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 Svanhilde Nightingale

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MessageSujet: Svanhilde Nightingale   Ven 15 Juin - 11:47


« Dans cette danse des ombres où scintillent les poignards, je serai la danseuse qui se joue du hasard... »


Svanhilde Adelheid Nightingale

magicienne, duchesse et assassin



J'ai vu le jour dans la nuit du 17 mai 778 à Shivering Soul dans le palais en ruines de ma lignée.
J'ai 24 ans.
Je viens du Duché de Nightingale.
Je suis enjouée, déterminée, impitoyable, solitaire, juste, passionnée, anxieuse, cruelle, sanguinaire, jalouse.
Mon allégeance va à la rébellion.
Je suis de sang noble.
Axelle

Feat. Scarlett Johansson



Annales de Dragonvale


Il y a tant à raconter sur la dernière duchesse de Nightingale, à commencer par ses lointains ancêtres...

Le plus notable d'entre eux fut certainement Sartorien, le dernier souverain et Archimage de Nightingale alors que c'était encore un royaume indépendant. Puissant magicien, ami des Dragons, et homme de savoir - il contribua à créer l'empire sous l'égide de la reine de Cibella, Eilenn, huit siècles avant notre ère, et lui fut fidèle sa vie durant, agissant pour elle en qualité de conseiller avisé. Il transmit le titre ducal à son frère cadet, établissant la tradition ancestrale de servir le Roi d'abord et le duché ensuite, par deux membres différents de la famille. Lorsque, sept ans après la Fondation, Eilenn sollicite la construction d'une Académie de Magie à la demande des Dragons, c'est tout naturellement que les Nightingale offrent une partie de leur duché pour l'y établir, collaborant avec leurs alliés redoutables pour accéder à leur désir, renforçant les liens entre les deux espèces. A la mort de la souveraine et à l'avènement de son fils, le poste de Premier Magicien et créé et traditionnellement occupé par un Nightingale.

En l'année 218, c'est une Nightingale, Adelaina, Première Magicienne, qui supervise la construction de la Tour des Mages à Lorgol, la dotant d'un portail magique permettant l'accès instantané à l'Académie depuis la capitale et évitant ainsi aux souverains des semaines de voyage pour rendre visite à leurs alliés Dragons. Esthète reconnue et savante architecte, la vénérable magicienne apporta des améliorations notables à la Tour des Mages et veilla à en faire un joyau au sein même de la capitale, renouvelant l'allégeance des manieurs des arcanes à la lignée royale d'Arven.

En l'année 604, Brennwer Nightingale, cousin de la Première Magicienne et membre du Conseil de l'Académie, s'oppose à la validation du diplôme d'Augustus, jeune mage en formation à l'Académie. Seul du Conseil à y voir une objection, et donc en minorité, il voit sa motion échouer et s'attire l'inimitié d'une partie de ses pairs, au vu de sa véhémence à s'opposer au jeune Augustus aimé de tous. Son don personnel étant l'empathie, il percevait chez le jeune mage des zones d'ombres inquiétantes, mais son pressentiment fut étouffé et le destin d'Arven bascula.

En l'année 607, Sumbasa Nightingale, première Magicienne, réussit pour la seule et unique fois de l'histoire le sortilège absolu de destruction qui était resté jusque là un pur cas d'école théorique et ne sera jamais plus accompli ensuite - hélas, ce sortilège se révèle vain à protéger sa Reine des menées régicides d'Augustus qui l'abat froidement alors qu'elle gît sans défense, épuisée par le contrecoup du sortilège dévastateur qu'elle lui a lancé. Tout ce qu'elle a le temps d'accomplir avant de rendre son dernier soupir, c'est d'envoyer Eimaren, qui s'appelait Chimène avant son couronnement, rejoindre l'Académie où sûrement l'on saura la protéger d'Augustus. Espoir vain - Eimaren est déjà blessée à mort lorsque le transfert magique s'achève et elle rend l'âme sur les marches de l'Académie, non loin du corps sans vie de Brennwer qui contemple l'éternité et aurait pu changer la face du monde s'il avait été écouté. Les Dragons pris de rage enlèvent l'Académie et ses terres au duché de Nightingale et la dissimulent dans la brume, ne laissant derrière eux que des territoires stériles et maudits, défigurant un duché naguère prospère et radieux.

En l'année 611, le seul Nightingale rescapé de la purge, né sans-magie dans une lignée pourtant riche en pouvoir et épargné par le Roi pour l'humilier, crée dans la clandestinité la Confrérie Noire. Révolté par le massacre des siens, honteux de ne pouvoir changer les choses, et guidé par un spectre sombre et sans visage qui devient son Oracle de vengeance, Vanceslas Nightingale crée un ordre d'assassins voués à la perte du souverain. De génération en génération, les Lames de la nuit assassinent les collaborateurs du tyran, restaurant un minimum de justice dans ce monde en proie à l'oppression, fidèles en dépit de tout à leur Reine assassinée.

Pendant deux siècles, les ducs de Nightingale se succèdent dans la clandestinité, les duchesses donnant le jour en secret dans le palais en ruines des Nightingale avant de retourner vivre dans les terres de leurs sénéchaux demeurés loyaux, les Nibelungen. La Confrérie Noire prospère et se développe lentement, jour après jour, établissant un réseau de plus en plus vaste dans l'ensemble des Huit-Duchés.

En l'année 745, Brand Nightingale et sa femme Sonya sont séparés lorsque la duchesse, enceinte de huit mois, est capturée par le tyran. Brand et leur fils Sigmund pleurent sa mort, sans savoir que Sonya a vécu juste assez longtemps pour donner le jour à Hjalmar. Brand meurt de chagrin sans savoir que, des années plus tard, son fils cadet tuera l'aîné dans une ruelle de Lorgol, apportant l'anathème sur son nom que le tyran lui rendra alors. Hjalmar, élevé par Augustus, devient son loyal serviteur, alors que Sigmund se marie à Kriemhilde Obversson.

En l'année 777, Sigmund Nightingale, en mission à Lorgol auprès de la Confrérie Noire, croise dans les rues un orphelin blond de quatre ans aux les mêmes yeux clairs que lui et les mêmes cheveux blonds que son épouse jusque-là stérile. Pris de pitié devant le gamin affamé qui grelottait sur les pavés gelés de cette nuit d'hiver, il le ramène avec lui dans son duché, lui offre son nom et son foyer. Sigvald conçoit un amour profond pour ces parents attentionnés tombés du ciel et s'attache d'autant plus à sa jeune sœur lorsqu'elle vient au monde, un an plus tard.

Et ta vie commence ici, petite Svanhilde aux cheveux dorés et aux yeux d'azur, enfant née de l'amour et élevée dans les anciennes traditions de ton duché qui vit en toi, dans ton cœur loyal et dans ton âme ardente. Née dans les ruines de la salle du trône de Nughtingale une soirée venteuse de mai, tu as vite été ramenée dans les bras de ta mère jusqu'au manoir des Nibelungen. Comme tous ceux qui t'ont précédée depuis l'avènement du tyran, tu as vécu dans la clandestinité, recevant l'hommage de tes vassaux dans l'ombre, agissant pour le bien-être de tes gens de ton mieux, avec cette ardeur et cette dignité qui sont l'héritage de ta lignée depuis les premiers temps de l'humanité. Ton enfance, tu l'as passée dans les jardins et les prés survivants de ton duché, sur les terres de vos sénéchaux fidèles, insouciante et gaie, protégée de tout par ce grand frère que tu as toujours adoré. Puis dans ta dixième année, l'on vient te dire que ton père vient de mourir dans Lorgol de la main de cet oncle renégat dont on ne te parle qu'avec stupeur et incrédulité. Du haut de tes dix années, tu peines à concevoir qu'un Nightingale puisse se montrer fidèle au tyran, mais Sigvald t'explique avec des mots d'enfant la complexité de sa situation - et dans le secret de vos cœurs généreux, vous portez à cet oncle dévoyé une affection doublée de pitié, formant à deux le projet d'un jour le rencontrer. La Confrérie Noire entrant alors en sommeil jusqu'à ta majorité, on t'entoure des égards dus à ton rang, dans le plus grand secret. Ton frère, avec cette honnêteté taciturne dont il est pétri, renonce officiellement à toute prétention sur la couronne ducale de Nightingale comme sur le poste d'Oracle de la Confrérie, préférant veiller sur toi dans l'ombre de ta lumière.

Finies les années d'insouciance... Tu comptes dix printemps, et tu portes déjà le poids de ton nom. On t'éduque et l'on t'apprend, tout ce que tu dois savoir - ta mère dont la santé décline t'enseigne les lettres et l'histoire, et développe ton appétit déjà aiguisé pour la littérature et les richesses du passé. On te donne des maîtres de maintien, on t'apprend la musique et la danse - et l'on t'initie à l'art de tuer. Venu de la capitale, Enguerrand Sigbelian, ami et protégé de ton défunt père, s'attache à la formation toute particulière des assassins en devenir que vous êtes, Svanhilde, ton frère Sigvald et votre futur sénéchal que vous considérez comme un cousin tant vos âges sont proches, le jeune Siegfried avec lequel tu te chamailles affectueusement à longueur de temps. Tu deviens possessive au fil des années, jalouse même lorsque ton frère quitte ton côté, rancunière lorsque l'on te cause du tort et parfois cruelle dans tes mots. Tu développes néanmoins de belles qualités pour compenser tes failles, dotée d'une intelligence éveillée par des années de curiosité, agile au combat, et surtout fidèle à la mission ancestrale dont tu as hérité. Seul Sigvald sait que depuis la mort de ton père, la Mère de la Nuit, cet esprit désincarné au visage voilé de noir qui guide les pas de la Confrérie depuis sa fondation, vient te rendre visite ponctuellement, encourageant tes progrès, et te racontant l'histoire de ta lignée.

A l'aube de ta vingtième année, tu te trouves au chevet de ta mère mourante pour la voir partir vers un monde meilleur. Elle te remet les clés de la Confrérie Noire et s'en va rejoindre Sigmund qu'elle n'a jamais remplacé, te laissant complètement orpheline cette fois, avec Sigvald pour seule famille. C'est le moment où ta vie va changer profondément. Confiant les rênes du duché et le bien-être de tes gens à l'un des Nibelungen qui s'est toujours montré fidèle, tu pars pour un long périple à travers tout Arven avec Sigvald et Siegfried pour réveiller les cellules dormantes de la Confrérie et étouffer quelque peu l'immense chagrin qui t'étreint. Pendant ce temps, ton professeur Enguerrand retourne à Lorgol, préparant la cellule de la capitale à ton arrivée. Il s'écoulera deux années avant que tu n'y parviennes enfin.

Deux années pendant lesquelles tu découvres Arven, respires l'air de chaque duché, vois tout ce que l'on t'a décrit mais jamais montré. Tu rencontres des Rebelles, assistes au coup d'éclat du duc héritier d'Outrevent, rencontres des assassins remarquables donc certains s'attachent à tes pas. Tu vois la misère et l'espoir, la richesse et la trahison, et tu deviens une femme déterminée, avec au cœur cette envie forcenée de libérer Arven de ses chaînes. Tu es en Erebor, dans le campement où vit Amaté Chemsa la duchesse héritière, lorsque la vague de magie qui a déferlé sur les Huut-Duchés vous frappe l'une et l'autre de plein fouet, créant chez elle une étincelle de magie et réveillant chez toi l'héritage inné de ce sang transmis de génération en génération par Sartorien. Tu restes inconsciente plus de trois journées, errant de rêve en rêve, victime d'une fièvre intense qui termine d'installer dans ta chair ta magie personnelle de l'air. A ton réveil, c'est avec stupeur que tu découvres ta nouvelle faculté à influer sur ce qui t'entoure, particulièrement sous l'effet de la colère ou de la peur. Constatant chez Amaté Chemsa, restée inconsciente moins longtemps, des effets similaires, tu lui conseilles de se cacher pour ne pas être tuée.

Les nouvelles de la traque vous parviennent, effectivement, par ces relais secrets des courriers de la Confrérie, et tu quittes le campement du désert pour rejoindre ton frère et ton sénéchal auprès d'Anthim d'Erebor et de vous mettre en route tous ensemble vers la capitale. Là-bas, au terme de ce long périple, t'attend la Tour Noire : un cylindre sombre, hermétique, défendu par une arche d'obsidienne à laquelle mènent tous les souterrains, dont la magie ancestrale est restée active toutes ces années et sait terrasser les traîtres infiltrés. Une Tour de dédales et de secrets, tapissée de lourdes tentures, un endroit sombre mais accueillant, la chaleur d'un foyer pour tous ces exilés qui ne vivent que pour voir couler le sang, et tomber le tyran. La capitale et ses bas-fonds, le palais et ses illusions - les mensonges et le vice, mêlés à la beauté et à l'espoir, si étroitement liés que les premiers souillent les seconds sans toutefois parvenir à leur dérober leur essence de pureté. Un monde de nuances et de tromperies où le hasard préside à tout, dans un ballet de l'ombre où dansent les poignards...

Tu n'y es pas encore, cependant. Un soir, ton cheval s'étant blessé à la jambe, ils repartent sans toi, et tu restes en plein campagne, dans ces champs riches de Cibella à sa frontière avec Lagrance. Le murmure des insectes nocturnes ne parvient pas à t'amener au sommeil et tu restes éveillée, songeant à ton existence. Siegfried et Sigvald sûrement sont déjà arrivés - ils ont pris leurs quartiers dans la Tour Noire, t'attendant pour organiser la lutte contre le tyran, pour mettre les lames des assassins au service des magiciens en fuite. Pour se lever et sortir de l'ombre qui vous a abrités, pour se dresser contre l'outrage et l'atrocité, pour venger votre reine assassinée il y a tant d'années. Tu imagines de quoi ta vie sera faite. De coups sûrement, de larmes et de sang. Tu sais que tu devras beaucoup sacrifier, te mettre en danger et accepter de payer le prix requis pour délivrer du danger et lui rendre sa liberté. Allongée sous les frondaisons, blottie dans ta cape, tu contemples les étoiles et tes pensées dérivent, vers ceux qui t'attendent là-bas et les défis à relever, vers les combats à mener et les morts à délivrer. La Cour et ses intrigues, les rues et leurs complots - tout un monde auquel ta vie somme toute assez dorée de petite héritière cachée ne t'a pas forcément préparée. L'angoisse un instant étreint son cœur : et si... et si tu n'étais pas à la hauteur ?

Et c'est là que ta vie atteint son tournant le plus important...



Chroniques d'Arven


Le vent souffle fort.

La minuit est passée depuis de longues heures et le matin s'en vient doucement, baignant Lorgol endormie d'une aube de flammes alors que l'astre solaire se lève lentement au-dessus de l'horizon. Cela commence tout doucement, par quelques timides lueurs rougeoyantes teintant les nuages, puis de plus en plus prononcées alors que les minutes s'égrènent, dans ce silence absolu qui précède toute nouvelle, alors que les êtres et les animaux s'éveillent graduellement à la vie qui les attend. Tu n'as pas, comme bien d'autres, trouvé l'oubli de la conscience dans le sommeil des justes, ni trompé ta solitude dans quelque lit de fortune avec un compagnon de passage - non, tu as passé une nuit fructueuse, entièrement placée sous le signe de ta mission. Ta Sombre Mère t'a désigné un homme à abattre - quelque capitaine trop zélé qui a pris pour habitude, récemment, d'accuser de magie toute femme osant lui résister. Plusieurs filles de joie sont ainsi tombées sous ses coups ou lui ont cédé pour éviter la mort, mais la Mère de la Nuit n'accepte pas que l'on galvaude ainsi la magie, et au nom de tous les Magiciens, tu l'as tué cette nuit. Ta mémoire se déroule, souple et obéissante, alors que tu rappelles à toi les souvenirs encore frais des heures écoulées.

La minuit vient à peine de sonner. Là-bas, loin au-dessus de toi, les étoiles scintillent dans leur éternelle plénitude, et les bruits de la nuit bercent ton attente. Cette nuit-là t'en rappelle une autre, passée à contempler le firmament dans la campagne de Cibella en attendant que la jambe de ton cheval ne guérisse. Une autre nuit, tellement plus importante - comment le pressentiment étrange qui t'avait saisie avait dérobé le sommeil à tes paupières, t'empêchant de trouver le repos. Et ce souffle de vent qui s'était levé, balayant la terre et couchant les blés, amenant à tes narines des senteurs étrangères que tu n'avais pas identifiées. La poussière de la route qui s'était envolée en tourbillonnant - et lorsque tu t'étais prudemment avancée, torche au poing, pour t'enquérir de ce qui se passait, la poussée d'adrénaline qui avait enflammé ton sang en reconnaissant l'arche de pierre soudain apparue sur le sentier.

Monumentale, antique, ouvragée et magnifique : deux battants majestueux, et par delà une allée dallée, longue et serpentine. Sous la lueur complice de la lune, tu avais aperçu au loin des marches larges, brillantes, et une double porte élevée, couronnée d'un fronton massif où l'effigie de pierre qui gardait le seuil ne laissant aucun doute sur la créature représentée : un Dragon, les ailes semi-déployées, prêt à prendre son envol. La brise alors avait tourbillonné alentour, s'enroulant d'abord autour de tes chevilles pour remonter doucement étreindre ta taille, plus tendrement que n'importe quel amant. Tu avais ressenti l'appel dans les tréfonds de ton être - tu en avais entendu la voix dans les battements frénétiques de ton cœur. C'était là ton héritage, cette magie dans ta chair, le dernier cadeau de ta lignée - c'était Dragonvale, la perdue, la dérobée, qui s'offrait à toi comme le trésor sans nom qu'elle était, qui te tendait la main pour t'accueillir en son sein. C'était Dragonvale, sa magie et ses mystères, sa science et ses merveilles - et tu lui avais tourné le dos. Là-bas, sur le fronton, la créature de pierre s'était animée, et tu avais croisé son regard vénérable - la compréhension infinie dans ses iris, l'acceptation totale de ce que tu étais, et l'encouragement silencieux sur la voie que tu t'étais choisie, inconditionnelle bénédiction de celui qui sait et qui pardonne. Et c'est la mort dans l'âme que tu t'étais éloignée, l'âme en peine et le cœur brisé, pour retourner vers cette mission qui t'attendait et que tu étais la seule à pouvoir accomplir. Une surprise néanmoins restait encore à t'être accordée. Recroquevillé près du feu, tremblant de froid dans cette nuit glaciale, un petit volatile fragile grelottait pitoyablement. Tu t'étais approchée, lentement pour ne pas l'effaroucher, et à ses côtés tu t'étais agenouillée, le prenant délicatement dans tes mains pour ne pas le blesser. Il avait tourné la tête, levé les yeux - et en une fraction de seconde, ton âme avait chaviré. De cœur à cœur, d'esprit à esprit, en un instant vous vous étiez liés, et tu avais failli tomber sous le choc absolu de cette révélation inattendue, vacillant avant de t'effondrer sur le côté. Incapable de parler, émue aux larmes devant la fragilité de ce petit être qui déjà t'accordait une confiance sans aucune retenue, tu l'avais serré contre lui, lui offrant la chaleur de ton corps contre la compagnie de ses pensées. La nuit entière s'était écoulée sur vos confidences et les balbutiements de votre attachement - le soleil s'était levé sur vos promesses et la profondeur de votre amitié. Le cygnon s'appelait Arius, et blotti contre toi dans la chaleur de tes vêtements, t'avait communiqué ses rêves et ses espoirs d'avenir.

Ce soir, il est là. Dans tes pensées, comme il convient - resté à la Tour Noire, mais présent alors que tu guettes dans l'obscurité l'arrivée de ta cible. Un bruit de pas qui s'approche, une odeur de vin, les gémissements terrifiés de la fille qu'il traîne dans son sillage - ta mission te commande de ne jamais laisser de témoin, mais pour cette fois, tu feras une exception. Le poignard rituel qui a toujours été le tien depuis ton initiation sort du fourreau dans un chuintement feutré, et tu attends que ta proie passe à ta portée, ombre parmi les ombre, murmure éphémère du silence qui rugit et s'apaise au rythme de ton cœur. Un instant encore, et le voilà - d'une détente du poignet, tu égratignes son bas, le forçant à lâcher la femme qui glapit et s'effondre au sol. Tu peux voir sur elle, dans la lueur chiche de l'astre lunaire, les bleues et les bosses que la cruauté de l'homme lui a infligées, et ta résolution se fait d'acier alors qu'il tire l'épée et tente de t'atteindre, pris dans les brumes de l'alcool mais soudainement dégrisé par le danger qu'il sent poindre. D'une voix implacable, tu énonces la sentence et l'arrêt de mort que ses crimes lui ont valus - puis, après quelques secondes d'un combat à l'issue prédite d'avance, le fil de ta lame trouve sa gorge et la caresse de son mortel baiser. Le sang jaillit à flots qui t'éclaboussent, te baignant dans leur saveur cuivrée et leur goût métallique, imprégnant tes vêtements de cuir noirs et la lourde cape à capuchon qui dérobe ta silhouette, le voile noir opaque qui dissimule tes traits. Au sol, la femme halète à petits coups - silencieusement, tu t'inclines devant elle, avant de prendre le chemin du retour.

Poussée par une envie subite, tu montes tout en haut de la Tour Noir, sur ce toit étroit qui vous cache à la vue du sol mais te permet de contempler Lorgol endormie. Le vent souffle fort ici, et délestée de ton voile et de ta cape, tu en laisses les bourrasques jouer avec tes cheveux gorgés de sang, sécher les traces écarlates sur ton visage, éveiller ta magie de l'air encore balbutiante. A tes pieds, le cygnon qui a à peine grandi s'accroche à tes bottes et contemple lui aussi le soleil teinter de rouge le ciel à l'est, annonçant une aube rayonnante dans son aura de rubis, recouvrant le paysage tranquille d'une mare sanglante. Lorgol t'attend, Lorgol t'appelle : et dans ce combat sans pitié pour combattre la tyrannie et briser ses chaînes, tu n'attends que l'heure propice pour déployer tes ailes, t'envoler et conquérir ta liberté. Toi la combattante de l'ombre, toi la championne de Dragonvale, tu chargeras ton âme de l'opprobre et de la honte, pour l'amour de ton nom et des tiens. Pour offrir à tous les enfants d'Arven de meilleurs lendemains...



Rapport Confidentiel


LIAM D'OUTREVENT ft. Jared Leto
Le jeu de la mort et du hasard - Nous sommes alliés. Censément. A la vérité, je ne sais trop quoi penser de lui. Il ne cesse de critiquer notre soif de sang, mais nous sommes impitoyables par nature - je crois qu'il ne pourra jamais comprendre la Confrérie Noire et la véritable essence de la liberté que nous défendons. Certes, nous sommes des tueurs à gages - il faut bien vivre n'est-ce pas ? Mais nous accomplissons également une noble tâche en éliminant les fidèles du tyran. La Guilde des Rebelles peut-elle y prétendre, avec ses idéaux bien placés et ses beaux discours ? Non, Liam. Non. Cesse de toujours t'en prendre à moi parce que je dirige des assassins. Toi, tu dirige des mollassons et des beaux parleurs. Ensemble, nous pourrions accomplir de grandes choses - mais rien ne sera possible entre les rebelles et la Main de la Nuit tant que l'entêtement persistera.

SIEGFRIED NIBELUNGEN ft. Christian Bale
Une tête à claques - Mon sénéchal. Le mien - en tant que duchesse, il me suit et me sert. Censément, encore une fois. En réalité, il agit plus comme un cousin un peu envahissant. Nous avons pratiquement grandi ensemble : il est à mes côtés depuis mon jeune âge et je le vois comme un membre de ma famille. C'est un assassin jusqu'au bout des ongles - il aime le sang, il aime la sensation de prendre une vie. Je le sais, il me l'a dit. Je sais également qu'il prend plaisir parfois à torturer un peu ses victimes, mais, hé ! Ils l'ont mérité ! Un jour, si jamais je devais rejoindre Dragonvale ou mourir en chemin, je sais qu'il ferait un bon Oracle pour la Confrérie Noire, puisque note Mère de la Nuit parfois se montre à lui. Je ne lui en ai jamais parlé - je sens qu'il est en compétition avec Sigvald à ce sujet.

SIGVALD NIGHTINGALE ft. Alex Pettyfer
Famille de coeur - Sigvald est un trésor. Il est discret et silencieux en public, mais en privé ou compagnie réduite, c'est un esprit brillant qui ne cesse de m'émerveiller. Nous n'avons pas de liens de sang, mais il est tout de même mon frère, mon aîné : une belle âme et un cœur vaillant. Il a refusé tout droit à la couronne de Nightingale à la mort de notre père : je crois qu'il ne s'y sent pas légitimement autorisé. Il faudra bien cependant qu'il s'y fasse : si je puis un jour rejoindre Dragonvale, c'est à lui que je confierai notre duché. Et si jamais la mort doit me prendre avant ce jour, il faudra bien qu'il prenne ma relève. C'est un bon assassin, et un fidèle loyal - notre Mère de la Nuit l'honore de sa présence - mais par son droit de lignée il est duc. Ma naissance n'aurait jamais dû empêcher cela...

JODHAA ANDHAAR ft. Freida Pinto
Dépendance - Ah, Jodhaa. Sulfureuse, magnifique, redoutable, vénéneuse. Je t'ai rencontrée pendant ma tournée de nos cellules de province, avant de rejoindre Lorgol pour y rouvrir notre Tour. Tu m'as impressionnée, Jodhaa. Ta force, ta détermination, et surtout, ce goût du sang et cette rage de rébellion qui font de toi une Ecoutante parfaite. J'admire ta passion et l'absence totale de remords avec laquelle tu remplis ta mission. A ton contact, je suis devenue moins fragile, plus déterminée et plus engagée dans ma lutte. Grâce à toi, ma mission m'apparaît plus clairement et je ne redoute plus le sang sur mes mains. Tu m'as donné goût à la perversion qui me manquait pour faire de moi une créature de la nuit, et aujourd'hui, je ne saurais plus me passer de ton amitié.

CHIMENE D'ARVEN ft. Drew Barrymore
Douce amertume - Notre Mère de la Nuit. Elle m'est apparue à ma première nuit dans le Sanctuaire, légitimant ma présence et mon rang dans la Confrérie Noire. A chaque fois que j'occupe mes appartements de la Tour, elle m'apparaît, semaine après semaine, pour m'encourager dans la lutte et m'assigner de nouvelles cibles. Je ne sais pas qui elle est - son voile noir qui la couvre de la tête aux pieds m'a toujours empêchée de voir son visage. Je sais simplement qu'elle est femme, et décédée. Elle sait tout de mes tourments : mon déchirement d'avoir dû choisir entre la Main de la Nuit et l'Académie de Dragonvale, mon pessimisme quant à mon avenir personnel, l'inquiétude pour mon duché et le peuple d'Arven. Cette inquiétude, elle la partage, nous en avons souvent parlé. J'apprécie énormément sa présence et son soutien, et j'attends le jour où, enfin, elle me dévoilera son visage et son nom.





Hors Jeu



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Mon pseudo est Zoubi.
J'ai 24 ans ans.
Je connu Dragonvale par hasard :geugeu:.
Mon avis sur le forum :J'aime pas du tout et d'ailleurs je m'en vais :tik: .
J'ai un autre compte ? Pas encore. *sifflote*.
J'ai un dernier mot à dire :Bah quoi, tout le monde fait sa fiche, pourquoi j'aurais pas le droit moi ? :neuneu: .


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Dernière édition par Svanhilde Nightingale le Dim 17 Juin - 1:31, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Svanhilde Nightingale   Ven 15 Juin - 12:00

:string: Le truc essentiel à faire :geugeu:
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MessageSujet: Re: Svanhilde Nightingale   Ven 15 Juin - 12:11

Ouais. C'est pour me donner une bonne excuse de pas faire mes RP en retard. :neuneu:
Et aussi, j'avais envie :geugeu:.

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MessageSujet: Re: Svanhilde Nightingale   Ven 15 Juin - 12:42

cheers

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MessageSujet: Re: Svanhilde Nightingale   Ven 15 Juin - 12:45

J'ai fini :neuneu:
Validez-moi :geugeu:

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MessageSujet: Re: Svanhilde Nightingale   Ven 15 Juin - 12:47

:ahaha: Et si, je ne te validais pas ? :red:
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MessageSujet: Re: Svanhilde Nightingale   Ven 15 Juin - 12:52

Ce serait la fin entre nous :duel:

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MessageSujet: Re: Svanhilde Nightingale   Ven 15 Juin - 12:55

:duel: Ça voudra dire, garde alternée des bébés ? :puppy:

Si tu justifiais tes liens, cela rendrait mieux * sbaf * Bah écoute, très jolie fiche que je n'ai pas finis de lire mais ne pas valider la grande Déesse de ce forum serait un comble quand même >.< Donc, tu es validée espèce de tentatrice à la plume d'or! :neuneu: Si tu as besoin d'aide pour t'intégrer aux membres n'hésites pas à venir me voir :geugeu: Et si, tu n'es pas sage tu recevras des coups de fouets :youpi: :fouet:
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MessageSujet: Re: Svanhilde Nightingale   Ven 15 Juin - 13:45

Ah bah ! :neuneu:
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MessageSujet: Re: Svanhilde Nightingale   Ven 15 Juin - 13:46

Bon, bah sois la bienvenue sur ton forum Zoubinette ! :vv:
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MessageSujet: Re: Svanhilde Nightingale   Ven 15 Juin - 14:56

Bienvenue :geugeu:
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MessageSujet: Re: Svanhilde Nightingale   Ven 15 Juin - 15:58

Vous êtes bien mignonnes :geugeu:
Je veux bien une marraine, je suis perdue dans le contexte :neuneu:

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MessageSujet: Re: Svanhilde Nightingale   Sam 16 Juin - 5:59

Je vais te guider. :papeur:
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MessageSujet: Re: Svanhilde Nightingale   Sam 16 Juin - 6:21

Moi je vais te perdre :bat:
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MessageSujet: Re: Svanhilde Nightingale   Sam 16 Juin - 9:15

Ohwi faites-moi des choses :vv:

:sors:

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Svanhilde Nightingale

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