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 Lord Augustus (Terminée !)

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MessageSujet: Lord Augustus (Terminée !)   Jeu 25 Oct - 16:10

Courtisan
Florias Ardent alias Augustus

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J'ai vu le jour le 2 décembre à Lorgol
J'ai 220 ans.
Je viens du Duché de Cibella .
Mon allégeance va à moi-même, l’Empereur Augustus.
Je suis Empereur d'Arven.
(c) Google

ft. Edward Norton
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- Je suis déçu mon cher Lorastin. Ne t’avais-je pas dit que je souhaitais de façon claire ? Précise ? Et pourtant il semble que tu ne m’aies pas compris. Et je n’ai que faire de serviteurs qui ne comprennent pas mes instructions, sais-tu ?

Depuis son siège, l’Empereur dominait son serviteur par l’acuité de son regard, l’écrasant de sa présence, l’intimidant par le pouvoir qu’il détenait. Oh, à vrai dire intimider était un mot trop faible. Le bon Lorastin, espion de son état, était en fait tétanisé et terrorisé. Pour avoir assisté à moult exécutions et être lui-même impliqué dans plus d’un passage à la question ordonné par le souverain qui lui faisait face, il savait bien, mieux que beaucoup des habitants de l’Empire, à quel point Augustus pouvait se révéler monstrueux dans sa colère, dans sa soif de vengeance, son ésir de châtier tout échec. Oh, certes, le puissant mage n’en montrait rien. Mais d’une part son loup des neiges tournait autour du pauvre espion et émettait forces grognement, d’autre part Augustus pouvait être dans une colère noire un instant et vous couvrir d’or la seconde suivante, aussi l’humeur qu’il daignait montrer n’était pas probante. A vrai dire beaucoup de courtisans s’imaginaient voir en en cela un jeu de leur maître pour les torturer et les maintenir en son pouvoir en étant toujours imprévisible. Ce en quoi ils n’avaient pas tort, songea le maître de ces contrées en regardant Lorastin. Depuis combien de temps connaissait-il cet homme apeuré ? Longtemps, sans doute, dirait ce dernier, mais pour l’immortel Augustus, les vingt et un an n’étaient que quelques mois.

L’Empereur avait à son service moult assassins, spadassins et autres gens de basse morale, mais Lorastin s’était immédiatement distingué par sa capacité à obtenir des informations utiles, à arracher des confessions embarrassantes à ceux soupçonnés de trahison. Mieux encore, en règle générale quand il soupçonnait c’était qu’il y avait bel et bien matière à châtier. Un serviteur utile. Tout doucement, Augustus leva son verre de vin rouge et en but une gorgée. Plus il laissait planer le silence, plus son vis-à-vis pâlissait, se décomposer. Que cela était cocasse. Un tortionnaire, un bourreau, un violeur, tueur, pilleur, pouvant être qualifié de mille autres épithètes flatteuses, craignait le silence plus que toute autre chose. Mais voilà, il avait raison de craindre son souverain. Car l’échec était une chose que l’usurpateur, comme d’aucuns l’appelaient encore malgré les campagnes de répression et les siècles écoulés, ne supportait pas, n’admettait pas. Lui-même n’avait jamais échoué en rien alors pourquoi ses gens devraient ils échouer ? C’était inadmissible. L’Empire n’existait que par et pour lui, par ses sacrifices, les vies qu’il avait prises, qu’il prendrait encore. Et c’était bien d’une vie qu’il s’agissait. La vie de Cyanure. Un pamphlétaire qui portait ce pseudonyme douteux et qui se faisait un plaisir d’écrire les choses les plus inadmissibles sur son souverain avant de les diffuser dans les quartiers bourgeois et chez certains pauvres parmi les rares à savoir lire. Alors bien sûr l’orgueil froissé du plus puissant des souverains n’allait pas laisser passer pareil affront. Des scribouillards insolents pendant deux siècles il y en avait eu et tous avaient fini au tombeau.

Mais Cyanure. Cyanure avait échappé depuis des mois à la police secrète de Sa Seigneurie l’Empereur, à ses espions, à ses assassins et à tous les organismes chargés de le débarrasser de ce genre de nuisance. Alors dans la salle du trône s’était présenté un Luc Lorastin tout en couleur affirmant pouvoir débarrasser son maître de cette gêne, de ce Cyanure. Augustus avait applaudi cette initiative pleine de bon sens et avait été ravi d’un tel esprit d’initiative. Assez pour donner à Lorastin une coquette propriété et beaucoup d’or. Mais las ! Luc avait prétendu pouvoir faire son affaire à l’écrivain en une semaine. Alors quand neuf jours s’étaient écoulés Sa Majesté s’était émue de ce retard et avait fait part de son déplaisir à son subordonné. Lequel s’était excusé, avait parlé d’arrestations, d’étau qui se resserrait. Très bien, très bien, il y a du progrès, vous avez un mois s’est exclamé l’Empereur. Et un mois venait de s’écouler.

- Votre Majesté je vous supplie de comprendre… je suis servi par des incompétents, des pleutres, des ânes ! Ma loyauté envers vous est aussi profonde que l’océan ! Mais là, ce Cyanure est trop malin, il a trop de complicités, trop d’aides, je ne peux…

L’Empereur leva la main, pour arrêter la litanie d’excuses, un sourire faussement indulgent au visage. L’autre se détendit. S’imaginait-il l’avoir flatté avec ces basses comparaisons océaniques ? Le prenait-il vraiment pour un imbécile ? Une pointe de colère, de rage froide emplit le Monarque Immortel. Assez, assez ! Pourquoi fallait-il toujours, sans cesse, qu’il châtie, qu’il punisse ? Tout serait tellement plus simple si ils acceptaient tous l’idée qu’il n’était pas sensible à leurs pathétiques tentatives pour l’influencer, à leurs ridicules manœuvres dilatoires, à ces répugnants, à ces stupides essais pour saper sa volonté.

- Oh je sais, je sais. Il est si difficile d’être servi par des incompétents ? Je te comprends mon ami. Non vraiment. Ce n’est pas de ta faute, que pourrais-tu faire avec un tel matériau humain ? Pas grand-chose, non.

Le monarque se coula dans son siège tandis que Lorastin s’enhardissait et promettait, promettait. En vérité il pensait surtout à cet or qu’il avait mis de côté pour sa fuite, à ces renseignements qu’il avait pris pour émigrer, à ces identités falsifiées qu’il avait fait faire. Et il s’imaginait qu’Augustus ne savaient pas. Ils s’imaginaient tous cela, tous. Toujours souriant, l’Empereur laissa le félon s’enivrer de sa propre fatuité, de sa vilenie. Puis il frappa dans ses mains, deux fois. Luc Lorastin eut un regard perplexe tandis que s’ouvraient les portes du grand salon et que deux hommes d’armes vêtus de cotte de maille et d’épées, arborant le blason impérial, entraient, ralentis par le paquet qu’ils traînaient. Un homme, qui remuait faiblement. Ses longs cheveux châtains encadraient un visage creusé, son corps parcouru par les marques du fer et de la pince, comme une explication vivante des sévices que l’on pouvait faire subir à un être humain avant qu’il n’expire. Les deux hommes d’arme, au regard dur, jetèrent l’individu aux pieds de leur souverain qui s’en servit comme d’un pouf, posant avec violence ses pieds sur le dos de l’homme enchaîné, enrayant avec force ses velléités de se relever.

- Savez-vous qui est monsieur mon meuble, fit l’Empereur d’un ton doucereux à son espion, ou l’ignorez-vous ?

L’espion n’en finit pas de blêmir pendant plusieurs minutes. Il hésitait sur la réponse à donner et craignait plus que tout que ses redoutables hypothèses ne viennent à se confirmer, à advenir. Terreur. Terreur qui le privait de ses mots, terreur qui l’empêchait de former un avis cohérent et d’avoir la moindre idée de la façon dont il pourrait se sortir d’un tel traquenard. Le monarque le laissa s’empêtrer, bégayer, trembler, sans réagir, donnant juste des petits coups de talons sur son captif, comme battant la mesure d’une chanson qu’il était le seul à entendre. Au vrai il sifflotait imperceptiblement un air étrange ce qui achevait de désorienter le pauvre malheureux en comparution. Finalement ce dernier articula le mot qu’il craignait de prononcer, « Cyanure ». L’Empereur le récompensa d’un sourire et mit fin à son mutisme, applaudissant avec vigueur.

- Oui, oui ! Bravo ! Cyanure en personne, ou plutôt Maître Bralin Tuques, artisan ébéniste de son état à la plume étonnamment acérée pour un individu de sa condition. On imaginerait pas ce qu’un simple travailleur du bois est capable d’avoir comme dons, n’est-ce pas mon cher Luc ? Ah mais je vois que vous êtes perplexe, comment est-il arrivé ici c’est cela ? Hé bien voyez-vous puisque vous étiez si manifestement empêché par votre personnel incompétent j’ai mené l’enquête moi-même. Un peu de déguisement magique pour me dissimuler, de contrainte, d’or versé ici et là… C’était très drôle, un loisir fort inattendu que cette petite partie de devinette. Hm ? Oh tais-toi donc toi !

D’un geste vif, l’Empereur sortit une dague ouvragée de son pourpoint, et en enfonça la lame dans la gorge de Tuques, qui émit un dernier râle d’agonie avant de s’effondrer définitivement. Le maître regarda un moment le sang envahir le beau tapis de soie et de laine, corrompant les motifs, transformant le tissu en marécage poisseux.

- Mais je ne t’en veux pas tu sais, espion. Ce n’était pas de ta faute. Vraiment. Mon grand tort fut d’estimer que tu pouvais servir comme espion. Alors que ton usage était tout autre.

Lentement Augustus concentra son pouvoir tandis qu’une aura rougeâtre commençait à entourer l’infortuné Luc. Ce dernier essaya d’articuler, de demander grâce mais n’émit qu’un gargouillement. Il essaya de fuir, mais il ne put faire un mouvement. Et de sa bouche, de ses yeux et de ses oreilles un flux de lumière carmin se mit à sortir, pénétrant en Augustus par tous les pores de sa peau. Et plus la lumière fuyait l’espion plus il se racornissait, sa chair devenant parchemin, ses globes oculaires perdant tout brillant, ses cheveux tombant. Et puis finalement il s’effondra, sac d’os et de chair jaunâtre au pied de Sa Majesté.

- Eh bien voilà, murmura l’Empereur Charognard, l’Empereur Immortel, dans la solitude de son salon privé, pensif, tu étais finalement si compétent mon ami. Qui eut cru que tu avais encore tant d’années à vivre ?
Et de lever son verre aux années que lui vivrait encore, aux infinies années qui attendaient Lord Augustus, tandis qu’en lui résonnait la musique enivrante du pouvoir sur tout et chacun.




Son histoire
(c) Google

Douleur. Connaissez-vous vraiment ce mot sous tous ses aspects, les infinies nuances qu’il recouvre et les subtilités immenses qui sont les siennes ? Arrivez-vous vraiment à vous figurer les nuances de haine que l’on éprouve quand on ressent mille sortes de douleur infligée par autrui ? Lord Augustus né Florias Ardent le sait. Oh ardent, quelle cruelle malédiction que de naître sous ce nom quand on est le fils de Lucinda Ardent. Lucinda, douce Lucinda, magnifique Lucinda. Oh ma chère Lucinda, Lucinda, oh oui Lucinda, plus fort, encore ! Entendre ces mots murmurés, criés, lancés à la cantonade, accompagnés de bruits équivoques, tous les soirs par des hommes différents. Suivis quelques instants plus tard par le tintement des pièces d’or. Qu’est votre mère ? Elle fait la conversation à des hommes ? Allons donc, dites tout de suite que c’est une catin, une pute ! Pas de ça sur mon trottoir petit cancrelat ! Entendre sans cesse, tout le temps ces mots, à chaque sortie, chaque déplacement, ne jamais s’arrêter pour frapper car on est rien qu’un enfant, un petit enfant qui ne comprend pas, qui ne fait pas le rapport entre le lit qui grince et ces mots à l’endroit de sa mère. On ne saisit pas, on ne voit pas.

Ces enfants qui vous battent, ces enfants qui vous volent, qui vous réduisent à une condition d’animal. Ce garçon, Lucas Basthil, fils du maître boulanger, qui vous enferme vous jette dans un trou d’où vous ne pouvez-échapper, en vous pissant dessus avec ses petits camarades et en vous inondant de merde parce que la petite Maria vous a regardé trop longtemps et que vous avez eu le front de rougir, vous l’enfant de la catin, ce garçon lui il sait, il connaît votre infamie. Vous vous ne savez pas, vous n’avez fait que naître, mais lui, lui il sait, il voit la marque sur votre front qui distingue l’ignoble, l’infâme. Ce garde de la cité qui vous retire du trou où vous pourrissez et qui au terme d’un mystérieux conciliabule avec votre mère se retire dans la chambre de votre masure pour faire grincer le lit avec votre génitrice sans qu’après l’or ne teinte, sait-il aussi pourquoi vous êtes un être méprisable ? Ou encore tous ces gens qui sifflent des lazzis sur votre passage en vous couvrant de moqueries ?

Cette fille qui vous appâte, qui vous enjôle de ses attraits pour vous attirer dans un piège où son bellâtre vous attend accompagné de camarades, lui le sait. Vous êtes le seul à ne pas savoir, le seul. Ce qui est sûr c’est que vous ne valez rien, que vous n’êtes rien, la plus grande preuve c’est que votre père vous a abandonné à la naissance, laissant votre mère exercer la profession de catin, ignoble même si vous ne savez pas avec précision de quoi il s’agit, et vous laissant vous, mendier, voler, boire votre propre urine.

C’est l’univers de Florias Ardent. Convaincu de ne rien valoir et de n’avoir comme horizon que la mendicité. Naissant dans les bas quartiers de Lorgol, Florias a vu plus de cadavres à cinq ans que certains soldats dans toute une vie de garnison dans des coins paisibles. Tires laines crevés, morts d’inanition, victimes de maladies en tout genre. C’est dans ces culs de basse fosse, avec une mère usée par la vie qui vend son corps que grandit Florias. Et que devenir quand on est le fils d’une prostituée, que l’on ne sait ni lire ni écrire, qu’on est de fluette constitution et qu’on sait que l’on ne vaut pas mieux que les excréments qui encombrent vos rues ? Destin tout tracé, à l’image de tous les gosses des bas quartiers, des quartiers pourris, remplis de brigands à la lame facile et de gueux.

Devenir un voleur à la tire, un petit mendiant, destiné à mourir très jeune. Destin misérable. Une seule échappatoire, la mort. A l’âge de six ans, après avoir été jeté dehors par sa mère, abusé par l’un de ses clients qui ne dédaignait pas les jeunes garçons, après avoir vécu assez d’horreurs pour combler une vie entière, c’est un enfant de six ans qui approche un surin de sa gorge avec la détermination d’un adulte, celle de mettre fin à une vie qui n’a ni sens ni but.

Et puis la lame de briller, une aura d’entourer le corps juvénile et la lame de se figer. Que se passe-t-il ? Quelle est cette force puissante qui envahit l’enfant en cet instant de grand désespoir. Une force que nul ne semble percevoir car déjà deux adolescents, de treize ans, des « grands » comme on dit, membres de gangs. Le surin, de bonne qualité, volé à un client de la madame Ardent, les intéresse. Ils se pressent autour du gamin, déterminés à lui voler son bien et éventuellement à prendre un peu de plaisir en le rouant de coups pour affirmer leur supériorité. Et là un inexplicable sursaut de révolte s’empare de l’enfant, et quand ses deux tourmenteurs s’approchent, un sourire aux lèvres, ils se figent, surpris un instant par le regard de leur victime désignée, plein de haine, de colère, et empreint d’une chose indéfinissable. Florias tend les mains, habité d’une puissance inconnue, ses pouvoirs s’éveillant sous l’effet du désespoir et du désir de faire mal, du désir de tuer. Et les deux adolescents projetés par cette puissance, s’écrasent contre un mur dans des bruits de craquement. Oh oui le don de l’enfant s’est éveillé et il est puissant, très puissant. Un sourire mauvais apparaît sur son visage. Il ne sait pas ce qui vient de se passer mais il sait une chose : la mort et la mendicité peuvent être évitées. La souffrance, c’est lui qui va l’infliger désormais.

Quelques années plus tard, à douze ans, le voilà devenu fort riche à l’échelle de son quartier. S’imposant sur des chefs de gangs locaux et des gagnes petits il détrousse ceux qui le terrorisaient et domine des groupes dans lesquels il y a des tire laines de plus de seize ans. Néanmoins il reste discret, très discret. Ce pouvoir il le sait désormais c’est de la magie. Il sait aussi qu’il existe une académie mais hésite à y aller. Peut-être est-il déjà trop tard, ils ne le prendront sûrement pas alors qu’il n’est rien, sans origines, sans noblesse, et puis il n’est pas tout blanc, il a déjà tué, et peut être ont-ils un moyen de détecter les meurtriers. Il pense se contenter de régner sur un petit quartier et d’imposer sa loi sur quelques gueux en ne faisant pas de vagues. Mais un jour… un jour l’un de ses « petits rats », un gosse de huit ans chargé d’informer son jeune patron de tous les faits sortant de l’ordinaire dans le quartier lui fait part de cette nouvelle troublante. Un mage de l’académie enquête dans le quartier, ayant entendu des rumeurs sur un jeune garçon des bas quartiers investi de pouvoirs puissants. Alors il hésite, il hésite, le jeune garçon. Fuir ? Il caresse l’idée mais finit par se présenter de lui-même au mage qui le recherche.

Ce dernier, drapé dans une robe toute de pourpre et de précieux se présente. Malf de Lunal. Il s’explique : quoique les dragons soient les instructeurs des mages – Florias est persuadé qu’on lui ment quand l’autre parle de dragon – il y a des mages qui travaillent à l’académie. Ils servent à compléter la formation des apprentis, à servir de liens humains, ou, parfois, recherchent les apprentis qui ne peuvent se déplacer à l’académie. Une offre est présentée et Florias l’accepte. Vêtu de façon élégante pour la première fois de sa vie, le garçon suit le mage jusqu’à l’académie de Dragonvale.

Ô Dragonvale ! Quand le regard du futur mage se pose sur les spires élancées de l’Académie, ses ors et ses fastes, son paysage à couper le souffle, quand il admire ses tours qui transpercent les nuages, une larme coule sur sa joue. Et puis un son puissant, mélange de parole et de rugissement, empreint les cieux, et pour la première fois Florias voit un dragon. L’imposant saurien vole entre les tours de l’académie son regard liquide inspectant la vallée qui lui est consacrée. De là où il est, sur une petite colline, Florias distingue quelques jeunes étudiants qui se pâment aux encorbellements et regardent la majestueuse créature. Devant l’expression de Malf qui semble toujours aussi émerveillé qu’au premier jour, l’enfant des rues juge bon de l’imiter. Mais lui, si il est impressionné et que l’apparition du dragon lui a coupé le souffle, n’est pas paralysé par l’admiration. C’est bien la peur qui lui glace l’esprit, une peur héritée de son ancien environnement dans lequel seul le plus grand et le plus fort avait la part du lion.

Il semblait à l’Empereur que ses années à l’académie avaient passé en quelques instants. Malgré quelques péripéties narrées ci-après ce furent les plus heureuses de sa vie. Celles qui préfigurèrent d’indicibles malheurs mais les plus heureuses néanmoins.

A l’âge de douze ans jeune monsieur Ardent était un peu âgé pour entrer à l’académie. Dans les premiers jours il fut considéré avec un certain mépris d’étudiants qui ne voyaient en cet individu sans sophistication commençant sa formation sur le tard un inférieur. Mais très vite cela changea. D’abord Florias montra très vite des dons immenses en matière de magie. Lui qui n’avait jamais eu l’occasion d’apprendre quoique que ce soit d’autre que le bon timing pour voler du pain sur l’étal des boulangers, la meilleure manière de planter un surin dans les parties vulnérables des agresseurs, découvrait un monde de connaissances et de secrets ésotériques, et de l’avis de ses professeurs c’était comme si son esprit affamé compensait le manque de nourriture par une boulimie redoutable. Il grimpa dans les échelons et les classes d’étudiant plus vite que n’importe qui dont les académiciens aient le souvenir. Et il se fit craindre de ceux qui avaient tenté de le traiter comme un moins que rien à ses débuts. Rapidement le mépris de caste des autres étudiants fut caché au fond d’eux et plus personne n’osait dire en face à Florias ce qu’on pensait de lui.

Et de fait rapidement certains n’en pensèrent pas forcément que du mal. Au fur et à mesure qu’il grandissait ses traits, jusque-là inélégants, marqués par les épreuves, s’affinèrent. Sa musculature devint celle d’un jeune homme. En un mot comme en cent il devint extrêmement séduisant. La gent féminine de l’académie le remarqua et il remarqua qu’il était remarqué. Mais la plupart du temps ces expériences amoureuses finissaient mal pour… les amoureuses. De fait il ne voyait que le ratio plaisir/temps et n’accordait guère d’importance aux sentiments, convaincus par son expérience de la rue qu’ils n’étaient qu’une faiblesse. Aussi quand venait pour Florias le temps de rompre et que sa dulcinée comprenait que ces fables adolescentes sur l’amour n’avaient aucune prise sur lui, il s’attirait inévitablement l’inimitié de ses amies, frères, et autres membres de son entourage.

Mais même cette nouvelle chose, la gente féminine, cessa rapidement de l’intéresser. La magie, la connaissance était sa vraie passion. Et il advint qu’à seize ans il eut l’impression d’être brimé par ses professeurs et restreint dans son enseignement. Il s’intéressait à des sortes de magie que l’on n’enseignait pas à l’académie et voulait connaître tous les secrets du passé même ceux que l’on avait choisi à dessin d’oublier. Et un beau jour…

« Pauvres idiots ! Ils croient en savoir plus sur les dragons que les dragons sur nous et sont persuadés que ce qu’ils ignorent ne leur portera pas préjudice. Arrogants crétins ! Je suis convaincu que ces écailleux ne sont pas les sages majestueux et désintéressés que certains étudiants stupides imaginent et qu’ils sont bien plus redoutables pour nous que ce que pensent les quelques formateurs humains de cette académie de dragon.

Leur puissance, leur force et leur incompréhension de la vie humaine sur le plan individuelle, la façon qu’ils ont de nous enseigner en mettant volontairement de côté des secrets tout en gagnant la confiance du plus grand nombre, ce mépris qu’ils manifestent quand ils croient que leur condescendance le rend subtils… En vérité je pense que les dragons sont nos ennemis et que tout cela fait partie de leur plan ou tout du moins qu’il ne s’agit que d’une accalmie. Mes soupçons ont récemment été aiguisés par ce qu’a fait un de nos formateurs sauriens. Dans une classe avancée d’étudiants intéressés par les sorts de conjuration l’un d’entre nous a demandé si les rumeurs selon lesquelles certains mages dénuées de morales pouvaient transformer des créatures vivantes en golems en agglomérant leurs cellules et en les modifiant étaient fondées. Le dragon a répondu que oui tout en ajoutant que ce n’était possible qu’à petite échelle et s’est proposé de faire fusionner deux araignées. J’ai bien examiné le sort qu’il a utilisé et j’ai la conviction que cette sorte de magie est essentiellement draconique. La créature aux yeux jaunes a altéré les vrilles du sortilège de façon à cacher sa vraie nature et s’est sans doute trouvée très drôle en son for intérieur mais moi j’ai vu. Ce sort peut agir sur une échelle bien plus vaste et sur des êtres bien plus complexes. Je suis à vrai dire convaincu que ce sortilège draconique était à la base conçu pour transformer les humains en autre chose…

Les dragons ne raisonnent pas comme nous et je suis même étonné qu’il ait pris la peine de cacher la vraie nature du sort. Après tout prenons nous la peine de cacher le couteau de boucher aux veaux et aux agneaux ? Et quand je vois la stupidité de mes condisciples je ne peux qu’approuver leur morgue et leur humour noir. La seule question c’est, a-t-il vu que j’avais vu ? Je crois que non mais je ne peux en être sûr et c’est pour cela que j’enregistre ces paroles dans cette sphère magique. Je compte ce soir m’introduire dans les archives interdites de l’académie et y découvrir les grimoires historiques scellés parlant des dragons. Si je ne reviens pas il faudra chercher du côté des monstres qui nous servent de professeur. »


Et en cette nuit où les éclairs s’abattaient sur l’académie, Florias Ardent que l’on commençait à surnommer l’Auguste de part son pouvoir et ses résultats, réussit à s’introduire dans les archives secrètes et interdites de l’académie, outrepassant les protections séculaires, détruisant les gardiens mécaniques sans éveiller les antiques alarmes conscientes et parvenant jusqu’au saint des saint, la Chambre des Grimoires Scellés. Il y lut des choses qu’aucun mortel n’avait lu depuis plusieurs ères et surtout il lut sur les dragons. Il vit ce que les anciens disaient à leur sujet, il vit ce qu’ils étaient et sut que ses pires soupçons étaient bien en deçà de la réalité. Les dragons étaient d’une malfaisance et d’une cruauté inouïe, leur haine et leur désir de domination dépassant tout ce qu’on pouvait imaginer. Et pourtant… rien n’expliquait les circonstances réelles qui les avaient poussés à créer cette académie. Transmettre leur savoir ancestral ? Une bonne blague ! Rien n’expliquait ce revirement mais aux yeux de Florias Ardent l’Auguste ça ne pouvait être qu’une ruse. Un plan sombre et diabolique visant à asservir l’humanité. L’humanité c’était déjà contrariant en soi mais dans l’humanité il y avait lui ! Et il ne serait asservi par personne. Grâce à la magie il recopia le grimoire entier en une heure avant de s’esquiver, effaçant toutes les traces de son passage.

Dès lors Florias se consacra entièrement, dans le plus grand secret, à la façon dont il pourrait inventer des sorts capables de tuer des dragons. Il se fit encore plus secret et taciturne qu’auparavant, ses yeux toujours cernés, sa peau pâle et maladive, ses muscles et sa belle apparence de séducteur fondant comme neige au soleil alors qu’il ne faisait plus que travailler, travailler, rabrouant avec sécheresse tous ceux qui s’approchaient de lui. Jusqu’à ce que…

« - Hé toi, qui est-ce ?

Le jeune garçon se tourna vers celui qui l’avait interpellé. Il eut un mouvement de recul effrayé. La réputation de Florias Ardent, qu’auparavant on appelait l’Auguste mais qui avait désormais gagné le surnom de Grand Reclus, et son apparence évoquant un mort vivant récemment sorti du cercueil n’était pas pour rassurer le novice fraîchement arrivé à l’académie. Il suivit le regard de Florias jusqu’à la visiteuse qui quittait l’entrée de l’académie. C’était adolescente à peu près de l’âge de son admirateur, qui captait regard de celui-ci comme aucune autre avant lui. Ses longs cheveux blonds encadraient un visage d’ange qui ne lui semblait pas être de ce monde.

- Elle ? Mais c’est la princesse Chimène ! Elle a commencé à venir à l’académie ces temps derniers pour des visites de courtoisie. Ce n’est pas l’héritière mais ça fait partie des devoirs de sa charge je suppose et…

Quelqu’un du Conseil des Magiciens, l’un de ceux qui accompagnaient la princesse, s’était légèrement retourné vers eux, une légère surprise peinte sur le visage. En désignant Florias du menton il murmura quelques mots à l’oreille de la jeune fille, lui murmurant que même le plus doué et le plus discret des étudiants était venu lui rendre hommage pour son départ. Curieuse, elle se tourna vers la silhouette vêtue de gris qui portait une montagne de livres poussiéreux et dont elle ne voyait que les yeux dépasser. Soudain il déposa brusquement son tas de livres dans les mains d’un novice et lui ordonna sèchement d’aller porter le tout à ses appartements – faisant partie des meilleurs étudiants de l’académie, Ardent avait droit à sa chambre individuelle - en glissant deux sous pour rendre le garçon plus rapide. Et puis, à la surprise générale, il se dirigea d’un bon pas vers la princesse d’Arven.

- Votre Grâce, je n’ai pu m’empêcher de remarquer que messire le Maître Théoricien parlait de moi et comme je n’aime guère que l’on dise des choses sur moi sans parler en connaissance de cause, me voici.

Il ne s’inclina ni ne fit de baisemain, à la grande surprise de la suite de la princesse, se contentant de la vriller d’un regard franchement inconvenant. Des murmures se répandirent comme une traînée de poudre parmi les autres étudiants et certains vinrent assister à la scène en appelant d’autres en leur contant cet événement incroyable, le Grand Reclus était en train de parler à la princesse Chimène. Une dame de compagnie de celle-ci s’apprêtait d’ailleurs à sermonner vertement l’insolent, plissant le nez devant ses cheveux en bataille, et le désordre absolu qui semblait l’habiter sans parler de sa conduite, quand Sa Grâce – ô que ce titre était approprié pensait Florias – prit la parole en riant.

- Messire Gretarias me disait à quel point vous étiez doué monsieur Ardent, mais critiquait également votre tempérament d’ours et votre inaptitude en société, lança-t-elle d’un ton hautain.

Le maître en théorie eut un rictus navré et les dames de compagnie émirent des reniflements hautains tandis que les étudiants les plus proches faisaient circuler la réponse en se gaussant. Ardent, lui, blêmit de rage et sembla frappé par la foudre tant l’humiliation était grande. Comment avait-il pu… qu’est ce qui avait bien pu lui prendre de… et il ne pouvait plus faire un mouvement tant la honte disputait à la colère. Cela lui sembla durer des siècles et non pas une seconde jusqu’à ce que la princesse éclate d’un rire clair qui le fit trembler d’une autre façon.

- Allons ne faites pas cette tête ! Je plaisantais je vous le promets ! C’est que votre conduite bizarre vous rend bien plus intéressant que tous ceux-là, fit-elle d’un ton espiègle en englobant du regard sa suite et les étudiants, riant de l’air scandalisé de ses dames de compagnie.

Ardent rougit. De façon incroyable il rougit. Lui ! Il le sentait bien mais ne pouvait rien y faire. Autant aller jusqu’au bout de sa folie après tout.

- Votre Grâce, je puis être bien plus intéressant si pour vous faire pardonner de votre méchante farce vous m’accordez une promenade dans les jardins d’ici à une heure.

Un concert d’imprécations et de cris scandalisés éclata dans l’entourage de la princesse tandis que les étudiants observaient un silence stupéfait. Mais Chimène se contenta de répondre « d’accord ». Et une heure plus tard c’était un Florias vêtu d’une tunique bleu roi et argent, rasé de frais, n’ayant plus rien de l’érudit poussiéreux, qui sortit de sa chambrée sous les regards médusés et rejoignit la princesse dans les jardins de l’académie, côté Nord. Quand il fixa sur elle le même regard intense qu’auparavant, la jeune fille rougit à son tour ce qu’il ne manqua pas de remarquer. Ils se promenaient, lui parlant beaucoup et elle peu, tandis qu’une armée de chaperons les suivait et que tous les étudiants n’étant pas en court les regardait par les fenêtres. Soudain Chimène se pencha scandaleusement près du jeune homme et lui murmura quelque chose à l’oreille que les chaperons ne saisirent pas. Et puis… princesse et magicien disparurent.

- Nom d’un… »

Fort heureusement la postérité ne garda pas souvenir de l’abominable juron professé par le directeur de l’Académie. Ce qui est sûr en revanche c’est que la princesse et le magicien disparurent pendant une heure et que ce fut un incroyable vent de panique qui traversa l’académie. Par la suite quand ils réapparurent, passablement échevelés – Ardent riait aux éclats ! Personne ne l’avait jamais vu rire - il fallut que la princesse jure solennellement qu’elle avait ordonné au magicien de la faire disparaître et qu’il n’avait eu d’autre choix que d’obtempérer pour que le jeune homme ne finisse pas la tête coupée. Il écopa tout de même de moult sanctions disciplinaires.

Néanmoins il changea du tout au tout. L’individu froid et dédaigneux totalement insensible laissa place à un jeune homme qui si il était toujours dur et peu enclin à aider qui que ce soit riait souvent, souriait, ne manquait jamais de répondre aux salutations qu’on lui adressait et même, ô extraordinaire, faisait parfois des plaisanteries dénuées de toute ironie. La princesse Chimène ne revint pas pendant plusieurs mois mais les deux jeunes gens entretinrent une correspondance aussi soutenue que secrète grâce à des volatiles camouflés par magie et guidés à distance par Florias Ardent. Et finalement un jour, Florias annonça à ses maîtres qu’il prenait un congé. Cela n’avait rien d’exceptionnel mais c’était la première fois en plusieurs années et tous furent stupéfaits.

Quelques jours plus tard à la cour le maître de danse de la princesse Chimène, un des seuls hommes à pouvoir se trouver tout à fait seul avec elle, fut pris d’une indisposition et fit prévenir qu’il ne pourrait pas assurer ses devoirs pour la semaine. Cependant la missive ne parvint jamais au palais et aux yeux de tout ce fut bien le maître de danse qui vint rejoindre la princesse toutes les après-midi. Est-il utile de préciser que c’était Ardent et qu’ils ne travaillèrent aucun pas de danse classique ? Et quand tard le soir la princesse allait en apparence rejoindre Morphée, un homme invisible la suivait. Et le maître de danse, au bout de la semaine écoulée, revenait en étant convaincu d’avoir donné ses cours. Et à chaque congé de Florias Ardent d’étranges événements du même genre se produisirent à l’insu de tous.

Et cette liaison clandestine se poursuivit des années durant jusqu’à ce que Florias, connu comme l’Auguste, soit diplômé de l’académie et annoncé comme étant le plus grand magicien à être jamais sorti de ses murs. Les dragons prévinrent cependant : il fallait se méfier de ce jeune homme à l’esprit profondément tourmenté habité par une passion qui ne durerait pas. Leurs avertissements étaient bien sûr donnés à leur propre profit car leur perspicacité avait fini percer à jour, en partie du moins, les agissements du jeune mage et ils étaient conscients que l’un des rares humains à se méfier de leurs desseins était aussi l’un des plus puissants. Mais personne n’écouta leurs dires car Ardent l’Auguste avait passé les dernières années en conquérant les cœurs et l’affection de tous par son charme et sa répartie, le sombre magicien d’antan oublié. Et donc voilà parti le mage devenu conseiller du duc d’Oustrevent et personnalité de la cour royale d’Arven.

Il va s’en dire que grâce à cela la princesse et lui se fréquentèrent plus assidument qu’auparavant pendant encore plusieurs années. Mais ils furent imprudents et commirent l’erreur de ne pas se cacher aussi bien qu’ils l’auraient dû. De sorte qu’en un jour pluvieux d’octobre…

« - Que croyais-tu Florias ? C’était plaisant tout cela, vraiment mais ce n’était qu’un jeu. Je suis une princesse du royaume et il faut revenir à la réalité. Va t en maintenant »

Ces mots crucifièrent le conseiller ducal. Il était si choqué, si atterré, si plein de haine qu’il ne remarqua pas l’absence de grain de beauté sur le cou de son aimée. Il ne remarqua pas non plus qu’elle n’avait pas prononcé son nom avec cet accent chantant qui était le sien. Il s’effondra, simplement, tandis que sa princesse s’en allait, le laissant à genoux et brisé dans l’un des parcs du château.

Machination que tout cela. Sybille d’Avelin et Yuhei de Beaulm, deux mages les plus experts en illusion avaient chacun pris l’apparence des deux amants pour aller tenir à chacun des propos terribles. Car la liaison avait été découverte mais plutôt que de s’aliéner à jamais l’affection de la princesse, plutôt que de perdre le plus puissant mage du pays en subissant de lourdes pertes lors de son exécution, on avait compté sur l’orgueil de l’un pour ne plus jamais revoir la princesse après qu’elle l’ait rejeté, et sur moult espions et mages pour empêcher la princesse d’entrer en contact avec son ancien amant – ce qui n’était au demeurant pas difficile vu qu’il était parti la nuit même pour une destination inconnue. Chimène voulut mourir à de nombreuses reprises mais quoiqu’elle ne surmontât jamais vraiment la séparation et qu’elle ne soit plus qu’environnée de tristesse, elle réussit à se remettre, plus ou moins. A surmonter. Ce n’était pas le cas de celui qui se faisait désormais appeler Augustus.

Son esprit brisé, macérant dans la haine et le désir de revanche, il se fustigeait d’avoir cru que qui que ce soit pourrait jamais l’apprécier à sa juste valeur. Personne ne le comprenait, personne ne l’aimait, tous étaient baignés dans leurs illusions par rapport aux dragons, à la vie, à tout. Il errait, il errait à Arven et au-delà. Ce furent des années baignées dans l’obscurité et les songes sanglants. Il se servit pour la première fois de ce pouvoir vampirique qu’il possédait en lui et qu’il avait toujours refusé d’éveiller. Il dévora magiciens et magiciennes, autant qu’il en put trouver, accumulant de la puissance sans but précis, se contentant de satisfaire le voile rouge qui s’était abattu sur lui. Et finalement un jour la tuerie s’arrêta et il s’écroula dans une forêt déserte en un lieu sombre et inconnu de tous. A l’exception d’un loup blanc. Un loup blanc qui l’attendait, à l’orée de la forêt, seul et magnifique, redoutable et dangereux. Augustus avait trouvé son familier et dès lors leurs deux esprits furent à jamais liés, le loup s’imprégnant du futur Empereur et l’Empereur s’imprégnant du loup. Et feu Florias Ardent se mit à réfléchir, passant ses journées à méditer tandis que le puissant prédateur lui apportait de la viande crue, partageant le fruit de sa chasse.

Chimène l’avait brisé mais peut être le destin voulait-il faire de lui autre chose. Ce pouvoir unique qu’il possédait, il l’avait examiné et il en connaissait les secrets. Il lui assurerait l’immortalité, il le transformait en un prédateur d’un autre type, un être qui se nourrissait des autres pour avancer. Ce pouvoir le rendait déjà supérieur à tout autre mais il y avait aussi l’amplitude de sa magie classique. Sans compter… s’il avait toujours été seul, si il avait toujours affronté toutes ces épreuves, n’était-ce pas dans un but précis ? Arven était dirigé par des faibles, des faibles et des idiots qui se faisaient duper par les dragons qui ne désiraient que l’asservissement du genre humain. Dirigé par des faibles qui ne pourraient défendre les huit-duchés contre des menaces extérieures et qui ne lui résisteraient pas une minute. Pas une minute… et si… ? Ce pouvoir, cette solitude, cette conscience de la menace draconique… si tout cela lui avait été confié car une force supérieure attendait de lui qu’il prenne le pouvoir ? Qu’il change les choses ? Et, songea-t-il avec un rictus sardonique, qu’il prenne sa revanche sur Chimène d’Arven et tous ceux qui l’avaient rabaissé un jour ?

Alors il reparût en Arven, camouflé sous divers aspects, excitant le peuple contre le gouvernement, tuant des mages et aspirant vie et pouvoirs, devenant de plus en plus fort, de plus en plus terrible et de plus en plus redoutable. Evidemment il sut très vite que son ancienne amante était devenue reine ! Cette fourbe salope, reine ! Cela dissipait tous ses doutes. C’était un signe du destin. Elle ne devenait reine que pour qu’il puisse la priver de tout ce qu’elle aimait. Et vint ce jour. Ce jour où il écrasa à la fois l’objet de sa haine intime, porta un coup aux dragons et s’assura le pouvoir. Il avait tout planifié, tout calculé, payant des espions et des sbires pour semer le trouble, usant de ses pouvoirs pour décuple les griefs à l’endroit des gens de pouvoir.

Il y eut d’abord un discours devant des dizaines de milliers de partisans en pleine capitale. Ils se ruèrent partout, attaquant la police impériale, massacrant et pillant, se préparant à renverser l’’ordre établi. Quand le palais fut pris il fit face à l’Impératrice. La Sacrifiée. Elle tenta de parler mais il ne l’écouta pas. Il avait prévu mille tortures à son endroit mais finalement il n’en fut pas capable. Il se contenta de lui perforer les deux poumons. Mais au moment de lui porter le coup de grâce, tous les mages restant au palais lui barrèrent le chemin, trois se chargeant de transporter par magie l’Imperatrice à Dragonvale, les autres les retenant. Cependant sa puissance était-elle qu’ils ne furent qu’une gêne passagère, et bien vite lui aussi fut à Dragonvale pour l’ultime combat. Tuant tous les magiciens qui s’opposaient encore à lui et absorbant leurs pouvoirs, il dégaina sa lame, un redoutable artefact magique volé dans les cryptes de l’académie, la Lame Que Rien n’Entrave, Alluvirian, et l’enfonça dans le cœur de la femme qu’il avait tant aimé. Et sous les regards haineux des immortels dragons, il tira sa révérence et revint en la capitale qui était désormais sienne, marquant le début du règne de Son Immortelle Majesté, Augustus le Premier et le Dernier.

Et dès lors commencèrent des siècles de règne. Les magiciens furent apportés au souverain charognard dès qu’ils étaient percés à jouer et il s’emparait de leur pouvoir, croissant sans cesse en force. En 801 les événements du Solstice d’Hiver troublèrent profondément l’Empereur qui y vit une manœuvre perfide des dragons, ses vrais ennemis, les même qui avaient osé ressusciter Dragonvale. Il résolut donc d’augmenter les effectifs et les moyens alloués à la chasse au mage afin d’augmenter sa montée en puissance et de se prémunir contre toute tentative de putsch. De plus, désirant se concilier à nouveau le peuple, il décide de mesures diverses, baisse des impôts, fin des couvre-feux, rétablissement des cours de justice, et décide également de se trouver une épouse de façon à rentrer dans la tradition impériale tout en décrétant des jours de fête populaire à cette occasion. L’Impératrice choisie ne lui importe que peu. Finalement la situation redevient plus contrôlable et Augustus peut revenir à ses affaires : écraser la rébellion, détruire Dragonvale.



Son caractère
L’Empereur est un homme mauvais mais cela ne résulte pas d’un problème psychologique. En lui, depuis sa naissance, se sont enracinées et accumulées uniquement des sentiments négatifs, les rares émotions positives rapidement dissipées par un contrecoup terrible. Réceptacle de la haine, de la colère et du mépris de toute une vie il n’a eu d’autre choix que de s’adapter pour survivre ce qui impliquait d’être plus cruel et plus dur que tous les autres. Oh si Augustus avait eu une personnalité compatissante et aimable, si telle avait été sa nature profonde, il aurait peut-être pu transformer cette rage en quelque chose d’autre et se sortir de l’obscurité qui l’habite, mais son âme est égoïste et pétrie d’ambition et serait restée ainsi même si son histoire n’était pas la longue suite de tragédie qu’elle est incontestablement. Mais il aurait été un mage peu scrupuleux au lieu d’un tyran et le cours de l’histoire en aurait été changé à jamais.

Cependant il est ce qu’il est. Un homme froid, paranoïaque. Il ne fait pas souffrir de façon purement gratuite puisque n’étant pas fou, mais si on s’oppose à lui alors il détruira cette opposition, faisant souffrir l’impudent, le torturant psychologiquement et physiquement et y prendra plaisir, pas tant à cause de cette souffrance en elle-même mais parce qu’il a la possibilité de l’infliger et qu’à chaque fois qu’il écrase un individu qui s’oppose à lui il peut jouir de son propre pouvoir et exorciser le souvenir du temps où il n’était rien.

Mais sa personnalité n’est pas seulement celle-ci. Si il juge que c’est son intérêt, ou par simple caprice, il peut se montrer charmeur, sa voie veloutée et son visage séduisant concourant à lui donner charisme et magnétisme, d’autant plus qu’il est un habile politicien et un fin orateur. Capable d’user de douceur aussi bien que d’infliger les pires tortures, on ne sait jamais réellement à quoi s’attendre quand on se trouve face au seigneur Augustus et plus d’un courtisan pensant être châtié a été pardonné tandis que de la même façon plus d’un flagorneur sur de son effet a été châtié par l’Empereur. En réalité Augustus est obsédé par son propre pouvoir, sa propre puissance, et fera tout pour l’accroître quelque soient les moyens à utiliser. Appliquant les mêmes principes que quand il a grandi dans la rue, il n’agit que pour son propre intérêt en toutes circonstances.

Cependant cela n’exclut pas une sincère préoccupation pour l’Empire. De fait, être le souverain d’un état puissant et redouté est dans son intérêt puisque son pouvoir augmente par là même, et maintenir la bonne situation économique d’Arven permet de maintenir le faste de ses palais, la sécurité qui règne autour de sa personne et ne peut que lui profiter. C’est également pour cela qu’il a encore de nombreux partisans parmi le peuple et pas seulement à la cour, car ses capacités de démagogue et d’orateur lui permettent de séduire et de maintenir autour de lui une aura de souverain puissant et invincible qui captive autant qu’elle intimide. Extrêmement intelligent, puissant comme aucun autre être humain avant lui, Lord Augustus est polyvalent dans ses émotions et ses façon de réagir aux problèmes et si vous croyez l’avoir cerné c’est à ce moment qu’il vous démontrera votre erreur de la façon la plus douloureuse.



Ses liens




Gaetane de Salvemont
Kate Bosworth
A la cour
Comme toute chose en Arven, l'Empereur possède la jeune femme, s'en sert comme d'un jouet charmant placé dans un bel écrin de porcelaine. Il l'a désiré avant de s'en lasser, la contrôlant comme une marionnette, en faisant sa favorite et poussant la jeune femme à le détester, mais qu'importe car il est l'Empereur, le Maître. Il n'a rien ressenti pour la jeune femme toutes les fois où il l'a prise brutalement ou avec douceur, car il n'a plus rien ressenti pour une femme depuis Chimène, mais elle lui a procuré du plaisir et un sécurisant sentiment de contrôle aussi la voit il d'un œil favorable quoique las.
Melsant de Severac
Jake Gyllenhaal
Guilde des Guerriers
Toujours à la recherche de guerriers et de paladins redoutés à recruter pour entretenir son règne éternel, l'Empereur s'intéresse à Melsant comme à un animal aux capacités amusantes. Il hésite, se tâte. Le laisser végéter ou l'enrôler à son service ? D'un autre côté avec les événements récents l'Empereur redoute plus que jamais les trahisons imaginaires ou pas, et même si il n'imagine aucunement les pensées réelles de Melsant, il ne prend plus personne à son service direct sans enquêtes minutieuses. Cependant ce n'est qu'une vague préoccupation et il a bien d'autres chats à fouetter.
Penelope de Flauvaire
Emilie de Ravin
A la cour
L'Empereur est friand des plaisirs de la chair mais aime prendre l'initiative et ne goûte guère qu'on veuille le séduire afin de prendre un avantage politique ou d'en tirer profit, cela ressemble un peu trop à de la manipulation. Mais les tentatives de l'intrigante l'amusent, aussi joue-t-il un jeu de séduction et d'éloignement fort cocasse qui exaspère la jeune femme quoiqu'elle ne puisse pas montrer sa colère d'être ainsi dédaignée.
Chimène d'Arven
Drew Barrymore
A la cour
Haine et amour, amour et haine. Au fond de lui subsiste peut être un reliquat, une infime trace de la passion qu'il éprouvait jadis pour son unique et grand amour, mais quand la reine déchue vient hanter ses nuits ce n'est que dans des cauchemars atroces, des rêves sanglants et écœurants. Il ne lui pardonnera jamais, jamais, elle focalise toute sa haine, toute sa rage et elle est l'ultime objet de sa détestation. Le simple fait d'entendre autrui prononcer son nom, peut plonger l'insondable Empereur dans des crises de rages sans pareilles.



Derrière l'écran

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J'ai découvert Dragonvale grâce à une membre (qui n'a d'ailleurs même pas cherché à me faire venir mais dès que j'ai vu le forum je suis tombé en pâmoison !). A part ça je n'ai pas spécialement de pseudo web, ça dépend des endroits :p Sinon je m'appelle Nathan et je suis étudiant, voilà voilà !.



Dernière édition par Lord Augustus le Ven 26 Oct - 18:02, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Lord Augustus (Terminée !)   Jeu 25 Oct - 22:27

Je déteste Augustus, mais Edward Norton est un choix gé-ni-al ♥ Bienvenue sur le forum et bonne chance avec ta fiche, j'ai hâte de voir ce que tu vas faire de notre souverain illégitime :3
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MessageSujet: Re: Lord Augustus (Terminée !)   Ven 26 Oct - 1:01

HAN, un Augustus Han Je sens que je vais adorer te détester :red:

Bienvenue en tout cas et bon courage pour ta fiche :roooh:

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Sur toutes les pages lues, sur toutes les pages blanches, pierre, sang, papier ou cendre, j’écris ton nom. Sur les images dorées, sur les armes des guerriers, sur la couronne des rois, j’écris ton nom.
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MessageSujet: Re: Lord Augustus (Terminée !)   Ven 26 Oct - 1:50

Ahhhhhhh !!! :saut: Je savais que j'avais bien lu hier, en voyant qu'il y avait un Lord Augustus en ligne ! :vv:

Et bien Bienvenue, il nous tarde tous de voir comment tu vas l'incarner notre Tyran ! :perv:
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MessageSujet: Re: Lord Augustus (Terminée !)   Ven 26 Oct - 2:04

Génial un Augustus ! Ça va bouger dans les intrigues !
Bienvenue ♥

C'est Cyselle qui va être contente !
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MessageSujet: Re: Lord Augustus (Terminée !)   Ven 26 Oct - 8:30

Mon mari tant détesté aimé :raah: :sourire:
Bienvenuuue !
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MessageSujet: Re: Lord Augustus (Terminée !)   Ven 26 Oct - 12:28

Ooow Lord Augustus *.* Merci d'avoir choisi ce PV ! J'avais hâte de le voir arriver ^-^

Bienvenue et bon courage pour la fiche !
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MessageSujet: Re: Lord Augustus (Terminée !)   Ven 26 Oct - 13:26

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH O_O
Bienvenue ♥
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MessageSujet: Re: Lord Augustus (Terminée !)   Ven 26 Oct - 14:27

    HAAAN BIENVENUE ♥️ Ça va bouger, j'ai hâte :roooh:
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MessageSujet: Re: Lord Augustus (Terminée !)   Ven 26 Oct - 18:01

Merci à tous pour l'accueil, j'ai hâte de jouer avec vous tous Very Happy

Quant à la pseudo illégitimité d'Augustus... le pouvoir voilà la seule légitimité qui vaille Rolling Eyes

*omg sur tous les messages de bienvenue, une seule personne loyale envers moi, j'ai du soucis à me faire*
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MessageSujet: Re: Lord Augustus (Terminée !)   Ven 26 Oct - 22:10

Un demi support de plus, ça te va :red: ?
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MessageSujet: Re: Lord Augustus (Terminée !)   Sam 27 Oct - 2:21

Moi j'dis, ça mérite une récompense ! :uh:
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MessageSujet: Re: Lord Augustus (Terminée !)   Sam 27 Oct - 17:19

Waaaah !!!!!!! Un Augustuuus !!!!!! :oulala: Bienvenue affreux tyran ♥️ !!!
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MessageSujet: Re: Lord Augustus (Terminée !)   Dim 28 Oct - 5:54

Mouah ! J'ai enfin fini de lire ta loooooongue fiche ! Vraiment sympa :) Svan t'en a révélé des secrets sur son histoire !

En tout cas bravo pour avoir aussi bien rendu ce personnage, vivement qu'on puisse rp ensemble !

Et au fait, Augustus "Courtisan" en haut à droite : juste lol xD Courtisan de qui ? Cyselle ? xD

Et sinon ton forum aussi a l'air sympa, mais diantre c'est long ! ^^ Je lirais peut-être ça un de ces jours, mais pas de suite ^^
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MessageSujet: Re: Lord Augustus (Terminée !)   Dim 28 Oct - 6:16

Merci :p

Je suis bien d'accord pour le fait que ce soit curieux qu'il soit dans les courtisans niveau groupe, mais j'applique les ordres :p
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MessageSujet: Re: Lord Augustus (Terminée !)   Dim 28 Oct - 6:34

Il se courtise lui-même
"Aaah. Qu'est ce que je suis beau ! Et fort! Et puissant !"
:dieu:
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MessageSujet: Re: Lord Augustus (Terminée !)   Dim 28 Oct - 7:22

Bien !
J'ai lu ta fiche intégralement plusieurs fois histoire de bien m'en imprégner, ça me semble fort correct tout cela, on voit que tu as mûrement réfléchi au personnage et que tu as bien saisi les différents aspects de sa personnalité !
Je te valide donc avec un immense plaisir ! N'hésite pas à venir vers moi si tu as la moindre question concernant le personnage, tes liens ou les intrigues. Tu es d'ailleurs le bienvenu dans l'intrigue actuelle, si tu souhaites participer fais-nous-le savoir et nous t'ajouterons ! =)

Bon jeu sur DV :roooh:

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MessageSujet: Re: Lord Augustus (Terminée !)   Lun 29 Oct - 4:33

Wééé Augustus est parmi nous !

Et même si tu es dans ce groupe, rien ne t'empêchais de mettre "A la cour" plutôt que "Courtisan" hein :)

A bientôt !
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Lord Augustus (Terminée !)

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