matinée. Il sent le sang affluer de manière violente dans ses tempes, lui donnant des maux de tête à la limite du supportable. Agacement supplémentaire.

Il remarque qu’elle s’est éclipsée lorsqu’il sent les doigts agiles de la rousse soigner avec les moyens du bord sa main mutilée. Il n’a qu’une envie, la retirer. D’une part parce que mine de rien il souffre, d’autre part parce qu’il exècre plus que tout ce coté mère poule et aide-soignante. Ce type de relation ne lui rappelle que trop celle qu’il a entretenu avec sa mère. Cette femme qui a vécu toute sa vie bercée par de douces illusions et détestables mensonges. La poule au pot qu’elle lui cuisinait le soir, la délicieuse odeur qui n’était finalement constituée que d’os et légumes passés. Voir quelqu’un attentionné, lui donne tout sauf confiance. Il veut dégager son bras. Lui dire de le laisser tel quel, tel qu’il l’a demandé quelques minutes auparavant. Mais voilà qu’elle en termine et entame une succession de gestes sensuelles dans le but de l’amadouer. Autant d’attention lui paraît anormale. Tout excepté naturel.

Mais il doit l’avouer, la malaxation est fortement agréable, ses épaules se détendent il apprécie les bienfaits de ses gestes. Elle lui passe devant, sourit, provoque. Quelle obstination. C’est qu’elle a elle aussi des choses à oublier pour vouloir plonger à ce point-ci dans la luxure. Résultat, il ne sait plus où il en est, ce qu’il veut. Ses nerfs bien qu’encore à vif, sa colère encore présente dans les moindres parcelles de son corps, il a envie de s’abandonner. Finalement cette nuit est peut-être une bonne solution. Il se rend compte qu’elle lui force la main. Qu’elle fait tout pour qu’il se laisse tenter. Quelque part, il en est exaspéré. Il lui en veut même. Mais la tentation est si forte. Elle a raison, il peut parfaitement se servir de sa rage comme d’un facteur d’excitation.

Il se rapproche d’elle saisit ses épaules et commence à poser des baisers sur le dessus de l’une d’elle. Ses mains se promènent sur le ventre plat de la rouquine, la plaque contre son torse nu sans aucun ménagement. Il remonte son visage, place sa bouche proche de son oreille. Sourit à l’idée des quelques heures qui les attendent. Oublier absolument tout oublier de ce qui se passe à l’extérieur de cette chambre.

- Dormir ? Je ne t’en laisserai pas le loisir, sois-en absolument certaine. Tu resteras éveillée jusqu’à l’aube.

Ses mains remontent, ses doigts passent le long de sa gorge et ses bras se referment autour d’elle. Elle souhaitait passer une nuit pleine de débauche elle allait être servie. Parce que dorénavant Kerig prend les choses en main. Ses phalanges glissent le long du corps de la jeune femme, sa bouche elle en profite pour baiser l’entier de sa colonne vertébrale. D’un coup, il la retourne l’allonge sur le lit, continue la conquête du corps qui lui est offert. Descend petit à petit. Ses pensées deviennent de moins en moins claires à force de mouvements. Une sorte de frénésie le prend. Il devient plus rude dans ses gestes, plus voraces lors de ses baisers. Au point qu’il en vient à mordre l’intérieure de la cuisse de son amante. Mélange d’alcool, d’excitation, de rage.

- Utiliser ma colère afin de te donner du plaisir. Prend garde à ne pas regretter ces paroles !

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MessageSujet: Re: Autour d'un oreiller   Sam 25 Juin - 14:09

Sa rage est palpable presque aussi imposante que lui. Que ce corps que je connais débarrassé de tous ces oripaux. Je connais son torse délicieusement musclé, fuselé par le combat et son intense caractère. Je sais comme son ventre et ses pectoraux se contracte quand il serre les poings ainsi, quand en appui sur ses bras il force. Je l'observe inspirer brusquement, avant de se rapprocher de moi de nouveau. Je lèves la tête, le regarde dans les yeux sans sourire, attendant pour une fois son bon vouloir. J'ai assez influencé sa volonté pour l'instant du moins...Ses lèvres glissent sur ma peau, avides, brusques. Je subis ses mordillements avec plaisir, vouant soudain un culte à l'immobilité qui m'offre à lui. Un électron libre doit savoir s'arrêter parfois...D'un mouvement de hanche, je nous rapproches et ondules lentement contre lui. Souriant alors qu'il caresse mon ventre, me cambrant pour lui en laisser tout l'accès. Puis il me plaque contre son torse, et je me juches sur la pointe de mes pieds pour frôler de mes lèvres ces joues légèrement piquantes. Puis je mordilles une oreille, taquine, alors que mes mains glissent sur son cou, descendent sur son torse, se plaquent sur ses hanches. Sa promesse est une victoire comme je les aimes. Ravie de ce pouvoir je l'embrasses avec force, entourant ses joues de mes mains. Puis glissant mon pied nus le long de sa cuisse je finis par entourer sa taille de mes jambes en prenant appui sur ses épaules. Etant légèrement plus grande que lui maintenant, je peux aisément quémander ses lèvres, et plaque sont ménagement mon buste contre le sien.

D'un mouvement souple nous nous retrouvons sur le lit. Souriante et impatiente je le laisses recouvrir mon corps du sien, lui tendant les bras alors que je l'accueilles entre mes cuisses, remontant mes jambes pour les caler contre ses hanches. Je noues mes doigts dans ses cheveux pour l'embrasser avec fièvre avant de lui redonner sa liberté; le laissant explorer à sa guise mon corps. Ce soir ses gestes sont saccadés, plus forts et marqués que d'habitude. Plus intense...Quand il me mord la cuisse, je lui assènes une claque sur les fesses de mon pied gauche et haussant un sourcil je ronronnes doucement.

-Pas de marques guerrier.


Baladant mes doigts sur ses épaules, je glisse mes ongles le long de sa colonne sans appuyer, l'incitant à continuer encore et plus...Jusqu'à oublier, recréer d'autres souvenirs, m'imprégner de lui pour surpasser la colère, la peine et l'effroi. Apprendre à ressentir autrement...Et je comptes bien aussi accaparer tout son esprit, son attention, son corps et bientôt ses souvenirs. Qu'il pense à mon corps en rejoignant ses draps, à mes lèvres quand après une course éperdue la soif brûlera sa bouche. Ce n'est que du sex. Mais l'obsession est maîtresse de la passion. Le repoussant d'une main impérieuse je retournes notre position, m'installant à califourchon sur ses cuisses. Puis je le délestes lentement de sa ceinture, avant de parcourir tout son torse de mes lèvres inquisitrices, mordillant parfois sa peau. Je caresses son cou et sa gorge d'une main, l'entourant de ma chaleur, mélangeant mes boucles rousses à sa peau marquée par le soleil. Puis je le délestais de son pantalon, me surélevant pour le laisser glisser le long de ses jambes. Le débarrasser de ses chaussures me demanda toute ma souplesse, mais j'y parvins avec grâce sans doute. On fait les choses bien ou on ne les fait pas c'est tout. Nous retrouvant à égalité ou presque je m'allongeais de nouveau sur lui, butinant son cou avec langueur, en mêlant nos jambes.
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MessageSujet: Re: Autour d'un oreiller   Ven 1 Juil - 17:59

*Certains passages de ce Rp sont sous balises hide*

Passion, désir et luxure. Tant de mots qui rendent l’esprit de Kerig de moins en moins lucide. Et toujours cette colère en lui. Qui gronde, menace d’éclater.

Pivot, elle se retrouve en dominatrice durant leur échange. Le débarrasse de ses affaires. Caresse son corps blessé, tente d’effacer son esprit meurtri pour quelques faibles heures. Et elle sait s’y prendre. Doigts gracieux qui effleurent sa peau. Qui jouent avec son corps, ses réactions typiquement masculines. Parce qu’en bas, c’est en train de s’éveiller. Il se sent désormais dominé. Et quelque chose le rebute. L’énerve. Il ne le supporte pas. Parce qu’il est un enfant des rues, parce qu’il lutte sans arrêt pour atteindre sa liberté, nul ne le sait. Pas même lui. Mais de la voir prendre de tels devants en cette journée-ci, ca ne lui plait pas. Et puis il se rappelle qu’elle lui a ordonné. De se calmer, de ne pas agir comme il l’a souhaité quelques minutes auparavant. Alors l’instinct meurtrier refait surface. Le Kerig qui n’aime pas recevoir de recommandation, le pur-sang qu’il peut être parfois prend le dessus. Il sert ses genoux et bloque la taille de la jeune femme. Les fait pivoter une nouvelle fois.

Il la regarde dans les yeux. A l’impression qu’elle n’y voit qu’un nouveau détour de leurs ébats. Mais il en est tout autre. Sa main droite enserre la gorge de la rouquine. Ses doigts se resserrent lentement. Il est devenu rage et colère. Une fois encore. Grogne entre ses dents.

- Je fais des marques si cela me chante. Tu n’as rien à dire. Je ne reçois d’ordres de personnes. Encore moins d’une femme qui partage ma couche.

Il se penche à la naissance de la poitrine, y plante ses dents et suça, jusqu’à laisser une marque violacée. Qu’elle ait pu avoir mal ne provoque chez lui aucun remord. Bien au contraire. Il sourit de toutes ses dents. Heureux d’enfin lâcher un peu de la colère qu’il possède en lui. Il se redresse, l’élève par la prise qu’il tient et plaque sa maîtresse d’un soir contre le mur qui fait office de tête de lit. Il a bien envie de continuer. De la voir supplier et de lui dire qu’elle comprend qu’il agira comme bon lui semble. Quand bien même elle y trouverait quelque chose à redire. Ce n’est pas elle qui aura le fin de mot de l’histoire. De cette coucherie, de cette journée. Kerig s’est déjà incliné une fois dans la journée. A déjà été brimé, et il a décidé qu’il n’en serait pas de même dans cette chambre de la taverne. Il frappe de sa main libre contre le mur juste à coté de la tête de la jeune femme. Violemment. Avec tant de forces que quelques gravats atterrissent sur la literie. Il se penche, embrasse l’arrête du menton qui lui est offerte. Ricane. Fier de sa domination évidente. D’avoir renverser la situation.

- J’ose espérer avoir été clair.

Il desserra l’étreinte de ses doigts. La laissant tomber sur le sommier. Regard de celui qui a vaincu. Même si ce n’est pas cette réussite si qu’il aurait souhaité obtenir aujourd’hui.


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MessageSujet: Re: Autour d'un oreiller   Dim 10 Juil - 14:54

Le sex pour le sex. Sans contraintes ni attentes. Nul tabou, pas de zone interdite. Il n'y a pas d'égalité, ni physique ni psychique. Le sex est une autre de ces différences entre les individus.

Mais il rapproche également, et permet souvent un échange plus égalitaire. Ce qui est le cas entre Kerig et moi. Il ne me respecte peut être pas pour moi, mais au moins en tant que femme. Et bien que je ne sois nullement une petite chose fragile, et ne rejette jamais une prouesse quelque peu sportive, ce soir est décidément bien particulier. Il est de ces hommes qui marchent sur la ligne du contrôle pratiquement constamment, passant d'un état à l'autre avec une rapidité souvent fatale...mais parfois le retour au calme est bien plus difficile. Je ne m'en plains pas surtout quand ses lèvres rencontrent mon sex et que sa langue me pénètre. Je me cambres en réaction, et enfonces encore plus mes ongles dans sa peau. S'il veut se la jouer bestial, je le suis sans problème. Je ne suis pas née avec la pudibonderie. Pas de risque que je regrettes mes choix ou éprouves des remords. J'ai bien trop de choses à assumer, réparer, régler, cacher etc pour que le sex soit un sujet qui me mette sur les nerfs. Ce n'est pas assez, quand il relâche la pression, je me glisses hors de ses bras pour le plaquer à son tour sur le matelas.

A califourchon sur lui, j'enserre ses hanches de mes cuisses et taquines ses tétons de ma langue, es mordillant parfois tandis que mes mains flattent ses côtes, son ventre musclé et ses flancs. Il ne tient guère en place, et je pressens que ce soir je n'aurais guère le contrôle.
Mes hanches roulent sur son entrejambe, appel tout à fait tactique...et ça marche...Il n'est pas sorcier de motiver un homme à s'ébattre, surtout quand il a autant d'énergie et de frustration à exprimer. Personnellement je préfères les ébats aux paroles. Quoi que faire l'amour dans un confessionnal ça a du piquant....

Brusquement ses genoux enserrent ma taille avec dureté m'arrachant un gémissement qui me fait relever la tête. Je cherches son regard alors qu'il nous fait de nouveau basculer, faisant peser sur moi tout le poids de son corps de mâle. J'attends la suite, animal recherchant le corps à corps avec avidité...Mais mon instinct de survie doit être en pause car a trop jouer avec la bête on la réveille. Ce n'est pas une caresse que sa main me prodigue soudainement, mais une douleur intense qui me coupe le souffle. Il m'étrangle ! Je siffles de douleur et lutte contre l'évanouissement mes mains trouvant d'elles même les points de son corps qui lui feront assez mal si j'appuie pour le faire lâcher. Mais il le fait de lui-même. Me laissant pantelante, les yeux fermés, la respiration haletante, je masses mon cou d'une main. C'est le genre de trucs qui m'arrive régulièrement. Sauf que d'habitude la volonté est vraiment de me tuer et que dans ce cas je tue l'autre avant qu'il ne réussisse à faire de moi un nouveau cadavre. Mais cette fois-ci j'y ai pensé sans m'exécuter.

Surprise c'est sûr, je ne m'attendais vraiment pas à ça, et je ne l'ai pas vu venir. Trop confiante également ? Cette question me taraude tandis que je reprends mes esprits. Je n'ai jamais eu peur d'un homme, les choses qui m'effraient ne respirent pas ou plus. Je ne laisse personne avoir ce contrôle. Mais je n'apprécie guère son accès de violence. Ses mots sont aussi acérés que sa poigne et me font rouvrir les yeux. Je les rives aux siens. Et ne réponds rien. Il est trop loin de moi en cet instant.

De nouveau il me marque, me faisant mal une nouvelle fois sans même s'en préoccuper. A moins que ce ne soit sa volonté. Je soupires et forces mon corps à se détendre, réfléchissant à un moyen de redonner à la situation son côté plaisant. Parce que si c'est pour se battre on a qu'à sortir dans la rue on trouvera des tas de raisons de le faire. Maintenant c'est le mur qu'il frappe, faisant pleuvoir sur nous quelques débris. Il n'est plus que violence et en tire un plaisir malsain que je n'apprécie guère dans ses yeux. Sa bouche est pourtant douce contre mon menton, ceut été un bon geste de pardon si c'en avait été un. Mais ça ne l'est pas c'est juste une façon de me faire comprendre qui domine, qui décide. Mais je ne suis pas de ces putes qui vendent leurs corps pour survivre. Poupées désarticulées à la merci des désirs de leurs propriétaires de quelques heures. De nouveau une injonction. Je hausses un sourcil et réponds en le regardant.

-Absolument tu peux être aussi violent avec moi que lors d'un combat. J'ai compris, mais ce n'est pas nécessaire.


Je ne le touches pas plus que notre position nous l'impose. Je ne me soumets pas, mais je ne tiens pas à me faire avoir une fois de plus.
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