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 C'est un jour parfait, ni bon, ni mauvais [Ariadne]

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MessageSujet: C'est un jour parfait, ni bon, ni mauvais [Ariadne]   Sam 29 Sep - 0:53


C'est un jour parfait, ni bon, ni mauvais



  • Noms des participants: Ariadne Beauvent & Perle Clairargent

  • Statut du sujet: Privé

  • Date: 16 mars 802

  • Saison 1, chapitre 4.



Juste un jour parfait. Un peu de soleil pour annoncer le retour proche du printemps. Quelques chants d'oiseaux dans les jardins du palais. Et guère plus de travail qu'à l'ordinaire. Oh, il y a bien de quoi faire après le couronnement d'avant-hier mais rien de très différent d'à l'ordinaire. Excepté pour les blanchisseuses. Entre sauces, vins, graisses et même empreintes de bottes, elles ont largement de quoi faire. Mieux vaut laver les nappes avant que les tâches ne les incrustent trop profondément. C'est une règle de base. Et je suis absolument certaine que pas le moindre des riches habitants de ce palais ne connait un principe aussi élémentaire. Il est bien aisé de renverser leurs assiettes et leurs verres sur la table. Mais réparer leurs dégâts par la suite est une toute autre affaire !

Assise sur le bord du lavoir, à attendre le linge de Mélusine, je les observe, silencieuse. Et leurs gestes coutumiers font monter en moi une bouffée de nostalgie, de l'époque où moi-même, je battais le linge avant de l'essorer. Et de celle, plus lointaine encore, où mes bras d'enfants n'étaient pas assez forts. Alors je me contentais de m'asseoir près de ma mère pour la regarder faire tandis qu'elle me parlait de ce noble marin - mon père - qui reviendrait bientôt nous chercher. Je n'y croyais pas vraiment mais c'était agréable de l'entendre en parler. A cette pensée, mon coeur se serre. Elle me manque. En dépit de nos disputes, de nos désaccords et de son éternel espoir d'un jour qui ne viendra jamais. Elle reste ma mère. Et même si je suis partie, elle n'en occupe pas moins mes songes, la nuit. Je me demande si elle finira par vivre pour elle-même et non pas dans l'attente.

L'envie soudaine me prend d'aller tordre quelques pièces de linges plutôt que de rester à ne rien faire. Mais les blanchisseurs de Lorgol sont fières. A Port-Bravoure, personne n'aurait jamais refusé un peu d'aide. Celles du palais ont une bien haute opinion de leur métier. Et je n'ai pas vraiment envie d'être rabrouée de nouveau. Quoi que... Mes yeux viennent de se poser sur une jeune lavandière que je n'avais jamais vu auparavant. Oh, il est tout à fait possible que je n'ai juste jamais fait attention à elle - le palais est tellement grand ! - mais pourtant, son air peu rassuré me rappelle le mien, à mon arrivée ici. A peine quelques secondes de réflexions et ma décision est prise. Je me lève souplement et vient saisir l’extrémité du grand drap qu'elle essaye d'essorer correctement, l'aidant dans son entreprise avec des gestes qui trahissent mon habitude. Et ce n'est qu'une fois le linge déposé dans le panier prévu à cet effet que je lui adresse un sourire.


- Ça te dérange que je t'aide ? J'attends depuis tout à l'heure et je commence sérieusement à m'ennuyer !

Et tant pis pour les regards noirs des autres blanchisseuses !


Dernière édition par Perle Clairargent le Mar 6 Nov - 6:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: C'est un jour parfait, ni bon, ni mauvais [Ariadne]   Sam 27 Oct - 5:37

Tu es arrivée la vieille, et déjà, tu croules sous le travail. Le couronnement vous a laissé, à vous les blanchisseuses, une masse de travail écrasante et on t'a bien fait comprendre qu'une paire de mains supplémentaires ne serait pas de refus pour aider à la tâche. Quand bien même tu viens d'arriver. Quand bien même tes muscles courbaturés ne se sont toujours pas remis de ce long périple et que ton visage porte encore les traces de la fatigue qui t'accable. Tu n'as pas le droit à ce repos dont tu rêves tant et tu es déjà à la tâche, depuis tôt le matin. Avec des mots secs, on t'a expliqué ton travail, on t'a montré où tu travaillerais, et au milieu des autres lavandières, tu t'es mise au travail, en silence. Tu écoutes les ragots sur les nobles du palais. Untel qui a rejoint unetelle dans sa suite, alors que la mari lui-même visitait une autre dame, les commentaires sur les tenus et bons nombres de racontars qui ne t'intéressent pas. Tu es plongée dans ton travail, et tu te coupes du restes. Les gestes, tu les fais sans réfléchir, mécaniquement. Tu laves les nappes tâchées de sauces toutes plus grasses les unes que les autres. Ces gens de la haute société, qu'on dit pourtant si bien éduqués, ne savent-il pas manger proprement ? Il te semble, au premier coup d'œil, que la noblesse de la capitale est bien plus sale que celle d'où tu viens.

Concentrée comme tu es, les bavardages des commères ne forment qu'un vague brouhaha que tu n'écoutes pas. Que tu n'entends pas. Personne n'a encore cherché à te parler, à savoir qui tu es, d'où tu viens et c'est tant mieux ainsi. Tu ne souhaites pas attirer l'attention, te retrouver encore perdue et désemparée alors que tu ne pourras pas répondre aux questions qu'on te pose. Combien de temps avant que les domestiques ne se rendent compte que tu es muette et que tu as été amputée de ta voix ? Combien de temps encore ? Alors tu restes discrètes et tu travailles. Tu tords les tissus. Les bats. Les frottes. Les rinces. Les plies. Ranges entre les piles de petits sacs de lavande afin que les vêtements conservent cette odeur discrète. Et tu recommences. Parfois, tu mets quelques chemises de côtés, car elles devront être reprisées.

Mais ces gestes, pourtant inscrits en toi, deviennent de plus en plus durs à effectuer au fur et à mesure que la fatigue prend possession de toi. Et alors que tu te bats avec un draps immenses, quelqu'un vient t'aider, avec des gestes aussi précis que les tiens. Cette jeune femme, tu l'as vu assise plus loin et tu sais à sa tenue que ce n'est pas une lavandière. Peut-être une femme de chambre qui attend quelques vêtements de sa maîtresse. Tu lui adresses un regard néanmoins reconnaissants ainsi qu'un petit sourire. La seule chose que tu seras capables de lui donner, de toutes façon et tu hoches la tête alors qu'elle te propose son aide. Tu iras plus vite ainsi et tu es tout de même contente de ne plus être tout à fait seul. Du moment qu'elle entretient la conversation pour deux, tu seras heureuse.
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MessageSujet: Re: C'est un jour parfait, ni bon, ni mauvais [Ariadne]   Mar 6 Nov - 7:26

Enfin une personne aimable ! Enfin aimable. Elle n'a pas exprimé grand chose en fait mais quelque chose dans son sourire me dit qu'elle est heureuse que je sois venue l'aider avec ce drap - je me demande bien d'ailleurs qui donc a eu l'idée de faire des draps aussi grands. Étaient-ils prévus pour des dragons ? Parce qu'aucun noble n'a besoin d'autant de tissu pour faire son lit. Enfin, pour qu'on lui fasse son lit plus précisément, je n'ose imaginer un noble essayant de se débattre avec une telle tâche. Mais ce serait certainement fort drôle ! A cette seule pensée, un sourire me monte d'ailleurs aux lèvres et je ne peux retenir un gloussement, m'attirant de ce fait les regards courroucés des lavandières, dérangées dans leurs discussions mondaines. Oh par tous les jupons - propres aujourd'hui ! - de Mélusine, est-il possible d'être sans arrêt aussi désagréables ? Et bien tant pis, pour elles. Maintenant que j'ai trouvé quelqu'un à aider, je ne vais certainement pas m'en aller ! Et puis après tout, si elles veulent se débarrasser de moi en vitesse, elles n'ont qu'à s'occuper du linge de Mélusine en priorité et je m'en irais ! Je suis sure d'ailleurs qu'elle approuverait cette méthode !

Notre drap enfin correctement plié et mis de côté, j'en attrape un second sans attendre, trop heureuse d'avoir enfin de quoi m'occuper les mains. Ma compagne du moment m'intrigue. Elle me semble bien silencieuse au milieu de ce troupeau d'oies qui piaille à qui mieux mieux. Alors d'accord, qu'elle non plus ne s'intéresse pas à leurs racontars et qu'elle reste dans son coin, je peux comprendre - même si moi je trouve follement amusant de connaitre un peu tous les détails croustillants - mais à moi, elle pourrait m'adresser la parole, engager la conversation. Bon. Apparemment, je vais devoir encore tout faire ! Avec un sourire, je lui tend le bout de mon drap.


- Merci d'avoir accepté que je t'aide ! Je commençais vraiment à m'ennuyer à rester assise là bas !

Quelques mouvements habiles et voilà notre second drap plié. Comme quoi, je n'ai pas perdu le coup de main ! Par contre, je ne sais pas si mon accroche était mauvaise ou si c'est juste elle qui n'aime vraiment pas parler mais son silence me laisse un peu perplexe. Pourquoi ne me répond-t-elle pas ? Essayons une nouvelle approche...

- Je m'appelle Perle au fait. Et toi ? Tu es arrivée récemment ? Je ne me souviens pas t'avoir déjà vue ici.

Il est tout à fait possible que ce soit moi qui me trompe et qu'elle ait juste était cachée ou en repos toutes les fois où je suis venue mais ce serait une sacrée coïncidence. Non, quelque chose me souffle qu'elle ne'st pas à Lorgol depuis longtemps. Par contre, je suis bien incapable de comprendre les raisons de son mutisme !
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MessageSujet: Re: C'est un jour parfait, ni bon, ni mauvais [Ariadne]   Sam 17 Nov - 13:21

Elle t'aide et c'est d'un timide sourire accompagné d'un hochement de tête que de la remercie à nouveau. Tu l'observes discrètement. Elle non plus, ne vient pas d'ici, les traits de son visage ne portent pas les mêmes marques que la majorité des gens qui vous entoure, de même que ses yeux ou sa chevelure. D'infimes détails que d'autres ne verraient pas et ne verront jamais te sautent au yeux. Avec le temps, tu as appris à les repérer. Etre amputée de la parole t'as au moins permis de te focaliser sur d'autres choses, toutes aussi importantes. Tu ne saurais par contre, pas dire de quel duché elle est originaire, si ce n'est affirmer que ce n'est pas d'Ansemer, ni de Cibella.

Mais à ton grand malheur, Perle, puisque c'est son nom, continue te de parler, et toi, tu ne peux rien dire, tu ne peux rien répondre. Avec des gestes tout aussi précis, tu attrapes les deux bouts du tissus que tu finis de plier correctement avant de le déposer sur la pile à vos côtés. Vous attrapez un nouveau draps et tu la regardes avec insistance, pour lui faire comprendre que si tu l'entends, jamais tu ne seras capable de lui répondre ; plus jamais. Tu ne sais pas écrire, tu ne sais pas si elle sait lire, tu ne peux même pas te présenter à ton tour. Par contre, tu peux mimer avec tes doigts depuis quand tu es arrivée. Deux tours en arrière avec tes indexes pour symboliser le passé et tu lèves deux doigts pour désigner les jours. Deux jours que tu es arrivée. Puis tu pointes ton doigts vers elle, pour lui retourner la question.

Avec le temps, tu as tout de même appris à communiquer un peu avec tes mains. Tu griffonnes quelques dessins quand tu en as l'occasion, sur le sol, dans la poussière. Mais tu as rarement l'occasion d'entretenir de longues conversations, les gens se lassent vite et écouter les vains palabres des maîtres que tu sers ne t'intéresses point ; ils n'ont de concerne que pour le prestige, leur or et le prochain bal masqué qu'ils organiseront pour plaire à tel ou tel autre personne. Peu ont comme intérêt le véritable bonheur des gens à leur service, de ceux qui leur permettent de manger à leur faim chaque jour.

Vous achevez de plier un autre draps et au moment où tu souhaites en attraper un autre, tu te rends compte que le labeur est terminé. Les dernières pièces de tissus sèchent au vent et seront à plier demain, habits et autres étoffes sont fins prêtes. Les lavandières n'ont pas chômé, tu le sais. Deux jours entiers à laver, tordre et essorer pour contenter les maîtres des lieux ; vous êtes enfin libres pour un temps. Ce moment que choisis ton estomac pour protester contre la fin et la fatigue qui te tiraille depuis ton arrivée : les marchands qui t'ont apportée ici t'ont donné suffisamment d'eau pour que tu ne meurs pas assoiffée mais n'ont pas pris la peine de te nourrir correctement, et à peine arrivée, tu as profité des quelques heures de sommeil que tu pouvais grappiller pour te reposer. Mais tu as faim. Tes joues se teintes de rouges, tant ta gène est grande. Alors, pour meubler, tu indiques à la jeune femme qui t'a aidé de te suivre et la guide vers les piles de linges prêtes à rejoindre les appartements de leur propriétaire : ceux de son maître doivent s'y trouver, tu l'aideras volontiers à les porter.
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MessageSujet: Re: C'est un jour parfait, ni bon, ni mauvais [Ariadne]   Ven 18 Jan - 4:27

Bon, toujours pas de réponse. Ça devient ennuyeux tout ça. Comment peut-on bavarder avec quelqu'un qui refuse de dire un mot ? Et puis quand même, ce n'est pas très poli ! Je ne dis pas que j'ai des manières impeccables - certains pensent même que je jure beaucoup trop, que c'est grossier ! Qu'est ce qu'il ne faut pas entendre ! - mais tout de même, moi je réponds quand on me parle ! D'accord, j'ai tendance à être un tout petit peu impertinente mais que voulez vous ? C'est tellement difficile de demeurer sagement la tête baissé quand un noble vous donne des ordres stupides ! Tiens, par exemple, quand je suis arrivée au palais, il m'est arrivé de devoir m'occuper de quelqu'un d'autre que Mélusine. Je vous rassure tout de suite, c'était très rare et heureusement, sinon je n'aurais surement pas fait long feu ici ! Et ce jour là, je me suis retrouvée à devoir rester silencieuse et immobile dans un coin du salon de sa Grandeur-de-je-ne-sais-plus-où. Certes, j'aurais pu éviter de lui demander si elle ne préférait pas que je lui amène une statue ou une plante. Mais quoi ? Je n'ai pas vocation à ne pas bouger moi ! Il faut vraiment une bonne raison pour ça. Quant à ne pas parler... Bref ! Tout ça pour dire que je commençais à m'embêter au contact de cette fille qui refusait obstinément de dire quoi que ce soit. Même pas son nom !

Oh, et à moins que... Ces gestes... C'est étrange, on dirait qu'elle essaye de communiquer. Deux (oui, je sais compter jusqu'à deux, ne soyez pas si surpris ! Lire et écrire, je n'en ai jamais eu l'occasion mais compter... Il faut bien que je sache combien de bijoux je vole ! Et combien ils valent surtout !). Deux en arrière ? Pardon ? Ce n'est pas un nom ça. Ah peut-être qu'elle veut dire qu'elle est arrivée il y a deux jours ? Ahah, j'avais donc raison ! Et donc, je suppose que ce doigt pointé vers moi signifie qu'elle se demande depuis combien de temps je suis là.
« Tu ne peux pas parler ? » Question stupide ! Si elle le pouvait, elle ne ferait pas de grands gestes comme ça alors que ça l'empêche de travailler en même temps. Perle, ma fille, parfois tu n'as pas plus de jugeote qu'un étourneau ! « Non, bien sur, je suis bête. Moi je suis ici depuis la première semaine de février. Hé mais... Comment tu sais que je ne suis pas là depuis toujours ? » C'est vrai quoi ! Elle vient d'arriver ici, qu'est ce qui lui fait dire que je n'étais pas déjà là il y a dix ans ? J'aurais très bien pu grandir dans cette ville après tout. Ou alors... J'ai tellement l'air d'une campagnarde ? Oh je n'aime pas du tout cette pensée !
Enfin, je n'ai pas le temps de m'attarder dessus qu'elle m'entraine vers les piles de linge prêtes. Là, je reconnais immédiatement le sceau de Sinsarelle brodée sur un dessous. Cette pile doit-être la bonne. Normalement, je devrais la prendre et remonter dans les appartements de Mélusine mais... je n'en ai pas très envie. Je préfèrerais rester avec ma muette. Après tout, se doit être triste pour elle de ne pas pouvoir parler. Cette seule pensée me fait frissonner de la tête aux pieds ! Je suis certaine que personne n'a encore pris le temps de rester avec elle ! Tout le monde est si occupé dans ce palais, alors une muette... C'est décidé, moi je la garde ! Je remonte le linge de Mélu et dès que je peux, je reviendrai ! Bientôt, pourquoi pas ? Après tout, c'est presque l'heure du déjeuner ! Et au vu des grondements qui s'échappent de mon ventre, je suis sure que Mélusine ne tardera pas à m'expliquer qu'elle n'a pas besoin que je fasse la musique d'ambiance.


« Bon, je vais remonter tout ça ! Et après, je vais me débrouiller pour aller manger ! Tu as fini ton travail ici ? On pourrait se retrouver dans les cuisines pour manger ensemble, si tu veux. » Bon, apparemment elle veut puisqu'elle a attrapé le restant de la pile et qu'elle s'apprête à m'emboîter le pas. Marchant à côté d'elle, je m'engage dans les couloirs en essayant de parler un peu moins fort - il parait que les nobles ont le privilège du bruit. Nous autres domestiques, nous sommes censés rester discrets. Censés... Et c'est plus facile à dire qu'à faire, surtout que je brûle de lui poser des questions et qu'en plus il faut que je réfléchisse à la façon dont je les formule pour qu'elle puisse me répondre. Mais avant que j'ai eu le temps d'en poser une, une pensée me vient à l'esprit. « Hé mais ! Dans tout ça, je ne connais pas ton nom ! Et puis ça va être difficile de le deviner. Il y a quelqu'un ici qui le sait et pourra me le dire ou tu préfères que je t'en trouve un ? Ça peut être joli un prénom choisit, tu me dirais si tu aimes ou pas ! Tu sais, moi j'ai choisi le mien et j'en suis très contente ! »

Je m'interromps une minute, arrivant à la porte de la suite de Mélusine. Déserte. Où qu'elle soit, elle n'a visiblement pas besoin de moi. Tant mieux, comme ça, j'aurais tout loisir de continuer cette étrange discussion à sens unique. Pas que je me fasse l'impression de parler toute seule mais... un peu quand même ! Je pose mon fardeau sur le lit - chose que je n'aurais jamais osé faire en présence de Mélusine - et j'entreprends d'ouvrir l'armoire pour tout y ranger tout en réfléchissant à voix haute. « Voyons, réfléchissons... Il te faut un joli nom. Un peu poétique, comme de la nature. Fleur ? Non, c'est déjà le prénom de ma meilleure amie. Marguerite ? Non, ce n'est pas très adapté. Et puis tu ne ressembles pas à une fleur. Plutôt à... Un vent ! Oui, un vent ça t'irais à merveille, j'en suis persuadée. Mais Zéphyr et Brise, ça ne va pas du tout. Oh, je crois que j'ai trouvé ! Qu'est -ce que tu dirais de Alizé ? » A vrai, dire, je ne suis pas sure qu'elle m'ait donné son assentiment. Mais ce n'est rien, si je n'en trouve pas qui lui plaise, je me débrouillerai pour apprendre le sien d'une façon ou d'une autre. Il y a surement dans ce palais quelqu'un qui le connait, ne serait-ce que la personne qui l'a embauchée !
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