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 the dark (k)night

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Castiel de Sombreflamme
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MessageSujet: the dark (k)night   the dark (k)night I_icon_minitimeVen 15 Juil - 17:12

    Silence dans le palais impérial. Le bruit, peut-être, des pas des gardes et autres serviteurs dans les corridors. Une série de meurtres avait eu lieu, ces derniers temps, et le palais n'était plus un endroit sûr. Pour ce qu'il en avait été, de toute façon. Les nobles craignaient et sursautaient au moindre bruit, se regardaient avec des airs suspicieux, attendaient les indices annonçant la traîtrise d'un. La mort de l'autre. Et une explication à ces morts, tués dans le froid et le silence de leurs chambres dans lesquelles personne ne pouvait entrer ou sortir, les yeux figés dans une expression d'horreur. Des généraux, des dames, des damoiseaux. De tout. On surveille le résident de la suite voisine, sans toutefois voir la bête qui se trouve dans notre propre tête...
    ... et en matière de bête qui ne sait se regarder, Castiel de Sombreflamme pouvait en parler en long et, surtout, en large.
    Couché sur son lit aux draps de soie, immobile, il fixait le plafond de ses yeux noirs sans ciller. Sur sa poitrine était couché son chat persan, fidèle animal qui ronronnait contre sa peau chaude, mais il ne le sentait pas en paix. À son image, pour ainsi dire.

    Depuis sa petite escapade impromptue et fort involontaire à l'académie de Dragonvale, il n'avait pas ouvert la bouche. Pas un seul mot depuis son retour au palais, où il errait comme une ombre entre les murs de cette prison dorée dont il supportait de moins en moins les chaînes. Les autres se retournaient sur son passage, chuchotaient en sentant son regard vague sur eux, s'effaçaient lorsqu'il prenait place à la table de banquet. Plus de drogues que jamais, plus d'alcool, il disparaissait dans un nuage de fumée blanchâtre, lourde, son visage pâle se dérobant à tout regard un peu trop insistant. Voir tout ceci avait semblé ouvrir une porte dans son esprit délirant, une porte dont il n'avait jamais su l'existence. Cette chose était-elle bonne, mauvaise ? Il ne savait toujours pas ce qu'il en pensait réellement, il n'avait pas mesuré les effets de ce voyage sur sa personne, mais une seule chose était sûre, dans sa tête : la peur. Dragonvale lui inspirait la peur. La peur de quelque chose qu'il était peut-être, bien qu'il n'en voulait rien, la peur de ceux qui étaient de la même essence. La demoiselle Nightingale, par exemple. Castiel ferma les yeux et se tourna sur le côté, chassant le visage hautain de ses pensées. La Main de la Nuit. Celle qui avait, de par sa présence, ses mots, contribué à l'ouverture de cette porte.
    Puisse cette hallucination n'avoir jamais eu lieu.
    Surtout qu'elle ne semblait pas être qu'un produit de son esprit halluciné.
    Le duc grinça des dents, accordant sa dernière pensée consciente à la duchesse du duché maudit. Peu importe ce qu'elle était réellement, matérielle ou imaginaire, créature fantasque ou véritable meurtrière, elle ne lui apporterait probablement rien de bon. Que des problèmes. Et ça, même lui pouvait le savoir...

    Le sommeil vint enfin le chercher, semant sa nuit de cauchemars divers. L'abus de drogue est dangereux et même lui en subissait parfois les contrecoups dangereux, transformant un moment de repos en une bataille sanglante. Il tremblait de tout son corps mince, possédé par les démons qui tournaient dans ses rêves, et les quelques paroles qu'il articulait dans son sommeil étaient incompréhensibles. Automatiques. Il avait chaud, il avait froid, et jamais ô grand jamais il n'aurait entendu quiconque pénétrer dans sa chambre, domaine sacré dans lequel personne ne pouvait normalement mettre le pied sans faire face à d'hargneuses représailles. Toutefois, il était aux aguets et resta sous la forme peu inquiétante du persan, partant tout de même se réfugier dans un des coins de la chambre pour observer, ses yeux noirs explorant la nuit. Il l'avait sentie.



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MessageSujet: Re: the dark (k)night   the dark (k)night I_icon_minitimeVen 15 Juil - 19:42

La mission. Le devoir sacré. Le but de ma vie, ma raison d'être. Répandre la mort, faire couler le sang. Celui des impies, celui des infidèles – celui des oppresseurs. Ce soir, j'allais abattre l'un des soutiens les plus ancrés de l'empereur : l'un de ses ducs. Celui d'un duché traditionnellement fidèle à la Couronne : Sombreciel. Cette tâche ne m'avait pas été confiée par notre Mère de la Nuit, mais décidée en conseil restreint avec mon frère. Sigvald s'était inquiété de la présence de Castiel de Sombreflamme à mes côtés dans Dragonvale : il m'avait vue, reconnue, identifiée. C'était un danger, une menace, pour ma sécurité comme pour celle de la Confrérie. Alors Sigvald m'avait convaincue de porter la mort au sein du Palais, une fois de plus.

Mais ce soir, je n'étais pas vraiment convaincue. J'avais déjà rencontré Castiel par le passé : je savais comment il était, de quel matériau il était fait. J'avais entraperçu son âme torturée et je savais, confusément, qu'il n'était pas une menace envers moi – du moins, pas dans ses instants de folie, dans lesquels il semblait baigner. Mais si Sigvald avait décidé qu'il était plus prudent qu'il meure, alors sûrement avait-il raison, mon frère si sombre, avec cette lueur un peu étrange au fond des yeux.

Je m'étais donc glissée dans le palais, aussi silencieuse qu'une ombre, souple et prudente. J'avais pu me faufiler sans problème dans la luxueuse suite du duc de Sombreciel. Un frémissement sur ma nuque m'apprit que j'étais épiée : sans nul doute, cette présence féline que j'avais sentie autour de Castiel. Par chance, Aldaria était restée à la Tour Noire. Je ne voulais pas risquer la vie ni la sécurité de mon Familier dans cette entreprise risquée – il y avait déjà eu de nombreuses morts au Palais et les gardes étaient sur les dents, vigilants et déterminés à coincer l'assassin. J'avais mes entrées un peu partout à Lorgol, faites de passages dérobés et de portes secrètes, et arpenter le Palais était simple : par contre, me retrouver confrontée à un Familier agressif, car c'était ce dont il s'agissait, j'en étais persuadée – cela dépassait pour le moment mes capacités.

Castiel dormait. Sa respiration soulevait le drap à intervalles réguliers. J'aurais pu tendre le bras, abattre la dague que je tenais dans ma main, trancher cette gorge offerte sans méfiance, mais cela ne me ressemblait pas. Je rengainai ma lame, et l'espace d'un instant, j'entrevis ce que Castiel aurait pu être, dans une autre vie, si on lui en avait laissé la possibilité. Un grand magicien, détenteur du pouvoir ancestral des flammes, un duc avisé, respecté, brave et admirable, par bien des aspects – et constater à quel point il s'était étiolé n'en était que plus navrant. Castiel de Sombreflamme, ses drogues et sa folie, n'était qu'un gâchis monumental. Une promesse saccagée, un espoir piétiné. Un rêve brisé. C'était charité que d'y mettre un terme, dès maintenant...

« Castiel. Éveillez-vous. Soyez prêt à entendre le jugement de la Main de la Nuit, car ce soir, je suis venue vous tuer. »

D'une main, je renversai mon capuchon en arrière, libérant mes mèches blondes ; de l'autre, je rabaissai mon foulard, découvrant mes traits. Il savait qui j'étais – j'avais pour lui et son esprit mutilé suffisamment de respect pour l'envoyer dans les bras de ses ancêtres avec honnêteté. Je serais prompte : il n'avait pas mérité de souffrir, et quelque chose en moi me soufflait que le tuer n'était peut-être pas la seule solution – que, peut-être, il pouvait être sauvé. Mais je fis taire cette voix séduisante : mon frère m'avait bien conseillée. Je suivrais son avis.

Ce soir, Sombreciel serait orphelin de son duc.

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MessageSujet: Re: the dark (k)night   the dark (k)night I_icon_minitimeVen 15 Juil - 20:07

    Une voix, vague, entre ses oreilles. Un sourire étira brièvement les lèvres du duc, alors que son esprit reconnaissait cette voix. Une voix à la fois grave et belle, qui fit naître un involontaire frisson sur son épiderme pâle.

    « Nightingale. »

    Le nom a été murmuré dans son sommeil, premier soupir audible, mais les yeux ne se sont pas ouverts. Castiel dormait toujours, ses cauchemars reprenant le pas sur le peu de conscience qu'il avait réussi à acquérir en entendant cette voix féminine. Il n'avait aucune conscience du danger aux côtés de son lit ; ou si, il n'avait pas la force d'y réagir. Pas la force de faire quoi que ce soit contre cette femme qui était venue pour le tuer, se fiant uniquement aux dires d'un être aimé et démesurément prudent. Uniquement prudent ? L'homme se retourna encore vivement, rejetant les draps de son corps en sueur en même temps qu'il semblait se battre. Ses gestes, rares, spasmes de sommeil plus que réels mouvements, étaient saccadés, désordonnés, et reproduisaient la bataille.
    Il se battait contre ses fantômes, contre les démons de sa tête, sans voir que la Mort était venue à lui dans ses plus beaux habits, sous son visage le plus séduisant.
    Une odeur, un parfum à ses narines délicates, son esprit qui reprend de plus en plus conscience d'un monde véritable. C'est lui qui l'avertit, le bombarde d'avertissements, qui reste tapit dans l'ombre de la chambre pour guetter la femme en silence. Le temps n'est pas encore venu d'attaquer et lorsqu'il le sera, il le fera pour sauver cet homme vulnérable qui est son mage. Un grondement félin résonne dans la chambre, sourd et sans provenance réelle, le persan se déplaçant pour mieux faire sonner l'avertissement de son courroux. Il ne lui laissera pas le plaisir d'égorger Castiel de Sombreflamme. L'ombre reste toutefois son amie, sa protectrice, et une dernière pique envoyée aux pensées troubles du duc atteint finalement sa cible.

    Difficilement, les yeux s'ouvrent. Ils sont flous, la vision est incertaine, et Castiel agrippe la table de chevet qui trône aux côtés de son lit. Pour l'amour. Il n'aurait pas dû boire autant, fumer autant, tant tenter de se perdre pour oublier les merveilleuses vues en Dragonvale. Des merveilles qu'il ne souhaitait qu'oublier pour ne point penser aux craintes qu'elles faisaient remonter en lui. Ses cauchemars cognent à ses tempes et la douleur est forte, violente. L'homme pose ses iris sur la silhouette féminine située près de son lit, se redressant quelque peu. Quoi ? Quelqu'un avait osé pénétrer dans ses appartements pendant la nuit ? C'était inadmissible ! Il allait devoir en parler à Césaire, il ne savait définitivement pas monter la garde ! À croire qu'il allait devoir dormir avec Saab pour être correctement veillé.
    Ses paumes frottèrent ses yeux endormis et la vision devint plus claire. Ces cheveux. Ces boucles qu'il trouvait magnifiques, ornant ce visage au sérieux implacable. Castiel articula, la voix rauque de sommeil et pourtant un peu amusée de cette étrange visite :

    « Duchesse... je suis flatté de l'attention que vous me portez, mais n'est-il pas un peu tard ? »

    Pour ainsi la voir, en pleine nuit, elle était définitivement une hallucination. Comment expliquer, autrement, qu'elle ait ainsi réussi à entrer ici sans qu'il l'attaque de surcroît ? Et pourquoi donc se tenait-il ainsi caché sous sa forme la plus inoffensive, la plus invisible dans cette chambre que seule la lune éclairait par la fenêtre ? Quelques mots sifflés dans sa tête douloureuse, un avertissement, et Castiel se releva un peu plus dans son lit, dévoilant presque son entière nudité, désormais un peu plus sur ses gardes. Il venait de lui dire ce qui se passait réellement, de lui révéler la raison de la venue de la jeune femme. Il ne lui restait donc qu'à... mourir ?
    Ainsi donc, sa fin serait plus proche que ce que le destin lui avait prévu. Pas même le temps de donner un héritier à son duché, seul un souvenir de sa folie resterait. Tué par l'Ombre, tué par sa folie, tué par la Main de la Nuit, par son dernier baiser. Ô comme la Mort avait un splendide visage... Castiel murmure, souffle dans la nuit de sa chambre, ses pupilles brillantes bien ancrées dans celles de la délicieuse blonde :

    « Je suis donc le prochain sur votre noire liste, ma dame. »




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MessageSujet: Re: the dark (k)night   the dark (k)night I_icon_minitimeVen 15 Juil - 20:28

Il se réveille, à peine. Semble engourdi. Anesthésié, presque. Je peux lire, dans son regard, combien sont puissants les rets de la drogue qui l'enchaînent. Oh, Castiel, pourquoi ? Pourquoi vous abrutir ainsi dans de telles brumes fugaces, pourquoi charger votre esprit de si cruelles chaînes ? Ne le voit-il pas ? Il pourrait s'élever tellement haut, voler tellement loin, bien plus glorieusement que ceux qui l'ont précédé dans cette lignée tragique. Et c'est lui-même qui se passe les fers aux poignets, lui-même qui se passa le corde au cou. Ai-je vraiment besoin de prendre sa vie ? Il la détruit suffisamment bien tout seul, ce pauvre duc solitaire, abandonné au milieu de ses richesses, esseulé même en compagnie de ses pairs. Je le sais bien, moi, de quoi il a vraiment faim, ce dont il a réellement besoin. Je sais pourquoi les drogues et les alcools les plus raffinés ne parviennent pas à étancher cette soif dévorante qui l'assèche et le brûle du plus profond de lui, l'obsède et le harcèle tout entier. C'est l'appel de la magie, la voix de Dragonvale qui a éveillé le sang de ses ancêtres en lui. Et s'il lutte contre cela, ma foi, c'est sa propre essence qu'il détruit.

Une part de moi se réjouit. Ma cible est faible, vulnérable, fragile. Même si l'abattre est un acte dénué d'honneur, la mission serait accomplie, et l'obstacle, éliminé. Aldaria m'exhorte à agir, dans le secret de mes pensées. Mais l'autre part de mon être, celle qui aurait pu être duchesse, celle qui est née sur les marches d'un trône plus ancien et plus noble que l'ensemble des Huit-Duchés, celle qui vibre de magie et s'enivre de liberté, celle qui peut étendre ses ailes et s'envoler lorsque le sang ruisselle sur ses doigts, celle qui aime ce goût cuivré sur ses lèvres, mais également la merveilleuse harmonie dont Arven est toute entière tissée – celle-là baisse son bras. Celle-là contemple la grandeur déchue, la gloire envolée, la noblesse saccagée, et celle-là pleure en silence pour la destinée maudite de ce duc si seul qu'il en meurt, à petit feu. Il pourrait être tellement plus que cette ruine sordide qui se traîne au fond d'un lit bien trop grand pour lui – un lit qu'il occupe seul, sans personne à ses côtés pour le réchauffer. J'ignore volontairement ce corps qui se révèle presque sans pudeur dans la pâle clarté de la lune – je ne suis pas venue pour ça. Il est incohérent – ses paroles n'ont guère de sens, mais il semble accepter la mort. Une brebis tendant le cou devant le poignard sacrificiel... Je ne suis pas un bourreau, je suis un oracle, le héraut de la liberté et de la justice. Je défends les faibles, je défends les opprimés, je défends les impuissants et les désenchantés. Alors, je baisse mon bras. Un pas, deux pas, trois pas – je me penche sur lui, et ma main dégantée effleure son front tourmenté.

« Vous êtes un inconscient, Castiel. Vous brûlez de fièvre. Qu'avez-vous encore été ingérer ? »

Je tends l'autre main, retire mon foulard, l'imbibe de cette eau claire dans la carafe, et passe l'ensemble sur son visage. Il semble me boire des yeux – son regard me gène, étrangement, sans que je ne parvienne à en expliquer la raison. Je suis venue le tuer, et voilà que je joue les guérisseuses – qu'est-ce qui ne tourne pas rond, chez moi ? Je devrais saisir ma lame, la faire glisser le long de cette gorge, et le tout serait dit. Mais ce diable d'homme recèle quelque faille cachée, et j'ai férocement envie de la trouver. De comprendre. Sous maudit, Castiel de Sombreflamme. Ta faiblesse est contagieuse.

« Vous êtes désespérant. »

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MessageSujet: Re: the dark (k)night   the dark (k)night I_icon_minitimeVen 15 Juil - 21:04

    Comme elle est belle. C'est tout ce qu'il peut penser, dans le trouble de ses pensées, sans prendre garde à ce qu'elle est venue faire en ces lieux, oracle de la mort. Il ne peut que la trouver magnifique, splendide, dans sa sombre prestance. Castiel est immobile, seuls ses yeux semblant absorber toute la noirceur de sa présence. Il a faim de contacts, faim de quelque chose, faim de cette chose sur laquelle il n'ose pas mettre de mot. Il le sait, mais rien ne peut réussir à sortir cet homme de ses hallucinations. Et même en ce moment, alors que la Mort s'approche de son lit en baissant les armes, difficile de savoir dans quel monde celui-ci croit réellement être. Celui de ses cauchemars répétitifs, ou une réalité infiniment plus effrayantes que tout ce qu'il peut bien rêver. La demoiselle s'approche du lit et effleure son front, accompagnant le geste de paroles qui le font sourire. Un sourire un peu macabre, peut-être, accompagné d'un rire bas qui ne répond pas immédiatement à son interrogation. Qu'a-t-il ingéré ? L'essence même des dieux, la graine du génie, de la folie en bouteille et toute la hargne du monde partant en fumée.
    Un contact frais sur son visage recouvert de sueur ; il prend soudainement conscience de la sueur qui coule entre ses omoplates, dans son cou gracile, et de l'étrangeté de la situation. Par tous les diables. Quand donc quelqu'un a-t-il ainsi pris soin de lui pour la dernière fois ? Castiel ne demandait jamais d'aide, peu importe la situation dans laquelle il se trouvait, et la mort de ses irresponsables parents alors qu'il n'était qu'un adolescent inoffensif l'avait coupé de cela. L'attention. Un foulard qui se presse sur son front pour le calmer, ralentir sa respiration encore un peu saccadée, éponger les sueurs froides qui le parcouraient.

    Il se rapprocha du lit, se cachant du côté où la demoiselle ne pouvait pas le voir, prêt à attaquer dès le moindre mouvement brusque. Les prunelles du persan étaient noires, aussi noires que celles de son maître. Peut-être était-ce cela, le secret de ce regard dérangeant qui était le sien ? La sensation que même son âme vous regardait, absorbait tout ce qui venait de vous.

    « Vous êtes désespérant.
    - Et vous magnifique. »

    Un compliment brûlant, chuchotement amusé et un peu charmeur. Après tout, il était ce soir dans ses meilleures dispositions. Enfin, dans une disposition qui le rendait d'une humeur étrangement fantasque, amusante, celle que plusieurs aimaient croiser. Castiel sourit et ferma les yeux, brièvement, reprenant tout à fait pied avec la réalité. Oui, il était bel et bien dans ce monde... malheureusement, peut-être. Il rouvrit ses yeux, n'osant pas faire un quelconque geste en la direction de la jeune femme. Il avait peur d'elle, autant que des merveilles qu'ils avaient vus ensemble. Elle était autant la responsable de son trouble que cette damnée Académie, puisqu'elle était faite de la même essence de celle-ci. Le cauchemar. La nuit. L'Ombre.
    Pourquoi donc prenait-elle soin de lui, en ce dramatique moment ?

    « Vous êtes un mystère, duchesse. Je croyais que votre main venait me porter la mort et que ma dernière vue serait celle de vos splendides yeux. Et au contraire, c'est à peine si je sens la caresse de vos doigts sur mon visage, tant votre contact est doux et attentif. »

    Il leva la main pour effleurer la main qui tenait le foulard, avant de la laisser retomber. Castiel attrapa la coupe ouvragée aux armoiries de son duché, remplie d'eau par ses bons soins, et en but une gorgée pour hydrater sa gorge desséchée et ainsi peut-être récupérer belle voix. Peut-être allait-il plus tard se vêtir et ainsi être sensiblement plus décent en présence d'une dame de ce rang. À moins qu'il n'en ait pas besoin... Un grondement sourd lui fit immédiatement taire cette pensée.
    Il n'aimait pas qu'il envisage ainsi la suite de sa nuit.

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MessageSujet: Re: the dark (k)night   the dark (k)night I_icon_minitimeSam 16 Juil - 19:27

Magnifique. Un compliment creux, commun, galvaudé tellement il a été employé, depuis des générations, pour flatter courtisanes et duchesses, bourgeoises et travailleuses, filles du commun et même femmes de petite vertu. Magnifique. C'est le genre de fadaises plates et niaises que l'on étale devant n'importe quelle représentante de la gent féminine un tant soit peu attifée, par politesse, surtout à la Cour où tout n'est qu'hypocrisie et faux-semblants. Magnifique, bon sang – cela ne veut rien dire. C'est juste... sincère. Authentique. Oh bonté divine – il le pense vraiment. Je le vois dans ses yeux – cette curieuse petite étincelle, cet éclat de lumière, ce trait significatif de la vérité. Il le pense, réellement, et un drôle de frisson court le long de mon dos, alors que je prends conscience de la manière dont il me dévore des yeux.

L'espace d'un instant, étrangement, il me fait penser à mon frère. Mais l'espace d'une seconde seulement – ensuite, il redevient Castiel de Sombreflamme, duc et toxicomane, future victime de la Main de la Nuit, dès que je serai parvenue à le remettre sur pied. Il n'y a pourtant rien en lui qui m'évoque Sigvald : mon frère n'a rien d'une loque faible et pathétique. Peut-être est-ce leur noblesse respective : après tout, Sigvald est mon héritier. Je ne sais pas, en fait, et c'est secondaire. Castiel tend la main, effleure le dos de la mienne avant de boire, et je m'accorde quelques secondes pour renouer le fil de mes pensées. Je sens qu'il reprend le dessus sur lui-même, et un frémissement de sombre augure me parcourt. Le contrôle de la situation m'échappe petit à petit, et soudain j'ai envie de m'échapper de cette nasse subtile que je sens se resserrer insidieusement autour de ma personne.

Castiel est dangereux – je le sais depuis Dragonvale, depuis que j'ai obtenu la certitude que la magie vibre en lui. Il peut s'enflammer et se perdre à tout moment – et diable que cela renforce son aura. Je ne me sens pas en sécurité en sa présence. Je ne pense pas qu'il 'attaquerait à moi, du moins pas consciemment, mais son Familier est sûrement là à rôder quelque part, et je crains sa présence. Un grand félin, qui ne ferait qu'une bouchée de ma gracieuse Aldaria, très certainement. Tout comme Castiel, certainement, ne ferait qu'une bouchée de moi, s'il le pouvait. Son regard, gourmand, boit l'ensemble de ma personne sans aucune gêne, et je ne sais comment réagir. Ignorante, encore, de ce monde que ses prunelles semblent m'évoquer, alors que je suis venue le tuer.

Je lâche le foulard imbibé d'eau, me redresse, me lève, recule. Un pas, deux pas, trois pas : j'ai parcouru un mètre en arrière, mettant entre lui et moi une certaine distance, par sécurité. Je ne sais pas ce qui s'agite dans ses pensées, mais je redoute quelque fantaisie soufflée par la drogue. Et ce regard, toujours, ce regard sournois et matois qui me guette, me poursuit, me déshabille sous son poids – ce regard que je voudrais pouvoir effacer mais devant lequel, curieusement, je me retrouve bien désarmée, telle la mouche qui est venue s'engluer dans une toile d'araignée, et qui se débat, en vain, pour se libérer.

« Castiel, cessez. C'est inconvenant et je ne saurais le tolérer plus avant. »

Ma voix manque de fermeté, mais il ne me connaît pas assez pour pouvoir en juger avec pertinence. Je dois partir – je dois me sauver, réellement. Un pas, deux pas, trois pas – je lui tourne le dos, et la fenêtre est là, ouverture providentielle par laquelle je m'apprête à m'envoler.

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MessageSujet: Re: the dark (k)night   the dark (k)night I_icon_minitimeSam 16 Juil - 20:15

    Cette femme l'obsédait. Tout ce qu'elle recèle, sous ses yeux qui cachent maladroitement un trouble qu'il sent croissant, le fascine et le force à ainsi l'absorber de ses prunelles noires, sans fond. Elle vit dans cette chose qui lui est refusée, dans une liberté étrange, elle baigne dans un inconnu qui fascine le duc et lui donne l'envie de se jeter à corps perdu dans ce lac d'ennuis. Svanhilde Nightingale est une mare trouble de problèmes et il est prêt à s'y jeter tête première sans même prendre son souffle. Sa main, pâle et délicate, lâche le foulard imbibé d'eau et elle se relève subitement. Que se passe-t-il donc ? Aurait-elle peur ? Castiel haussa un sourcil interrogateur, la suivant du regard. Il la suivit aussi, littéralement cette fois, sortant de sa cachette sous une forme qu'elle ne pouvait voir, doté de ces étranges pouvoirs qui le rendait invisible aux yeux de ceux dont il ne voulait être vu. D'un côté le duc de Sombreflamme, qui émergeait lentement de sa folie pour reprendre un contrôle certain sur cette réalité, et de l'autre, son Familier, invisible sans toutefois que sa présence ne soit pas forte. Comme elle devait sentir leurs regards peser sur elle...

    « Castiel, cessez. C'est inconvenant et je ne saurais le tolérer plus avant. »

    Aucune réponse immédiate à ce commentaire, seul l'homme qui lentement s'extirpe des draps froissés, étirant un corps pâle et vierge de toute cicatrice, de toute marque de guerre. Il prit son peignoir de soie, le passant négligemment sur sa silhouette pour sauver le peu de pudeur qu'il pouvait avoir dans une situation aussi incongrue que celle d'une visite nocturne de la part d'une tueuse, reportant brièvement son attention sur autre chose que la blonde. Sa voix avait été ferme, mais quelque chose dans sa posture, ses yeux, ce qu'elle dégageait, lui disait qu'elle n'était pas totalement en accord avec ladite voix ferme. La troublerait-il ?
    Ce serait bien amusant, tout de même...
    Après la folie de leur première rencontre, folie emportée dans les drogues hallucinogènes, l'étrange réalité de ce troisième entretien. Elle allait donc connaître les deux facettes du duc de Sombreciel... Le Clair, le Sombre, le fragile amalgame des deux, le danger. Elle connaissait le danger, elle était sa personnification tout autant qu'elle était celle du dernier Voyage, mais certains lui semblaient inconnus. Castiel tourna son beau visage vers la demoiselle, lui accordant un sourire poli, avant de s'avancer vers elle tranquillement. Il n'était pas menaçant. Pas volontairement, il fallait en être sûr. Un autre rire, ses doigts qui viennent replacer les pans de son peignoir sombre.

    « Je n'ai pourtant rien fait qui me semble déplacé, mademoiselle Nightingale. Point encore. Jamais je n'oserais avoir une conduite inconvenante sans votre accord, bien que ce serait fort... agréable. »

    Il n'y avait pas à dire : il avait toujours le mot pour rire, ce duc. Il se rapprocha de la fenêtre de sa chambre. Fermée à clé. Par où donc cette diablesse était-elle entrée ? Par la porte ? Si oui, bien, il allait devoir réellement demander à Saab de venir dormir dans son lit. Svanhilde avait été clémente, ce soir, mais probablement que ses confrères ne le seraient pas. Il laissa glisser ses doigts sur la fenêtre, chaque accroc des vitraux qui l'ornaient accrochant la pulpe de ses doigts, puis laisser retomber sa main le long de son corps. Une pointe dans son esprit ; il ne fallait pas se laisser déconcentrer par ses pensées. Elle était dangereuse, elle était armée, elle était la Mort sous un masque de charme, il ne fallait pas la laisser partir tout de suite. Brusquement, ses iris noirs se posèrent à nouveau dans ceux de la duchesse. Ses yeux à elle étaient clairs, si clairs, et pourtant si durs lorsqu'elle le désirait.
    Elle aussi avait ses deux côtés. Le Clair, le Sombre. Le Blanc, le Noir.

    « Pourquoi être venue pour moi, Svanhilde ? »

    Il ne prononçait que rarement son prénom, préférant s'adresser à elle par ses titres de noblesse, sa noble éducation lui demandant cela. Toutefois, il le faisait maintenant, en insistant bien sur chaque syllabe de celui-ci. Le Clair avait le contrôle, se manifestait dans sa posture droite, son menton relevé, ses épaules rejetées vers l'arrière, sa voix basse et égale, son calme apparent. Ces temps-ci, le changement était plus subtil, plus nuancé. Comme si l'escapade à Dragonvale avait changé quelque chose à ses personnalités, sans qu'il puisse dire quoi. Peu importe, au fond.

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La Sombre Mère
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MessageSujet: Re: the dark (k)night   the dark (k)night I_icon_minitimeDim 17 Juil - 18:31

Il se joue de moi. Je le vois dans ses yeux maintenant moqueurs, dans le pli de sa bouche, la hauteur de son menton. Il s'amuse de la situation, et moi je voudrais fuir, mais un rien de curiosité me retient. Je n'ai pas encore réussi à me faire une idée précise de ce noble emprunté et maladroit : qui est au juste Castiel de Sombreflamme ? La rumeur le décrit fantasque, inconstant, irritable et cruel, parfois, dans ses caprices intransigeants. A Dragonvale, je l'ai découvert blessé, fragile, solitaire et presque désespéré dans sa dépendance aux drogues raffinées et aux alcools fins. Cet homme est une énigme. Ces hommes, d'ailleurs : j'ai parfois l'impression qu'il y a deux Castiel. Celui que j'ai rencontré dans les rues de Lorgol, sombre, amer, avec un attrait malsain pour le monde des arcanes et de la nuit, et celui que j'ai rencontré dans l'Académie, celui que je vois ce soir, calme, clair, lumineux et serein dans sa folie.

Je redoute l'un tout autant que l'autre. La part torturée de son âme m'appelle et m'attire, car je sens en lui la sombre noirceur qui sied bien aux assassins, cet état d'esprit sauvage et débridé des enfants de la Confrérie Noire. Cet appel de la liberté, ce besoin d'indépendance forcené qui nous définit tous. Sa part claire m'évoque un peu mon frère – cette noblesse ancestrale des ducs et duchesses d'Arven, cette allégeance à la terre qui nous a vus naître et grandir. Castiel tout entier est une énigme pour moi : je sens sons pouvoir, je ressens son Familier, et lui pourtant semble ne pas se rendre copte du formidable potentiel que son sang véhicule, de cette magie originelle du feu venue à lui par l'héritage de la lignée royale de Sombreciel.

Il me taquine. Ses paroles me provoquent, son regard malicieux s'attarde sur le rouge fugace qui m'est monté aux joues lorsqu'il s'est enveloppé dans son peignoir brodé. Je suis encore bien ignorante des choses de la chair – bien sûr, Jodhaa me parle très libéralement de ses frasques, et j'entends souvent les conversations grivoises des hommes dans la salle commune, mais je n'ai jamais personnellement livré ma personne aux assauts d'un homme, et ce manque de pudeur me gêne, dans mon innocence de vierge. Je sens, obscurément, que Castiel le sait et qu'il en joue – et cela m'agace d'autant plus. Ma réponse claque, plus sèche que je ne l'aurais voulu.

« Je suis venue vous tuer, et vous le savez, pertinemment. Vous êtes un danger pour la Main de la Nuit : vous me connaissez, vous connaissez mon identité, mon visage, et vous avez maintenant connaissance de l'accès pour pénétrer en Dragonvale. Vous nous trahirez, Castiel, ce n'est qu'une question de temps : vous et moi le savons parfaitement. »

Sigvald l'a dit, et une petite voix ne cesse de le murmurer dans mon esprit. Cet homme n'est pas fiable. Je sens qu'il a sur moi des vues peu recommandables, et mon frère sûrement l'a senti également, dans son souci de me protéger. Je dois être prudente : ce n'est pas seulement moi-même que je mets en danger, mais l'ensemble de ma communauté. Mes Écoutants comptent sur moi pour les maintenir dans une relative sécurité : je dois absolument les préserver, et me tenir moi-même en dehors de toute influence potentiellement néfaste. Qui sait ce qui se passerait si Castiel devait croiser mon oncle, Hjalmar le fratricide, et lui révéler qu'il me connaissait et m'avait vue dans Lorgol, voire même que j'avais mes entrées au Palais ? Ou pire, s'il le mentionnait à l'Usurpateur lui-même ? Non, c'est bien trop risqué. L'élan de pitié qui m'a saisie s'est dissipé.

Je vais tuer cet homme.

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MessageSujet: Re: the dark (k)night   the dark (k)night I_icon_minitimeDim 17 Juil - 20:26

    La réponse de Svanhilde est sèche. Ô ma dame, mais pourquoi tant de froideur, soudainement ? Aurait-il dit quelque chose d'inconvenant ? Ce mot l'amusait encore et il accueillit la réponse de la jeune femme avec un sourire sceptique. Ainsi donc, il allait les trahir. Soit. Elle semblait bien connaître ce qu'elle disait. Il avait beau ne point savoir quelle était réellement son allégeance, il savait bien une chose : depuis plusieurs mois que Melbren était à Dragonvale et il n'avait jamais rien dit. Jamais non plus il n'avait dit le réel but de l'engagement de la jeune Saab comme garde du corps, alors qu'il savait que Césaire pouvait parfaitement le défendre des absents dangers qui le guettaient. Et jamais ô grand jamais il n'aurait osé dire quoi que ce soit de cette entrée à Dragonvale. À quiconque. On le prendrait pour un fou, bien que c'était ce qu'il était, sans aucun doute. On l'exécuterait peut-être pour trahison entre la couronne de l'Empereur, chose dont il n'avait point envie. Castiel croisa ses bras sur son torse, son scepticisme évident l'empêchant d'avoir peur. Il avait peur de Dragonvale, peur de cette étrange chose que la magie, mais des gens, de moins en moins.
    Il craignait Svanhilde pour ce qu'elle représentait, pour ce qu'elle générait en lui, pour tout ce qu'elle était. Pas pour elle-même.
    Le duc se détourna d'elle comme si elle n'était qu'une poussière tout à fait inintéressante, traversant la chambre sans tenir compte des menaces qui étaient sous-entendues dans ses mots. Allons donc... elle ne pouvait point être sérieuse, cette jeune demoiselle. Elle avait simplement été effarouchée par ses propos, qui avaient apparemment été déplacés. Existait-il donc encore des jeunes filles comme il faut ? Aliénor ne serait donc pas seule dans la caste des saintes-nitouches ? Sa main attrapa une coupe de cristal délicat, plus mince qu'une feuille de papier, importée directement de Lagrance, ainsi qu'une bouteille d'un vin rouge fort délicieux. Il s'en servit un verre lentement, en silence, puis prit une deuxième coupe pour en servir une à la jeune femme. Sa galanterie ne se perdait pas, même dans des moments aussi dramatiques, et cette confiance en lui, cette assurance dans ses gestes, montraient tout simplement son contrôle de lui-même.

    C'était probablement le plus effrayant de toute cette scène qu'une banalité affligeante.

    Le vin coula dans la deuxième coupe et il essuya la goutte qui glissa le long du goulot, la rattrapant d'un doigt mince. Lécha l'alcool du bout de la langue, avant de prendre sa coupe entre ses doigts. Il se retourna vers la jeune femme, toujours immobile dans la lumière que diffusait les vitraux de sa fenêtre. Un sourire aimable avant qu'il ne réponde, sa voix posée résonnant entre les murs de ses appartements :

    « Comme votre conviction est touchante, duchesse. Vous connaissez si peu de choses de moi que vous préférez vous y fier et m'occire comme l'homme que vous croyez que je suis, au lieu de me laisser en vie pour ce que je pourrais être. Une pause. Charmante. Vous êtes charmante. Ce vin est excellent, et maintenant qu'il est versé, il serait dommage de le gâcher. »

    Un petit geste vers la coupe qu'il lui avait gracieusement versée, avant qu'il ne prenne une gorgée du liquide dans sa propre coupe. Un claquement de langue appréciateur : goûteux. Vraiment, délicieux. Si elle restait là, près de la fenêtre, à le regarder comme si il allait lui sauter dessus pour l'attaquer, il allait devoir boire sa coupe. Il l'avait dit : gâcher un si bon vin serait un crime. Il sentit son persan se rapprocher de lui, invisible créature, et ce simple rapprochement était clair : fais attention, Castiel. Fais attention, petit duc, regarde comme ses yeux sont durs, ses joues rouges, ses muscles tendus. Il veillait. Un seul mouvement brusque de la part de la jeune femme et il se jetterait sur elle. Il prendrait son cou gracile entre ses crocs pour l'empêcher d'attaquer son maître aux yeux sombres. Il n'accordait aucune confiance à cette femme. Et surtout, ce soir, elle était seule. Sans elle. Un petit haussement d'épaules de la part du noble, qui prit une autre gorgée de son vin avant de glisser, insidieusement :

    « Ceci dit, mon jugement est apparemment peu fiable. J'ai tendance à me laisser influencer par de bêtes questions émotionnelles. J'espère que celui de l'être qui vous donne vos ordres l'est un peu plus et ses décisions plus rationnelles. »

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