Partagez | 
 

 Perle • Nul n'est plus pur que la blancheur d'une perle

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
 Invité


Invité
MessageSujet: Perle • Nul n'est plus pur que la blancheur d'une perle   Jeu 16 Aoû - 15:22

Guilde des Voleurs
Leandra Perle Clairargent

I
D
E
N
T
I
T
E
J'ai vu le jour le 02 mai 779 à Port-Bravoure .
J'ai 22 ans.
Je viens du Duché de Bellifère .
Mon allégeance va au peuple d'Arven .
Je suis une fille du peuple.
(c) Delrya

ft. Brooke Williams
T
E
S
T

R
P
Les garçons étaient tous serrés là, endurant l'intense chaleur de la forge sans sourciller. Demeurés à distance des flammes rougeoyantes, ils s'étaient approchés autant que possible dans l'espoir de voir le forgeron à l'oeuve. Il se racontait qu'un noble des environs avait commandé une épée d'une rare beauté, une arme au tranchant affûtée. Et surtout, une arme au pommeau serti de perles blanches et étincelantes. C'était là ce qui nous intéressait, nous petites filles qui nous moquions qu'une épée supplémentaire soit sur le point de voir le jour. Mais ces perles étaient si belles... Jamais nous n'en avions vu de pareilles. Nous les imaginions, jointes en un collier magnifique qui ferait de nous des princesses, presque des reines. Et nous nous voyions parées de somptueuses toilettes colorées. Bien sur ce n'était qu'un rêve. Mais comme il était agréable de s'imaginer autrement...

Notre présence inhabituelle en ces lieux qui n'étaient pas notre terrain de jeu habituel, eut tôt fait d'attirer l'attention des garçons. Et leurs railleries fusèrent. Eux, ces gamins forts satisfaits d'être de Bellifère, ne pouvaient imaginer que nous rêvions à autre chose. Ce fut Fleur qui leur répondit avec cette assurance naturelle qui la caractérisait. Comme j'admirais à l'époque sa capacité à se défendre, bec et ongles, moi qui n'osait lever les yeux vers eux de peur de les entendre encore rire de mon père. Et je ne voulais pas les entendre rire, eux qui ne juraient que par les hauts faits de leurs pères et de leurs frères. Dissimulée derrière Fleur, je ne lâchais pas du regard ces petits objets si brillants, si blancs, si ronds... Leur diaphane perfection me fascinait. Je ne sais d'où me vint alors l'impulsion. Mais alors que le forgeron, agacé par le bruit des enfants qui se disputaient, les chassait de devant son échoppe, je m'y faufilais avec toute la discrétion de mes sept ans et m'emparais d'une petite perle avant de ressortir le plus vite possible, haletante, craignant que l'on ne me voit. Mais j'étais encore bien assez petite pour passer inaperçue et je déboulais dans la rue sans encombre, mon trésor serré contre mon coeur.

Ce n'est que le soir que je pris à nouveau le temps de contempler la nacre étincelante. Et alors que je la retournai doucement entre mes doigts, craignant à tout instant de la faire tomber ou de l’abîmer, je songeais que c'était cela que je voulais être. Pas une robe d'étoffe précieuse faite pour danser et se pavaner. Ni une pierre précieuse colorée et pleine d'aspérité. Mais une perle, tout lisse, toute simple mais tellement belle dans tout l'étendue de sa simplicité. Oui, c'était décidé. Quand je serais grande, je serais une perle.



Son histoire
(c) COPYRIGHT ICON
D’après Suzannah Clairargent, sa mère :
« Que pourrais-je vous dire sur ma fille ? Je la comprends si peu… Je vois bien qu’elle n’est pas satisfaite de son existence ici mais qu’espère-t-elle donc ? Les femmes n’ont pas le pouvoir des hommes de changer les choses. Bien sûr, elle veut être forte et fière. Elle veut agir. Elle me fait penser son père. Je suis certaine qu’il aurait été très fier d’elle. Et sans doute aurait-il su la raisonner. Moi, je ne sais plus que dire. Mais vous savez, c’est une enfant très bien, même si elle a quelques penchants mauvais comme cette manie de voler qu’elle a prise. »

D’après Fleur Acierchantant, une amie d’enfance :
« La plupart des gens se trompent sur le compte de Perle. Ceux qui la voient comme une fille en rébellion contre notre société, comme ceux qui la pensent indomptable. C’est l’image qu’elle renvoie, c’est vrai. Mais en réalité, elle n’est en guerre contre personne, pas même contre sa mère même si elle voudrait lui faire ouvrir les yeux. Je crois d’ailleurs que c’est pour ça qu’elle a changé son nom et refuse de se faire appeler Leandra. Ce prénom serait lié à son père alors elle voulait lui montrer qu'elle pouvait vivre sans lui. Vous savez, je crois qu’elle l’aime son père. Sans même le connaitre. Elle ne s’est jamais vraiment bien entendue avec sa mère alors elle se raccroche à l’image d’un père qui lui correspondrait plus. Elle est beaucoup plus fragile qu’elle n’en a l’air – et d’ailleurs, elle hurlerait si elle savait que je vous ai dit ça. J’espère qu’elle trouvera ce qu’elle cherche, là-bas. »

D’après Ulrich Sombrelame, un ami, complice et rival :
« Ahah Perle, le culot personnifié. Un sacré petit cul et avec ça, un foutu caractère. Je suis pas le premier à avoir essayé de lui expliquer qu’on pourrait bien s’entendre elle et moi, un soir, sur une paillasse. Vous auriez-vu sa réaction ! Heureusement pour elle que je ne suis pas susceptible. Et c’est même bien plus drôle de voir les gars du coin continuer de venir s’y casser les dents. Nan, blague à part, Perle c’est une fille bien. Le genre en qui on peut avoir confiance et qui ne vous laissera jamais dans vos problèmes. Et avec ça, elle a une de ces habiletés ! Y’a des coups qu’elle a fait que j’aurais jamais pensé tenter. Mais n’allez pas lui répéter ! »

La nuit est à peine tombée et déjà je m’élance. Attachant mes pas à ceux de ce bourgeois délicat qui s’en va, guilleret, courir les filles de joie. Grand bien lui en fasse. Mais je doute qu’il soit en mesure de les récompenser à mesure de leur peine. Notamment s’il compte utiliser à cet effet les quelques pierres précieuses qu’il porte en une musette soigneusement attachée à sa ceinture. Et pour cause. Elles seront bientôt miennes.

J’arrête là tous les défenseurs de la morale, de l’honneur et de l’intégrité. Tous ces bons sentiments dont on ne nous parle que trop souvent. Ils peuvent bien se targuer, là-haut, de noblesse et d’ouverture d’esprit tandis qu’assis sur leurs richesses, ils contemplent les jours qui passent sans jamais la moindre crainte quant à l’avenir. A ceux-là, je n’ai rien de plus à dire, si ce n’est que le plus féroce des loups peut devenir chiot docile s’il est assuré d’être à l’abri du besoin. Qu’ils éprouvent un jour la crainte du lendemain et nous verrons ce qu’il adviendra de leur hautes idées.

Oui, je vole. Et j’en suis infiniment fière. Séduire un homme est simple et à la portée de la première venue, pourvue qu’elle soit dotée d’atouts généreux. Le délester de sa bourse est autrement plus complexe et intéressant. C’est un jeu, une danse subtile que seuls les plus avertis peuvent espérer maitriser. Connaissez-vous seulement la puissance du sentiment qui vous envahit alors que vous pénétrez en un lieu où votre présence n’est ni attendue, ni désirée, ni même perçue ? Savez-vous ce que c’est que de sentir votre cœur s’emballer et s’agiter au contact de l’interdit, en un rythme endiablé ? Pouvez-vous seulement imaginer cette impression d’être formidablement vivant ?

Bien sûr que non. Vous vous contentez de vos paisibles existences sans jamais vous interroger sur le sens de celles-ci. Heureux soyez-vous d’ainsi vous trouver aussi aisément satisfaits. Mais si vous êtes d’honnêtes travailleurs, n’ayez crainte, vous n’êtes pas de mes proies. Je ne suis pas un de ces parasites qui se rengorge d’avoir dépossédé un marchand de son bien alors qu’il est déjà dans le besoin. Plus encore m’insupportent ceux qui délestent de simples fermiers ou artisans de ce qui améliorerait leur ordinaire.
Non, mes cibles sont de toute autre envergure. Magistrats, gardes, nobles… Tous ceux qui usent de leur influence au sein de notre système corrompu pour s’enrichir. Tous ceux qui dépouillent sans scrupules les plus démunis. Pour tous ceux-là, je n’ai pas le moindre scrupule. Il n’est que justice que leurs possessions bien mal acquises reviennent au peuple, et j’en suis. Et si d’aventure, il m’est arrivé, dans mes premiers essais, de m’en prendre à l’étal d’un négociant, j’ai depuis remboursé le tort que j’aurais pu causer au centuple.

Mes propos à l’encontre des grands de ce monde peuvent vous sembler bien sévères. Mais ne vous y trompez pas. Ce n’est pas tant l’ordre des choses qui me déplait que ceux qui en usent pour leur profit. Je ne suis pas naïve au point de croire qu’un changement radical peut advenir. Et encore moins pour le peuple. Il y aura toujours des injustices, des difficultés sans fins pour les plus démunis tandis que les riches se pavanent au milieu de richesses bien mal réparties. Alors je vous avoue que ces incessantes rumeurs de magie et de rébellion m’indiffèrent. L’actuel gouvernement n’est probablement pas pire qu’un autre. Quel qu’il soit, il y aura toujours des profiteurs et des exploiteurs. Les grandes idées n’ont jamais nourri un homme, elles sont seulement les prémices de déceptions à venir. Que m’importent les rêves pourvu que j’ai un repas pour le soir, un toit au-dessus de ma tête et la possibilité d’admirer les étoiles ?

Sans doute, maintenant, vous demandez-vous ce qui a ainsi pu me façonner et donner à mes opinions un tel extrémisme. Peut-être, en ce moment même, êtes-vous en train de me chercher des excuses, de vous apitoyer sur ce qui ne put qu’être une enfance malheureuse pour m’avoir poussée à vivre de mes rapines. J’en suis navrée mais je vais vous décevoir. Car si je n’ai pas connu que des jours faciles, je suis bien loin d’avoir eu à me plaindre et cela alors même que ma naissance était imprévue.

Ma mère était une de ces jeunes femmes de Bellifère qui rêvent en regardant les vagues venir mourir à leurs pieds. Elles rêvent à des jours meilleurs, à une autre vie que celle, difficile, qui est la leur. Et surtout, elles rêvent à un homme qui viendrait les arracher aux leurs, à ces guerriers frustres que sont les bellifériens, qui ne vivent que pour croiser le fer et ne s’arrêtent qu’à la tombée de la nuit pour boire chopine sur chopine et siffler les femmes. Sans doute l’opinion que nous avons de nos concitoyens est-il le seul point sur lequel nos avis convergent. Car en vérité, je crois pouvoir affirmer n’avoir rien en commun avec elle, toujours si posée, toujours si soumise, si ce n’est mon nom de famille. Elle a passé sa vie à espérer un homme qui ne l’a probablement jamais aimée, à vouloir changer sa vie sans jamais oser agir en ce sens.
Quant à mon père, je ne l’ai jamais connu. Marin voyageur un jour débarqué à Port-Bravoure, il semblerait qu’il ait été séduit par ma mère. Et qu’il soit reparti après lui avoir laissé un impérissable souvenir de leur rencontre. Et elle, naïve, s’est persuadée qu’il reviendrait s’il savait qu’elle allait avoir un enfant de son sang. Mais il ne revint jamais. Ce n’était qu’une simple escale, un égarement d’un soir et pourtant, elle demeure certaine qu’il viendra et continue, jour après jour, d’aller guetter les navires arrivant au port dans l’espoir de l’y apercevoir. Et ce, plus de vingt années après.

Lorsque j’étais petite, elle me racontait mille merveilles à son sujet et j’y croyais. Ce n’est que bien plus tard, par la force du temps et par l’impitoyable franchise des autres enfants, que je compris. Non, mon père n’était pas un héros, ni même un grand homme bien que, selon ma mère, il ait quelques lettres de noblesses. C’était seulement un voyageur fatigué qui s’était pris quelques instants agréables au creux des bras d’une jeune femme naïve. Je n’étais pas la fille d’un homme admirable mais une vulgaire enfant illégitime.
Une batârde.
Je refuse ce terme. Je ne suis pas de ces rejetons conçus hors mariage qui n’ont de cesse de vouloir être reconnu. Et si je souhaite ardemment découvrir son identité, ce n’est que par curiosité. Je n’ai nulle envie de lui demander des comptes et encore moins de faire un esclandre. Et si j’ai rejoint Lorgol aujourd’hui, ce n’est pas seulement en raison des fréquentes disputes avec ma mère, qui me fatiguaient autant que sa naïveté peut m’insupporter. C’est dans l’espoir d’en apprendre davantage sur lui. Plus que son simple prénom qui me semble vide de sens à force de l’avoir répété sans cesse, comme une prière. Ce n’est que curiosité. Pourtant, parfois, je me prends à me demander… Si seulement, je pourrais lui manquer.




Ses liens

Answald Vifazur
Andrew Cooper
Guilde des Mages
Pourquoi venez-vous me parler de ce rat ? Non je ne lui en veux pas. Pourquoi lui en voudrais-je ? Ce n'est pas le premier imbécile à avoir tenté sur moi ses ridicules tentatives de séduction. Mais c'était le premier à avoir été mon meilleur ami, mon meilleur rival... Et surtout, ça a été le premier à qui j'aurais pu répondre favorablement. J'ignore où est parti se cacher ce lâche mais mieux vaut pour lui qu'il y reste !



Derrière l'écran

(c) COPYRIGHT ICON
Il est superbe et passionnant ♥
Mystère ♥️ mais je vous aime déjà :danse:

Revenir en haut Aller en bas
 

avatar
Messages : 1991
Je réside : Ni vraiment ici, ni totalement ailleurs...

Registre
Âge du personnage: 24 ans
Titres:
Autres visages: Mélusine de Séverac ☼ Freyja de Brunante ☼ Lotte-Louison de la Volte ☼ Soprane Harpelige ¤ Chimène d'Arven
MessageSujet: Re: Perle • Nul n'est plus pur que la blancheur d'une perle   Jeu 16 Aoû - 15:30

CA ALORS TU EY QUI :puppy:

Bienvenue à nouveau très chère, je m'occupe de toi demain après avoir dodo un peu :geugeu:

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dragonvale.forumactif.org
 

avatar
Messages : 1991
Je réside : Ni vraiment ici, ni totalement ailleurs...

Registre
Âge du personnage: 24 ans
Titres:
Autres visages: Mélusine de Séverac ☼ Freyja de Brunante ☼ Lotte-Louison de la Volte ☼ Soprane Harpelige ¤ Chimène d'Arven
MessageSujet: Re: Perle • Nul n'est plus pur que la blancheur d'une perle   Ven 17 Aoû - 2:23

Bon, bah là aussi c'est magnifique et merveilleux. J'ai hâte de voir Perle évoluer, et je me réjouis d'avoir un peu de compagnie chez les voleurs *-*
Je te valide donc et j'espère que tu t'amuseras bien avec ce nouveau personnage - je t'ajoute au registre des DC, de ton côté pense à passer dans celui des avatars What a Face

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dragonvale.forumactif.org
 Invité


Invité
MessageSujet: Re: Perle • Nul n'est plus pur que la blancheur d'une perle   Ven 17 Aoû - 2:47

Moi aussi :danse: Il nous faudra un RP d'ailleurs What a Face

Chef, oui chef, j'y cours chef !
Revenir en haut Aller en bas
 Admin ♥ Pirate des tempêtes

avatar
Messages : 319
Je réside : sur l'Audacia
Mon occupation est : pirate sur l'Audacia
Mon allégeance va : à Philippe et Raphaël Jedidiah, à Allister Ralj et à Liam d'Outrevent

Registre
Âge du personnage: 27 ans
Titres:
Autres visages: Castiel de Sombreflamme & Octavius Sang-dArgent & Bérénice du Nénuphar-des-Lys
MessageSujet: Re: Perle • Nul n'est plus pur que la blancheur d'une perle   Sam 18 Aoû - 20:30

JE T'AIME ♥
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 Invité


Invité
MessageSujet: Re: Perle • Nul n'est plus pur que la blancheur d'une perle   Dim 19 Aoû - 6:50

Moi aussi je t'aime :red:
Revenir en haut Aller en bas
 Invité


Invité
MessageSujet: Re: Perle • Nul n'est plus pur que la blancheur d'une perle   Mar 21 Aoû - 9:28

Bienvenue parmi nous ! *un peu en retard @@*
Revenir en haut Aller en bas
 Invité


Invité
MessageSujet: Re: Perle • Nul n'est plus pur que la blancheur d'une perle   Mar 21 Aoû - 9:38

Mieux vaut tard que jamais What a Face

Merciii :danse:
Revenir en haut Aller en bas
 Invité


Invité
MessageSujet: Re: Perle • Nul n'est plus pur que la blancheur d'une perle   Mar 21 Aoû - 9:45

Effectivement x) Et de rien ! :sourire:
Revenir en haut Aller en bas
 


Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Perle • Nul n'est plus pur que la blancheur d'une perle   

Revenir en haut Aller en bas
 

Perle • Nul n'est plus pur que la blancheur d'une perle

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Navire : Perle - 1864
» Cherche perle rare
» Bon Anniversaire PERLE-SOSO
» LA PERLE (SNA)
» fleurs en perle de rocaille

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dragonvale :: Registres de Dragonvale :: Ton personnage :: Oubliettes-


Avatar (c)
Identité
J'ai vu le jour le .
J'ai ans.
Je viens .
Mon allégeance va .
Je suis .

Animal ¤

Pouvoir ¤


Son caractère

Chapitre I.
Histoire
Chapitre II.
Test RP
Chapitre III. Ses liens
Exigences



Avatar (c)
Identité
J'ai vu le jour le .
J'ai ans.
Je viens .
Mon allégeance va .
Je suis .

Animal ¤

Pouvoir ¤


Ses traits de caractère

Chapitre I.
Son caractère
Chapitre II.
Son histoire
Chapitre III.
Son test RP
Chapitre IV. Ses liens
Le joueur



Avatar (c)
Identité
J'ai vu le jour le .
J'ai ans.
Je viens .
Mon allégeance va .
Je suis .

Animal ¤

Pouvoir ¤


Traits de caractère

Liens
Je recherche