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 Rencontre dans le jardin d'hiver ▬ Svanhilde Nightingale

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MessageSujet: Rencontre dans le jardin d'hiver ▬ Svanhilde Nightingale   Rencontre dans le jardin d'hiver ▬ Svanhilde Nightingale I_icon_minitimeDim 1 Avr - 17:17

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Rencontre dans le jardin d'hiver.

Je n’avais pas trouvé le sommeil, une fois encore… Je n’étais pas paisible à Lorgol. Je me levais, enfilais une robe en tissu blanc, et un manteau en fourrure de la même couleur offert par la duchesse de Lagrance à l’approche de l’hiver. Nul besoin d’être discrète, je ne partais pas en mission. Non pas ce soir. Je me rendais au jardin d’hiver pour cueillir une certaine fleur qui ne produisait que le parfum que je voulais la nuit, quand les pétales sont clos. Je descendais les marches du palais impérial telle une ombre dans la nuit, et je sortais. Il faisait froid. Nous étions en plein mois de décembre, mon mois préférée cela dit. Je frissonnais. Je me rendais à petit pas, tranquillement, sans me presser au Jardin d’Hiver. J’aimerais beaucoup cet endroit, l’un de mes préfères à Lorgol. Un jardin … rien de bien surprenant pour une fille de Lagrance. Je cherchais la présence des fleurs et de leurs parfums délicats. Je parcourais l’allée, et je jetais toujours un coup d’œil au plafond en verre. Je l’admirais énormément, je passais des heures dans ce jardin, et j’étais toujours en émerveillement devant ce somptueux plafond. Mes mains passèrent le long de la haie, je touchais les feuilles. Ce n’était pas agréable au toucher. Je souris quand je me trouvais devant les roses trémières qui fleurissent même en hiver. Je les sentis, j’aimais leur parfum. En même temps, j’aimais de nombreux parfums de plantes.

Je n’eus pas le temps de cueillir les plantes qui m’intéressaient, et qui m’avaient fais lever en pleine nuit que j’entendis du bruit. Je n’étais pas seule. Mon cœur s’emballa. J’étais sans défense. Il n’était pas bon de se balader la nuit dans les jardins de Lorgol. Je l’avais toujours su que ce lieu n’était pas fiable. Je me cachais derrière une statue qui représentait un animal, lequel ? Cela m’importait peu. Je m’inquiétais pour la suite. Je me penchais délicatement, deux personnes se trouvaient plus loin dans l’allée. Je les voyais mal malgré la lueur de la lune. Mais j’entendais ce qu’il disait, je compris qu’il s’agissait de Svanhilde Nightingale. Je ne compris pas qui était avec elle. Svanhilde Nightingale, je ne l’avais jamais vu ou du moins je n’avais jamais fais attention. Lors de mes rencontres avec les enfants de la guilde des rebelles, j’avais entendu parler de cette duchesse déchue. Je savais peu de choses, juste qu’elle nourrissait son allégeance aux rebelles, en même temps cela ne m’étonnais point. Son duché avait subit le courroux de l’Usurpateur, il était devenue le duché maudit, ancien duché de la magie. J’aurais certainement réagis comme elle dans son cas. Cachée derrière ma statue, j’osais me repencher pour voir ce qu’ils faisaient. Un cri d’effroi m’échappait quand je la vis tuer de sang-froid l’autre personne.

Mon cœur allait sortir de ma poitrine, je fermais les yeux regrettant d’être une si petite nature. Elle l’avait tuée sous mes yeux, surement un ennemi de l’Empereur. J’avais été plus surprise que choquée. Je ne m’y attendais pas. Elle avait du m’entendre, bien sur qu’elle m’avait entendue. Elle viendrait me tuer aussi, évidemment il ne fallait laisser aucunes traces. Il fallait agir vite, je ne pouvais pas m’enfuir. Je n’avais aucunes issues. J’avais peur de la suite, j’ignorais comment elle allait réagir. Elle n’allait pas apprécier, peut-être penserait-elle que je l’espionnais… ce qui pour une fois n’était pas le cas. Un léger moment de panique, des sueurs froides me parcouraient le dos. Je devais me calmer tout de suite, j’essayais de respirer profondément. Tout allait bien. Je restais cacher derrière la statue, attendant de voir comment les choses allaient se passer. La Duchesse de Lagrance ne m’avait jamais parlée de cette Nightingale, je ne savais pas à quoi m’attendre. Toujours est-il, elle tuait sans crier gare et j’étais certainement la prochaine sur la liste. Je le sentais approcher. Mon cœur tout comme mon être tout entier se glaça. Je trouvais néanmoins la force pour lui faire face sortant de derrière la statue, quoi que ma robe devait déjà dépasser avant. Je m’inclinais devant elle, en faisant une jolie révérence. Mon cœur s’était arrêté de battre, j’étais à sa merci elle pouvait me tuer si elle souhaitait.


    « Duchesse de Nightingale, je réponds au nom d’Asma Amal Angham, née dans le duché des Jardins et dame de compagnie de la Duchesse Cyselle de Lagrance. Tous mes respects, Duchesse. »


Je restais là, la tête baissait. J’avais dit ses mots tout en m’inclinant gracieusement. Mon moment de panique était passé, j’étais plutôt calme là. Dans tous les cas, je serais heureuse de mourir dans le jardin d’Hiver, je ne voyais pas de meilleur endroit. Je restais là, dans cette situation elle était maitre de mon destin. Elle avait droit de vie et de mort sur moi. Je fermais les yeux.



Chapitre 1 ¤ Svanhilde Nightingale.
Décembre, An 801.
Jardin d'Hiver, Lorgol.


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La Sombre Mère
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MessageSujet: Re: Rencontre dans le jardin d'hiver ▬ Svanhilde Nightingale   Rencontre dans le jardin d'hiver ▬ Svanhilde Nightingale I_icon_minitimeDim 1 Avr - 18:19

Angel de Samothrace. Un nom magnifique, mais fait pour cacher la noirceur d'une âme toute entière dédiée au mal. A la Cour, tous s'inclinent devant la perfection de ses traits - seuls ses serviteurs connaissent l'homme dangereux qui se cache derrière ce minous angélique. Charmeur, séducteur – mais pervers et cruel. L'ordre de mort ? C'est de notre Sombre Mère elle-même qu'il est venu. Il lui arrive parfois de délaisser la chute du tyran pour se préoccuper des douleurs d'un peuple en pleine – et ce sont les pleurs des mères, des veufs, des enfants orphelins qui de ses oreilles ont su trouver le chemin.

Comment décrire le sadisme d'un être né pour torturer son prochain ? D'un homme qui se délecte de la souffrance de ses victimes agonisantes ? Je sais que Mélisende est ainsi, mais son esprit dérangé ne trouve nul plaisir à se baigner dans le sang des innocents. Seuls les coupables tombent sous ses coups – or cet homme qui n'a d'angélique que le nom massacre pour le plaisir. Ordre est venu de mettre un terme à la douleur, à la folie – ordre est venue de tuer pour sauver des vies. C'est moi qui m'en charge – je sais que Sigvald désapprouve mon entrée au Palais, mais je sens que c'est à moi de faire couler ce sang impur.

Alors je l'ai traqué. Suivi. Dans les recoins de cette demeure insensée où seul le bruit de ses pas éveillait la terreur aux yeux des serviteurs. Et je me suis montrée, alors qu'il suivait dans les jardins une jeune femme brune aux allures de suivante. Quels étaient ses noirs desseins sur sa personne ? Je n'en savais rien, mais je sais maintenant qu'il ne lui fera rien. Il m'a suffi d'un battement de cœur, d'un battement de cils, pour que la lame de mon poignard trouve sa gorge et ne tranche net le fil de son existence. Il s'est effondré en silence, et son sang perverti a inondé mes habits, lavant le crime dont j'ai tâché mes mains en osant les porter sur lui. Il est mort, et comme d'ordinaire, c'est dans la tombe que ma victime a emporté mon nom.

Je devrais partir. Mais le bout d'étoffe qui tremblote là-bas, derrière une statue informe, m'indique que la proie innocente m'a vue et se cache. Elle sait qui je suis – forcément, mon nom clairement énoncée l'aura sûrement renseignée. Je ne pense pas qu'elle sache quel péril elle a couru ce soir, mais la perspective de prendre sa vie à une innocente me répugne. Que faire ? La laisser et m'enfuir en espérant que sa crainte me laisse le temps de m'échapper en toute sécurité ? Ou la tuer pour préserver le secret de mon identité ? L'indécision ne m'étreint pas longtemps, et je sens au fond de moi que j'ai pris la bonne décision.

Ce jardin est sublime. J'en prends conscience alors que j'avance vers elle, derrière le voile noir qui dérobe mes traits. Imprégné de sang, il s'est alourdi et je l'ôte, inspirant profondément le parfum délicat des roses trémières qui fleurissent ici en plein hiver, sous leur plafond de verre. Fragrance suave et entêtante, effluve délicat qui s'en vient masquer les relents cuivrés du sang qui m'imprègne toute entière. Je parviens devant la statue qui la masque – elle se montre, me salue, s'incline. Effectivement, elle sait qui je suis, et je sens une certaine curiosité mêlée de crainte dans cet être fier qui pourtant courbe le front devant moi. Je me penche vers elle, et d'une main saisit son menton pour relever vers moi son visage, croiser son regard – elle ne mourra pas.

La franchise que je vois en elle n'est pas feinte. Sa sincérité est criante et je ne peux m'empêcher d'admirer son courage. Elle vient d'assister à un meurtre de sang-froid et se trouve à la merci de l'une des criminelles les plus recherchées de l'empire – mais ses prunelles ne vacillent pas, ses yeux ne me fuient pas. Elle voit le sang dont mon visage est aspergé, et quand je rejette en arrière d'un mouvement de tête le capuchon qui recouvrait mes cheveux, elle voit que leurs boucles en sont maculées. Elle ne flanche pas. Elle attend, simplement. Courage, et bravoure.

« Demoiselle Asma Angham, je ne suis pas là pour vous ce soir. Relevez-vous. »

D'une légère pression sur son menton, j'accompagne cet ordre, puis retire ma main, laissant une traînée écarlate sur sa peau pâle. La lueur du chandelier dont elle s'est munie pour éclairer cette nuit sombre la nimbe d'un halo lumineux, et je note la qualité de ses atours, peu commune pour une servante. Dane de compagnie d'une duchesse... Et pas de n'importe laquelle. Je sais par la petite duchesse d'Outrevent, cette Lisbeth aux idées fantasques, que la dame de Lagrance est une femme importante dans la guerre qui se joue. Cette soirée se promet d'être intéressante.

« Que faites-vous dans ces jardins à telle heure, demoiselle ? Le péril que vous avez couru n'a-t-il donc aucune importance aux yeux de votre maîtresse ? Il est si aisé de faire des rencontres... risquées, à la nuit tombée. »

Je m'appuie à cette statue qui lui a servi d'abri. A son emplacement, et aux descriptions des archives de la Confrérie, je devine qu'il s'agissait autrefois d'un dragon majestueux. On a cassé ses ailes, détruit son effigie. Mais son essence est restée là, et je souris intérieurement à l'ironie de cette nuit. Les dragons ont toujours, de tout temps, été de la liberté le point de ralliement.

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MessageSujet: Re: Rencontre dans le jardin d'hiver ▬ Svanhilde Nightingale   Rencontre dans le jardin d'hiver ▬ Svanhilde Nightingale I_icon_minitimeMer 18 Avr - 11:11

Je m'attendais au pire, je tremblais encore. Svanhilde se pencha vers moi, et d'une main releva mon visage. Mon regard se plongea dans le sien, elle était tâchée de sang. Les assassins s'étaient un autre monde... Les espions étaient du genre discret, et pourtant je n'avais pas été sur mes grades. J'avais été suivie, et j'aurais pu mourir. Je devais faire attention à moi, la duchesse comptait sur moi. La duchesse de Nightingale, duchesse déchue certes. Mais Duchesse quand même, je n'étais rien comparée à elle, je lui devais le plus grand des respects. Malgré la vue du sang, je restais là sans bouger, mes prunelles dans les siennes, le sang sur ses cheveux. J'étais forte, et cela ne me faisait pas peur. Néanmoins, jusqu'à ce que j'entende ses paroles comme quoi ce n'était pas mon tour ce soir. Que je n'allais pas mourir. Que la faucheuse ne viendrait pas me chercher aujourd'hui. Je n'étais pas non plus très rassurée. Mais elle n'allait pas me tuer, demain je me lèverais comme depuis trente ans. Lorgol, j'avais raison de rester méfiante envers cette cité. La mort était à tous les coins de rues, et rodait même dans le Palais Impérial. Mon cœur serrait jusqu'à présent, qui s'était arrêté un instant juste avant, repris des battements calmes. J'étais sereine. Elle aurait pu me mentir, mais pourquoi faire durer le plaisir ? J'avais été témoin d'un crime, et si d'habitude j'agis dans le secret là j'avais une complice - cela compliquerait bien des choses. Elle me fit relever, et laissa du sang sur ma peau blanche. Nous étions, à peu près, de la même taille et au même point, je connaissais d'elle son identité - j'avais décliné la mienne. Cependant, je savais qu'elle avait tué et elle ignorait encore ce que je faisais là en pleine nuit... J’étais debout face à elle.

    « Je cherchais une certaine fleur qui produit un délicieux parfum quand ses pétales sont clos, la nuit donc… Ma maîtresse ignore que je suis ici. Je veillerais à être plus vigilante la prochaine fois. Merci en tout cas, vous m’avez sauvée la vie…»


Et dire que c’était nuit était calme, surement trop calme. Le destin avait mit cette duchesse sur ma route, il devait forcément y avoir une raison. Je restais viligeante, Cyselle de Lagrance ne m’en avait jamais vraiment parlée. Je ne le connaissais pas, et je ne lui faisais pas confiance. Elle m’avait sauvée la vie, mais peut-être qu’elle ne m’avait même pas remarquée. Elle avait du tuer cet homme dont je n’avais vu que sa silhouette, elle était là pour lui ce soir. Les assassins, une guilde tellement sombre. Un univers à la fois fascinant, et effrayant. Je n’avais pas peur pour autant même si j’avais vu de quoi elle était capable. Elle avait tué sans détour, j’étais en admiration moi qui n’avait jamais tué. Je ne possédais qu’un poignard, sachant à peine m’en servir et je l’avais juste comme ça, cela me rassurait dans un sens.

    « Je garderais le secret de cette nuit, Duchesse. En remerciement de m’avoir laissée en vie.»


Jusqu’au jour où elle viendrait pour moi … Cette pensée me fit frissonner. Je n’étais en sécurité nulle part à Lorgol, ça me faisait peur. Cette vie de mensonge et dissimulation pour vivre tout simplement. C’était le quotidien de bons nombres de personnes ici, cachés et masqués nos allégeances pour ne pas être tués. C’était ce régime instauré qui nous obliger à agir comme ça. Si ce n’était pour Cyselle, je serais déjà partie loin de la capitale. Cette ambiance était lourde, et pesante. La fleur que j’étais, se fanait un peu plus tous les jours. J’avais les mains gelées, et me trouvais dans le jardin d’hiver rien que d’y penser cela me donnais encore plus froid. Ce lieu en lui-même me faisait froid dans le dos. Encore plus, désormais, depuis que j’avais vu cet homme être tué.



Chapitre 1 ¤ Svanhilde Nightingale.
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Jardin d'Hiver, Lorgol.


Dernière édition par Asma A. Angham le Mer 9 Mai - 12:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre dans le jardin d'hiver ▬ Svanhilde Nightingale   Rencontre dans le jardin d'hiver ▬ Svanhilde Nightingale I_icon_minitimeMar 1 Mai - 15:45

Je la pressens inquiète. Troublée, peut-être, de s'en sortir vivante – elle s'attendait sûrement à ce que je fasse peser sur elle le sort funeste de son assaillant. Je ressens également notre différence de rang – je suis là, vêtue de noir, maculée de sang, rebelle et clandestine, mais elle semble ne voir que la duchesse en devenir, et quelque chose me dit qu'elle n'a qu'une envie, c'est de courber la tête et fuir mon regard. Pourtant cette femme est fière, son cœur est noble – je vois en elle une flamme qui brûle, j'entends dans sa voix une force qui résonne, une étincelle qui vibre, qui l'emplit tout entière. Forte, et fière – la duchesse de Lagrance a là une amie solidement dévouée et une âme sincère sur laquelle compter.

« Vous n'avez pas de remerciement à donner, Asma – puis-je vous appeler Asma ? »

Je n'attends même pas qu'elle acquiesce – au fond, dans le noir de cette nuit si froide, nous ne sommes plus duchesse et servante, mais femme et femme, sœurs d'armes, dans un combat que nous menons de front, même si nos méthodes divergent. Il faudra néanmoins que la dame de Lagrance garde un œil sur sa suivante : toute forte qu'elle cherche à se montrer, elle n'en est pas moins fragile et délicate, et quelque chose en elle s'éteint doucement. Lorgol ne lui réussit pas – ô combien je peux la comprendre : une fille des jardins, née dans les fleurs, à présent enfermée dans les murailles tristes et froides de ce palais où règne la tyrannie. Sa présence dans les allées désertes de cette serre désolée en plein hiver glacial en dit long sur sa personnalité.

« Asma – vous devriez vous éloigner de la cité quelques temps. Inciter votre maîtresse à rendre visite à sa noble mère, ou bien l'accompagner au bal du solstice à Euphoria. L'air de Lorgol n'est pas bon pour vous – encore que, je ne suis pas persuadée que celui de Sombreciel le soit plus... »

Compte tenu des plans de la Confrérie Noire pour le bal d'hiver, effectivement, la petite servante de Cyselle de Lagrance pourrait bien figurer sur la liste des dommages collatéraux. Il serait tout de même fort dommage de perdre une alliée potentielle, mais que faire ? Je ne tiens pas à ce que le poids de notre courroux pèse sur d'innocentes épaules, mais nous ne pouvons écarter l'ensemble de la population du souverain. Un conseil de prudence, peut-être, saurait inciter Asma et Cyselle à la méfiance.

« Veillez sur votre maîtresse, Asma. Veillez sur elle, étroitement. Nous la savons menacée, et elle risque se payer cher sa fidélité aux rebelles. Non, ne cherchez pas à le démentir – je ne suis pas votre ennemie, et je sais sur qui je puis compter dans ce conflit au milieu duquel je suis née. La Guilde des Espions peut bien prétendre à la neutralité, je sais, moi, que sa dirigeante nous est alliée. Je ne puis hélas plus garantir sa sécurité – l'anonymat la protège, mais pour combien de temps encore ? Soyez son ombre, Asma – attachez-vous à ses pas, regardez autour de vous. Elle vous éclipsera par sa grandeur, et cachée dans sa lumière, vous serez bien placée pour observer le jeu du pouvoir. Soyez prête à tout – la neige se teintera de sang au bal d'hiver, cette année. Si vous ne voulez pas que cela soit le sien, gardez-la bien. Nous ne serons pas loin – nous veillerons sur vous deux, de notre mieux, mais quand notre mission se présentera, nos envies personnelles et le salut individuel ne seront rien. Veillez bien sur elle, Asma – ne lui faites jamais faux bond, car vous risqueriez fort de la perdre pour de bon. »

Je ne sais si elle m'a comprise – je ne sais si elle sera de taille à veiller sur Cyselle. L'héritière de Lagrance n'est pas faite pour le jeu des couronnes, elle est faite pour l'ombre et le mystère, et j'ai peur que la confrontation des pouvoirs ne la broie toute entière.

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MessageSujet: Re: Rencontre dans le jardin d'hiver ▬ Svanhilde Nightingale   Rencontre dans le jardin d'hiver ▬ Svanhilde Nightingale I_icon_minitimeMer 9 Mai - 14:31

Me retrouver face à un assassin, être témoin de son crime n’avait rien, oh non rien de rassurant. Moi, Asma Amal Angham était une espionne, et ne devait pas tourner de l’œil pour une goutte de sang. Les espions étaient pacifiques, en tout cas, ils étaient différents de la Confrérie Noire. Néanmoins, cette Confrérie Noire m’intriguait. J’apprenais à me battre – tout en restant fidèle à moi-même – mais j’apprenais pour leur ressembler. J’agissais dans l’ombre, comme eux. Qui ne le faisait pas à Lorgol me direz-vous ? Cependant, je ne souhaitais pas n’être qu’une simple espionne sans défense. La duchesse de Nightingale me mettait en grade d’un mal qui arriver, Cyselle était en danger. Je le savais, depuis qu’on avait mis les pieds à Lorgol je savais que le danger tournait autour de nous. Comme les ombres tournaient autour de moi. L’Usurpateur dirigeait tout, et avait des yeux partout. Si la Duchesse de Lagrance était en danger, je n’étais certes pas son garde du corps mais je me devais de la protégée par tous les moyens. Le poignard était sans nul doute mon arme favorite, pas trop lourd, discret. Je saurais prête à m’en service, s’il y avait besoin et pour protéger ma Duchesse. Je ne tuerais point par plaisir, mais par loyauté envers les Rebelles et ma Maitresse. Soulagée, je me sentais plus sereine de me trouver encore en vie face à elle. Duchesse déchue. Je la jugeais tout de même au dessus de moi, elle avait du sang noble si moi j’avais le cœur noble. Je lui devais allégeance surtout si, elle défendait la même cause que moi. Elle m’avait épargnée pour combien de temps ? Je l’ignorais. Ce n’était pas mon heure. Elle n’avait pas attendu que je réponde, je lui souris. Je murmurais doucement, en baissant ma tête à nouveau pour m’incliner en signe de respect. Elle pouvait m’appeler comme elle le désirait.

    « Oui. Ma Dame.»


La duchesse de Nightingale était très bizarre, elle m’intriguait. Devais-je la considérer comme une amie ? Elle me mettait en grade. Pourquoi ? Un désir de protection ? Cyselle n’avait le plaisir de bien connaitre Svanhilde, alors pourquoi l’aider ? Nous travaillons toutes les deux pour une même cause. Oui, peut-être que la flamme de liberté, le désir de vengeance chez les Nightingale était plus poussé. J’avais besoin d’un guide, de quelqu’un pour guider mes pas. Surprise, mais intelligente je suivrais les conseils avisés de la Duchesse.

    « Il me semble que la Duchesse de Lagrance avait déjà pour projet de se rendre au Bal d’Hiver à Euphoria. Si je ne m’abuse, elle a reçu une invitation de la part de notre Souverain, il y a quelques jours. Je l’accompagnerais, Ma Dame, n’ayez crainte. Je serais comme son ombre. Je suis déjà son ombre. » Un silence. J’étais l’ombre de Cyselle, mais une ombre un peu rebelle comme celle de Peter Pan, une ombre qu’il fallait toujours recoudre, car une ombre volage. L’air de Lorgol … je n’aimais guère cette citadelle, je dépérissais entre ses murs, je refusais de mourir entre ces quatre murs. Dés que je le pouvais je m’évadais, je sortais de Lorgol. L’air était pesant, ses pierres étaient si froides et si tristes. Le tout manquait cruellement de couleurs, de chaleurs. « Je doute, Altesse, que l’air de Sombreciel soit meilleur pour moi que celui de Lorgol. Je suis comme une fleur fanée ici. Néanmoins, Sombreciel a le mérite d’être le duché des poètes, des artistes. Je trouverais un peu de moi, là-bas. J’ai entendu dire que Sombreciel recélait un véritable art dans la conception des poisons, un moyen discret de tuer n’est-ce-pas ? Très classe, fin, et délicat je trouve. »


Il était clair qu’il valait mieux avoir la Duchesse de Nightingale de son côté. Je ne comptais pas m’en faire une ennemie. Elle m’avait épargnée, je lui devais la vie, et je ferais en sorte de lui rendre la pareille. J’admirais son art, sa Confrérie Noire aussi. Je devrais apprendre à la cerner, à faire connaissance avec elle. Elle avait l’air si mystérieuse, si éloignée de mon monde, si secrète. Elle était là, les cheveux blonds maculés de sang devant moi. La peur, et l’incertitude devaient encore se lire sur mon visage. J’avais du mal à la cerner, pourquoi me disait-elle tout ça ? Pourquoi me demander d’être prudente ? Méfiante même ? Je l’étais, à tous moments, peut-être moins ce soir. Je ne baissais pas ma garde, le danger était partout autour de nous. Je restais sans voix, cachant toutes émotions quand elle m’assura que Cyselle faisait partie des Rebelles, quand elle me parla de la Guilde des Espions. Mes lèvres tremblaient, je le sentais. La Duchesse en savait long visiblement. Comment faire confiance à une jeune femme à qui vous adressez la parole depuis la première fois qui vient de tuer devant vos yeux un homme ?

    « Ce n’est guère rassurant ce que vous me dites-là. Je veillerais sur ma Maitresse, comme je le fais depuis toujours. Cependant, je doute d’être à la hauteur. Je ne sais guère manier l’épée, et dés que j’ai un poignard en main je me blesse. Et… c’est à moi, que vous confiez la vie de la Duchesse ? Alors que je suis une simple suivante, et que je n’excelle pas dans l’art de tuer comme vous. Ceci étant, je veillerais sur son Altesse comme je l’ai toujours fais jusqu’à présent. Je serais là. Je ne lui ferais jamais faux bond. Tel est mon devoir de la servir. »


J’avais été forte jusqu’à présent, je n’avais pas montré mes faiblesses mais là… Je prierais pour que le sang de Cyselle ne coule pas lors du bal d’hiver. Elle était menacée, cela me glaçait le sang. A quels ennemies aurions-nous à faire ? Je l’ignorais pour le moment. Je n’étais pas à la hauteur, mais je ferais tout pour l’être. Je suivrais, à la lettre, les conseils avisés de la Duchesse. Avais-je, seulement, le choix ? Pas vraiment. Elle m’avait mise à grade, à moi désormais d’être sur mes grades et de protéger ma Maitresse.
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MessageSujet: Re: Rencontre dans le jardin d'hiver ▬ Svanhilde Nightingale   Rencontre dans le jardin d'hiver ▬ Svanhilde Nightingale I_icon_minitimeDim 20 Mai - 16:05

A-t-elle compris ce que tu lui as dit ? A-t-elle vraiment entendu tes paroles, la mise en garde cachée derrière tes mots ? Tu ne sais pas. Cette femme après tout a grandi dans la tranquillité, la paix des jardins de Lagrance, et vit depuis dans le luxe et l'environnement sur-protégé du palais impérial à Lorgol. Que sait-elle de la noirceur qui se cache dans l'âme des hommes, de l'ampleur des crimes qu'ils sont prêts à commettre pour servir égoïstement leurs propres intérêts ? Elle n'a sûrement pas eu beaucoup à souffrir des actes d'autrui, comment saurait-elle en garder sa maîtresse ? L'inquiétude plisse ton front alors que tu intègres ce qu'elle te dit. Inapte au maniement des armes, hum... C'est quelque chose qui peut s'arranger.

« S'il vous manque de l'entraînement au combat, ce qui semble vous préoccuper, ma foi, cela peut très bien ne plus être un problème, si vous désirez vous en donner la peine, Asma. »

D'un regard circulaire, tu balaies la salle. Rien : que des plantes frémissantes sous le froid de cette nuit d'hiver, quelques pierres, résidus de statues défigurées, et la frêle suivante un peu sous le choc de votre rencontre, qui semble encore ne pas savoir exactement quelle contenance aborder. Personne ne viendra vous déranger ici, pas en pleine nuit – et le corps qui achève de se vider de son sang dans un coin n'ira donner l'alerte à aucun garde. Tu jauges la tenue de ta compagne : une longue robe claire, blanche peut-être, une cape légère pour réchauffer ses épaules dans le froid sec qui règne dans les jardins d'hiver, des bottes élégantes mais peu pratiques. Ses cheveux, répandus sur ses épaules en longues mèches brunes, ne sont retenus par aucun accessoire, et tu secoues la tête en voyant cela, pleine de réprobation.

« Vos cheveux donnent une prise bien trop facile à un assaillant, et vous devriez porter des jupes moins amples, car celles-ci vous gêneront pour vous dégager ou vous enfuir. Une cape épaisse déviera la lame d'un poignard, et des bottes plates vous permettront de courir sans vous tordre une cheville. Adoptez ces réflexes : vous attirerez peut-être moins l'œil des hommes, mais vous pourriez bien sauver votre vie, sans parler de celle de votre maîtresse. »

D'un geste rendu fluide par l'habitude de longues années de pratique, tu dégaines ton poignard, puis tu saisis ton poignet, et tu l'attires vers toi – avant de rabattre ton bras et de lui mettre, littéralement, le couteau sous la gorge. Tu sens, à travers la lame nue posée sur l'artère de son cou, le rythme de son sang qui accélère. Quelles pensées peuvent bien traverser son esprit à ce moment précis ? L'odeur du sang qui imprègne tes vêtements et déteint sur les siens lui est-elle déjà montée aux narines ? D'un souffle à son oreille, tu continues à prodiguer tes conseils, d'une voix à peine audible dans le profond silence de la nuit.

« Ne vous fiez jamais à personne – n'importe quel visage amical peut se retourner contre vous au moment le moins attendu. Apprenez à vous défendre – ne laissez à personne l'opportunité de se glisser derrière vous pour vous poignarder dans le dos. Ayez toujours l'œil sur une sortie potentielles : et deux issues valent mieux qu'une, au cas où la première serait gardée. »

De ta main libre, tu libères son poignet et tu glisses la main dans ton décolleté. Là, dans l'espace entre ton corsage de cuir bien ajusté et la chemise de toile fine que tu portes en dessous, se trouve quelque chose dont tu ne t'es pas dessaisie depuis des années – mais qui pourrait bien ce soir trouver un emploi plus régulier dans les mains de la demoiselle de compagnie de Cyselle de Lagrance que dans les tiennes. D'un geste rapide, tu décroches le petit fourreau fixé à l'intérieur de ton corset, et la lame fine qui y est rangée. Finement ouvragée, l'arme est un présent de ton père et défend la vertu des dames de Nigthingale depuis deux siècles – la reine Eimaren, dernière de sa lignée, en fit présent à l'une de tes ancêtres qui fut sa dame de parage. Tu la déposes dans la main d'Asma, la fais pivoter face à toi, et la libère de ton emprise, rangeant ton poignard dans un chuintement feutré.

« Prenez ceci, et portez-la en permanence sur vous – il vous faudra coudre le fourreau à un endroit accessible par vous, mais invisible à qui ne sait pas où il se trouve. Exercez-vous à la dégainer sans être gênée par vos vêtements, et tâchez d'apprendre où placer vos coups pour que tuer un homme n'en nécessite qu'un. Souvent, un assassin entraîné ne vous laissera pas de seconde chance. »

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MessageSujet: Re: Rencontre dans le jardin d'hiver ▬ Svanhilde Nightingale   Rencontre dans le jardin d'hiver ▬ Svanhilde Nightingale I_icon_minitimeJeu 24 Mai - 12:13

Trop délicate pour te battre. Oui, tu avais entendu ce qu’elle te disait. Tu n’hésiterais pas à rendre compte à la duchesse et à suivre les conseils avisés de l’assassin que tu avais devant toi. Tu te méfiais, elle avait de l’assurance cette femme-là. Elle paraissait tellement forte, tellement puissante. Toi, à côté tu n’étais qu’un petit insecte, une plante toute fragile. Après une mise en grade comme la jeune duchesse venait de te faire, en effet tu te trouvais fort préoccuper par le sort de ta duchesse. Tu la savais menacer, mais tu n’imaginais pas à ce point là… Tu n’attendais que ça, te donner la peine… mais ce n’était pas aussi simple que ça. En rentrant comme dame de compagnie de la duchesse, tu n’aurais jamais imaginé avoir un jour besoin de te battre comme un homme pour défendre ta vie et celle de Cyselle. Mieux vaux tard, autant commençait tout de suite pour ne pas perdre un seul instant. La belle te donnait des conseils, jusqu’à présent tu t’habillais pour être belle en toutes circonstances et surtout lorsque tu arpentais les couloirs du palais.

    « Je tâcherais de suivre vos conseils bienveillants lors du Bal d’Hiver. Je ne pensais pas, que cette nuit, j’aurais besoin de me battre et encore moins que l’on essaierait de s’en prendre à moi d’où cette tenue peu appropriée qui attire les yeux des hommes plus qu’autre chose, vous avez entièrement raison. Nous n’étions pas là pour les mêmes raisons ce soir. Je dois être vigilante n’importe quand, et surtout la nuit. Ne jamais baissait ma grade… »


Elle suivait ses propres conseils visiblement, elle avait l’air expérimenté et sûre d’elle. La Duchesse de Nightingale dégaina son poignard, puis saisis ton poignet. Elle t’attira vers elle, te retourna, tu étais bloquée par son bras et sa main qui tenait ton poignet. Tu avais son poignard au niveau de la gorge. Pas vraiment rassurée, tu sentais ton cœur battre fort. Elle n’avait peur de rien. Tellement de savoir-faire, tu en restais bouche bée. Tu avais quelques doutes, tu ne pensais pas qu’elle faisait cela pour te tuer mais plutôt pour t’aider. Connaissait-elle Cyselle ? Pour vouloir aider sa dame de compagnie... L’avais-tu d’une quelconque manière touchée ? Quelle rencontre inattendue, en te levant de ta courte nuit, en descendant les escaliers du palais impérial, jamais tu n’aurais pensé faire pareil rencontre. Elle était remarquable, vraiment remarquable. Imprévisible. Si tu ressortais de cette entrevue en un seul morceau, tu serais contente.

    « Ce conseil sera l’un des plus facile à suivre. Tout n’est que jeu de masques et dissimulations ici. Je ne sais que trop bien qu’il faut se méfier de tout et de n’importe qui. Pourquoi vous ferais-je confiance ? Pourquoi souhaitez-vous m’aider Svanhilde Nightingale ? Ce n’est que perte de temps pour vous. »


Elle libéra ton poignet. Délicate, tu avais un peu mal. Tu n’avais pas l’habitude de pareils traitements, et puis la douleur, c’était surtout dans ta tête qu’elle était. Tu étais une petite nature qui avait grand besoin de s’endurcir. Que te réservait-elle encore comme mauvaise surprise ? Tu ne veux pas savoir ce qu’elle fait là derrière toi. Elle déposa une lame fine dans ta main. Tu pu recommencer à respirer une fois que celle-ci ai relâché son emprise, et qu’elle rangea son poignard dans son fourreau. Petit moment de frayeur encore une fois. Tu sentais que Svanhilde était l’une de ses femmes avec qui tu ne saurais jamais sur quel pied dansait.

    « Je ne peux accepter pareil présent. »


Tu lui tendais l’arme pour qu’elle la reprenne. Il fallait avouer que cette lame était parfaite pour toi, elle était à ton image fine et raffinée. La lame te paraissait d’une grande valeur, tu n’y connaissais pas grand-chose en arme mais celle-ci tu l’as trouvée très belle. Quand tu avais sentie qu’elle te mettait une arme entre les mains, tu avais sursauté. Des gens étaient peut-être déjà morts de cette lame ? Elle avait peut-être déjà fais couler le sang ? De ta main libre, tu pris un ruban qui était noué à ta ceinture et t’attacha les cheveux avec. Pour les bottes, la cape, et la robe tu ne pouvais pour le moment rien faire. Mais les conseils avisés de la Duchesse avait été entendus et tu les suivrais assurément.

    « Et… où dois-je taper pour tuer un homme en un seul coup ? Surprendre son ennemi dans le dos, et lui trancher la gorge ? »


Tu pris l’arme bien en main, la faisant sauter sur ta main pour mettre la lame face à Svanhilde. Tu l’approchas de sa gorge, sans la toucher. Tu étais prête à riposter selon comment elle allait agir. Ce soir, ou même demain tu avais du mal à t’imaginer ôter la vie d’une personne. Tu faisais partie de ces personnes faibles peuplant Lorgol, qui n’avait pas beaucoup de ressources pour se défendre ! Cela changerait peut-être…


    « En garde Duchesse ! Si vous avez du temps à perdre avec moi, je me donnerais la peine de suivre vos conseils, si vous continuez à me les prodigués. » avais-tu dis avec un ton de défi et un air assuré.

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La Sombre Mère
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MessageSujet: Re: Rencontre dans le jardin d'hiver ▬ Svanhilde Nightingale   Rencontre dans le jardin d'hiver ▬ Svanhilde Nightingale I_icon_minitimeLun 28 Mai - 17:43

Tu ne réponds pas à sa question. Pas tout de suite. Pourquoi l'aider, oui ? Pourquoi prendre le risque de te dévoiler à l'une des servante de ces Grands du royaume qui vivent dans l'ombre du tyran sans lever le petit doigt pour défendre les opprimés ? A peine ces mots se sont-ils formulés dans tes pensées que tu sais déjà qu'ils sont erronés. Asma Angham n'est pas de celles qui trouvent profit dans la souffrance d'autrui, et la flamme dans ses yeux te le certifie aujourd'hui. Vous avez, vous les assassins, vous les parias, des appuis dans cette Guilde de murmureurs dont la suivante fait partie, et tu sais confusément pouvoir t'appuyer sur elle, assurée malgré toi par cet instinct tout féminin qui t'a toujours portée au-devant de tes alliés, en dépit du danger. Méditant toujours tes motivations, tu réponds à sa question suivante, alors qu'elle se met en posture de combat, sa maladresse compensée par sa bonne volonté. Un sourire amusé étire tes lèvres alors qu'elle se demande si contourner son ennemi pourrait lui apporter la victoire. Un petit rire t'échappe, malgré toi, en imaginant la scène et son dénouement inévitable.

« Non, Asma, je ne pense pas que pour vois ce soit la solution idéale. Regardez-vous : vous êtes toute fine, toute fragile, vous ne parviendrez pas à atteindre le cou d'un homme un tant soit peu robuste et entraîné. Non, vous devez utiliser votre vulnérabilité – attendre qu'il vous approche, de face, et au dernier moment lui planter votre lame sous le menton. »

Tu joins le geste à la parole, utilisant ta main droite pour figurer l'arme dont tu parles, d'un geste vif – sans la toucher toutefois. Tu ne tiens guère à ce qu'elle ne s'étouffe devant toi ! Pendant quelques minutes, tu continues à lui prodiguer tes conseils, sur le placement de ses coups, l'usage à faire de ses coudes, de son front, de ses genoux. Et toujours dans tes pensées, cette question. Oui, pourquoi ? Pourquoi mettre en danger ton nom et ta mission pour quelque suivante pourrie gâtée qui sûrement n'a aucune idée des idéaux que tu défends ? Là encore, tu te reprends. Cyselle de Lagrance est réputée dans les cercles officieux confidentiels pour son allégeance à ta cause, et sa suivante sûrement nourrit les mêmes principes de révolte, éprise de liberté, loin de ces chaînes qui vous emprisonnent dans l'ombre d'Augustus. Alors pourquoi ? Elle n'a rien de bien extraordinaire, Asma, elle n'a rien d'une guerrière, d'une magicienne, ou d'une habile manipulatrice. Sa force, c'est cette loyauté profonde qui la façonne toute entière, cette fidélité exclusive à sa maîtresse, et son bon sens fondamental sur ce qui est bien et ce qui est mal – de cela, tu es persuadée.

Asma s'essouffle. D'attaques en parades, elle commence sûrement à comprendre l'ampleur de l'entraînement qui l'attend, la complexité de l'art du combat et l'implication que devenir la garde du corps de sa maîtresse requiert. D'un geste, tu l'interromps, et la fais asseoir sur une des margelles de pierre qui entourent les parterres du jardin d'hiver.

« Ne vous épuisez pas. Pour une première fois, c'était très bien. »

Tu marques une pause, le temps pour la brunette de reprendre son souffle. Ton regard se perd au loin, alors que sa question résonne encore dans ta tête. Pourquoi, oui, pourquoi accorder ces précieuses minutes de ton temps à une inconnue qui te vendrait avec plaisir au tyran contre une élévation au-dessus de son rang ? Non, vraiment, elle n'est pas ainsi – dans ses sombres prunelles qui te fixent gravement, tu vois sa résolution d'acier et la noblesse de son âme, aussi droite que le fil de l'épée qu'elle aspire à manier. Malgré tes doutes, malgré la peur, la trahison et la méfiance, tu as choisi, une fois n'est pas coutume, d'aventurer ta confiance.

« Ce n'est pas pitié que je vous aide, Asma. C'est parce que nous sommes alliées, dans ce combat qui nous attend. Parce que je veux, tout comme vous, offrir un monde meilleur aux sujets de Nightingale, et aux enfants d'Arven. »

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MessageSujet: Re: Rencontre dans le jardin d'hiver ▬ Svanhilde Nightingale   Rencontre dans le jardin d'hiver ▬ Svanhilde Nightingale I_icon_minitimeVen 15 Juin - 10:42

Quand tu vois l’amusement dont fait preuve la duchesse, tu comprends que tu es ridicule et que tu t’y prends mal. Tu es une murmureuse toi, elle c’est une assassin. Deux mondes bien différents, et pourtant, ce soir tu as permis l’union de deux guildes. Cette rencontre, tu t’en souviendras encore longtemps. Tu savais que tu reverrais, même brièvement, Svanhilde au bal d’hiver. Bal qui avait bien vite oublié. Tu ne t’attendais pas à ce que Svanhilde accepte de t’aider. Tu ne t’attendais pas à ce qu’elle te prenne à ce point au sérieux. L’égorger, voilà la façon dont tu devais tuer un homme. Tu ne t’en remettrais pas, la première fois. Tu as baissé ta grade peut-être un peu trop, tu savais très bien qu’à Lorgol il fallait toujours se méfier. Tu devrais rendre des comptes à Cyselle de Lagrance, tu ignorais ce que pensait ta maitresse de la duchesse déchue. Une zone de brume demeurait autour de Svanhilde. Pendant quelques minutes, elle te prodiguait son savoir, ses conseils. Tu notais tout bien dans un coin de ta tête, tu devrais peut-être t’en servir au Bal d’Hiver. Tu te retrouvais vite essouffler. Tu te rendais compte que ce serait un entrainement long et douloureux. Que protéger les siens, et savoir se battre avaient un prix. Tu t’asseyais un moment pour reprendre ton souffle. Tu lui souriais quand elle te félicitait. Elle paraissait honnête. Tu n’étais toujours pas convaincue, tu ne savais pas trop. Tu étais fidèle, et tu serais toujours reconnaissante envers Svanhilde. Tu ne la trahirais pas, tu ne la livrerais pas au Roi. Ce n’était pas ton genre ! Après-tout, elle aussi devait se montrer méfiante et pourtant elle venait de t’accorder du temps, sa confiance, ses conseils et son savoir. Et toi ? Petite fleur fragile et délicate, qu’allais-tu faire pour cette duchesse féministe et battante ?

    « Merci pour vos conseils, duchesse. Merci pour ce soir, pour m’avoir sauvée la vie et pour votre aide précieuse. Une question me brûle les lèvres… vous m’avez apportée de nombreuses choses ce soir, mais moi que vais-je vous apporter Ma Dame ? Qu’attendez-vous de moi ? Je veux me rendre utile envers vous, demandez-moi ce que vous voulez.»


Tu voulais me rendre utile envers elle, elle faisait peut-être cela car nous sommes femmes d’Arven, rebelles dans nos actes et dans nos pensées. Tu n’étais pas sûre que revoir la duchesse serait une bonne chose ? Peut-être plutôt un mauvais présage … La revoir rimerait avec sang, meurtre et vengeance sans doute. Tu lui en étais très reconnaissante, tu avais de la sympathie pour elle. Elle t’avait beaucoup aidée ce soir. Tu suivrais ses conseils l’heure venue. Tu avais finis par accepter sa lame, à contre cœur, c’était un cadeau qu’elle te faisait, une faveur. Tu avais du toucher le cygne tâché de sang qu’elle était. Dans le fond, tu l’admirais. Tu admirais l’assassin qui était en elle, elle était forte, n’avait pas peur, ne craignait pas la mort. Elle était ton idéal. Tu voulais devenir comme elle. Néanmoins, tu devais voir Cyselle, tu devais voir ce qu’elle en pensait elle de cette rencontre. Tu te sentais étrangement proche de la duchesse déchue. Mais tu ne pouvais aller à l’encontre de ta duchesse, serait-elle d’accord ? Que dirait-elle sur cette rencontre ? Sur ce présage que t’avait dicté Svanhilde ? Tu t’arrangeais les cheveux, te relevais, remis ta petite cape en fourrure. Tu te sentais fatiguer, peut-être qu’après cet effort tu trouverais enfin le sommeil… Tu t’inclinais. Tu allais retourner dans les appartements de Cyselle, tu devais te reposer avant d’affronter une nouvelle journée. Tu devais te poser, et réfléchir. Penser à ce que Svanhilde t’avait dit, tu craignais son avertissement et tu ne pensais pas être à la hauteur de protéger ta maitresse. Tu rentrais la lame qu’elle t’avait confiée dans la manche fine de ta robe, en attendant de mettre en place un petit fourreau bien caché des regards. Comme te l’avais conseillée la duchesse Svanhilde Nightingale.

    « Je vous souhaite une agréable nuit Duchesse de Nightingale. Au plaisir de vous revoir. Je ne crains pas pour votre vie, vous serez vous défendre et rentrer auprès des votre sans embûches. Si je me fais attaquer, j’attaquerais sous le menton alors.»

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