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 Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ? [Liam & Louis]

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MessageSujet: Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ? [Liam & Louis]   Dim 4 Nov - 4:05


Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ?

Ou me montre ce qu'il faut faire pour être grand. Qui peut changer ce que je porte dans mon sang ?


  • Noms des participants: Liam d'Outrevent & Louis de Brunante & Lisbeth d'Outrevent

  • Statut du sujet: Privé

  • Date: 12 mai 802, début de soirée

  • Saison 1, chapitre 5.



Le feu crépite, emplissant mes prunelles de chauds reflets orangés, éclairant les murs froids de leur lueur diffuse. Doucement, il a réchauffé l'atmosphère de cette pièce laissée à l'abandon depuis bien trop longtemps, ramenant un peu de vigueur dans mon corps fatigué par trop d'émotions étranges. Et tandis que je m'absorbe dans la contemplation des flammes, je tente de chasser de mon esprit les bribes de mémoire de ceux que j'ai côtoyé aujourd'hui.

Il y avait long temps que je n'étais plus venue ici, en cette tour qui pourtant m'appartient. Y résider quand je pouvais vivre dans les appartements des ducs d'Outrevent au sein même du palais impérial aurait sonné comme une insulte. Mais aujourd'hui, je suis bien aise de pouvoir m'y réfugier. Les murs épais en sont froids, le mobilier sommaire mais nul doute que je dormirai bien mieux sur ce lit de piètre qualité qu'entre des draps de soie, proche - bien trop proche - de mon père et de ses... invités. Une pensée, furtive, me souffle que ma nuit sera bien solitaire après deux mois passés à dormir dans les bras de Louis - quand je n'étais pas trop en colère pour refuser sa compagnie et m'endormir dans mon coin. Et à ce souvenir, la colère me reprend, attirant l'attention d'Yseult, occupée à ranger dans une haute armoire les quelques effets que j'ai emporté avec moi.
D'un sourire, je la rassure. Chère, chère Yseult qui après deux mois passés à jouer la comédie à Souffleciel pour me permettre de m'évader, à repris sa place à mes côtés sans un reproche avec toujours cette même efficacité qui me la rend indispensable. J'ai bien senti, pourtant, la désapprobation dans sa voix mais elle ne s'est autorisée nulle remarque, se contentant de faire quérir deux domestiques pour préparer la tour de Souffleval avant mon arrivée et d'empaqueter quelques affaires. Comme je lui suis gré de sa discrétion... Plus encore maintenant que je me rends compte de l'erreur monumentale qu'a été cette fuite mensongère. Je ne souhaite pas que quiconque vienne me demander des comptes quant à mon départ. Le moment viendra, sans doute, où je devrais e justifier - ne serait-ce qu'auprès de mon père. Mais pas maintenant. Pour l'heure, je ne désire que calme et solitude.

Elle est partie. Consciente sans doute, de mes désirs et je sais qu'elle s'assurera que nul ne vienne m'importuner ce soir. Les minutes passent, égrenant silencieusement leurs secondes au rythme hasardeux des flammes qui me font face et échauffent mes joues de leur chaleur. Et dans cette quiétude absolue, je retrouve un calme qui ne m'étais plus familier, loin du chaos de la Cour et des troubles que m'inspirait Louis par sa seule présence. Enfin je suis seule, loin de tous, loin du bruit. Et cette solitude ravit mon esprit en mal de calme. Demain, je paraîtrai à la Cour, comme il convient, et je reprendrai mon masque de courtisane empressée. Demain, je parlerai à mon père et à ceux qui me questionneront, m'arrêtant à mon départ précipité et à deux mois de retraite à Souffleciel. Nul, là bas, n'aurait à coeur de me perdre, je suis certaine qu'ils entérineront mes dires - si tenté que quelqu'un le leur demande.

Un bruit soudain attire mon attention, rompant le fil lascif de mes pensées. Et avant que je n'ai eu le temps d'identifier les cris qui me parviennent, j'entends des pas dans l'escalier qui monte à ma chambre. Des pas que je n'ai aucun mal à reconnaître. Liam. S'il est une personne qu'Yseult, malgré toute sa férocité à me préserver, ne pourrait retenir à la porte, c'est bien mon frère, qui vient d'entrer et me toise d'un regard peu amène.

Un soupir. Il semblerait que ce soir ne m'offre pas le calme que je désirais.

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MessageSujet: Re: Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ? [Liam & Louis]   Dim 4 Nov - 13:52

Lisbeth.

Il faut que je lui parle. Après ce qui s’est passé au mariage, après ce que j’ai vu… Elle ne va pas s’en sortir si facilement. Ils ne vont pas s’en sortir si facilement. Mais où la trouver ? La suivre ? C’est peine perdue.. Elle est devenue experte pour esquiver les gardes d’Augustus en tournant en rond dans les murs de la cité.. Et puis elle va certainement rester au palais, de toute façon, la question ne se pose pas. Non… Je n’ai plus qu’à rentrer à la tour des rebelles et attendre. Attendre qu’elle sorte, que l’un des Rebelles, qu’il soit de notre guilde, espion, ou simple homme de foi, fasse remonter la rumeur de sa présence. Alors j’agirais.

Pour l’instant, je n’ai plus qu’à sortir de ce maudit palais. Rentrer chez moi. Tenter de remettre mes idées en place quand à ce mariage si désastreux. Espérer avoir des informations de l’un ou l’autre des nôtres, dans quelque guilde ou confrérie que ce soit… Les mages auront certainement quelque chose d’ici peu… Je vais envoyer quelqu’un auprès de la Confrérie Noire, des fois que Svanhilde renvoie des informations depuis Dragonvale... Il faudra quand même que je pense à améliorer mes relations avec elle, même si ça m’en coûte… C’est quand même mon alliée la plus informée à Dragonvale.. Et pour cause !

Je m’assoie enfin, arrivé dans la tour. Au calme. Le silence me frappe de plein fouet. Après cette folle cérémonie aux allures de foire, le calme m’est bien reposant.
Je ferme les yeux… Je repense à tout ce qui vient de se passer… Gaëtane… Svanhilde… Louis et Lisbeth… Tant d’informations, de révélations… Et je ne dois pas être le seul à en avoir tant appris sur les autres… Ce mariage va complètement bouleverser les choses… Combien de masques vont tomber ? Combien de Rebelles vont être démasqués ? Je ne risque déjà plus rien, personnellement, n’ayant pas été mis en danger pendant le mariage, mais les autres… Ma sœur… Encore une fois, je m’inquiète pour toi, Lisbeth… Si quelqu’un avait appris tes pensées lors de cette improbable valse ?... Je n’oses y penser… Et il n’y a pas qu’elle… Cyselle, Gaëtane, Chart, Denise, Agnès… Tous avaient des secrets qu’ils auraient voulu gardé profondément enfouis au fond d’eux même… Plus rien ne sera pareil…

Une autre idée me vient… Chart était là comme moi. Il était sauf à la fin de la cérémonie… Mais pour combien de temps ? Et si quelqu’un avait appris l’emplacement de notre Tour, par lui, Lisbeth, ou moi ?... Il y a tant de risques… Je crois qu’il va falloir prendre de nombreuses précautions pour les temps à venir…

Une voix trouble mes réflexions.


« Elle est en ville. Elle s’est rendue à la tour de Souffleval. »

Bien entendu… Souffleval.

Je sors de ma tour en furie.. J'ai bien l'intention de la coincer pour lui parler aujourd'hui et rien ne saurait m'arrêter.

Il ne me faut qu'une dizaine de minutes pour atteindre sa tour, et une seule pour y entrer et y monter. Sa dame de compagnie tente bien de s'interposer, mais mon regard lance des éclairs et mes épaules sont tendues à l'extrême. Elle choisit assez pertinemment de s'écarter.

Bientôt, je me retrouves enfin seul à seule face à ma sœur, pour la première fois depuis des mois..


« Comment as tu pu ? ! Me trahir ainsi en te jetant dans les griffes du loup avant de partir te réconforter dans les bras de ce maudit rufian avec lequel tu n'es même pas encore unie ! As tu perdu l'esprit ?! »

Inconsciente petite sotte, j'aurais mieux fait de t'enfermer le temps que le jeu se calme, c'aurait été plus sûr...
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MessageSujet: Re: Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ? [Liam & Louis]   Dim 4 Nov - 13:57

Liam.

Jamais je n'ai craint mon frère. Je l'ai admiré, respecté, j'ai maintes fois cherché son attention. Et, par bien des égards, j'ai cherché à lui ressembler, calquant mes démarches et attitudes sur les siennes, convaincue qu'il ne saurait en exister de meilleures. Toutes mes bêtises d'enfant trouvaient grâce à ses yeux, même les pires, celles pour lesquelles j'adoptais un air un peu contrit - une petite moue désolée sur les lèvres - pour qu'il cesse de m'en vouloir et me pardonne.
Mais ce soir, oui, il m'effraie. Par la colère que je lis dans ses yeux et qui transparaît dans la dureté de sa voix. Une dureté dont je ne suis pas coutumière. Parce qu'aujourd'hui, je sais qu'il a raison et que je pourrais difficilement obtenir son pardon et sa compréhension. Pas sans de longues explications que je ne me sens pas capable de lui donner ce soir.

- Liam... Je suis heureuse de te voir...

Ma voix est lasse, démentant l'accueil cordial de mes mots. Mes yeux s'en retournent vers les flammes. Je ne veux plus voir l'immense déception que je lis dans ses yeux. Et cette rancœur... Je n'ai pas la force de subir sa fureur. De tout mon cœur je voudrais qu'il quitte cet air sévère pour venir me rejoindre devant l'âtre. Que nous puissions discuter de tout et de rien comme si rien n'était advenu. Mais c'est peine perdue. Et le ferait-il que je n'en serais pas digne. Pas après l'avoir ainsi trahi, déçu.

Ses mots sont équivoques et me blessent. Instinctivement, je me replie sur moi même comme pour me protéger de la douleur qu'il m'inflige. À un autre, je répondrais vertement, refusant catégoriquement de me justifier. Mais pas à lui. À lui je ne sais pas répondre, pas alors qu'il m'accuse et me juge en quelques phrases seulement.


- Je... Je n'ai aucune explication à te donner. Je...

Un hoquet de stupeur m'échappe tandis que je cherche désespérément une réponse à même de le satisfaire.Pourquoi a-t-il évoqué Louis ? Et en ces termes, lui qui l'a toujours considéré comme un ami quand il m'insupportait ? Se peut-il qu'il... sache ? Ce qu'il vient de dire ne porte guère à confusion mais... comment ?

- Co... Comment le sais-tu ? Enfin, peu... Peu importe. C'était... Une erreur... Rien de plus. Une simple erreur !

Ma voix tremble, l'implorant de me croire, de ne pas prendre ombrage de ma bêtise. Oui j'ai fauté et je n'en suis que trop consciente - plus encore maintenant que j'ai compris que jamais Louis n'avait eu d'autre désir de reprendre la mer. La colère me reprend soudainement mêlée de ces sentiments que je ne veux pas comprendre et encore moins ressentir. Et c'est la voix chargée de toutes ces émotions contraire que je reprends :

- Va lui en demander raison si tu le souhaites. Ce n'est pas moi qui te retiendrais. Il ne mérite rien d'autre en vérité.

Non... Sans doute ne mérite-t-il pas de subir toute l'ampleur de la fureur de mon frère. Mais si par ce sujet où nous pouvons trouver un terrain d'entente, je parviens à éviter qu'il ne me demande raisons de mes autres actes inconsidérés, je n'aurais que peu de scrupules.

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MessageSujet: Re: Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ? [Liam & Louis]   Dim 4 Nov - 14:39

Mariage catastrophique, situation catastrophique.
Rien n'est jamais simple, dans ta foutue vie, dès que tu poses pied à terre.

Lisbeth étant elle-même, elle a fuit dès les festivités terminées. Et cette fois, impossible de la retrouver. Tu n'es pas voyant et tu n'as point eu le temps de la suivre, et quant à trouver quelqu'un qui pourrait t'informer de sa destination... plus facile à dire qu'à faire. Accompagné de ton humeur maussade et de ton cadet, tu t'es retiré dans un des salons du palais impérial pour réfléchir en silence. Assis sans grâce dans un des fauteuils, tu fixes le plafond, et ton frère examine la bibliothèque de la pièce. Une des nombreuses qu'il y a dans le palais – paraît-il d'ailleurs que celle personnelle du duc de Sombreciel est plutôt impressionnante. Laurent attrape finalement un bouquin et s'assit dans le fauteuil à côté du tien. Il n'ose pas parler, mais tu le sens près de faire une proposition. Ou une blague, en fait, à voir le mince sourire qui étire ses lèvres et fait pétiller son oeil. Si après tout ce qui s'est passé au mariage, quelqu'un trouve encore à rire, c'est pas si mal. « Oui ? Au moins, quand vous serez tous les deux à Brunante, tu chercheras moins si elle décide de partir. » Tu ne comprends pas. Ton expression doit le laisser savoir puisque ton frère complète patiemment sa pensée : « Entre Souffleval et Brunante, il y a seulement une montagne. Elle aura à peine le temps d'y arriver que tu seras déjà en train de courir derrière elle pour vous réconcilier. Je ne vais pas courir derrière elle. Ce n'est pas ce que tu as fait et ce que tu comptes faire une nouvelle fois ? » Oui. Mais non. Tu ne dis rien et laisses ton frère te dévisager toujours avec cet oeil moqueur. Il a raison, en plus, ce chenapan. Souffleval est tout juste au nord de votre domaine et nul doute que si ta douce se met en tête, plus tard, d'aller réfléchir dans son coin, elle choisira cet endroit. Cette pensée t'électrise et tu te lèves vite du fauteuil.
Souffleval. La Tour de Souffleval.
C'était si simple.
Et alors que tu sors du palais à toutes jambes pour rejoindre la tour, tu peux presque entendre ton frère rire.

Le chemin est vite fait et tu montes quatre à quatre les marches jusqu'aux appartements des comtes, où doit être ta promise. D'une humeur charmante, en plus. Comme souvent. Autant cela la rend unique, autant tu t'en arraches les cheveux, de ce caractère exécrable qui est le sien quand elle s'y met. Yseult te regarde et te bloque le chemin de son corps, mais Liam est déjà passé par là et tu n'hésiterais pas à bouger violemment la femme si tu dois le faire pour entrer à la suite du chef des Rebelles et rejoindre ta fiancée. Tu entends trop bien ce qui se dit dans la pièce et tu finis par écarter sans douceur la dame de compagnie pour pousser la porte et entrer sur les derniers mots de Lisbeth, qui te blessent bien plus que ce que tu veux t'avouer à toi-même. « Tu veux savoir ce qu'en pense le rufian, pendant que nous sommes tous là ? » Ta voix est agressive, sombre. « Ça fait plaisir de te voir, Liam, tu m'as l'air en excellente forme. Quelque chose en particulier à me demander ? Tes yeux passent de ceux de ton ami à ceux de l'Outreventoise. Je crois qu'on avait déjà établi que si j'avais voulu te laisser, je l'aurais fait le premier matin. »


Dernière édition par Louis de Brunante le Dim 24 Fév - 0:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ? [Liam & Louis]   Mar 6 Nov - 12:43

« Rien de plus qu'une simple erreur ? »

Je regardes ma sœur avec des yeux ahuris. Ne se rend-t-elle pas compte ? Elle rejettes la faute sur son amant, et aussitôt, le voilà qui débarque, en colère, comme s'il était en position de l'être. Il m'accuse du nom dont je l'ai affublé, avant de se tourner vers ma sœur.

« Je me moques bien de savoir qui a séduit l'autre le premier ! Vous n'aviez le droit de faire ce que vous avez fait. Qui plus est, pourquoi n'ai-je eu aucune vraie nouvelle ? Après les événements du couronnement ! Vous êtes restés absents pendant deux mois ! Deux mois !... »

Je veux bien croire que la compagnie de l'empereur t'avais éreintée, Lisbeth, mais de là à vous absenter aussi longtemps sans donner aucune nouvelle, c'était de la folie et surtout du manque de respect. Qu'ils ne viennent pas me dire qu'il ne pouvaient pas envoyer une vraie lettre en tout ce temps... D'autant que Lisbeth sait parfaitement comment faire passer une lettre sur le réseau des Rebelles.

« Qu'est-ce qui vous a pris ?... »

Qu'est-ce qui t'as prit, Lisbeth, de te déclarer aspirante au trône malgré notre discussion ? Nous savions tout les deux que ça ne pourrait que finir mal... Qu'est-ce qui t'a prit de fuir seule et de ne venir me trouver à aucun moment, de ne m'envoyer aucun message si ce n'est un mot dépourvu de réelle information ? Et enfin, qu'est-ce qui t'as pris de coucher avec Louis. Je sais que vous êtes fiancés, je sais que j'avais même fini par approuver ce choix, je sais que Louis n'est pas le pire imbécile qui soit et qu'enfant, nous étions même mais, je sais que vous aviez tout deux besoin de réconfort... Mais vous n'aviez pas le droit de le faire. Vous avez des obligations, l'un comme l'autre, et même si je ne suis pas forcément un exemple à suivre, vous risquez aujourd'hui d'être dans un indéfinissable pétrin...

Ma parole, qu'avez-vous fait ?...


« Lisbeth, ne me fais-tu donc plus confiance ?... »

Ma voix est à présent belle et bien passée de la rage à la déception, au chagrin, baissant nettement de volume et de force.

Pourquoi cet abandon, Lisbeth, pourquoi ces choix ?...

Je me retournes à nouveau vers Louis. Une colère sourde s'élève de ma poitrine.


« Et toi, tu ne pouvais pas garder pour une fois ton foutu désir au placard et trouver en ton cœur quelque part suffisamment de morale pour ne pas profiter d'une femme faible et détruite ?... Je te faisais confiance, Louis... »

Oh, bon sang, je ne sais pas ce qui me retiens de t'étriper ici même, en cet instant, pour ton intenable impatiente....
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MessageSujet: Re: Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ? [Liam & Louis]   Mar 6 Nov - 15:17

Je tremble. Pourquoi faut-il que je sois ainsi sensible à la désapprobation qui émane de lui ? Pour un peu, je viendrais me blottir contre lui en quémandant son pardon. Tout, tout pourvu qu'il cesse d'ainsi me regarder, les yeux plein d'une douleur mêlée de déception. Oui, pour un peu je cesserai de fixer le feu dans l'espoir que la tempête se calme - espoir des plus vains. Mais je n'en fais rien. Parce que j'entends de nouveau Yseult protester et que je sais, ô oui je sais déjà qui arrive. Et que devant lui, plus jamais je ne veux paraître faible ni en quête d'un pardon. J'aurais tant besoin, pourtant, de l'absolution de mon frère...

- J'ose espérer qu'aucun de vous deux n'a molesté Yseult pour monter !

Ce sont là les seuls mots par lesquels j'accueille le nouveau venu. Je refuse de me justifier devant lui - moins encore alors qu'il s'adresse directement à moi sur ce ton si... insupportable. Ce ton dans lequel je n'entends que l'adolescent que je plaisais à défier et non pas l'homme qui a réussi à me faire commettre une erreur immense. Et de même, je refuse de le regarder. De les regarder tous les deux, si prompts à me juger et faire mon procès quand je ne suis certes pas la seule fautive en cette affaire. Ce n'est pas moi qui me suis permis d'émettre un avis des plus incohérents alors que l'on voulait marier ma cadette à un rustre sans honneur. Pas moi qui ai voulu contrôler la vie de quelqu'un d'autre par des interdictions que je ne serais pas en droit de proférer. Pas plus que je n'ai proposé la prolongation de cette fugue que je n'imaginais initialement que de quelques jours - une semaine tout au plus. Quant à... l'erreur évoquée, je n'ai que trop souvenir de mes tentatives pour freiner tout cela, à mon corps défendant - dans cette misérable chambre d'auberge où nous avions si froid...

Alors non, je ne suis pas seule en cause. Bien sur, je me suis proposée de mon plein gré pour devenir l'épouse du tyran et je pense en avoir suffisamment subit les conséquences par les cauchemars qui m'ont hanté et le mal-être qui a accompagné chacune de mes heures. Et si j'ai accepté de suivre Louis à travers Arven et de céder à ses instances - en vertu d'émotions qui me semblaient justes quoique je ne les comprenne pas - la preuve soudaine de son peu d'intérêt à son égard est une blessure bien assez profonde en mon coeur pour qu'ils ne m'accablent pas encore de leurs reproches.
Ah maudits soient-ils de m'inspirer des sentiments si contraires et ambivalents que je ne sais comment réagir. Que faire quand je ne rêve que de serrer l'un dans mes bras pour chasser son animosité ? Que faire quand la vue seule du second m'insupporte par tout ce qu'elle m'évoque et que je voudrais le chasser au plus vite ? Les mots que je voudrais adresser à l'un ne devraient être audibles au second. De même que ceux qui me brûlent les lèvres ne peuvent être prononcé en présence de mon aîné.

Alors, puisque je ne peux m'exprimer face à eux deux en même temps, je me tais, fixant les flammes, les bras refermés autour de mes genoux que je ramène contre ma poitrine. Conspuez-moi si c'est là votre souhait. Je ne répondrais pas. Parce qu'à ainsi rejeter la faute sur moi, vous me blessez d'une manière plus intime que n'importe quelle rouerie de cour. Mais je n'ai que trop baissé les bras. Mais ce soir, je ne laisserai pas mes larmes couler ni mes épaules s'affaisser. J'attendrais que vous ayez fini. Et si au terme de vos plaidoiries, vous cessez de me conspuer pour des fautes qui vous incombent en partie, peut-être essayerai-je de vous répondre. Mais il n'est de réponses qui sauraient vous satisfaire.

Ni toi Liam, qui m'accuse d'avoir fauté quand je ne me souviens que trop bien du visage de cet enfant inconnu que j'ai décelé en ton esprit. Parce que je ne peux admettre que tu penses réellement avoir perdu ma confiance, ô toi mon frère, toi qui a toujours été bien plus un guide et un modèle à mes yeux d'enfants qu'un aîné. Toi qui me reproche d'avoir failli.
Ni toi, Louis qui m'a ainsi trompée à me parler de paysages et d'aventures quand seule la vue des vagues parvient à t'émouvoir. Toi qui m'a laissé croire que, peut-être, ce mariage qui nous a été imposé ne serait pas aussi insurmontable que je l'avais pensé.


- Ô pour l'amour d'Eimaren, allez-vous cesser ?

Je ne voulais pas parler. Je ne voulais pas m'exprimer, seulement rester là, à regarder l'âtre. Mais les mots ont débordés ma pensée sans que je puisse les arrêter. Et si je n'ai pas bougé, préférant tourner obstinément le dos aux bourreaux et juges que vous avez décidé d'être, ma voix n'en a pas moins claqué, sèche et atone. Sans timbre ni émotion qu'une profonde lassitude teintée d'agacement. Et sitôt, je me resserre plus encore sur moi-même, regrettant déjà ces mots qui m'ont échappé quand je voulais m'astreindre au silence.

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MessageSujet: Re: Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ? [Liam & Louis]   Sam 10 Nov - 13:37

Est-ce vraiment Liam ? Ou quelqu'un a remplacé ton ami par une version surprise de ta mère inquiète ? Tu crois tes bras sur ton torse, mécontent, et chaque mot de l'Outreventois vous enfonce tous les deux. Toi et Lisbeth, entendons-nous. Vous n'avez donné aucune nouvelle, certes, mais ce n'était pas par mal ou par incapacité, mais bien pour vivre un peu hors de toutes ces obligations. Pour vous éloigner de la Cour. Tu aimerais bien lui dire ainsi, mais tu n'es pas spécialement doué avec les mots et tu peux donc seulement lâcher, sur un ton toujours aussi plein de tempête : « Tu crois pas que Lisbeth soit capable de faire des choix toute seule ? »
Une petite seconde pour tenter d'ordonner les mots qui te viennent et finalement formuler quelque chose qui n'est peut-être pas mieux : « Ce n'est sûrement pas de rester à la Cour, avec tout le poison qui y circule, qui lui aurait fait du bien. Pas non plus à Souffleciel, en compagnie de votre père et de sa... créature. » Tu as craché le dernier mot, bien trop poli pour parler de la nouvelle duchesse de leur honorable duché. Tu peux comprendre la déception de Liam que vous n'aviez pas averti de votre départ, mais ce n'est pas une raison pour faire une telle scène ! Elle était en sécurité, sa soeur.

Ton regard s'emplit d'interrogation quand Liam se tourne à nouveau vers toi, sa colère remontant dans sa voix précédemment plus déçue. Quoi ? Tu éclates franchement de rire suite à ce qu'il te lâche avec rage. Qui croit-il abuser avec ses reproches ? Ce n'est sûrement pas à vingt-huit ans que tu vas te repentir d'avoir goûté aux plaisirs de la chair, encore moins avec celle qui t'est promise. C'est même légitime, bien plus que ce que tu as partagé avec d'autres femmes au cours de tes voyages. Et 'est encore moins Liam d'Outrevent, qui a voyagé à travers les duchés et a sans doute recherché un peu de réconfort par ci et par là, qui va réussir à te faire t'excuser. Ton rire cesse, mais tu peux toujours parler. « Ça va, la mère-la-chasteté, tu peux arrêter de faire ton petit numéro. Je ne l'ai pas forcée à c - Ô pour l'amour d'Eimaren, allez-vous cesser ? » La brune est dos à vous et sa voix sèche, t'interrompant dans ce que tu dis et que ton ami a parfaitement compris. Pas besoin de reprendre pour compléter, il saura parfaitement capter le sens de tes mots et de ton sourire narquois.
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MessageSujet: Re: Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ? [Liam & Louis]   Dim 11 Nov - 9:34

« Je sais que ton genre à toi de tout faire sur des coups de têtes, mais nous avons pris l'habitude de nous concerter pour ne pas nous tromper, et jusqu'ici, ça avait plutôt bien marché ! »

Il m’énerve. Comment peut-il prendre avec autant de dérision des sujets aussi grave et dans lesquels il est tant impliqué ? Il parle comme si tout cela n'avait aucune importance et voilà qu'il ris à mes reproches, signifiant clairement qu'il ne prend pas un seul instant au sérieux ce qu'il a fait à ma sœur, se disant que c'est tout à fait normal... Quel gentilhomme, ma parole...

Et voilà qu'il me traite de « la mère-la-chasteté »... Je m'apprête à l'interrompre d'une autre réplique cinglante quand soudain Lisbeth nous impose le silence d'une phrase bien placée.

Lassée, agacée, elle nous tourne le dos. Petite sœur... Je meurs d'envie de venir près de toi, de te serrer contre moi, de te réconforter, de te dire que ce n'est pas grave, que je te pardonnes... Pourtant, cette fois, ci, tu es allée très loin.. T'ai-je blessée, ou trop protégée, pour que tu veuilles ainsi me fuir et me désobéir ? Suis-je allé trop loin en voulant t'empêcher d'agir ? J'avais mes raisons, et je restes convaincu qu'elles étaient bonnes. Pourtant, tu n'as pas voulu m'entendre, pas plus que tu voulais entendre notre père te parler de marier Louis de Brunante... Les choses ont changé depuis, et nous aurions plus que jamais besoin de nous serrer les coudes plutôt que de nous battre, tout les trois. Vous avez fini, tout deux, par accepter plus ou moins l’idée de vos fiançailles.. Et surtout, notre père se comporte de manière si étrange, nous ignorant et s'entourant de gens qu'ils n'aurait par le passé jamais côtoyer...

Nous devrions aujourd'hui être en train de chercher à l'aider plutôt que de nous disputer, mais je sais que les actes de Lisbeth et Louis signifient bien trop de choses pour qu'on ne puisse les ignorer. Si je m'entendais, j'allongerais Louis immédiatement pour l'affront qu'il m'a fait. Je ne suis peut-être plus duc héritier, mais il doit tout de même le respect à ma famille et à mon sang. Ce n'est quoi qu'il arrive ni le lieu ni l'instant.


« Bon. J'ai dis ce que je pensais de tout cela et je n'y reviendrais pas. Je veux bien passer sur un certains nombres de choses, car les circonstances sont ce qu'elles sont... Mais il va falloir pour vous deux faire rentrer les choses dans l'ordre au plus vite. Louis, tu as plutôt intérêt à assumer maintenant, et à t'assurer que le mariage ai lieu rapidement. Je n’accepterais pas que tu laisses ma sœur ainsi déflorée alors que tu repars sur les flots. Lisbeth, je suppose que tu es consciente aussi que désormais ce mariage est définitivement inévitable. »

Je dégaine ensuite à toute vitesse et envoie mon épée dans la direction de la gorge de Louis, qui pare in extremis. Nous savions tout les deux qu'il avait le temps d'accomplir la parade, mais cela ne retires rien au fait que mon geste était violent, déterminé, et que je n'aurais pas pu le retenir s'il avait été trop distrait. Je reste un instant à le fixer droit dans les yeux, le regard noir, avant de lui lancer, sec et sérieux :

« Et, toi, n'oublie pas qui je suis la prochaine fois qu'il te viendra à l'idée de me parler sur ce ton. »

Je ranges mon épée dans son fourreau. Restant malgré tout attentif à ses gestes.
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MessageSujet: Re: Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ? [Liam & Louis]   Dim 11 Nov - 12:10

Au moins ces quelques mots que j'ai laissé m'échapper auront-ils eu le mérite de faire taire Louis. Ce n'est maintenant plus moi leur cible. Au contraire, il me semble maintenant n'être plus qu'un objet dont ils se disputeraient la possession et l'intégrité. Comme nombre de femmes en Arven je suppose... Mais je veux au moins croire qu'elles n'ont pas à entendre de telles conversations. Et pour ma part, je sais que j'en supporterai pas davantage. Et d'autant moins alors que le fracas de leurs armes vient de me faire sursauter. Au point que je m'en suis relevée prestement, ne pouvant conserver mon impassibilité devant ce geste fou. Incohérent. Je peux comprendre qu'il soit en colère après Louis et en vérité, il a toutes les raisons de l'être devant l'inconscience de notre fugue et de nos agissements. Mais de là à en parler ainsi, avec un tel détachement... Ce que j'ai vécu dans les bras de Louis avait tellement plus de substance qu'un simple acte entre deux personnes adultes et consentantes. Et ce souvenir a déjà été suffisamment assombri par les véritables aspirations de Louis pour que je ne laisse pas mon frère l’abîmer plus encore.

- Arrête Liam. Il ne m'a pas déflorée ! Il m'a...

Aimée ? Le mot est demeuré bloqué dans ma gorge au moment où mes yeux se tournaient vers Louis. Bloqué parce que je n'en suis plus sure en vérité. Après ce besoin de repartir que j'ai ressenti dans son corps, je ne sais plus. Et surtout, je ne me sens pas capable de le dire à voix haute - moins encore en sa présence. Les émotions diverses qui m'envahissent ne sont pas de celles que je sais exprimer. Et ô combien sont-elles violentes alors qu'ils me regardent tous deux. Je me détourne, laissant mon regard venir errer par la fenêtre proche, leur tournant le dos à nouveau.

Qu'importe. S'ils attendent la fin de ma phrase, je ne suis pas prête à la leur donner. Néanmoins je reprend, contenant de justesse le rire nerveux qui monte en moi.

- Oui, je l'épouserai. Car telle est la volonté de notre père, aussi absurde soit-elle. Et parce que c'est là mon devoir. A moins, bien sur, que tu ne le tues avant que le ruban ait pu être noué autour de nos poignets. Ce qui arrivera sans nul doute si tu persistes à tenter de l'attaquer de la sorte.

Je ne me reconnais pas moi-même dans ce ton sec et cinglant que je leur adresse sans même les regarder. Parler de "devoir" quand mon corps frissonne encore du souvenir de ses caresses. Quand les battements frénétiques de mon coeur ne me rappellent que trop les regards intenses que nous avons échangé dans l'intimité bien imprévue qui s'est tissée entre nous. Oui je veux le blesser... Pour qu'il souffre de la même manière que moi depuis que j'ai compris qu'il n'avait jamais eu d'autre désir que de reprendre la mer, loin de toute obligation. Loin de moi. Et si, au passage, j'égratigne l'orgueil de mon frère, alors soit. Plus tard viendra le temps de notre réconciliation, en bonne et due forme. Mais pour le moment, en la présence de Louis, je ne peux plus retenir la rancoeur qu'il m'inspire. De même qu'adolescente, j'étais bien incapable de conserver mes manières parfaites face à lui.

- Ce n'est pas comme s'il avait la moindre chance de sortir vivant d'un affrontement contre toi.

Oh le mépris dans ma voix... Pour un peu je me croirais revenue quatre mois en arrière quand, d'un ton des plus froids, je rappelais au Marquis de Brunante tout le bien que je pensais de lui.



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MessageSujet: Re: Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ? [Liam & Louis]   Dim 11 Nov - 12:46

Par toute les voiles de l'Audacia, que ces enfants sont agaçants. A peine ai-je pu récupérer mon corps après ce mariage insensé, que voilà ma nièce envolée à nouveau – et cette fois, ce n'est pas l'inquiétude qui m'oppresse, mais un agacement fort légitime qui me font monter la moutarde au nez avec une puissance nourrie par ma vindicte frustrée des mois écoulés. Du coin de l’œil, j'ai aperçu Louis s'esquiver – le temps de passer dans les appartements que l'on m'a attribués pour y changer de vêtements et reléguer au fond d'une malle cette robe ridicule dont je me suis affublée, et je ceins le fourreau de mon sabre. Mes chausses, mes bottes, et mon ample cape – me voilà pirate de nouveau, et la dentelle qui orne ma chemise, sous le corsage ajusté des boucanières de l'Audacia, pourrait bien se teinter de rouge ce soir si d'aventure un ennemi inconscient s'avisait de me chercher querelle.

D'un pas rapide, je traverse les rues de Lorgol dans cette fin d'après-midi, l’œil noir et l'âme en furie. J'en ai assez de cette couvée immature qui semble s'être donné le mot pour m'accabler de cheveux blancs avant mon heure ! C'est la main crispée sur la poignée de mon sabre que je monte à l'abordage de la Tour de Souffleval où je suis quasiment certaine que ma douce nièce s'est réfugiée, claquemurée à son habitude : il est tellement plus simple de fuir les ennuis que de les régler, n'est-ce pas ? Néanmoins, à en juger par les éclats de voix qui me parviennent, les ennuis sont venusn la retrouver : je reconnais le timbre profond de Louis et celui, étrangement haut perché ce soir, de Liam qui semble en proie à une sainte indignation.

Tapie contre le battant de bois, une jeune femme brune, tisonnier en main, semble écouter attentivement ce qui se passe dans la pièce. Elle tente bien de me faire barrage en me voyant arriver – visiblement, elle ne connaît pas Freyja de Brunante et s'imagine pouvoir se dresser entre mes neveux et moi.

« Petite, je te déconseille de t'opposer à moi – laisse-moi entrer plutôt, avant que ces fieffés idiots ne s'entre-tuent sur le parquet de ma nièce. »

C'est le sabre au clair que je fais irruption dans la pièce – en une fraction de seconde, j'évalue la situation. Louis, l'épée à la main, désemparé – Liam, qui vient visiblement de rengainer et dont l’œil noir prédit de bien sombres humeurs, et Lisbeth, butée, fermée, bien plus hautaine que je ne la puis supporter. D'un geste souple, je les salue de mon arme – et de quelques pas rapides, je me trouve auprès de Liam à qui j'assène deux gifles retentissantes.

« Ne parle pas à ta sœur comme ça, si tu ne veux pas que je te rappelle un certain Lior dont tu m'as parlé tout à l'heure. »

Deux pas de plus, et me voilà près de Louis qui reçoit, lui aussi, deux jolies claques amplement méritées.

« Cela fait un mois et demi que vous étiez supposés rentrer. UN MOIS ET DEMI, neveu. Comment t'étonner ensuite que vos proches se soient inquiétés ? Ingrat ! »

Quelques enjambées m'amènent près de Lisbeth qui ne m'impressionne pas avec son œil frondeur. Elle semble quelque peu effarée de mes actes et n'esquisse aucun geste lorsque je lui infligele même traitement qu'à son frère et son fiancé.

« Et toi, petite inconsciente, ne t'avais-je pas dit de prévenir ton frère ? Tu tiens réellement à ce qu'ils s'entre-tuent ? Est-ce que tu as perdu ta tête entre tes jambes avec ta virginité ? Par toutes les catins des ports, ma nièce, reprends-toi ! »

Agacée, contrariée malgré tout l'amour que je porte à mes petits, je tire une chaise d'une main et m'y installe, appuyée des deux mains sur la garde de mon épée posée entre mes chevilles.

« Et maintenant, causons. Je crois que vous avez des choses à vous dire, petits. »
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MessageSujet: Re: Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ? [Liam & Louis]   Dim 11 Nov - 13:29

Il faut bien croire que ce que tu as dit n'a pas plus à l'Outreventois, et sans doute est-ce une chance, au fond, que tu n'aies pu continuer. Et tout ce qu'il dit t'écoeure au plus haut point, cette façon de parler de vos actes comme de quelque chose de déshonorant, d'affreux, tout cet empressement pour que vous répariez ce qu'il voit comme une erreur apparemment. Tu veux le corriger, tempêter encore plus contre son analyse froide et déplaisante d'une situation qui a priori était loin d'être déplaisante, mais tu n'en as pas le temps – tu vas devoir garder tes mots pour plus tard. Tu pares de justesse la lame de Liam, sortant ton sabre rapidement, et tes yeux pâles confrontent ceux de ton ami. Tu réponds tout aussi sèchement à ses mots : « Comme il vous plaira, monsieur le duc. » Vos armes descendent et il range la sienne, alors que tu gardes la tienne dans ta main. Ce n'est pas la première fois que vous prenez les armes l'un contre l'autre au sujet de Lisbeth, Lisbeth qui s'est levée pour protester elle-même contre ce que son aîné a dit. Elle ne termine pas sa phrase et vous voilà tous deux à l'attendre.

Tu laisses ton esprit divaguer. Imaginer ce qu'elle voulait dire.
Aimée, peut-être - irréaliste. Perverti, sinon - avec plaisir. Initiée aux plaisirs, on ne sait jamais.
Tu ne sais pas et tu reviens vite à la réalité.

Qu'elle remette en question tes capacités à vaincre Liam en combat singulier est une chose, mais elle n'est pas nouvelle. Toi-même tu sais que tu ne pourrais le battre, c'est un fait avéré avec lequel l'adulte que tu es a appris à vivre, au contraire de l'adolescent que tu étais jadis. Mais ce n'est pas là que le bât blesse. C'est dans les mots de ta fiancée, encore, ses mots qui se rallient à la pensée de son frère. Qu'elle parle encore de vos épousailles comme d'un devoir, comme d'une lubie de son père, comme d'une obligation, alors que vos mois en solitaire t'a conforté dans l'idée que c'était plus que cela. Que vous aviez trouvé terrain d'entente, peut-être, quelque chose de plus profond, de plus intense, qu'un bête devoir. Et ce mépris que tu entends et qui crispes ta main sur ton sabre baissé, tes dents qui mordent ta lèvre inférieure pour te retenir encore quelques secondes avant que ton sale caractère ne revienne à la charge.

La porte de la pièce s'ouvre vivement – plus vite que votre temps de réaction à tous. Freyja, le sabre au clair, l'oeil vif. Et franchement, tu rirais bien en voyant ta tante flanquer deux gifles à Liam si tu n'avais pas été sa deuxième victime ! Pas même le temps de t'esquiver que sa main s'abat sur tes joues, oui TES joues, accompagnée de ses reproches. Tu as les joues rouges, à la fois des claques vigoureuses que t'as administré ta tante que de colère. De déception, aussi. C'est donc ça ? Peu importe le nombre de fois que tu diras la vérité à Lisbeth, jamais elle ne te croira ? Situation frustrante. Et tous les trois, franchement, vous ressemblez à trois enfants qui viennent d'être réprimandés pour des bêtises. Tu ranges ton sabre et grommelles à voix basse : « On aurait peut-être dû prévenir, d'accord. » Tu frottes ta joue droite du plat de ta main. « J'avais envie qu'on soit... loin. Ensemble. Seuls. C'est tout. »
Tu pensais que ça vous avait fait du bien.
Il faut croire que non.


Dernière édition par Louis de Brunante le Dim 24 Fév - 0:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ? [Liam & Louis]   Dim 11 Nov - 14:30

Louis répond d'un ton sec à ma menace, ironique, avant que Lisbeth ne nous interrompe une nouvelle fois. Elle reprend le terme défloré que j'ai employé, pour le remplacer par... Un silence. Que voulait-elle dire ? Connaissant ma sœur, certainement que ça avait été bien plus romantique que ça.. Et elle a du se ressaisir en se rappelant les événements récents le concernant.. Je me dis qu'avec ce que j'ai entendu de la bouche de Louis dans le corps de Lisbeth, et ce que j'ai entendu à présent dans sa bouche à elle... Peut-être ce mariage n'est-il pas promis à un retentissant fiasco, finalement... Puis elle me rassure sur ses intentions de mariage, tout en lançant une nouvelle pique acerbe à son fiancé, le rabaissant devant moi. Bon, certes, il y a un bout de chemin à faire, tout de même.

Et voilà qu'un autre élément perturbateur vient faire son entrée. Freyja. Freyja qui nous ridiculise tous en nous mettant des paires de claques comme à de simples gamins. Sonné, choqué, je met un moment à comprendre que c'est bien ça qui vient de se passer. Elle nous sermonne tout les trois. Moi sur le ton employé, Louis et Lisbeth sur le fait qu'ils auraient pu prévenir. Ça, c'est pas faux.

Elle a casé une référence à Lior... Mon fils dont j'ignorais totalement l'existence et qui est récemment tombé entre mes bras. Hé bien quoi, ça peux arriver, non ?....

Louis s'excuse de n'avoir pas donné de nouvelles. Il voulaient être seuls... Peut-être, mais ils ne le sont pas...


Je regarde Freyja qui s'assoit sur une chaise et lui fait un signe de tête pour lui signifier mon accord. Je n'ai rien à ajouter, mes griefs ont déjà été prononcés. A présent, je crois que les deux personnes qui auraient le plus besoin de discuter ici sont Lisbeth et Louis, qui se refusent de tomber d'accord sur la qualité de leur voyage loin de tout et loin de tous...
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MessageSujet: Re: Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ? [Liam & Louis]   Dim 11 Nov - 16:19

Mes joues me brûlent. Sensation inédite et des plus déplaisantes. Et, accompagnant la rougeur subite qui envahit mes joues meurtries, des larmes me perlent aux paupières. Je suis... choquée. Jamais personne n'avait osé porter la main sur moi. Pas même Liam dans nos pires instants de disputes. Du bout des doigts, j'effleure ma joue que je devine échauffée, les regardant alternativement sans plus savoir que dire. Les mots de Freyja se sont enfoncés en moi, profondément et comme j'ai mal de sentir des reproches émanant de cette femme que j'ai toujours considéré comme un modèle à suivre. La seule de Brunante qui parvenait réellement à faire naître un sourire sur mon visage maussade quand ils nous rendaient visite.

Sans répondre je me retourne à nouveau vers la fenêtre. Non, ils ne verront pas ces larmes que je sens proches - bien trop proches - de couler. Pas plus qu'ils ne m'entendront m'excuser. Oui, je l'ai prévenu. En des termes succincts, certes, mais bien suffisants. Qu'aurait-il fait s'il m'avait su en compagnie de Louis ? Serait-il accouru depuis Lorgol pour le menacer ainsi qu'il vient de le faire ? Ce n'était pas ce que je souhaitais... Je ne connais que trop l’irascibilité de Liam dès lors que je suis concernée. Et je ne voulais pas qu'il intervienne, qu'il brise cet unique espoir de m'éloigner un temps de toutes ces mondanités qui m'épuisent. Surtout pas. Alors non, je n'ai guère été prolixe dans ce message que je lui ai adressé. Mais au moins me savait-il en en sûreté et en bonne voie pour aller mieux. Cela ne pouvait-il lui suffire ? Non bien sur... M'en serais-je contentée, moi, à sa place ? Assurément pas... J'aurais été rongée d'inquiétude chaque jour durant jusqu'à ce qu'il me revienne. Comment ai-je pu croire qu'il n'en ferait pas autant ?

Mais je ne m'excuserai pas pour autant. Certainement pas. De la stupéfaction d'avoir ainsi été frappée au remord qui doucement m'envahit, mes pensées sont bien trop troubles pour que je parvienne à énoncer quelque phrase pourvue de sens. Et que dire de ces sentiments à l'égard de Louis, si contradictoires que je m'y perds moi-même. Entre ressentiment et... et quoi ? Qu'est-ce que je ressens exactement à l'entendre dire qu'il voulait que nous soyons loin, ensemble. Et seuls. Je l'ignore. Et je ne veux pas le savoir. Telle une enfant boudeuse, je croise mes bras sur ma poitrine, le regard toujours perdu sur l'immensité des toits de Lorgol.


- Pour ma part, je n'ai rien à ajouter.

Ou plutôt, je ne veux rien ajouter.

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MessageSujet: Re: Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ? [Liam & Louis]   Mar 13 Nov - 22:26

Aucune réaction.

Idiot que tu es. Tu pensais vraiment que votre escapade avait changé quelque chose. Tu veux encore le croire, d'ailleurs, tu ne veux pas penser que Lisbeth t'ait ainsi trompé. Pourtant, elle ne prend pas la suite de tes mots, n'ajoute rien – sauf qu'elle ne veut rien ajouter. Magnifique. Elle ne te regarde même pas. La colère n'est toujours pas disparue, brûlante dans ta poitrine, rugissante comme un organe à part entière, une entité qui ne dépend plus de toi. Ta respiration est lourde, désagréable, et chaque inspiration t'irrite.
Idiot que tu es. Idiot de croire que pendant un instant, elle pourrait te croire. Te faire confiance. Réellement penser, savoir, que tu ne l'as pas suivie – accompagnée est un mot bien plus convenable – pour avoir uniquement son corps, ou une distraction en attendant de pouvoir reprendre la mer. Croire en ta parole, en ton honnêteté, et ne pas toujours te ramener à vos idioties adolescentes, même si dans l'instant, vous n'en êtes pas loin. Tu frémis, tu bouilles, tu couves ta colère comme quelque chose qui va bientôt exploser. Tu n'es que cela, que changements, que variations, qu'intensité, et ce que tu ressens à l'égard de Lisbeth ne fait qu'amplifier ton caractère brûlant.

Une petite joute en singulier avec Liam aurait au moins l'avantage d'évacuer un peu de toute cette colère et de cette énergie refoulées. On sous-estime trop souvent les pouvoirs bénéfiques de ce genre d'exercice.

Ta voix est rauque quand tu reprends la parole. « Puisque personne n'a rien à dire, je vais vous laisser. Le problème a l'air de tenir dans ma seule personne, de toute façon, alors mon départ devrait faciliter les choses. Tu esquisses une courte révérence, pleine d'ironie, toi qui hait te plier à ce genre d'exercice futile. Monsieur le duc, madame la duchesse, bien le bonsoir. Freyja, je serai en ville – je préfère te prévenir, avant qu'on craigne que je m'enfuisse en laissant ma promise dans un état qui semble être un déshonneur. »

Ça s'est presque bien passé. C'est à toi donc de tourner les talons et de prendre la porte, recroisant la pauvre Yseult que tu ne salues même pas, dévalant les escaliers quatre à quatre sans ajouter tout ce qui te brûle les lèvres.
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MessageSujet: Re: Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ? [Liam & Louis]   Mer 14 Nov - 9:54

Louis est parti.

Il est parti et instinctivement, je me suis retournée comme pour le retenir sans mais esquisser le moindre geste envers lui. Il est parti et soudain je respire. Je ne m'étais pas rendue compte que j'avais ainsi retenu mon souffle en sa présence. Et tandis que s'impose en moi le besoin d'enfin m'excuser auprès de mon frère que j'ai tant fait souffrir ces derniers temps, un sentiment trouble et insidieux se mêle à lui, venant se lover tout confortablement contre mon coeur qui bat. Le manque. L'absence. Comme si, par ce départ, quelque chose d'infiniment précieux et cher m'avait été retiré. Absurde.

Passant une main lasse sur mon front, je me tourne enfin vers Liam avec, dans les yeux, toutes ces demandes de pardon que je n'ai pas eu le temps de lui adresser au cours des mois écoulés. A lui, je ne peux faire de simples excuses. Non... lui mérite la vérité. L'entière et pleine vérité. Et c'est seulement alors qu'il pourra décider de m'absoudre ou non. Et alors qu'il me semble que jamais je ne trouverais les mots justes, ils se précipitent d'eux-mêmes hors de mes lèvres, laissant parler ma sincérité. Je parle et j'en oublie tout autour de moi. J'en oublie Freyja, toujours assise pour ne plus chercher que le pardon de mon frère.


- Je suis désolée Liam. Tellement, tellement désolée... Je voulais t'écrire. Je l'ai... Je l'ai fait. Mais j'ai conscience que c'était... bien trop succinct. Tu sais, je ne pensais pas partir si longtemps... Juste quelques jours, le temps d'oublier et de me reposer. Février a été... insoutenable. Tu avais raison, bien sur, de me dire de ne pas me présenter - fut-ce pour les rebelles mais... Je ne sais pas. J'ai senti que je devais le faire. Je ne sais toujours pas ce qui m'est passé par la tête. Je crois... je crois que je voulais échapper à ce mariage. A tout prix.

Un instant, je laisse le silence revenir, songeant de nouveau à cette impulsion soudaine qui m'avait menée jusque devant le tyran. A voir aujourd'hui le calme avec lequel j'envisage mon union prochaine, j'ai peine à croire que mon refus de l'épouser ait un jour été... si extrême. Et pourtant, je ne me souviens que trop bien de la rage immense qui m'envahissait à la seule vue de mon fiancé. La situation a tellement changé entre temps... D'une voix pensive, je reprend :

- Mais j'avais tort. Je n'étais pas prête à payer n'importe quel prix. Et surtout pas celui . Je... je t'ai vu mourir chaque nuit, un mois durant. J'ai bien essayé de lutter contre le sommeil mais... chaque fois qu'il me rattrapait, mes cauchemars recommençaient. A cette seule évocation des sueurs froides qui m'éveillaient chaque nuit, les larmes reviennent embuer mes prunelles, vite chassées d'un geste rageur. Le couronnement m'a été d'autant plus insupportable que je me savais prête à m'écrouler à tout instant. Et quand... père est arrivé... Une larme vient de couler. Suivie d'une autre, pourtant traversée d'un mince sourire.Tu sais, j'étais fière de voir comment tu réagissais la tête haute aux insultes du tyran. Je suis certaine qu'il aurait aimé te voir te mettre en fureur pour avoir une raison de te faire enfermer. Mais tu as été... parfait. Et puis il y a eu Nereïa et...

Ma voix se brise sur le nom de ma filleule. Faire remonter ces instants à la surface de ma mémoire m'est infiniment douloureux. Jamais encore je n'avais parlé à quiconque du désespoir qui avait été mien en ces sombres jours. De la douleur qui m'avait envahie d'ainsi voir mes proches souffrir sans pouvoir rien faire pour eux. De la peur, immense et grandissante, de voir mes mauvais rêves se réaliser. A personne. Pas même à Louis au cours de notre longue fugue.
Louis que j'ai découvert si différent de l'adolescent qu'il était - ou est-ce moi qui ait changé ? Louis qui a su être à mes côtés quand j'avais tant besoin d'une épaule pour me soutenir. Louis qui a réussit à effacer de mon esprit toutes ces craintes qui m'étaient devenues familières à force d'être présentes. Louis qui m'a aimé, qui m'a montré les huit Duchés...

- Tu n'imagines pas tout ce que je dois à Louis. Je ne sais pas dans quel état je serais aujourd'hui s'il n'avait pas été là. J'ignore même si je serais arrivée à Souffleval vivante à être partie si vite, en pleine nuit. Et quand... Je m'interromps, ne sachant exprimer ce qui pourtant me brûle les lèvres. Peu importe. Je suis certaine que Liam aura compris ce qui se cache derrière ce silence. J'ai voulu t'écrire. Vraiment. Mais j'avais tant de choses à te dire, tant à t'expliquer pour espérer que tu comprennes mes actes et mes choix. Et je savais que si je t'en disais autant, je te parlerais de cette nuit et... Et je savais que tu voudrais intervenir, peut-être même provoquer Louis et je ne le voulais pas. Tu aurais eu raison bien sur, comme toujours mais... mais je ne voulais pas que tu brises le peu de paix que j'avais réussi à trouver grâce à lui... Je... Je sais que nous n'aurions pas du. Que je n'aurais pas du. Partir si longtemps, sans rien te dire de plus ni te tenir au courant mais... C'est la seule erreur que je reconnaîtrais sur ces deux mois - de ne t'avoir pas plus informé j'entends. Le reste était peut-être déraisonnable et inconscient mais... ce n'était pas une erreur.

A pas lents je m'approche de mon frère immobile sans toutefois aller jusqu'à le toucher. J'ai si peur qu'il me rejette, qu'il refuse en bloc mes explications et continue de persister dans son jugement. Rien d'autre ne compte que le regard sévère de Liam que j'espère tant voir s'adoucir.

- Pardonne moi Liam. Et pardonne lui. Je lui dois beaucoup.

Beaucoup oui en vérité. Et pourtant, je serais tellement mortifiée s'il venait à apprendre ce que je viens de dire de lui.




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MessageSujet: Re: Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ? [Liam & Louis]   Mer 14 Nov - 11:23

Parti. Comme un lâche. Comme un gamin. Je soupire.

Après tout, je ne peux pas vraiment lui en vouloir. L'atmosphère était ici si tendue, si orageuse, si désagréable, que je serais peut-être moi même parti s'il ne l'avait faite avant. Nous étions dans l'impasse, nous ne pouvions plus parler à l'un sans blesser l'autre... Quelque part. Il n'avait donc pas tort. Mais il n'empêche, la fuite est un peu une solution facile. J’hésite un instant à aller le rattraper pour lui dire qu'il ne s'en tirera pas comme ça, qu'il est en faute, que bien sûr que oui, faire l'amour avant le mariage, même à sa fiancée, lui porte un déshonneur, qu'il doit des explications... Mais quelles explications ?... Non... C'est peut-être aussi bien ainsi.

C'est peut-être être bien mauvaise langue que de dire cela, mais aussitôt après son départ, la tension dans la salle semble baisser d'un cran. Et Lisbeth semble d'un coup pouvoir libérer les mots qu'elle retenait devant lui. Ses premiers mots sont une demande de pardon. Et les suivants réchauffent mon cœur bien plus que je ne le laisses paraître par le regard sévère que je continue de porter sur elle, attendant plus qu'un simple « désolé », attendant des explications, de vraies explications.

Qu'elle me donne. Je ne veux pas l'interrompre, et je l'écoutes donc s'expliquer, me raconter son choix de se proposer au tyran, la fuite de son mariage, ses mois d'enfer, ses cauchemars, ses craintes, le couronnement, sa fuite, Louis...

Ses mots me touchent, et alors qu'elle termine, s'approchant de moi, un court silence s'installe. Mais je ne peux retenir longtemps mon jugement. Ses mots m'ont touché, et même si je désapprouve encore certains de ses choix, je les comprends désormais pleinement. Elle a bien assez souffert ces derniers mois pour que je ne rajoutes sur ses épaules fatiguées le poids de mes reproches.

Je brises alors le silence d'un petit sourire accompagné d'un petit soupir en secouant légèrement la tête, puis j’ouvre les bras en lui faisant signe d'approcher. Je la serre contre moi, un instant, silencieusement, avec de la laisser s'écarter.


« Excuse moi d'avoir d'être si dur avec toi Lisbeth, je ne veux pas qu’il t’arrive du mal. Jamais. »

Quand à Louis, je supposes que sans lui, Je n'aurais retrouvé ma sœur que dans un état encore bien plus déplorable... Finalement, ces deux là ont presque réussit à accepter leur fiançailles, si ce n'est quelques derniers détails à régler après le mariage mouvementé qui a salué leur retour, et nous sont revenus vivants et en meilleure forme. Je ne peux m'empêcher d'être sévère envers Louis pour son insupportable insouciance mais je sais qu'au fond nous ne resterons jamais fâchés bien longtemps.
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MessageSujet: Re: Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ? [Liam & Louis]   Jeu 15 Nov - 15:24

Ô Liam...

Tandis que je tremble d'ainsi attendre son verdict, je vois la lueur sévère dans ses yeux s'adoucir imperceptiblement. Et quand enfin il m'attire dans ses bras, c'est sans la moindre hésitation que je retrouve sa chaleur, enfouissant mon visage dans son odeur d'homme. Et serrée contre lui, à simplement savourer notre proximité, j'en oublie ce qui m'entoure. Je ne fais pas plus attention à la nuit qui tombe qu'au départ discret de Freyja, sans doute partie rejoindre Louis et moins encore au feu qui se meurt doucement dans la cheminée. Plus rien n'a d'importance puisque je suis dans les bras de Liam. Et en cet instant dont j'ai tant rêvé des semaines durant, je me sens enfin chez moi. A ma place. Qu'importe que ces murs me soient inconnus et que nous soyons à Lorgol et non en notre palais de Souffleciel. Nous sommes ensemble, enfin réunis. Et c'est bien là tout ce qui compte.

A regrets, je me détache de lui, n'osant encore lever les yeux vers lui de peur de me rendre compte que j'ai rêvé notre étreinte. Mais non... Bien au contraire, il s'excuse quand il n'a nulle raison de le faire. Doucement, je reviens me blottir contre son torse, contre sa chemise, humide de ces larmes de joie que je verse à me savoir pardonnée.


- Il n'est rien qui justifie que tu demandes mon pardon. Je suis pleinement fautive. Ne t'inquiètes pas... Tout ira bien maintenant...

Un souffle, à peine un murmure. Tout ira bien, oui, puisque nous sommes réunis. Il n'est rien qui puisse nous atteindre. Mais alors que je prononce ces mots, je ne sais pas à qui de nous deux je les ai réellement adressés.

*
* *

La nuit est maintenant tombée sur Lorgol. Le feu, ravivé. Liam s'en est allé rejoindre la tour des Rebelles et il m'a fallut me faire violence pour ne pas l'y suivre, tant j'aurais préféré rester avec lui. Mais cela n'aurait guère été raisonnable - et paraîtrait-il que j'ai suffisamment outrepassé la raison pour les quelques mois à venir. Aussi suis-je demeurée sagement en ma tour, me contentant d'un frugal repas avant de rejoindre à nouveau mes appartements, si silencieux que j'ai peine à croire qu'à peine deux heures plus tôt, nous étions là en train de nous... expliquer à grand bruit.

Assise dans un fauteuil modeste qui fait face à la cheminée, je caresse pensivement la page de mon roman. Mais il semble peine perdue d'essayer de lire ce soir. Chaque fois que mes yeux reviennent se poser sur les mots élégamment calligraphiés, mon esprit repart divaguer bien loin. Les yeux fixés sur le feu, je me souviens des huit Duchés, je me souviens de Louis. De nos rires et de nos disputes, de nos baisers et de nos défis. Et bien inconsciemment, je souris. Un bâillement, pourtant, vient rompre ce sourire. Et tandis que je l'étouffe d'une main, il me semble entendre des coups sourds frappés à une porte. Le regard interrogateur d'Yseult, assise non loin, me confirme que je n'ai pas imaginé ce bruit. D'autant qu'il reprend de plus belle, avec force et vigueur.

Avant que je n'ai eu le temps de dire quoi que ce soit, la voilà déjà descendue tandis que je m'interroge. Je n'ai guère envie de descendre et je suppose qu'elle aura tôt fait de dérouter l'importun. Cependant, curieuse, je veux en savoir plus.


- Qui est-ce ?

Oui... Qui donc se permet de nous rendre visite à une heure aussi tardive ?

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MessageSujet: Re: Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ? [Liam & Louis]   Jeu 15 Nov - 15:45

    J'étais dans la chambre avec Lisbeth. Nous nous retrouvions à peine que j'essayais déjà de veiller sur elle. Elle savait très bien qu'elle n'avait pas agis comme il le fallait, je ne lui avais rien dit à ce propos, mais elle l'avait bien compris dans mon regard et mes quelques paroles. Notre lien était suffisamment fort pour résister à cette tempête mais c'était quand même difficile pour moi. Bref, je ne me focalisais pas sur cela. J'avais fait en sorte qu'elle se sente à l'aise à son arrivée dans la tour, en empaquetant certaines de ces affaires. Je savais faire ce qu'il fallait en toute discrétion. Je l'observais de loin et je voyais qu'elle désirait être seule, ainsi je quittais la pièce pour cela, jouant les gardiennes devant sa porte. Je ne désirais pas que l'on vienne la déranger à présent pourtant cela allait être le cas. Dans un premier temps, je demandais à son frère Liam de repartir, qu'elle ne désirait pas de visite mais il semblait être tellement en colère que je ne le retint pas longtemps. Il parlait fort, si fort que je pouvais entendre très distinctement ce qu'il venait de lui dire. Il lui reprochait bien évidemment sa fuite, mais c'était naturel. Cependant, il aurait pu attendre le lendemain, elle venait à peine d'arriver qu'il était déjà sur son dos. Mais ce ne serait pas tout, Louis faisait à son tour son apparition. Je le bloquais également mais il n'hésita pas à user de la force pour passer. Je me demandais alors à quoi je servais. Je n'étais là que pour faire écran ... Puis c'est au tour d'une autre femme de venir s'interposer entre tout ce petit monde. Il semblerait que ce soit la tante de Louis si je comprends bien le flot de ces paroles. Elle calme alors le jeu entre les trois autres protagonistes. Louis décide alors de s'enfuir pour ne pas avoir à dire ce qu'il a sur le coeur. Il me croise en haut des escaliers sans un regard, il semble pressé car il dévale les escaliers quatre à quatre, il pourrait bien se faire mal, mais je n'entends pas de bruits lorsqu'il arrive en bas, il a donc survécu à cette descente tumultueuse. Lisbeth se lance alors dans un grand flot de parole, elle s'excuse auprès de son frère pour ce qu'elle a fait, elle a bien conscience qu'elle n'aurait pas du partir sans prévenir de la sorte, partir si longtemps n'était pas très futé. J'avais joué la comédie à Souffleciel, comme si j'étais avec ma duchesse mais cela n'avait pas été le cas. J'entrais à présent au fond de la pièce, les frères et soeurs semblaient se pardonner, pourtant mon regard devait en dire long sur ce que je pensais de la situation et de ce règlement de compte qui aurait pu avoir lieu ce soir. Heureusement, le sang n'avait pas coulé, mais qu'en sera-t-il la prochaine fois que Liam et Louis se croiseront ? Je n'en savais rien et finalement, je préférais ne pas savoir, pas encore du moins.


*
* *

    La nuit est à présent arrivé sur Lorgol, tout le monde est à présent partie rejoindre ces quartiers ou d'autres tours du domaine. Liam s'en était allé rejoindre les rebelles. J'aurais pu en faire de même mais je voulais resté auprès de ma duchesse. Même si elle désirait du calme, je me serais mal sentie de la laisser seule, surtout après ce qui venait de se produire, ça n'aurait pas été très logique. Quand soudain, nous avons entendu un petit bruit, bruit qui devint de plus en plus fort. On frappait de toute évidence à la porte. Je descendais donc rapidement pour voir qui pouvait bien être là. Et ma surprise fut de taille, c'était Louis. Alors comme ça, il n'en avait pas assez reçu tout à l'heure ? Il voulait remué le couteau dans la plaie.

    " Que voulez-vous messire de Brunante ? Il tard, Lisbeth et moi voudrions à présent dormir paisiblement et cette fois-ci, je ne me laisserais pas passer sur le corps comme tout à l'heure. Vous avez ma parole. "

    J'entendais alors Lisbeth me demander qui était là. Elle avait du m'entendre sans distinguer que j'avais parlé de Louis. Cependant, je ne lui disais rien. J'espérais qu'il reparte aussi vite qu'il était venu, mais ce n'était pas certains.
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MessageSujet: Re: Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ? [Liam & Louis]   Mer 28 Nov - 14:21

À peine as-tu quitté la tour que tu es allé boire.
Une chope, deux chopes, mais pas plus. Une chope, deux chopes seulement pour passer ta frustration, pour colérer dans la broue du breuvage qu'on t'a servi sans te poser de questions, sans te remettre en doute non plus. Il y a au moins ça de bon, dans la vie : les taverniers qui voient les problèmes et laissent ceux qui les ont s'épancher d'eux-mêmes s'ils le désirent. Pourtant, tu n'as rien dit – tu es resté claquemuré dans ton silence, les yeux fixés dans le vide et les pensées s'enchaînant dans ton esprit. La colère, surtout – tu es incapable de contrôler tout le feu qui est en toi et toute cette rage. Tous ces sentiments que tu aimerais comprendre.
Tu te fais l'impression d'être un enfant.
Jusqu'à ce que ta tante arrive, bienveillante Freyja, et se mêle de ton alcoolémie, que d'autres verres de rhum prennent le chemin de ton gosier et que tes plans de ne pas trop boire se sont modifiés grandement. Un marin ne refuse jamais un verre de plus, mes braves ! Ta tante est de plus de ton côté, dans cette histoire... non ?

Les heures ont passé. Ta colère aussi, bien heureusement – tu as parcouru la ville en recherche d'une certaine tranquillité d'esprit, laissant l'alcool et ses vapeurs se dissiper de ton esprit de façon succincte (vu la quantité d'alcool que tu as bu, tu as quand même encore la joie très présente). Et surtout est revenue l'idée de parler à Lisbeth. Tu n'as pas à courir après elle, cette fois, mais tu as besoin de lui parler, d'éclaircir cette situation. Le temps passé ensemble a été... magique, te souffle une voix intérieure. Oui, magique. Et tu ne veux pas laisser cela être gâché par Liam et ses principes idiots, ou quelques malentendus fâcheux. C'est donc sans hésiter que tu as repris le chemin de la tour de Souffleval, où tu sais que ta fiancée est toujours – cette fois cela dit, la porte est fermée et tu vas devoir réellement affronter Yseult. Même en sentant un peu le rhum. Tu frappes, tu attends, le bruit des pas se fait entendre et la porte s'ouvre sur la suivante de Lisbeth. Son regard te scrute et sa question est incisive. Tu frottes ta nuque de ta main et lèves les yeux en entendant la voix de l'Outreventoise qui t'est promise. Au moins elle sait que quelqu'un est là. Elle devait dormir, à cette heure, ou proche de l'être – tu vas devoir dormir seul, ce soir. Cette simple pensée te fait retenir un geignement plaintif que tu transformes en excuses à l'intention de la jeune femme devant toi :

« Je suis désolé pour ma... brutalité précédente, madame. » Tu es un peu gêné de cela, c'est vrai que tu n'as pas été spécialement doux avec la jeune femme lorsque tu t'es joint à la conversation des Outrevent plus tôt, et tu baisses donc momentanément les yeux avant de les relever pour formuler ta demande. « Je voudrais parler à Lisbeth. Juste quelques minutes. C'est vraiment très important. »

Tu lui ferais bien tes meilleurs yeux piteux, mais tu n'es pas très doué pour cela. Tu peux seulement espérer que Lisbeth t'ait entendu, tu parles plutôt fort, et que sa suivante te laissera aller la rejoindre pour une discussion sur l'oreiller.
Enfin, pas sur l'oreiller, quoique ce ne serait pas désagréable, mais, euh... rah.


Dernière édition par Louis de Brunante le Mer 20 Fév - 20:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ? [Liam & Louis]   Mer 28 Nov - 15:34

    Il est si tard pour que quelqu'un revienne à la tour, mais il ne faisait aucun doute qu'il s'agissait de l'un des protagonistes de l'après-midi, c'était certains. J'aurais hésité entre Liam et Louis, mais je pensais que la présence de ce premier qui était partie sans dire un mot, frustré, énervé, serait malheureusement la plus probable. Les heures sont passées depuis le carnage auquel j'ai assisté de loin, bousculée comme une malpropre dans les escaliers. J'ai tout entendu, même si je n'ai pas tout vu mais j'ai bien compris ce qu'il se tramait dans le coin, quelques choses d'assez mauvais mais que puis-je y faire ? Mon rôle de suivante n'avait pas été considéré à sa juste valeur. Je ne voulais que personne ne vienne déranger Lisbeth et c'était 3 personnes qui étaient montées jusqu'à elle. Bref, j'avais digéré cette histoire, mais les blessures que celle-ci avait engendré, notamment auprès de la duchesse d'Outrevent n'était pas encore cicatrisée, elles étaient même loin d'être refermées après si peu de temps. Bref, je viens d'ouvrir la porte et donc de tomber sur lui, Louis de Brunante. Mon premier réflexe et de lui dire de partir, ce n'est point le moment de venir déranger une demoiselle, surtout après une après-midi du genre, mais il est là, il s'excuse auprès de sa brutalité à mon égard quelques heures plutôt. Je ne le pensais pas capable de cela, un homme s'excusant auprès de moi, c'est si rare que j'en profite. Pourtant, quelques choses me chagrine, j'arrive à sentir lorsqu'il me parle l'alcool qu'il a pu boire dans la soirée, du rhum, quoi de plus normal pour un marin comme lui. Ceci ne m'incite absolument pas à lui faire confiance même s'il semble être déjà en train de décuver. Je ne peux pas faire confiance à un homme à moitié ivre voulant parler à une future duchesse à une heure pareil, ce n'est pas possible. Cependant, je prends un peu pitié de lui. Je ne vais pas lui laisser le droit de passer mais je vais prendre un message. S'il ne veut pas laisser de message alors soit, mais il reviendra demain à une heure plus décente pour parler à sa promise.

    " Je peux comprendre que cela soit important, mais il est tard, Lisbeth est déjà couchée. Elle n'est pas prête à vous recevoir, mais si vous le désirez, je peux lui faire passer un message. Vous repasserez demain à une heure plus décente pour lui parler. "

    S'il ne voulait pas de cette proposition, alors la porte se refermerait comme elle s'était ouverte. J'étais courtoise avec lui pour un soûlard à une heure si tardive. Alors messire de Brunante, êtes-vous prêts à laissez votre message ? J'espérais sincèrement à ce moment là que Lisbeth ne descende pas pour voir ce qui me retenait autant à la porte.
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MessageSujet: Re: Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ? [Liam & Louis]   Dim 24 Fév - 2:17

Ta petite tirade ne semble pas du tout émouvoir la suivante de Lisbeth. Peut-être est-ce l'odeur du rhum qui l'empêche de vraiment te prendre en pitié. Mais tu as vraiment besoin de parler à Lisbeth! Pour de vrai! Tu as un tas de choses très importantes à lui dire et c'est MAINTENANT que tu veux les lui dire! Et ça ne peut pas se dire dans un message. Surtout que ce que tu veux passer à ta fiancée n'a pas totalement une teneur chaste... et ne tient pas uniquement dans des mots. Tu rougis légèrement et secoues la tête négativement, protestant une fois de plus, encore plus entêté en boisson qu'à jeun : « Mais non, elle dort pas, j'l'ai entendu parler. LISBETH! » Évidemment. C'est discret. Tout le monde dort dans Lorgol, enfin, tout le monde sauf les fêtards comme toi, et il faut que tu mettes tes mains en cornet pour appeler ta fiancée dans les hauteurs de Souffleval. Une technique qui n'émeut pas Yseult le moins du monde.
Le contraire eut été surprenant.
« Je suis son fiancé, j'ai l'droit d'la voir, peu importe l'heure. Promiiiiis, ce sera même pas loooong, et je resterai pas, enfin, si elle veut pas, je, faut pas, ce serait presque pas long du tout. » Et ce n'est sûrement pas avec quelque chose d'aussi décousu que ça que tu vas réussir à obtenir quelque chose de plus de la jeune femme. Quelques autres tentatives plus tard, elle te ferme la porte au nez.

Et tu te retrouves au point de départ.

Bien fait pour toi, sûrement. Par contre, l'idée de parler à Lisbeth n'a pas quitté ton esprit. Elle est même plus vive. Tu t'éloignes donc pour réfléchir pendant un long moment, assis sur une caisse de bois, les yeux fixés sur la tour de Souffleval. La porte est fermée et il n'y a pas d'autre façon d'entrer là-dedans. À moins d'entrer par la fenêtre, mais tu n'es pas aussi casse-cou.
Ou oui.
Ton regard pâle se lève vers la fenêtre que tu sais être celle de Lisbeth. Entrouverte. Oh. Ce serait... parfait. Puis, grimper, ce n'est pas si difficile, et la tour n'est pas si haute, et les murs inégaux te permettraient une prise correcte, et si tu commences à partir de la petite maisonnette à côté... oui, ça peut se faire. Même très bien. Tu te relèves de ta caisse et resserres ton sabre à ta taille, avant d'aller grimper sur le toit de la maisonnette abandonnée, ce qui te donne une petite hauteur pour commencer. Tu entreprends donc, le plus silencieusement possible (et ce n'est quand même pas si mal, pour quelqu'un en train de décuver une quantité de rhum non négligeable), d'escalader la tour de Souffleval. Carrément. Au beau milieu de la nuit. Tu dois te retenir de toutes tes formes de ne pas pouffer de rire, alors que tu contournes soigneusement les fenêtres des chambres où les domestiques (dont Yseult) dorment. Sous son nez, ha! On n'empêchera pas un de Brunante de réaliser une de ses idées, non de non! Finalement, tu réussis à te glisser dans la chambre de Lisbeth. Victoire. Miracle. Il faut seulement qu'elle ne crie pas. À pas de loups, tu t'approches de son lit, où elle dort... peut-être. Ou pas. Somnole. Tu poses ta main sur la bouche de Lisbeth, qui s'éveille brusquement, et un doigt sur tes lèvres, étirées en un sourire victorieux, pour enjoindre ta compagne au silence. Tu articules, dans un infime murmure : « J'avais besoin de te parler. » Ça c'était du besoin pressant, mon Louis.
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MessageSujet: Re: Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ? [Liam & Louis]   Lun 25 Fév - 3:49

Je commence à sommeiller, épuisée et tout à la fois terrifiée à l'idée de voir revenir de plus belle mes cauchemars. Les deux mois qui viennent de s'écouler ont été salvateurs, apaisant mon sommeil et mes songes. Mais je crains à chaque instant qu'ils ne reviennent troubler mes nuits. Les bras de Louis se sont révélés être des plus efficaces pour éloigner mes mauvais rêves. Mais si, ce soir, seule entre mes draps, mes angoisses revenaient me hanter...? Chaque fois que je me suis endormie loin de lui, trop en colère pour tolérer sa présence, je suis revenue vers lui au beau milieu de la nuit, tremblante et les joues inondées de larmes, cherchant réconfort dans ses étreintes les plus chastes.

Et cette nuit, je suis toute seule. Sans lui. J'aurais pu, en l'entendant m'appeler, choisir de le laisser monter. Mais je n'en ai rien fait, poussée par une colère retombée mêlée de déception. Et maintenant... Je le regrette presque. Mon lit me semble bien vide.
Doucement pourtant, je me sens glisser vers une reposante torpeur, bercée par les bruits de la vie nocturne qui me parviennent depuis la fenêtre entrouverte. Je m'endors, lentement... Fiévreusement. La peur au ventre.

Pour brusquement m'éveiller en sursaut, violemment tirée des limbes du sommeil par une présence qui me tire un hurlement étouffé. Me fait paniquer. Et cette main qui m'empêche de crier accroît encore ma peur. Dans un mouvement de recul, je m'éloigne de la silhouette subrepticement arrivée dans ma chambre, me renfonçant contre mes oreillers. Ô Eimaren, je me sens tellement... vulnérable. Désagréablement vulnérable. Trop paniquée pour seulement avoir le réflexe immédiat d'attraper la dague dissimulée sous mon oreiller. Ma peur de la nuit me laisse démunie.
Peu à peu, mes yeux s'habituent à l'obscurité environnante jusqu'à ce qu'enfin je distingue le visage qui me fait face. Louis. Son nom n'a qu'à peine franchi mes lèvres, arrêté par cette main que je repousse.


« Que... Qu'est-ce que tu fais là ? » L'espace d'un instant, je demeure partagée entre l'envie de le gifler pour ce qui s'est passé tout à l'heure et, plus encore, l'envie de me blottir contre lui pour oublier mes peurs. Mais j'ai encore bien trop de fierté pour agir ainsi. En revanche, la portée de ma question me revient à l'esprit. Une seconde, oui... Que fait-il là alors qu'Yseult lui a fermé la porte au nez ? Comment est-il arrivé jusque là ? D'une main, je repousse les mèches éparses tombées sur mon front, appréciant un court instant le froid de ma paume contre mon front. Un froid qui m'aide à ordonner quelque peu mes pensées. « Comment es-tu... Peu importe. Ce n'est pas l'heure pour parler, je n'ai rien à te dire pour le moment. » Faux, évidemment. Je voudrais lui dire que je suis contente qu'il soit là, que j'espère qu'il restera avec moi, juste pour dormir. Lui dire que je le déteste d'aimer autant l'océan et que je ne veux pas être une chaîne qui l'entrave au sol. Mais tout cela n'est guère propice à une conversation nocturne, ou plus exactement pas à une conversation nocturne qui a commencé par un sursaut tel que je sens encore mon coeur s'affoler en ma poitrine.

Pourtant, je crois que je suis contente qu'il soit là, de sentir sa chaleur toute proche, de respirer son odeur.
... Une odeur teintée d'effluves étrangers que je ne tarde pas à identifier.
« Tu as bu ! » Une moue sur le visage, le nez plissé, je le repousse loin de moi. Je ne veux pas d'un fiancé soul dans ma chambre.

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MessageSujet: Re: Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ? [Liam & Louis]   Mer 27 Fév - 0:21

Pour être surprise, elle l'est, ta belle du duché de l'Honneur! Elle se demande d'ailleurs comment tu es monté – et tu vas pour le lui dire en bombant le torse avec fierté lorsqu'elle te dit que ce n'est pas une heure pour parler. Comment? Bien sûr que c'est l'heure pour parler! Tu es là, elle est là, tous deux réveillés maintenant, c'est le moment parfait. « Mais moi je veux te parler maintenant. » Quelle est cette voix d'enfant boudeur? Cette voix pleine de caprice et d'exigences? Tu n'es pas d'un naturel capricieux, mais là, tu as monté tout le long de la tour de Souffleval en pleine nuit et en plein état d'alcoolémie pour lui parler, alors tu vas le faire, nom d'un banc de poissons!

Tu poses ton doigt sur les lèvres de Lisbeth, revenant tout près d'elle. Tu penses chuchoter, mais tu parles probablement plus fort que ce que tu crois. « Shhhhh, pas trop fort, sinon Yseult elle va savoir que j'suis là. Et j'ai juste pris... une chope, hein, ou deux, p't'être trois j'sais plus, en tous cas pas assez pour que j'tombe quand j'suis monté. Je devais trop t'parler. » L'alcool emporte tes lettres, ta prononciation inconsciemment plus soignée quand tu es avec la jeune femme, marques d'une éducation dont tu es incapable de te débarrasser. L'alcool fait remonter le marin un peu plus, le loup des mers. Tu te mets à califourchon sur elle, puisqu'elle est toujours couchée (enfin, plus ou moins assise) dans son lit. Le genre de position qui te donne des envies tout autre, mais ce n'est pas le moment.

Plus tard.

Non, là, tu parles, immobilisant ta future épouse sous toi pour ne pas qu'elle puisse fuir. Pour qu'elle t'écoute, même si c'est avec mauvaise foi (tu n'es pas le seul à être de mauvaise foi ici, ce serait bien trop injuste). « J'voulais te dire que j'suis désolé, hein. J'fais pas exprès d'aimer la mer, j'suis sûr que si j'avais pas déjà vu mon sang, on pourrait dire que c'est de l'eau salée qu'y'a dans mes veines. Tu es déjà en train de te mélanger dans ce que tu veux dire. Tu as trop de choses à lui faire savoir. Mais c'est pas grave, tu sais, parce que j'peux aimer plusieurs choses en même temps. Tu attrapes sa main pour la placer sur ton torse, là où est ton cœur. T'es là aussi, dans mon cœur. C'est pas toujours facile, mais je te juuuure que tu y as une grande place. Je voulais vraiment voyager avec toi, et si je pouvais, si tu voulais, je t'emmènerais sur mon bateau, et on irait loin, ensemble... Tu prends sa main, la porte à tes lèvres pour embrasser ses doigts fins. Les mots ne sont sûrement pas suffisants pour décrire ce que tu ressens pour elle. Le mélange de haine, d'amour, de passion, d'agacement... de tout. Et j'veux pas que tu m'boudes, enfin pas tout le temps, une fois de temps en temps ça va, mais j'veux aussi que tu m'aimes, Lisbeth. Parce que moi je t'aime, t'sais. »
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MessageSujet: Re: Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ? [Liam & Louis]   Jeu 28 Fév - 8:56

Il faudra un jour que quelqu'un m'explique pourquoi, par toutes les puissances, nous ne savons rien faire comme tout le monde. Il ne suffisait pas que nous prenions la clef des champs - sans chaperon - pour aller consommer notre mariage avant même qu'une date soit fixée. Non, il faut également que mon futur époux soit un foutu marin qui ne rêve que de vagues plus hautes que lui et qu'il juge tout à fait nécessaire de venir me l'expliquer en pleine nuit, après avoir vidé je ne sais combien de chopes. Sans bien sur oublier le fait qu'il me connait beaucoup trop bien, à avoir passé une partie de son enfance à anticiper sur mes actes, et qu'il a donc eu très naturellement le réflexe de s'asseoir sur moi pour m'obliger à rester là.
Je le déteste.

Un instant encore, je pense à me saisir de la dague que je sais toute proche pour le repousser et lui expliquer que NON, il n'est pas correct de réveiller une dame au beau milieu de la nuit - même si c'est sa fiancée. Que NON, il n'est pas normal non plus d'escalader une tour pour rentrer par la fenêtre quand la porte vous est refusée. Et qu'il n'est pas non plus toléré de se placer dans pareille position pour être certain de pouvoir aller au bout de son petit discours - à plus forte raison quand la position en question suscite quelques idées... Très peu chastes.
Mais je n'en fais rien. Pas parce que je pense qu'il réagirait plus vite que moi pour m'en empêcher : dans pareil état d'ébriété, je n'ai aucun doute sur la faiblesse de ses réflexes. Ce sont surtout ses mots qui m'arrêtent dans mon geste et lui valent un regard des plus sceptiques.

Il m'aime ?

Quelle plaisanterie. S'il n'avait pas ajouté cette dernière phrase, j'aurais peut-être été touchée par le reste, en faisant abstraction des relents d'alcool et de cet accent chantant qui me rappelle qu'il n'est pas que noble. Mais là... Difficile de croire un traître mot de ce qu'il me dit. Impossible même.
« Elles devaient être extraordinairement grandes ces chopes pour que tu en viennes à dire de pareilles absurdités ! Tu es complètement saoûl Louis, je refuse d'avoir une discussion avec toi dans cet état, c'est ridicule. Pousse-toi de là. » Et sans lui laisser le choix, je le désarçonne d'une ruade, m'aidant de mes mains pour le faire tomber sur le matelas à côté de moi.

« Nous en reparlerons demain, si tu insistes. Pour le moment, je suis fatiguée, je veux dormir. Tu devrais en faire autant. » Je désigne le fauteuil près de la cheminée, celui-là même dans lequel je suis capable de rester des heures durant à contempler les flammes. « Le fauteuil est très confortable. » Pour sur, je ne veux pas de lui dans mon lit ce soir. Pas avec ces odeurs d'alcool fort qui me soulèvent le coeur. Sans même vérifier qu'il obtempère - il n'a de toute façon pas le choix - je me retourne de l'autre côté, plus troublée que je ne voudrais l'avouer par sa petite tirade, aussi absurde qu'en ait été la fin.
Et finalement heureuse qu'il soit là. Même si pour rien au monde je ne l'avouerais.

_________________
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Sur toutes les pages lues, sur toutes les pages blanches, pierre, sang, papier ou cendre, j’écris ton nom. Sur les images dorées, sur les armes des guerriers, sur la couronne des rois, j’écris ton nom.
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MessageSujet: Re: Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ? [Liam & Louis]   Mar 3 Sep - 0:54

Elle semble presque convaincue, PRESQUE, quand tu as dit les mots de trop. Ha oui, elle était bien docile, avant, mais hop!, une ruade et tu es couché à ses côtés. Oulà, ça va vite là... Tu veux protester, pour lui dire de ne pas te secouer aussi fort, mais elle ne te laisse pas le temps de parler. Du doigt, elle te pointe le fauteuil. Tu le regardes, la regardes, le regardes, la regardes, geins. « Mais arrêêêêteuh, c'est trop injuste. » Dans le fauteuil, vraiment ? Alors que tu as grimpé touuuuute la tour vaillamment, au péril de ta vie, pour la voir ? Elle ne se rend pas compte, cette femme, de ce qu'elle te demande. Tu fixes son dos, avant de te rapprocher d'elle et d'entourer sa taille de ton bras, tentant de prendre une voix douce pour l'amadouer (alors que ça sonne plutôt comme une bouillie de n'importe quoi) : « S'teu plaît, Lisbeth chérie, tu vas quand même pas me faire dormir dans l'fauteuil comme un requin mal léché, hein ? Pas moi, ton fiancé pleeeeeeeein d'amour pour toi ? » Aucune réponse du côté de l'Outreventoise. Apparemment que oui, Lisbeth chérie va laisser dormir son fiancé plein d'amour – et de rhum – dans le fauteuil comme un requin mal léché. Soit. Tu fais quelques autres tentatives pour l'amadouer, autant verbales que gestuelles, mais la menace d'un poignard dans une quelconque partie de ton anatomie te décourage de continuer. Et t'encourage à garder tes mains sur toi et non pas partout sur ta promise.

Tu te lèves donc et tu vas t'affaler dans le fauteuil, peinant à y trouver une position confortable. C'est que tes quelques centimètres de plus que Lisbeth sont un obstacle majeur, dans cette entreprise, et lorsque tu réussis à trouver une façon potable pour somnoler... tu n'as pas envie de dormir. Pas du tout, même. Tu voulais parler avec Lisbeth, non ? Pourquoi est-ce que tu n'aurais pas le droit ? « Je dis vrai, hein, Lis. C'est vrai que j't'aime. » Tu as marmonné, avant de fermer les yeux. Et de finalement rejoindre un sommeil de plomb.

***

Tu te réveilles avant Lisbeth. Avec un mal de crâne plutôt solide. Le mélange chamailles + changements de corps + alcool + escalade de la tour de Souffleval (???) + sommeil dans un fauteuil, ce n'est pas fait pour toi. Peu importe. Tu es réveillé et tu observes Lisbeth, couchée seule dans son lit. Par habitude, tu te lèves tôt et tu n'as pas réussi à te défaire de cela. Et puisque tu n'es plus alcoolisé, enfin, tu crois... c'est le moment pour la rejoindre. Même si tu risques de la réveiller. Elle est si paisible, quand elle dort, si... douce. Loin de l'impossible jeune femme à laquelle tu es lié de force (et de gré, bien que tu ne le dises pas tout le temps; une question de taux d'alcoolémie, sans doute). Tu te lèves à pas de loup et enlève ta chemise, avant de te glisser dans son lit, à ses côtés, encore à moitié vêtu. Tes doigts jouent avec ses boucles noires et en posant ta tête sur l'oreiller, tu as envie de te rendormir. Tu t'es habitué, à dormir à ses côtés et cette nuit a été difficile, sans son corps auquel te réchauffer, sans sa peau tendre. Un murmure à son oreille : « Tu dors ? »
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MessageSujet: Re: Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ? [Liam & Louis]   

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Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments ? [Liam & Louis]

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