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 On cherche des pourquoi là où il n'y a que des comment. ; Svanhilde&Jodhaa.

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MessageSujet: On cherche des pourquoi là où il n'y a que des comment. ; Svanhilde&Jodhaa.   Mar 14 Aoû - 15:13

« Joseph Conrad a dit; la croyance en une origine surnaturelle du mal n'est pas nécessaire. Les hommes sont à eux seuls capables des pires atrocités.»

Voilà plusieurs heures déjà que la cérémonie a touché à sa fin. Tapie dans l’ombre, tu tentes désespérément de calmer cette rage qui bouillonne en toi depuis que Svanhilde s’est avancée dans la lumière afin de se présenter elle aussi au tournoi. Tu ne comprends pas. Elle ose défier toutes les règles de prudences, si elle meurt, il n’y aura plus rien. Plus d’espoir, plus d’avenir, plus de lumière. Si elle meurt, Jodhaa, tu n’auras plus rien. C’est pleine de rage que tu t’es rendue directement jusqu’à sa chambre, déjouant la vigilance des gardes fatigués de veiller sur un château que tous pensent inviolable. L’abus de confiance d’Augustus, et du sexe masculin, t’étonnera toujours. Tellement faibles, si facilement manipulables. Tu les hais, tous, de ton père à ce fils que tu n’auras jamais, bien trop perdue dans ton combat contre ton peuple et ta tête. Ces ombres qui ne cessent de grandir, qui ne cessent d’hurler à la mort. La Mort, ta vieille amie cachée derrière chaque mur, derrière chaque regard. Tu peux la sentir planer au-dessus du château, seule véritable reine entre ces murs.

Tu n’as pas su contrôler ta rage, et le résultat se voit dans l’appartement de Svanhilde. Une tempête n’aurait pas été mieux imitée que ce soir-là. Assise dans un coin, tu patientes. C’est une qualité que tu auras appris à maîtriser avec le temps, la patience. C’est quelque chose que tu aurais voulu lui apprendre, mais cette foutue magie t’en empêches désormais. Tu aimes le nouvel oracle qu’elle est devenue, encore plus sanguinaire qu’auparavant, tu restes l’un de ses plus fidèles alliés, veillant du coin de l’œil que tout se déroule sans la moindre accroche. Et tu réussissais parfaitement cette mission, jusqu’à ce soir. Au souvenir de cette capuche sombre se rabattant et dévoilant la perfection du visage de l’oracle de la Confrérie Noire, ton sang ne fait qu’un tour. Ton poing vient s’écraser contre un mur et un grognement sourd s’échappe de ta gorge. Idiote, irresponsable. Elle pourrait tout compromettre. Qui prendra la relève si elle venait à disparaître ? Qui aurait assez de courage pour les mener jusqu’à la victoire ? Toi, tu ne vois personne d’autre. Elle est l’unique espoir, la seule voie possible à tes yeux pour vivre dans un monde meilleur.

Le bruit discret de pas qui se rapprochent te sors de ta torpeur, aveuglée par la colère tu n’as pas faits attention à l’heure. Sans un bruit, tu te relèves, toujours cachée dans un coin, tu observes l’une des suivantes attribuées à Svanhilde pénétrer dans la chambre. Il faut qu’elle soit seule, l’envie de te défouler sur cette pauvre innocente traverse ton esprit, avant que l’unique partie rescapée de ton âme te ramène à la raison. Ici, au beau milieu du château, tu n’aurais que très peu de chances de t’en sortir, et tu risquerais doublement la vie de Svanhilde.
D’ailleurs, la voilà qui pénètre à son tour dans sa chambre. Lumineuse comme toujours, elle a toujours été ton parfait opposé, jusqu’à ce que ta noirceur contamine peu à peu son âme.

    « Svanhilde, on doit parler, fais les sortir. »



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MessageSujet: Re: On cherche des pourquoi là où il n'y a que des comment. ; Svanhilde&Jodhaa.   Mer 22 Aoû - 6:56

D'un sourcil haussé, tu manifestes ta désapprobation. Jodhaa décidément prend bien trop de libertés depuis la mort de Sigvald et tu en conçois un agacement de plus en plus vif. Tu n'aimes pas que l'on dicte te conduite, et ta Lame ferait bien de s'en souvenir. En cet instant, tu aimerais pouvoir la faire sortir de force, l'envoyer loin de toi, t'épargner ses jérémiades que tu devines dans l'orage de ses yeux. Mais tu connais Jodhaa – elle n'aurait de cesse de te pourchasser tant qu'elle ne t'aurait pas délivré le fond de sa pensée, aussi, retenant un soupir, tu te tournes vers ton escorte.

« Petites, pour votre sécurité, laissez-nous. Je ne risque rien, mais elle pourrait s'en prendre à vous. »

Tu n'as pas besoin de le répéter. Aubépine Haldann s'incline et sort – tu sais qu'elle restera devant la porte, prête à accourir à ton appel. L'autre, celle dont tu n'as pas retenu le nom, l'espionne à la solde du tyran, ramasse ses jupes et s'enfuit le long du couloir. Terrifiée, sûrement, devant Jodhaa et la promesse de violence qu'elle incarne. Tu ne peux guère lui en vouloir : c'est cette sauvagerie indomptable qui t'a plu chez l'Erebienne parricide, et c'est cette soif de sang primitive qu'elle représente qui te permet d'avancer aujourd'hui dans les ténèbres qui t'entourent. Cela fait sûrement quelques temps maintenant qu'elle t'attend, tournant en rond dans ta suite comme un ours en cage, évacuant sa frustration et sa colère sur ton mobilier. Une légère exaspération t'envahit. Dans la pièce, il n'y a plus un seul meuble intact. De quelques pas rapides, tu te rends à la porte de la chambre – bien, ici au moins Jodhaa n'aurai touché à rien. L'idée de dormir dans un lit d'échardes ne t'aurait que peu séduite. Lové sur le couvre-lit, Arius relève son long cou gracieux. Vos pensées s'entremêlent un instant, échange doux-amer de souffrances jumelles, réconfort de votre intimité, puis il repose la tête sur ses plumes aussi noires que la nuit et replonge dans le sommeil.

Dans la pièce principale, Jodhaa écume de rage. Tu as senti le choc dans ses yeux quand tu t'es avancée – tu sais qu'elle n'est vraiment pas contente et que tu vas passer un sale quart d'heure. Mais tu lui dénies le droit de t'imposer ses choix, et il va falloir qu'elle le comprenne – plus personne ne peut se tenir entre la duchesse de Nightingale et son objectif. Sigvald était le seul à détenir ce pouvoir, le seul à qui tu en avais donné la permission, et maintenant qu'il n'est plus... Personne ne saurait le remplacer. Pas même Jodhaa, en dépit de toute l'affection que tu peux lui porter.

« Tâche de ne pas hurler trop fort. Je suppose que tu tiens à ce que tout cela reste confidentiel. »

Et tu t'assois sur un fauteuil qui n'a plus de bras, après y avoir déposé un coussin mal en point. Attendant patiemment qu'elle laisse s'évacuer le torrent de reproches qu'elle a eu le temps de te préparer...

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MessageSujet: Re: On cherche des pourquoi là où il n'y a que des comment. ; Svanhilde&Jodhaa.   Ven 7 Sep - 3:14

« Joseph Conrad a dit; la croyance en une origine surnaturelle du mal n'est pas nécessaire. Les hommes sont à eux seuls capables des pires atrocités.»

    « Petites, pour votre sécurité, laissez-nous. Je ne risque rien, mais elle pourrait s'en prendre à vous. »


Un sourire froid prend à présent place sur ton visage. Maintenant que Svanhilde se trouve devant toi, ta colère semble presque s’évaporer. Mais la bête est là, éveillée, et elle tremble de te voir faiblir. Tu ne supportes pas l’idée de devoir rester enfermée, tout autant que l’idée de voir Svanhilde être blessée. Tu l’observes, patiente. Tu apprécies ses gestes, tu sais que tu ne l’as pas mise de bonne humeur en venant ici mais peu t’importe. Il n’y a qu’elle qui compte et tu comptes bien le lui dire.
Tes poings se serrent en même temps que tu ne peux t’empêcher de mordre tes lèvres jusqu’à ce qu’une goutte de sang y apparaisse. Ce goût, cette odeur, cela te manque déjà.

Tu étais prête à te sacrifier pour elle, renoncer à ta liberté pour celle que tu chéries, au lieu de ça, te voilà prisonnière de sa folie, de son idiotie. Oui, c’est ce que tu ressens Jodhaa, et tu l’entends, au fond. Tu l’entends te répéter doucement ces mots. Elle est là, cachée derrière chacun de tes pas, elle t’observe et te guide. Elle est ce monstre qui sommeille en toi, cette bête qui hurle dans ta tête quand le moment de tuer est venue. Elle réclame ta liberté, tu détestes être observée de toute part, tu détestes ces deux jeunes femmes qui te suivent en permanence, ton seul plaisir étant cette peur qui brille au fond de leur yeux quand elles te regardent. Terreur, peur, colère, tu aimes provoquer ces sentiments. Et chez Svanhilde ce soir, tu peux apercevoir la rage briller, et le monstre hurle et se débat. Enfermée, tout semble plus fort, plus violent. Chacun de tes sentiments est décuplés.

    « Tâche de ne pas hurler trop fort. Je suppose que tu tiens à ce que tout cela reste confidentiel. »


Seul le silence fait écho à la demande de Svanhilde. Trop de colère, trop de folie en toi. Tu ne veux pas perdre le contrôle face à elle, pas ce soir. Tu la sais blesser par la perte de Sigvald, mais tu voudrais lui hurler que ce n’est pas de ta faute, que tu n’as fait que te sacrifier pour elle, pour lui faciliter le travail. Pas pour qu’elle se jette comme une vulgaire débutante dans les filets du tyran. Tu la connais assez pour savoir que malgré cette résolution sans faille qui brille dans ses yeux, elle est au bord du fil. Tu ne veux pas la voir céder et tu crains qu’en cas d’échec Augustus l’arrête et la tue. Si elle venait à disparaître, à tes yeux plus rien ne serait comme avant. Arven n’aurait plus d’intérêt à tes yeux et tu ne serais qu’un assassin de plus dans ses rues.

    « As-tu pensé une seule seconde à mon sacrifice Svanhilde ? As-tu pensé une seule seconde aux conséquences de ton acte ? Je me suis présentée pour te protéger, pour te permettre d’atteindre ta cible, tes cibles plus facilement. J’ai renoncé à ma liberté pour toi, j’aurais tout donné –jusqu’à ma personne, pour qu’il ne t’arrive rien. Comment peux-tu me bafouer de la sorte ? N’ai-je donc qu’aussi peu d’intérêt à tes yeux ? » Ta voix est rauque et sourde. Presque silencieuse. Il n’y a qu’elle qui puisse t’entendre et te déchiffrer, qu’elle pour savoir quel sens donner à tes mots. Tu ne t’attends pas à ce qu’elle réagisse, et de toute façon sa réaction t’importe peu. Svanhilde pourrait te renier que tu continuerais à la protéger. « Il y avait d’autres moyens Svanhilde ! C’est de la folie, du suicide. Si tu voulais mourir, tu n’avais qu’à me le demander. »


Un sourire amer laisse place à un sifflement de rage. Tu sens encore la frustration faire battre ton sang à tes oreilles. Comme les tambours de guerre, le son de la vengeance. Jodhaa, venimeuse Jodhaa, l’épine serait-elle perdue parmi les roses ?
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MessageSujet: Re: On cherche des pourquoi là où il n'y a que des comment. ; Svanhilde&Jodhaa.   Jeu 20 Sep - 21:18

J'ai bien l'impression qu'elle pourrait me passer au fil de l'épée, là, tout de suite, à même le tapis. Je comprends sa fureur – je sais sa dévotion, la servitude quasiment religieuse qu'elle s'est imposée en ce qui me concerne. Sa fidélité, sa loyauté – autant de joyaux dont je peux me parer sans hésiter, tant je suis assurée de leur sincérité. Peu d'hommes et encore moins de femmes ont ce dévouement aveugle en Arven – Jodhaa compte au nombre de ceux-là. Elle est à moi. Pleinement, toute entière, de chaque fibre de son être, dans chaque battement de son cœur, à chaque inspiration qu'elle prend – elle m'appartient. Totalement.

Ce sentiment est tellement puissant qu'il en devient presque effrayant.

Alors oui, je comprends sa colère, son indignation, le poids de ses inquiétudes et la sensation de trahison que ma décision a dû lui causer. Je comprends, et quand elle sera calmée, je m'en expliquerai – pas maintenant, cependant. Elle a bien trop soif de violence pour que je m'expose à sa vindicte. Je vois sa fureur bouillonner, j'entends presque le sang battre à ses tempes. Elle a eu peur. Légitime, compréhensible, mais je ne puis tolérer qu'elle remette mes choix en question. Pas maintenant – il ne faudrait pas qu'elle oublie qui de nous deux détient sur l'autre l'autorité.

« Je ne t'ai rien demandé, Jodhaa. Je ne t'ai pas ordonné de venir ici tu présenter. Tu l'as fait librement, de ton plein gré, et je ne vois pas en vertu du quoi je t'en aurais empêchée, aussi laisse-moi la même liberté de choix. Je suis l'Oracle : j'ai le droit de décider pour moi. »

Elle ne comprend sûrement pas l'ensemble des facteurs qui ont motivé ma candidature. La mort de Sigvald m'a crucifiée – la Rage de Sang qui m'étreint dans ses filets et voudrait me pousser à attaquer Jodhaa a certainement obscurci ma vision et faussé mon jugement, mais j'en ai conscience, et au fond cela ne me dérange pas. Elle influence sûrement Jodhaa également, décuplant sa soif de sang et son ivresse de vengeance. Il y a également cet enfant inattendu que je porte en moi, et ma volonté forcenée de lui offrir un monde sûr et pur pour ses premiers rires – non, Jodhaa ne saurait comprendre cela. Ce bébé me terrorise : je n'ai pas en moi ce qu'il faut pour être une mère, et j'ai peur de l'avenir qui se dessine pour lui – mais il est tout ce qu'il me reste de Sigvald, que j'ai aimé et aime encore plus que n'importe quoi d'autre, et je veux qu'il voie se lever le soleil sur un empire en paix.

Je me lève de mon siège mal en point, m'avance vers Jodhaa, prends son visage entre mes mains et appuie mon front sur le sien.

« Je n'ai pas envie que tu sois mon ennemie, ici. Sois mon alliée, je t'en prie – cette mission est bien plus grande que nos querelles stériles. J'ai besoin de toi près de moi. »

Mon frisson, ma vibration.

Ma flamme, ma libération.

Mon envol, ma déraison.

Ah, Jodhaa...

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MessageSujet: Re: On cherche des pourquoi là où il n'y a que des comment. ; Svanhilde&Jodhaa.   Dim 21 Oct - 8:56

« Joseph Conrad a dit; la croyance en une origine surnaturelle du mal n'est pas nécessaire. Les hommes sont à eux seuls capables des pires atrocités.»

    « Je ne t'ai rien demandé, Jodhaa. Je ne t'ai pas ordonné de venir ici tu présenter. Tu l'as fait librement, de ton plein gré, et je ne vois pas en vertu du quoi je t'en aurais empêchée, aussi laisse-moi la même liberté de choix. Je suis l'Oracle : j'ai le droit de décider pour moi.»


Ton sang en fait qu’un tour lorsque les mots de Svanhilde te frappe en plein cœur. D’un geste rageur tu tournes les talons te rapprochant du mur le plus proche afin de décharger ta colère. Tu la hais, tu la hais pour ce que tu en train de souffrir, tu la hais pour avoir changé à ce point. Mais pourtant tu l’aimes si fort que tu t’arracherais le cœur à l’instant même si elle te le demandait. Tu sentais les chevaux de la déraison parcourir les plaines de la folie, et toi Jodhaa, tu cours parmi eux cherchant désespérément à trouver une raison à ta présence dans ces lieux maudits.

Ton poing meurtri n’a apaisé ni douleur, ni ta colère de te sentir ainsi trahie. C’est une dégringolade au sein même de cet endroit qui est le symbole même de ta rage, de ce sang sur tes mains. Combien de fois depuis ton arrivée as-tu retenu tes pulsions meurtrières ? Svanhilde imagine-t-elle le contrôle que tu tentes de garder sur toi pour ne pas assassiner tous ses nobles paradant devant toi et qui n’ont eu aucuns scrupules à violenter de jeunes femmes comme tu l’étais ?
La simple vue de Svanhilde te répugne à cet instant. L’équilibre de toute ta vie semble vouloir basculer. Tu ne la comprends pas et tu ne pourras jamais le faire, le fossé qui vous sépare semble encore une fois s’agrandir te laissant seule face à tes propres démons. Tu ne veux pas voir malgré toute la bonne volonté que te procures ton amour pour Svanhilde. Pourtant, quand elle s’approche de toi, c’est docile que tu la laisses poser son front sur le tiens, c’est apaisé que tu te sens presque lorsque son souffle vient caresser ton visage.

    « Je n'ai pas envie que tu sois mon ennemie, ici. Sois mon alliée, je t'en prie – cette mission est bien plus grande que nos querelles stériles. J'ai besoin de toi près de moi. »
    « Ce n'est pas moi ton ennemie Svanhilde. La seule qui représente un danger pour toi ici, c’est toi. »


Les mots claquent dans le silence de la chambre contrastant la douceur avec laquelle tu poses pourtant ta main sur la joue de l’Oracle. Elle te paraît si fragile dans ce palais où tous ne souhaite que sa mort. Tu ne supporterais pas de la voir tomber entre les mains d’Augustus. L’amertume se lit dans ton regard tandis que tu t’écartes d’un pas.

    « Malgré tout le respect que je te dois, je me dois d’être ton amie. Ton entreprise est vouée à l’échec Svanhilde, tu es simplement devenue folle. Je sens bien que les choses ont changées, mais cesses de creuser ce fossé entre nous, car je ne le supporterais pas plus longtemps. »


L’aurore et le crépuscule. L’une blonde, l’autre brune. Tu es son ombre, son alliée la plus fidèle, mais cette situation te déchire. Une épine plantée en plein cœur, elle est ton unique faiblesse, mais également ta plus grande force. Tu n’oses pas la regarder en face, tu ne veux pas voir l’orage dans ses yeux, celui-là même qui pourrait te foudroyer sur place. Ce n’est plus de la colère que tu ressens à présent, simplement la solitude d’une lame laissée au placard écartée bien trop violemment par la puissance d’une magie que tu ne comprends pas.

Svanhilde.


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MessageSujet: Re: On cherche des pourquoi là où il n'y a que des comment. ; Svanhilde&Jodhaa.   Sam 27 Oct - 17:58

Qu'elle est douce la voix de la folie à la lisière de ton esprit – merveilleuses chimères, splendides illusions, qui n'ont d'essence réelle que lorsque Jodhaa se tient là pour les nourrir de sa flamme, de sa passion. Intense tentation de céder et d'y plonger, toute entière, pour te rassasier avec elle d'un bain de sang qui étancherait sa soif de violence tout en calmant la Rage qui vibre en toi et résonne, impérieuse, exigeant son dû d'une voix insidieuse. Images refoulées – des instants d'égarement, des rêves oubliés, tes mèches striées de rouge, ses lèvres barbouillées de sang, quelque mission commune qui vous a vues nous noyer chacune dans la violence de l'autre. Tu ne peux pas en vouloir à Jodhaa : ce serait comme en vouloir à ton bras d'être là, attaché à ton épaule, fort et brave. Et tu l'aimes, ton épine ténébreuse, tu l'aimes fort dans ce monde en ruines qui s'écroule lentement autour de vous. Dans d'autres temps et d'autres lieux, peut-être, aurais-tu pu l'aimer vraiment, de cet amour puissant et incomparable que tu voues à Sigvald même après sa mort. Peut-être même l'as-tu souhaité, après votre rencontre il y a déjà deux années – vœu fugace et passager que la présence de ton frère bien vite a fait flétrir et faner, sans même que tu n'aies conscience qu'il ait pu exister.

Malgré tout cela, tu l'aimes quand même, ta Jodhaa, ta petite déesse sombre et meurtrière, même quand elle ne comprend pas – même quand, comme ce soir, elle refuse de comprendre. C'est même cela que tu aimes en elle : cette flamme farouche, rebelle, cette sauvagerie primitive et merveilleuse que personne, jamais, ne saura dompter – pas même toi, pas même elle, quand bien même elle le voudrait. Parfois, tu te fais la réflexion qu'elle aurait dû naître ailleurs, jadis, dans une autre famille qui aurait su l'aimer et la chérir comme elle le mérite – dans une meute, unie et solide, dans laquelle elle aurait pu s'épanouir. La Confrérie, ce n'est qu'un pis-aller, et le savoir-faire délicat d'Enguerrand ne saurait assouvir cette faim dévorante qui la ronge, cette faim qu'elle refuse d'admettre et qui la rend pourtant si humaine : cette soif d'amour, d'acceptation, de reconnaissance de ce qu'elle est. Ne voit-elle pourtant pas que tu l'aimes, autant qu'une sœur ?

Doucement, tu l'enlaces, serrant contre toi son corps qui tremble, de rage, de fureur, d'énervement, de frustration. Tu sais qu'elle est possessive, ta fleur vénéneuse, et tu voudrais pouvoir continuer de lui appartenir, mais il va falloir qu'elle apprenne à te partager – ta mission est de celles qui ne souffrent aucune adversité qui ne soit instantanément balayée, et l'idée de faire du mal à ton égérie te répugne. La colère tourbillonne à la lisière de ton esprit, mais tu la tiens en laisse, fermement : ce n'est pas par la force que tu te gagneras le concours de ta Lame dévouée, l'âme aussi bien trempée que son caractère renommé. Tendrement, tu poses le menton sur son épaule, humant l'odeur particulière de sa peau.

« Je ne cherche pas à être Reine – je pensais que tu l'aurais compris. Je veux simplement m'approcher de lui, et lui ôter la vie. »

Un instant, tu la gardes contre toi, réconfortée par ce contact qui t'apporte un peu de cette chaleur humaine dont tu es si cruellement sevrée depuis le départ de Sigvald, avant de la lâcher pour braquer ton regard dans le sien. Il faut qu'elle comprenne – il le faut.

« Ma magie n'est pas ce que je suis, Jodhaa. Tu as toujours été ma force : ne me fais pas défaut maintenant, mon amie, ma sœur. J'ai trop besoin de toi. »

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