Partagez
 

 Que la peur nous emporte

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
 Admin ♥ Adorable Psychopathe

Castiel de Sombreflamme
Messages : 474
Je réside : à Euphoria
Mon occupation est : roi de Sombreciel et régent de Nightingale
Mon allégeance va : à moi-même

Registre
Âge du personnage: 23 ans
Titres:
Autres visages: Louis, Octavius, Bérénice
Que la peur nous emporte Empty
MessageSujet: Que la peur nous emporte   Que la peur nous emporte I_icon_minitimeVen 21 Sep - 22:30


Que la peur nous emporte

comme le vent souffle sur nos coeurs


  • Noms des participants: Ariadne Beauvent & Castiel de Sombreflamme

  • Statut du sujet: Privé

  • Date: Février 802

  • Saison 1, chapitre 5.





Tu n'as pu t'empêcher de demander son nom dès que tu l'as vue.
Tu voulais savoir qui elle était. Ce qu'elle faisait au château. À qui elle appartenait. Tu la voulais. Quand tu veux quelque chose, tu l'obtiens, et la transaction n'avait pris que le temps de quelques heures, le temps que tu trouves le nom de la jeune blanchisseuse qui était venue changer les draps de ton lit aujourd'hui. Le temps de savoir à qui appartient ce regard éloigné et mélancolique, ce visage si pâle et innocent, cette chevelure sombre. Le temps de savoir qui était cette jeune femme que tu voulais.

Elle s'appelle Ariadne.

Tu as demandé à Césaire de l'accompagner à ta suite. Lorsque tu entres dans le salon, l'homme lui parle et se tait immédiatement en te voyant, se redressant de toute sa hauteur avant de s'incliner devant toi. Tu ne sais pas qu'il lui a dit d'être prudente, que tu n'es pas toujours sain d'esprit, que tu peux être surprenant, de ne pas se fier à tes sourires. Ton ordre est bas, clair. « Sors, Césaire. Tes services ne seront plus demandés pour la soirée. » Le domestique articule un remerciement de politesse avant de quitter ta suite, te laissant seul avec la jeune femme. Tu suis le domestique des yeux à sa sortie et lui évite sciemment ton regard scrutateur. La porte claque et tu oses enfin regarder franchement Ariadne. On t'a dit qu'elle était muette – tant mieux, tu préfères lorsque certaines femmes se taisent. Les domestiques n'ont de toute façon rien de bien intéressant à dire et tous savent que les esclaves, en particulier, n'ont d'éducation que pour les affaires du peuple. Rien qui t'intéresse, donc. Muette, mais d'une beauté fragile, touchante, qui t'a figé sur place dès que tu l'as vue dans ta chambre. Tu la dévores littéralement des yeux. Tu n'oses pas encore parler toi-même. Tu t'approches d'elle et effleures du bout des doigts ses boucles sombres. Tu as demandé aux domestiques qu'elle vienne à toi les cheveux dénoués. C'est ainsi qu'elle sera toujours, désormais. Tu laisses ensuite tes mains glisser sur ses épaules frêles, sur ses bras minces aux poignets délicats. Tes mains qui réchauffent une peau qu'elle a pâle, fraîche, qui restent sages, même si tes yeux ne le sont pas. Si belle et si fragile. Peut-être pourrais-tu la briser d'un geste vif. Briser un de ses poignets, la faire hurler d'un cri silencieux, la faire pleurer, la briser. Pensée fugace, violente, qui te secoue. Comme elle est belle. « Ariadne. » Le nom flotte sur ta langue, vibre dans l'air, et tu la diriges vers un de tes fauteuils, la forçant à s'asseoir. Tu tiens sa main dans la tienne une seconde avant de prendre place dans ton propre fauteuil, bourrant lentement ta pipe posée sur le guéridon à côté de celui-ci.

« Ne t'inquiète pas. Je te traiterai bien. Je ne sais ce qu'à bien pu te dire ce diable de Césaire, mais lui-même n'a pas à se plaindre, il est un des domestiques les mieux placés de ce palais. Il se plaint le ventre plein. Toi... enfin, disons que tu risques d'économiser tes plaintes. » Humour mauvais, humour douloureux, humour narquois. Tu allumes ta pipe et laisses l'odeur de tabac boisé t'entourer, avant de te relever pour servir un verre d'un blanc léger que tu as ouvert aujourd'hui, pour te rafraîchir. Tu en sers même un pour la jeune femme, que tu lui tends avec un sourire. « Bois. »


Dernière édition par Castiel de Sombreflamme le Ven 2 Nov - 22:01, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 Invité


Invité
Que la peur nous emporte Empty
MessageSujet: Re: Que la peur nous emporte   Que la peur nous emporte I_icon_minitimeSam 22 Sep - 10:01

Ton cœur cogne bien trop fort dans ta poitrine. Tu paniques en réalité. Tu ne sais pas à quoi t'attendre et cela t'angoisse. Tu n'aime pas de ne pas savoir ce qu'il va advenir de ta personne.

L'homme que tu as croisé plus tôt dans la journée t’intrigues et t'effraies à la fois. Le regard scrutateur qu'il avait posé sur toi avant de te demander très sèchement de quitter la pièce. Chose que tu t'étais empressée de faire, ne finissant même pa de border le lit devant toi : quand un noble ordonne quelque chose, il faut obéir sans poser de question. Un des enseignements de l'Intendante du précédent Palais où tu travaillais et que tu appliques toujours à la lettre.

Tu te perds encore dans ce vaste palais de Lorgol. Tu es arrivée dans cette ville il y a à peine deux jours et le peu que tu as pu en voir t'as effrayée autant que cela attisé ta curiosité. Tu te désoles de ne pouvoir quitter ce palais où tu es à nouveau confiné et où les tâches domestiques qu'on t'assigne deviendront ton nouveau quotidien. De nouveaux corridors sombres, de nouveau passage discrets réservers aux domestiques et aux amants désireux de se cacher à découvrir, de nouvelles marques à prendre. Certes, mais ta vie restera sensiblement la même. Et alors que tu longes les corridor, tes pas ne faisant aucun bruit, les yeux sombres de l'homme qui vient de t'ordonner de partir te hante et tu ne peux répimer un frisson.

De retour dans la grande buanderie du palais d'Augustus, tu rejoins les autres domestiques qui sont déjà la tâche. Tu prends une place autour du lavoir, attrape des chemises qui sont là, les plonges dans l'eau, les frottes, les bats et les torts avant de les étendre dans la cours non loin de là où déjà d'autres habits et draps sèchent à l'air libre. Et la routine te rattrape, sachant les mauvaises impressions que tu as ressenti en la compagnie de cet homme. Une fois ce labeur achevé, c'est un autre qui t'attends : repriser les vêtements abîmées. Sous des doigts secs, tu sens néanmoins la différence de qualité de tissus entre ceux que tu dois réparer ici et ceux que les gens de ton ancienne Maison portait. Ici, le tissus est de bien meilleur facture, plus fin, plus doux, plus léger et agréable au touché. Chaque vêtements est personnalisé par des fines broderies qui tu admires pour leur précision avant de recoudre ici un bouton, là un col défait.

Sur la fin de l'après-midi, un homme pénètre dans ce lieu pourtant essentiellement féminin des quartiers des domestiques et se dirige vers l'Intendante pour s'entretenir avec elle quelques instants. Il te jette un coup d'œil dérobé, la vieille femme aussi avant de te faire signe de venir. Tu poses la vestes que tu recousais pour te diriger vers eux et tu t'entends dire que tu quittes le service du palais pour entrer au service de Castiel de Sombreflamme. Tu ignores de qui il s'agit, mais tu hoches la tête et suit l'homme au travers des dédales de couloirs du palais avant de te retrouver dans la même aile du palais que le matin. Ton estomac se sert un peu alors que tu suis l'homme dans le salon luxueux du noble.

Le regard sombre qui te scrutes revient dans ta mémoire. Tu entres au service de cet homme. L'autre domestique te parle et te mets en garde. L'homme n'est pas toujours bien net, d'après lui ; il est d'humeur changeante et peut devenir dangereux. Il ne finit pas sa phrase alors que le Duc de Sombreciel entre dans le salon de sa suite. Césaire, puisque c'est son nom, se tait et s'incline, et toi, bien que légèrement en retrait, tu fais de même et tu gardes consciencieusement les yeux rivés sur le somptueux tapis. Ne jamais regarder ton maître sans qu'il ne t'en donne la permission ; un autre précepte que tu as appris dans ton ancienne maison. Sombreciel congédie Césaire avant de se diriger vers toi. Tu restes immobile, les yeux rivés vers le sol, tes cheveux sombres tombant en cascade autour de ton visage. On t'a demandé de les garder libres à présent.

Le jeune homme s'approche de toi et attrapes quelques mèches qu'il contemple en silence. Ses mains descendes sur tes épaules, tes bras et tu fais tout pour ne pas bouger, pour rester la plus calme possible. Il prononce ton nom à haute voix, mais tu ne réagis pas. Puis il te fait asseoir dans un fauteuil luxueux, comme jamais tu n'en as vu auparavant. Tu reste crispée, ainsi installée, alors qu'il garde ta main un instant dans la sienne avant de s'installer à son tour et de prendre la parole. Tu ne le regarde toujours pas, tes yeux regardant à présent tes souliers qui ne devraient jamais fouler un tel sol. Ta place n'est pas ici, tu voudrais pouvoir disparaître. Tu ne réagis pas à sa pointe qui se veut sûrement humoristique, mais tu ne peux empêcher tes mains de se crisper.

Tu relèves finalement la tête, au comble de la surprise, lorsqu'il te tend un verre de vin, le même breuvage qu'il boit lui aussi et t'ordonne de boire à ton tour. Tu plantes tes yeux dans les siens brièvement et secoue la tête en guise de négation avant de prendre conscience de ton affront et de baisser à nouveau les yeux, tes doigts fins toujours serrés autour du verre.
Revenir en haut Aller en bas
 Admin ♥ Adorable Psychopathe

Castiel de Sombreflamme
Messages : 474
Je réside : à Euphoria
Mon occupation est : roi de Sombreciel et régent de Nightingale
Mon allégeance va : à moi-même

Registre
Âge du personnage: 23 ans
Titres:
Autres visages: Louis, Octavius, Bérénice
Que la peur nous emporte Empty
MessageSujet: Re: Que la peur nous emporte   Que la peur nous emporte I_icon_minitimeSam 22 Sep - 14:36

    Non ? Elle ne veut pas boire ? Oh, tu peux comprendre le dédain envers le vin blanc. Tu n'en bois toi-même que peu, considérant cette boisson comme un simple rafraîchissement. Seul le rouge a réellement ton amour. Par contre, qu'une domestique refuse ce breuvage... Tu fais glisser tes doigts sous son menton, la forçant à relever la tête pour te regarder. Tu veux voir ses yeux. Tu vois voir la soumission de son regard, cette obéissance à laquelle elle a été forgée depuis, tu veux la voir craindre. « Ce n'était pas une suggestion. » Ta voix est sèche et claire. C'est un ordre que tu lui as donné et elle a intérêt à le respecter, si elle ne veut pas que les premières minutes à ton service deviennent un cauchemar. Si rapidement, ce serait dommage, tout de même.

    Tu reprends place dans ton fauteuil, ta pipe dans une main et ta coupe de vin dans l'autre, et tu laisses le silence revenir. Si avec Mélusine, le silence s'était fait chaud et enveloppant – ô Mélusine, il est en ce moment oppressant et lourd. Capiteux, même. On en étoufferait. Peut-être parce que tu continues de détailler avec avidité et gourmandise ta nouvelle acquisition et que tu sens aussi qu'Il la regarde avec le même regard, même qu'elle puisse Le voir. Sous sa forme la plus menaçante, Il est assis à côté du fauteuil où tu trônes, et Son esprit est relié au tien. Elle est si fragile. Tu hoches la tête doucement, pour appuyer ses propos sans un mot, tires une bouffée de ta pipe, avant de la laisser à nouveau sur le guéridon. La fumée blanche t'entoure, meuble ce silence qui fait enfler ces étranges sentiments qui tournent en toi à chaque regard que tu poses sur Ariadne. Une poupée à briser, à détruire, à frapper. Une poupée dotée d'une crinière à tenir fermement et d'un regard craintif. Une biche délicate. N'hésite pas. Elle t'appartient. À toi. Tu te relèves finalement et entame une petite marche dans ton salon aux murs décorés de scènes d'orgie aux couleurs tapageuses. Une gorgée de vin et tu entames ton discours à l'égard de ta nouvelle domestique : « Tu ne résideras plus aux quartiers des serviteurs. Tu auras ta propre chambre dans ma suite, la chambre bleue. Tes cheveux devront toujours être libres. Tu ne porteras plus que des robes blanches, d'une propreté irréprochable. Et rien dessous. » Tu t'assures d'un coup d'oeil qu'elle t'écoute. Tu détestes répéter tes ordres et recommandations et il vaut mieux qu'elle comprenne tout de suite ce que tu désires. Certains ont appris à leurs dépends que lorsque tu dis quelque chose, tu le dis une seule fois. Tu bois une autre gorgée de ton vin, puis poses ta coupe sur un bureau sur lequel trône quelques parchemins. Ta correspondance est toujours précieusement gardée, scellée pour que personne puisse y accéder. Si quelqu'un savait le teneur des mots que tu échanges avec Melbren... Tu chasses cette pensée d'un geste vague de la main.

    Tu continues de parler, rectifiant une mèche de tes cheveux noirs dans un miroir. « Tu ne feras plus de travaux de blanchisserie, de couture, ou qu'en sais-je. Tu t'occuperas du ménage de ma suite, ainsi que de me servir. J'aime mon thé à la menthe douce, pas poivrée. Mon vin préféré est le rouge. Ne me réveille jamais lorsque je dors. N'entre pas dans ma chambre – uniquement lorsque tu en auras la permission. » Tu te retournes et vas devant elle, toujours sagement assise sur ton fauteuil, prenant son menton entre tes doigts. Tu pourrais l'embrasser, la mordre. Tu susurres, cette fois, menaçant. « Et lorsque je te donne un ordre, tu obéis. Me suis-je fait comprendre ? »


Dernière édition par Castiel de Sombreflamme le Ven 2 Nov - 21:48, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 Invité


Invité
Que la peur nous emporte Empty
MessageSujet: Re: Que la peur nous emporte   Que la peur nous emporte I_icon_minitimeDim 23 Sep - 12:47

Tu comprends bien vite ton erreur quand l'homme se rapproche de toi et plante ses yeux sombres dans les tiens. Tu ne peux pas fuir et tu te sens oppressée alors quand il s'assoit à nouveau en face de toi, tu portes à tes lèvres le breuvage. C'est un peu sucré et un peu amer en même temps. Tu as pris une gorgée, mais tu n'aime pas le goût de l'alcool. Ce n'est pas des boissons que tu as l'habitude de boire et les rares fois où tu as pu goûter, tu n'as jamais aimé. C'est aussi que tu ne connais pas ta résistance à l'alcool et tu ne souhaites pas divaguer devant lui, perdre tes moyens ou qu'importe. Tu veux rester maître de toi-même.

Raide dans ton fauteuil, tu regardes ton nouveau maître à la dérobée. Il est jeune, c'est certain, tu ne lui donnes pas beaucoup plus que toi, trois ans tout au plus. Et pourtant, il est déjà si sûr de lui, si confiant... Si tu oublies son regard agité qui t'inquiète bien malgré toi -et les recommandations de Césaire résonnent en toi comme si tu manquais quelque chose d'important – il est plutôt bel homme. Des traits réguliers, des cheveux qui te semble doux et soyeux, quelque chose qui t'attire quand même. Les joues rougissantes, tu caches ton malaise du mieux que tu peux, portant à nouveau le verre à tes lèvres et avales une autre gorgée pour t'occuper tandis que lui t'observe franchement. Te détaille avidement, comme un objet. Et tu peines de plus en plus à dissimuler ton malaise tandis que tu gigotes sur ton fauteuil, tendue. Il semble plongé dans un réflexion qui t'échappe, ou contraire, que tu penses deviner trop bien.

Enfin, il se lève et tu te sens plus détendue. Tu l'écoutes énoncer ses règles et tu hoches la tête, attentive. Mais encore une fois, tu ne peux cacher sa surprise à l'édiction de la dernière. R....rien sous ta robe ?! Tu sers brusquement le verre, pour l'empêcher de tomber. Est-ce une blague ? Ca ne semble pas, il n'a pas ce ton ni cet air fier de lui comme pour sa mauvaise blague précédente. Tes yeux grands ouverts, tu le fixes, ne sachant quelle attitude adopter avant de te tasser un peu plus sur le fauteuil, vraiment mal à l'aise. Ta jambe tremble nerveusement mais tu tentes de la contrôler. Il reprend la parole, t'expliquant tes tâches. A nouveau, tu hoches la tête, tes yeux l'évitant consciencieusement, et lorsqu'il relève à nouveau ta tête, tes yeux encore le fuis avec application. Son ton, mi menace, mi-murmure est parfaitement clair. Te prend il pour une idiote, tu le n'es pourtant pas et tu sais très bien reconnaître l'autorité où elle se trouve. Peut-être ne sais-tu pas écrire, encore moins lire, mais tu connais une foule de chose que lui, tout noble qu'il est, ne peut se vanter de connaître. Des chose utiles comme reconnaître dans le fond de l'air une tempête, nommer avec précision diverses plantes, médicales ou au contraire terriblement dangereuses pour l'homme, approcher les albatros dans qu'il ne s'envole. Alors, quand il te dit que tu dois obéir à ses ordre, tu comprends. Tu tentes de hocher à nouveau la tête, mais ses doigts sous ton menton compliquent atrocement la tâche. Ses doigts sont chauds sur ta peau fraîche et tu remarques combien tu es pâle comparée à lui, combien sa poigne semble puissante. Mais tu remarques que ses doigts sont aussi peu abîmés qu'une peau de bébé : il ne porte pas les cals de ceux qui manient régulièrement les armes.

Tu n'oses pas dégager ta tête de cette emprise inconfortable. Il jugerait sûrement ce geste comme un autre affront et tu n'as pas le droit à l'erreur. Tu ne l'as plus. Sur tes genoux, sagement tu tiens toujours ton verre à moitié plein. Tu ne veux plus boire, déjà, la tête te tourne très légèrement. Le stress a augmenté sensiblement ton rythme cardiaque et diffusant ainsi dans ton corps et ton sang le peu d'alcool que tu as bu.

Et maintenant ?
Revenir en haut Aller en bas
 Admin ♥ Adorable Psychopathe

Castiel de Sombreflamme
Messages : 474
Je réside : à Euphoria
Mon occupation est : roi de Sombreciel et régent de Nightingale
Mon allégeance va : à moi-même

Registre
Âge du personnage: 23 ans
Titres:
Autres visages: Louis, Octavius, Bérénice
Que la peur nous emporte Empty
MessageSujet: Re: Que la peur nous emporte   Que la peur nous emporte I_icon_minitimeSam 19 Jan - 14:13

Elle ne dit rien. Évidemment qu'elle ne dit rien! Elle en dit rien et cette absence de voix t'énerve subitement, t'irrite. Tu voudrais qu'elle crie, qu'elle gémisse, qu'elle... tu lâches son menton. Tes doigts pâles ont laissé une légère marque rosée sur sa propre chair. Elle marque facilement. Tu ne sais comment le prendre, le voir, tu ne peux que regarder et détailler avec plus d'intérêt la ligne de sa mâchoire qui descend jusqu'à former ce cou de cygne. À ton service, ses mains redeviendront douces et quitteront le monde de celles écorchées des lavandières. Elle sera une blanche apparition dans ta vie, un instant de flottement, un battement qui à chaque fois te fera frémir. Tu relèves la main, mais cette fois tes doigts sont caressants. « Pardonne-moi de ma brusquerie, Ariadne. Ne t'inquiète pas. Je ne te ferai... rien. » Quelque chose en toi tente d'être rassurant, mais tu ne l'es en rien. Ta voix grince trop, ton regard est trop inquisiteur, et chacun de tes mots semble dégouliner de mensonge et d'hypocrisie. Tes deux parts se déchirent, se battent en cet instant, et les intonations de ta voix qui changent et se modulent différemment à chaque mot en est une infime preuve. Comme tu aurais peur, si tu étais elle... comme tu craindrais. Mais tu ne crains pas, pas toi, toi, tu es Castiel de Sombreflamme, tu es puissant, tu es son maître, elle est tienne. Tu peux lui faire ce que tu veux, lui faire mal. Ta main retombe, encore, et tu t'écartes. Un signe de la main pour qu'elle se lève et te suive.

Tu sors de ta suite et te diriges à la porte adjacente à celle principale, sortant une clé de l'intérieur de ta veste pour la déverrouiller. Tu as faite préparer la chambre d'Ariadne, évidemment, mais tu ne voulais pas que quiconque puisse y mettre le nez. La porte s'ouvre sans un grincement sur une pièce sans fenêtre, néanmoins éclairée. Tu ne pourrais pas vivre dans une pièce sans fenêtre, pour ta part. Jamais. Tu as besoin de cela. La jeune servante entre et tu refermes la porte derrière vous, avant de lui remettre la réplique exacte de la clé que tu as dans ta main. Un lien de soie violette y est accroché. Tu touches brièvement sa peau, tu frissonnes. « Ta chambre communique avec la salle d'eau. Celle-ci te sera presque privée, je ne reçois que rarement des invités dans la chambre pourpre ou le petit salon. » La chambre bleue est petite, mais bien convenable pour une domestique. Le lit en est moelleux, évidemment puisque tu l'as choisi, la décoration plus délicate, moins tapageuse que le reste de ta suite. Des arabesques d'or sur la tapisserie d'un bleu doux des murs, de la porcelaine blanche sur le bureau, des coupes ouvragées, frappées d'une fiole en relief.
« Je ne te demande pas de rester à toute heure dans ma suite. Nous sommes déjà des oiseaux en cage... » Ta voix est amère. Elle t'appartient, mais tous deux, vous n'êtes que des pantins emprisonnés. Tu es plus libre qu'elle, mais si peu. Tes doigts se crispent, se détendent, tu inspires profondément pour garder ton calme. Tes intonations résonnent encore de cette colère que tu maîtrises toujours. Tu restes près de la jeune fille, tes yeux la dévorent à chaque fois qu'elle détourne le regard. « Tu peux aller partout dans le palais sans problèmes, et même en Lorgol. Ma seule demande est que tu informes Césaire, d'une façon où d'une autre, d'où tu seras. »

Un instant.
Le silence flotte. Tu hésites. « As-tu une question? » Si oui, elle saura comment te l'exprimer. Non?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 Invité


Invité
Que la peur nous emporte Empty
MessageSujet: Re: Que la peur nous emporte   Que la peur nous emporte I_icon_minitimeVen 1 Mar - 17:15

    Tu restes figée d'effroi tandis qu'il serre toujours ta mâchoire, puis te lâche, te détaille encore de ses yeux indiscrets et insistants, et tu ne peux empêcher ce mouvement de recul alors qu'il lève encore la main. Ton souffle reste coincé dans ta poitrine alors qu'il te parle. Ses mots se veulent rassurant, mais son ton dissone trop pour que tu puisses ne serait-ce que le croire. Tu lui appartiens et tu sais qu'il peut faire n'importe quoi de toi. Qu'il fera ce qu'il veut de toi.

    Il te fait un signe de la main, tu te lèves, les jambes légèrement tremblantes. Tu reprends ton souffle, enfin. Tu passes ta main là où lui a posé ses doigts. Ca t'élance un peu et tu sais que tu porte la marque de sa main. Ta peau fine et de porcelaine marque trop facilement et tu garderas quelque temps la marque. Oh, pas plus de quelques minutes, mais tout de même... Tu sens encore son contact sur toi et tu frisonnes en frottant ta main sur ta mâchoire comme pour te laver de son toucher. Tu le suis dans une pièce attenante au salon où vous vous trouvez et tu découvres ce qui sera vraisemblablement ta chambre. Pas de fenêtre, mais elle est tout de même éclairée par des bougies accrochées au murs. Ceux-ci sont bleus et de fines dorures les décors, moins outrancières et tape-à-l'œil que le reste de la suite ; enfin de ce que tu as pu en voir. La pièce se compose d'un lit, d'une table où se trouve quelque porcelaine, une table de chevet à côté de ton lit. Sous celui-ci, un tiroir où tu pourras ranger tes effets personnels, ton linge. Castiel te remet une clef qui te permettra de verrouiller ta chambre quand tu n'y seras pas et poursuit ses explications. Tu hoches la tête pour montrer que tu as bien compris tout ce qu'il t'explique.

    Mais sa dernière réflexion t'interpelle et tu peines à croire que c'est l'homme devant toi qui a prononcé ces mots. Lui, un oiseau en cage ? Un bien belle cage avec des barreaux bien larges alors... Au moins, lui, il a encore sa liberté et il n'a pas été vendu comme une vulgaire marchandise. Et plus que tout, c'est le changement de comportement de ton nouveau maître qui t'interpelle. Mais Césaire ne te l'avait-il pas signalé, que les humeurs du maîtres étaient étrangement changeantes ? Il ne t'explique pas qu'elle sera ta tâche à son service, mais tu ne sais comment formuler cette question et tu ne souhaites plus passer plus de temps seule en sa compagnie, surtout dans un endroit si confiné. Alors tu secoues la tête, marquant la négation à sa dernière question. Tu as bien vu les mouvements de ses mains, sa poitrine qui se soulève irrégulièrement comme s'il devait contrôler son souffle et tu sens ses yeux brûlants posés sur toi dès que tu fuis son regard.

    Il te laisse et à peine est-il sorti que Césaire entre à nouveau, portant dans ses mains tes rares possessions qu'il pose sur ton lit sans rien dire. Tu le remercies d'un hochement de tête et il te laisse seule à nouveau. Sur le lit, du linge majoritairement, ton nécessaire à coudre, des pièces de tissus, une petite bourse de cuir où sont rangées les quelques pièces que tu gardes précieusement. Ta vie se trouve devant toi : tu ne possèdes qui de cher, rien d'intime. Pas de lettres, tu ne sais ni lire, ni écrire, pas d'objet qui te permette de chérir un souvenir ou une personne. Tu ranges tout dans l'immense tiroir qui se trouve sous ton lit avant de t'approcher du lit. La couverture est épaisse et te tiendra chaud la nuit. Tu constates même la présence d'un oreiller de plume ! La plupart du temps, tu dormais sans sur une paillasse dans le quartier des domestiques.

    Puis doucement, tu passes dans la salle de bain qui jouxte la chambre que tu occupes. Celle-ci est lumineuse et vaste, composée d'une baignoire si grande que tu pourrais y nager. Tu y trouves du linges, des fioles de produits divers sûrement à l'usage des invités qui utilisent cette pièce. Tu les ouvres un à un et les renifles, t'amuses à reconnaître les odeurs et essayant de deviner leur usage. Une autre porte permet d'accéder à la salle de bain. Tu la déverrouilles discrètement et entrouvre la porte. Celle-ci mène au petit salon que tu as quitté précédemment. Une autre vers une autre chambre.

    De retour dans ta chambre, tu t'assois sur le lit. Démunie et sans travaux, tu sais pas comment t'occuper. Depuis longtemps, tu as perdu l'habitude de penser à toi et tu ne sais comment occuper ton temps.
    Tu apprendras
Revenir en haut Aller en bas
 Invité


Invité
Que la peur nous emporte Empty
MessageSujet: Re: Que la peur nous emporte   Que la peur nous emporte I_icon_minitimeVen 1 Mar - 17:22

RP TERMINE
Revenir en haut Aller en bas
 


Contenu sponsorisé
Que la peur nous emporte Empty
MessageSujet: Re: Que la peur nous emporte   Que la peur nous emporte I_icon_minitime

Revenir en haut Aller en bas
 

Que la peur nous emporte

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Peur de dormir
» Nous resterons sur terre - Film.
» Qu'est-ce qu'il nous reste ?
» Nous apprécions dites le si vous le désirez
» Sortie en salle du film : "Nos enfants nous accuseront"

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dragonvale :: Palais de Chimène :: Appartements :: Suite de Castiel de Sombreflamme-


Avatar (c)
Identité
J'ai vu le jour le .
J'ai ans.
Je viens .
Mon allégeance va .
Je suis .

Animal ¤

Pouvoir ¤


Son caractère

Chapitre I.
Histoire
Chapitre II.
Test RP
Chapitre III. Ses liens
Exigences



Avatar (c)
Identité
J'ai vu le jour le .
J'ai ans.
Je viens .
Mon allégeance va .
Je suis .

Animal ¤

Pouvoir ¤


Ses traits de caractère

Chapitre I.
Son caractère
Chapitre II.
Son histoire
Chapitre III.
Son test RP
Chapitre IV. Ses liens
Le joueur



Avatar (c)
Identité
J'ai vu le jour le .
J'ai ans.
Je viens .
Mon allégeance va .
Je suis .

Animal ¤

Pouvoir ¤


Traits de caractère

Liens
Je recherche