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 L'imprévu reste toujours imprévisible...

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MessageSujet: L'imprévu reste toujours imprévisible...   Mer 25 Juil - 14:41

    Réveillée depuis quelques heures déjà, je restai pourtant couchée. Trop tôt pour se lever mais impossible de me rendormir. Depuis les événements récents qui s’étaient produit dans le palais du Duc Castiel de Sombreflamme, j’avais de drôle de rêves qui étaient trop flou pour pouvoir en distinguer quoique ce soit, ne serait-ce même que son sens. J’étais pris de sueurs froides, de vertige et de sévères maux de tête avec nausée. Cela me réveillait en pleine nuit et j’avais ensuite l’appréhension qui m’empêchait de refermer les yeux. Parfois je me levais et allais marcher sous la lumière teinté de la lune quand mes vertiges n’étaient pas trop important. Parfois j’en viens même à me demander si je n’aurai pas mieux fait d’avoir un autre pouvoir. Pourquoi est-ce que ça tombe sur moi ? Le seul point positif c’est que je n’étais plus vraiment toute seule. J’avais trouvé ma belle Zyka. Toute petite à l’époque… elle avait tellement grandit en quelque mois. Elle n’était pas encore adulte mais ça ne saurait tarder. Mon regard se posa vers elle qui était allongé sur le tapis à côté du lit. Zyka plongea son regard dans le miens et me réconforta avec ses paroles. J’étais réceptive même si au fond de mon cœur je me demandais si j’avais la capacité de pouvoir supporter ce don.

    J’étais encore dans cette incertitude et cette solitude profonde. Je souhaitais plus que tout m’enfuir de cet endroit. Ces sentiments très fort me prenait soudainement et je savais ce qu’il fallait que je fasse…
    Je sorti du lit pour me diriger dans ma salle d’eau et me prendre un bain très chaud. Je profitais de ce moment en pensant à où j’allais aller un peu plus tard dans la matinée. J’allais retourner sur les terres d’Ingrid, et rien qu’à cette pensée une nostalgie me submergea. Je n’y étais pas retourné depuis longtemps. Je me demandais si la cabane existait toujours ou si la demeure de Dame Rosépine et ses terres étaient toujours intact. Je sorti de l’eau après plusieurs minutes, éclaboussant au passage Zyka volontairement. Cette dernière sursauta et me regarda d’un air sournois. Elle allait certainement trouver un moyen de me le faire payer plus tard. Non pas qu’elle n’aimait pas l’eau, c’était plutôt un petit jeu entre nous. Je m’habillais machinalement et prit un sac avec moi avant de sortir et de me diriger vers le Duché de Lagrance à l’aide d’une calèche.

    Les chevaux hennirent sous les cordes qui les freinèrent. Ils s’arrêtèrent avant d’arriver devant le château des Rosépines. Je voulais emprunter un autre chemin, franchir les champs de fleurs parsemé de coquelicots. Je descendis donc et me dirigea vers un petit sentier. Zyka sauta de la calèche en un saut somptueux et surtout très habile pour atterrir à côté de moi et trottiner pour me suivre. Après plusieurs minutes de marche à contempler ce bel endroit avec ces champs magnifiques et ses bosquets verdoyants. Tout me devenait familier et je repensais au moment où je profitais d’un moment d’inattention d’Ingrid pour aller jouer dans les champs ou dans les bois. C’était mes meilleures années au Duché de Lagrance, jusqu’à ce que je revienne à la cour. J’avais eu l’impression que mon cauchemar recommençait et qu’il ne finirait jamais. Ce fut le cas, et en regardant défiler les souvenirs qu’il me restaient mon cœur se serrait de plus en plus. Zyka se frotta sur mes jambes, je lui souris et m’accroupit pour la caresser.

    « Heureusement que tu es là toi. Tu me permets de survivre dans ce monde absurde… »

    Je finis par m’assoir à l’orée de la forêt avec une vue imprenable sur la demeure. Je ne voulais pas y pénétrer mais je ne voulais pas non plus rester trop à l’écart. Je pouvais rester là, à contempler les merveilles qui m’avaient fasciné pendant mon enfance et mon début d’adolescence. J’en vins même à penser à mes rares amis que je m’étais fait ici. Je me demandais même ce qu’il était devenue… je n’étais parti sans rien dire…
    Zyka posa sa tête sur ma cuisse, ronronnant bruyamment en me disant que tout allait s’arranger. Comme pouvait-elle mieux le savoir que moi ?
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MessageSujet: Re: L'imprévu reste toujours imprévisible...   Ven 3 Aoû - 20:17

Le monde se noie dans un océan de pourpre et de noir. Le monde m'agresse, le monde me blesse, le monde hurle et crie, saigne et pleure, dans ce tourbillon de douleur qui menace de m'engloutir à chaque instant, emplissant chaque seconde de mes moments d'éveils de ses cruels tourments.

Sigvald n'est plus là.

Sigvald m'a fuie, Sigvald est parti, et je reste seule ici – abandonnée, solitaire, vulnérable, désespérée. Aussi malheureuse que les pierres, avec le poids insupportable de ce cœur brisé que je dois pourtant m'efforcer de panser.

Je n'y arriverai pas. Je n'avais pas conscience avant de le perdre de l'ampleur de cet amour que nous partagions – je ne savais pas ce que je risquais de détruire avant qu'on ne le massacre dans mes bras. Sigvald. Le frère aimant et dévoué de mon enfance. A quel moment mes sentiments ont-ils cessé d'être ceux d'une sœur ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. Tout s'est enfui au fil d'un fleuve de sang bouillonnant, et j'en sens encore le goût cuivré sur mes lèvres. Qu'est-ce qui m'a pris ? Cette malédiction incohérente, cette magie bien trop puissante pour mes moyens restreints, qu'est-ce que c'était ? Je n'en sais rien. Je n'ai rien dirigé, rien contrôlé. C'est mon être le plus profond qui a parlé, la voix de cette fille de Nightingale, le cri d'une duchesse en deuil, et la rage primitive et sauvage de la femme qui voit son homme frappé à mort devant elle. L'instinct. Je commence à peine à réaliser quelle puissance couve dans mes veines, et parfois cela m'effraie – mais la Rage du Sang estompe tout cela. Je ne dors presque plus. Je n'en ai plus besoin. Mes pensées sont plus claires, plus nettes, plus dessinées : je sais quel est mon objectif, et je sais que mes forces seront décuplées dans mes effort pour l'atteindre, tant que ma mission ne sera pas accompli.

Je sens la soif de revanche sur mes lèvres, le goût âcre de la vengeance dans ma gorge, le brasier dévorant de la rage dans mes entrailles. J'ai besoin de tuer. Besoin de sentir la vie s'effilocher le long de ma lame, besoin de savourer les soubresauts de l'agonie contre mes mains, besoin d'entendre les derniers soupirs des condamnés, besoin de goûter les larmes des victimes désignées – besoin de m'inonder du sang des impurs pour étancher mon ivresse. On me craint à présent parmi les miens – je sais très bien ce que je suis devenue. Implacable. Sans pitié. Forte, froide, fière. Dure. Mais c'est la guerre qui veut ça, et je ne m'en offusque pas. J'ai besoin de cette cuirasse pour affronter l'innommable et abattre le tyran, j'ai besoin de cette puissance sacrée pour venger Sigvald. Après tout, je suis l'Oracle de la Confrérie Noire – je suis le murmure qui vient étreindre les cœurs infidèles la nuit, je suis l'angoisse dans les âmes des malséants, je suis la caresse douce et terrible de la mort elle-même.

Je suis Svanhilde Nightingale.

Et je suis seule. Plus personne. Là où toujours j'avais eu mon frère – il ne me reste rien. Que le vide – le vide dans mon cœur, le vide dans mon ventre, le vide dans mes bras. Plus rien, le néant, le froid distant et glacial de la solitude. C'est donc cela, être le dernier de sa lignée ? Et pourtant. Pourtant, il en reste d'autres. Deux. Le Fratricide, mon oncle Hjalmar que je n'ose approcher tant je ne suis plus maîtresse de ma haine – et sa fille bâtarde qui pourtant est de ma lignée, cette Meridia dont la mère était quelque courtisane prompte à écarter les cuisses pour le général des armées du Roi. Dois-je la mépriser pour sa naissance ? Je ne crois pas. Après tout, elle n'a pas choisi de venir au monde couverte de boue, et nous partageons le même sang. Dire qu'elle est plus proche de moi que Sigvald qui pourtant a été pour moi le plus parfait complément... Cette pensée m'arrache un frisson d'horreur et j'ai tôt fait de la chasser. Sigvald était un Nightingale, du plus profond de lui-même : parfois, la naissance ne veut rien dire, et il était de ces cas-là pour lesquels le dévouement rachète tout. Je voudrais pouvoir chasser ma cousine de mes pensées avec autant de facilité, mais... Elle m'a aidée à fuir. A m'échapper. Solveig à droite, elle à gauche, et Ingmar emportant le dépouille de Sigvald – elle m'a aidée à trouver le salut, et je n'ai même pas trouvé en moi de quoi lui adresser deux mots. Je me suis simplement faufilée dans la nuit avec le reste de la Confrérie, rentrant à Lorgol lécher mes plaies dans la Tour Noire en compagnie d'Arius, dont la métamorphose s'accordait à merveille à mon nouvel état d'esprit. La Rage du Sang a fait de moi une guerrière impitoyable et déterminée – de lui, elle a fait le Héraut de la Destinée, cygne adulte aux plumes aussi noires que la nuit la plus profonde. Arius. Ce même Arius, qui m'a conseillé de me renseigner sur Meridia, pour la retrouver et lui parler – et voir si je pouvais m'en faire une alliée ou si je devrais faire couler mon propre sang et la sacrifier sur l'autel de ma vengeance.

C'est un contact parmi la Guilde des Espions qui m'a parlé d'Ingrid de Rosépine et de son domaine de Lagrance, et un autre qui m'a avertie du départ de Meridia pour ces terres sur lesquelles elle n'est pas la bienvenue. J'y étais arrivée quelques heures avant elle, au terme d'un voyage de trois jours depuis la capitale. Lagrance est sublime en hiver – les champs couverts de neige, frissonnant sous la douce morsure du gel, attendant le printemps... La calèche du palais l'attend. Que fait-elle ? Elle est assise à l'orée de la forêt, elle ne bouge pas, ne parle pas. Folâtrant dans la neige, un petit animal que je ne distingue que mal cabriole – les yeux aiguisés d'Arius depuis le ciel m'annoncent que c'est une panthère. Ha. Voilà bien une fausse Nightingale – les oiseaux sont depuis toujours les Familiers de notre lignée, et si la sienne est de leurs prédateurs, alors... Cette pique acerbe dans les pensées d'Arius m'agace soudain. Je le réprimande avec une sécheresse empreinte d'affection, et je continue à observer ma cousine sur son tapis de neige – aussi blonde que moi, des yeux tout aussi clairs. Ah, Meridia. Quel fil le Destin a-t-il tramé pour toi et moi ?

Souple et silencieuse, aussi noire que la nuit d'hiver qui m'a transformée pendant le Solstice sur cette neige immaculée, je m'avance vers elle. La panthère se fige, et je m'arrête non loin d'elles, suffisamment proche pour qu'elle me voie, suffisamment loin pour ne pas l'effrayer. Après tout, je porte ma tenue d'assassin, toute de cuir et de velours sombre, et l'épaisse cape qui me couvre de la tête aux chevilles n'a rien de bien engageant. J'en rabats le capuchon pour dévoiler mes traits, et j'avance encore, de quelques pas, la neige crissant doucement sous mes semelles. Dans un souffle d'air, Arius se pose à mes côtés – le noir de ses plumes répondant à celui de ma tenue. Sobrement, j'incline la tête en un salut distant.

« Dame Meridia. »

Je ne la salue pas par son titre familial de cousine – après tout, elle n'a pas grand-chose d'une enfant des rossignols1 , et la méfiance m'accompagne partout en ces moments étranges...

1 : Le rossignol est l'emblème des rois et reines de Nightingale depuis la nuit des temps, et c'est actuellement le blason du duché et de la famille régnante.

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