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 Réunion de famille chez les Nightingales

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MessageSujet: Réunion de famille chez les Nightingales   Dim 9 Déc - 9:29


Réunion de famille

De nom et de coeur ?


  • Noms des participants: Adelheid & Sigvald Nightingale

  • Statut du sujet: Privé

  • Date: Mois 802 (nous sommes en juillet)

  • Moment de la journée : Après midi

  • Saison 1, chapitre 5.



    Etrangement, je me rendais compte que j'étais capable de m'habituer à tout, même à la mort. Mon état, à priori irrévocable, n'était pourtant pas dénué d'avantages, et je m'y plaisais presque. Je pouvais aller et venir, ombre ou plutôt lumière, dans Arven, sans jamais n'être perçu par mes détracteurs, qui se délectaient sans doute de ma disparition. J'aurais pu les hanter, surement... Mais quelque chose, dans mon échec, m'avait mené au-delà d'une simple vengeance toujours suivie de ripostes, inlassablement : j'avais grandis par l'âme, en cessant d'exister dans le monde physique.
    Ainsi, j'avais vu les voies qu'ouvrait la dernière impératrice, j'avais enfin appréhendé l'infinie complexité de ses desseins.

    Quand à mes préoccupations propres, par conséquent, elles étaient devenues plus terres-à-terres, révêlant ainsi toute leur divinité. Mes choix étaient faits plus simplement que jamais, en même temps qu'ils en étaient plus immenses. J'avais voulu une couronne pour Svanhilde, sans comprendre que mon rôle n'était pas de la lui imposer, mais de lui faire découvrir à quel point elle était reine déjà.
    Des nuances que je ressentais à présent, avec une mystérieuse clarté, qui, je le savais, irradiait maintenant de tout mon être.
    Ce fut dans cet apparât de blancheur spectrale et pure, telles mes pensées, que je décidais d'aller visiter une nouvelle fois le palais de Lorgol, pour y chercher cette fille, qu'ils nommaient en ces lieux batarde, et qui portait comme moi le nom des Nightingales. Il fallait que je sache, car il n'était jamais trop tard, si elle était des notres, ou contaminée du fiel de la cour et d'Augustus.
    Au fond de moi, j'espérais qu'elle fut restée droite, et qu'elle ait vécu fière d'arborer notre héritage, sans faiblir devant les mauvaises langues. Je comprenais, sans doute, ce qu'elle avait dû endurer, en se questionnant surement sans cesse sur son mérite et sa place. J'étais passé par là, moi même illégitime, d'une toute autre façon. Personne n'avait eut besoin de m'insulter, pour que je sente avec douleur cette différence, et veuille à tout prix l'effacer.
    Ce poison avait-il rongé le coeur d'Adelheid, ou l'avait-il au contraire élevée ?

      - N'aie pas peur, murmurais-je, au cheval devant lequel je me tenais, ou à la jeune femme qui s'approchait doucement. Je ne saurais te faire de mal.


    Venait-elle aux écuries sur ordre de la nouvelle femme de son maître, ou par aspiration personnelle ? Je ne savais que son pas déterminé, sa silhouette enveloppée dans des tissus légers, se dirigeant vers moi. Sa ressemblance avec Svanhilde était flagrante, pour des sens éveillés comme les miens, aux expressions de ma petite soeur.
    Elles avaient la chevelure claire, toutes deux, et soyeuse, tombant en cascade ondulée sur leur épaules crémeuses. Elles avaient les yeux bleues de nos ancêtres, et leur démarche altière.
    Je souris en devinant ce port princier, refoulé, certainement, chez la demoiselle, peut-être pour mieux se fondre dans la masse, et disparaître aux regards du monde.
    Alors qu'elle valait d'être montrée, non seulement pour sa beauté, mais aussi pour les valeurs qui l'animaient, j'en étais à présent convaincu.

      - Belle journée, affirmais-je alors, cette fois clairement à son égard, sur le ton de la conversation, sans me formaliser que les quelques rayons qui traversaient les fenêtres, perçaient aussi mon corps pâle. Le soleil apportait de l'espoir, seul réconfort, au peuple d'Arven, qu'Augustus ne pouvait leur arracher.
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MessageSujet: Re: Réunion de famille chez les Nightingales   Lun 10 Déc - 19:11


Adelheid && Sigvald Nightingale

Cette fois, c’en était trop ! Trop de pacotilles, trop de bavardages et pire encore, trop de murmures dont elle ne connaissait que trop bien le contenu. « Pourquoi la bâtarde est-elle invitée ? » « Avez-vous vu la blondeur de ses cheveux ! À croire que la putain de Nightingale n’était finalement pas brune… » « Vous avez vu ? Elle ne porte même pas le corset !» Tout sourire qu’elle était, ce déjeuner protocolaire sensé être une partie de plaisir l’irritait au plus haut point. Et lorsqu’on ne la dévisageait pas, on louait la beauté de l’Impératrice ! Un comble ! Elle du pourtant jouer de la harpe pour le plaisir de ses phacochères nourrit au mépris. Pardon, pour ces gentes dames à la langue si douce. Une fois son tour de chien qui parle accompli, elle préféra s’éclipser, prétextant une légère migraine. Que ces pestes se repaissent sans elle, le monde s’en porterait mieux. Elle tourna longtemps dans les couloirs du palais. Sa cage était belle, pour sûr. Elle s’arrêta aux jardins où des colombes se disputaient l’espace à l’intérieur de la volière orientale. *Tout comme les nobles, coincés dans une cage que la plupart on créer eux-même* nota-t-elle. *Un peu comme moi...*. Car elle aurait très bien pu partir à l'aventure, prendre les armes contre l'usurpateur, retrouver ses cousins. Mais non, elle avait préféré être enfermée dans sa propre bâtardise, enchaînée à une impératrice qu'elle détestait au plus haut point. Elle s’abandonna un moment dans la contemplation des oiseaux jusqu’à être interrompue par l’approche de quelques gloussements féminins. Elle s’éclipsa avant d’être vue.
Inconsciemment, ses pas ses tournèrent vers l’un des endroits qu’elle affectionnait beaucoup. Il lui fallait le réconfort de Vent-Gris, le cheval offert par son père à son dernier anniversaire. Elle aimait les chevaux. Ces êtres d’une noblesse infinie, qui se moquait bien de savoir la couleur du sang de leur cavalier tant qu’il les traitait avec amour et respect. Les hommes avaient beaucoup à apprendre des chevaux. L’odeur du foin avait presque le même effet sur elle que le son de la harpe et lorsqu’elle sentit enfin les boxes, elle ne put retenir un soupir de soulagement. Elle n’était pas seule pourtant. Elle ralentit son pas à la vue du jeune homme qui parlait à Vent Gris. Aussi craintive qu’elle fut, il émanait de lui une certaine aura de bienveillance. Il s’adressait au cheval, ou à elle, elle n’aurait su le dire. Il n’empêche que ces paroles eurent l’effet escompté. Alors qu’elle aurait fui dans toute autre occasion, elle s’approcha de l’inconnu aux cheveux blonds comme les blés. De plus proche, il semblait plus pâle. Plus irréel, aussi. Était-ce des rayons de soleil qui dansaient de part et d’autre de son corps. Adelheid ouvrit de grands yeux ronds, ne prêtant plus attention aux paroles du jeune spectre. Elle posa une main sur le museau du cheval gris pour être sûr de ne pas rêver et eut même envie de se pincer. Prenant conscience qu’on lui avait parlé, elle ne put s’empêcher de bredouiller.

- Oui… En effet…

Elle voulut tendre la main pour toucher cette apparition qu’elle jugea comme angélique et se retint.

- Pardonnez-moi, mon Seigneur, mais à qui ai-je l’honneur de m’adresser ?

Malgré son admiration, elle ne baissa pas les yeux, trop curieuse de savoir si l’inconnu, ange ou non, allait la toiser comme les membres de la cour. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle elle ne s’était pas présentée.
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MessageSujet: Re: Réunion de famille chez les Nightingales   Mer 12 Déc - 13:17

    Comment ne pas être troublée par un fantôme ? Ma cousine, bien que téméraire, me parut légèrement surprise de mon apparence... Etrangement fascinée, peut-être. Je continuais donc à lui sourire, tentant d'être rassurant. Il ne fallait surtout pas que je la fasse fuir, pour rien au monde. Alors, ma venue aurait été inutile et décevante. Je voulais la connaitre... Et pour cela, il fallait que je fasse une chose dont j'avais horreur : mentir, l'empêcher de deviner mon nom, pour qu'elle se concentre sur mon être.
    Serait-elle capable de m'aimer, comme m'aimaient les autres Nightingales ? J'en ressentais un étrange besoin, comme si la famille avait soudain pris à mes yeux un rôle primordial. Je voulais que mon enfant ait une tante, je voulais que nulle querelle ou rancoeur ne vienne obscurcir le ciel qui couvrirait sa vie fragile. Et dans les prunelles d'Adleheid, je pouvais voir qu'elle recherchait, malgré elle, un bonheur semblable.

      - Je ne suis point Seigneur, sinon déchu, répondis-je donc, par omission, mais l'honneur reste mien de trouver si plaisante compagnie pour partager ce moment.


    Partirirait-elle si elle craignait que je ne sois point de son rang ? Un fantôme, appartenant au passé, valait-il son intérêt ? J'avais perçu, dans les couloirs du palais, quelques propos à son intention, peu aimable. Etait-elle donc sauvage ? Distante ? Elle me paraissait, à moi, digne de s'imposer dans n'importe quel cours. Le sang des Nightingale pulsait en elle, qu'importe les mélanges qu'il avait subit - peut-être en bouillonait-il plus fort, de cette association immorale, mais née de passion ?

      - Mon nom fut celui d'une grande famille, et pourtant je n'en ai pas le sang... Ajoutais-je en la fixant intensément, sans vraiment la voir à présent. Au-delà, je revivais cet homme fort, puissant, qui me prit un jour en selle, pour changer mon destin. Mais était-ce sa main, ou la mienne, vraiment, qui avait scellé mon sort ? Qui avait choisis l'autre ? Je n'avais été Nightingale que parce que j'y aspirais, parce que mon âme entière y ressentait la vérité. Ma vérité. Je suis un fils, un frère... Un cousin. Et vous, êtes-vous une Nightingale ?


    J'avais volontairement espéré orienter sa réponse. Car celle-ci, personne ne pouvait me la donner, sinon elle. Ceux qui la traitaient de batarde ne savait pas, ni même son père, ni même Svanhilde. Adelheid seule savait, si oui ou non elle venait de notre maison, si oui ou non elle portait en son coeur le désir impatient de retrouver nos terres, celui de se fondre dans la magie de Dragonvale, et d'y être garante de ses valeurs et de sa protection.
    Elle savait si elle se plaisait à mes côtés, si elle me devinait sans trop oser le faire.
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MessageSujet: Re: Réunion de famille chez les Nightingales   Ven 4 Jan - 22:01


Adelheid && Sigvald Nightingale

Elle n'était pas effrayée, mais sa surprise la fixait dans une torpeur proche de celle qu'infligeait la terreur. Incapable de détourner le regard de son interlocuteur, elle le dévisagea d'une manière que le plus idiot des aveugles aurait jugée outrageuse. Comme il n'était pas homme, Adelheid ne put que se persuader qu'il fût ange. Malgré la transparence, elle distinguait des yeux bleus éclatants, des traits aussi gracieux que forts. Mais ce qu'elle vit le plus, c'était la fougue de son regard et l'assurance de son corps. Blond, aux yeux bleus, fort et sûr, et avec la grâce d'un roi. *Voilà à quoi mes ancêtres devaient ressembler* se surprit-elle à penser. Elle émit ensuite intérieurement l'idée qu'il fut un fantôme du passé, revenu hanter les murs du palais, mais les fantômes n'existaient pas, tout le monde le savait. *Les anges non plus*. Tout en allant à son observation et à ses tergiversations internes, elle flattait l'encolure de Vent-Gris qui vint lui hénir dans les cheveux. Elle écouta attentivement l'apparition, dans l'expectative d'une révélation ou de tout autre chose qui aurait pu sembler important. Il discutait pourtant tout comme un homme, mais avec l'éloquence des biens nés et des bâtards légitimés. Ou alors celle des Dieux. Il n'était pas seigneur, ou du moins déchu. Un ange qui avait perdu ses ailes? Vint alors la question de son identité à elle. Elle ne releva pas l'utilisation du nom de famille qui devait être le sien, lui ayant attribué l'omniscience avec sa nature divine. Pourtant, quelque chose dans ses paroles lui indiquait qu'il n'était qu'homme revenant pour quelque obsure raison. Elle se demanda s'il était bâtard, comme elle, mais elle le compris adopté. Restait alors qu'il savait qui elle était. Aussi naïve qu'elle fut, elle compris que ce n'était pas la couleur de son sang qu'il demandait là. De toute façon, même un mortel saurait qui elle était rien qu'en apercevant ses boucles pâles. Et tout mortel aurait rit d'elle en l'affublant, elle ou sa mère, d'un sobriquet souvent lié à une femme de petite nature. Non, ce qu'il demandait, lui, c'était si son cœur était Nightingale. Père lui avait assez souvent parlé des valeurs de sa lignée, de la puissance de son nom. Elle-même intimait en silence à ses bourreaux de craindre ce qu'elle était, de qui elle descendait. *Crains-moi* se répétait-elle, de marbre face aux brimades. *Crains mon sang, car même mêlé au peuple, son histoire dépasse la tienne*. « Je suis Adelheid Sol Nightingale » dit-elle en regardant l'apparition dans le yeux. « Je suis la fille du peuple et des anciens amis des dragons. »

Elle avait longtemps cru sa naissance ternissait son arbre généalogique, mais aujourd'hui, devant lui, elle la gonflait de fierté. Mélanger le petit peuple à la noblesse ne devait-il pas être un moyen de renforcer l'union entre ces deux castes? C'est en tout cas ce que son cœur lui dictait. Les enfants nés de tels unions devait représenter le cœur des gens et la tête des biens-nés, voilà ce qu'elle pensait. On se vantait de tel enfant né de l'union de telle et telle maison, mais un bâtard avant la chance de porter et la connaissance de la minorité souveraine et la foi de la masse. Et pendant un instant, elle oublia les bécasses de la cour, elle oublia l'Empereur et ses sujets. Elle releva la tête et la porta haute et fière. Juste avant de se rappeler quelle était sa place, alors que son cheval lui caressait l'épaule de ses naseaux. « Je vous prie de pardonner mon impolitesse. Je suis Adelheid, bâtarde de la maison Nightingale, et fidèle servante de Sa Majesté l'Empereur. » Crains mon sang, oui, mais s'il était répandu à terre, il ne servirait à rien. Oublier sa place était le meilleur moyen pour écourter ses jours. Et aussi bienveillant que semblait ce jeune homme translucide, elle ne pouvait se permettre de lui faire confiance. Ne se fier qu'à soi-même lui avait bien servi jusqu'ici. S'il répétait un de ces mots à l'Empereur, elle en pâtirait et pour elle et pour ses cousins. Comme si sa bâtardise n'était déjà pas une assez grande honte pour son père. Non, le mieux qu'elle avait à faire et de se taire, courber l'échine et tâcher d'oublier les mauvais traitements. Elle avait toujours été douée pour cela, autant continuer. Elle baissa les yeux, troquant son orgueil pour une humilité feinte. « Si vous ne souhaitez pas me dévoiler votre nom, y en aurait-il au moins un par lequel je puisse vous appelez? » Comme à chaque fois, il lui brûlait les lèvres de demander à qui allait sa loyauté mais les jeux de la cour ne se prêtaient que peu à ce genre de franchise. Ainsi se contenta-t-elle de sourire, aussi humble qu'on le lui avait enseignée ses nourrices, aussi confiante qu'elle avait appris à ses dépens. Et alors, les paroles du jeune spectre lui revinrent en mémoire « un fils, un frère, un cousin ». La vérité éclata dans un coin de son cerveau auquel elle n'avait pas accès, fermé par le manque de confiance. La question restait en suspens dans son esprit bien que la réponse était ancrée en son cœur. « Sommes nous apparentés? » demanda-t-elle, préférant le laisser choisir la place qu'il occupera dans sa vie.
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MessageSujet: Re: Réunion de famille chez les Nightingales   Mer 9 Jan - 22:38

    Adelheid Sol Nightingale. C'était bien elle, et son nom sonnait dans sa bouche avec fierté, avec noblesse, avec un défi insolent. Un sourire se dessina irrépressiblement sur les lèvres du fantôme : pas de doute, elle partageait ce sang, qui coulait avec violence dans les veines de Svanhilde, ce sang passionné, hérité des dragons. D'ailleurs, elle ne manqua pas de le souligner, et il hocha la tête, en signe de reconnaissance.
    C'était ainsi qu'il voulait la voir, qu'il avait souhaité la voir : il avait eu la crainte, un instant, de trouver une vraie batarde, que sa condition avait pourrie et rendue fragiles, que les autres avaient forgée à l'image qu'ils se faisaient de son état.
    Mais son port en disait tout autre : comme lui, elle avait imprimé malgré elle, dans ses expressions, la pureté des valeurs de ses ancêtres, elle en avait surement l'intelligence, en plus des longs cheveux blonds.

      - C'est évident, confirma-t-il, comme s'il était juge dans cette matière. Cette harmonie est de toute beauté, je suis ravi d'en être le témoin.


    Et pourtant, elle avait eu tôt fait de se corriger, comme si la vérité sortie de sa bouche avait été une odieuse impertinence. Sigvald fronça les sourcils. Se moquait-elle d'elle même, aigrie de ces insultes dont la gâtaient surement les autres manants de la cour ? Et si ironie il y avait dans ses propos, se riait-elle d'être loyale au tyran, ou soutenait-elle vraiment la cause de celui qui avait assassiné partie de ses ancêtres ?
    La contradiction était pourtant frappante...

      - Je n'ai point remarqué d'impolitesse, si vous êtes honnête envers vous-même, assura le fantôme, avec un regard bienveillant. Je ne suis là que pour vous, le choix de m'appeler vous appartient.


    A vrai dire, malgré la lueur de confiance qui brillait dans ses prunelles, Sigvald ne savait pas s'il pouvait lui révéler son identité... Elle se disait servante de son pire ennemi, et le souvenir de la traitrise des assassins de la Confrérie Noire était encore fraiche dans les esprits. Svanhilde et Sigvald flottaient toujours sur les lèvres; murmure de mort.
    Les frères et soeurs de coeur, unis dans le sang, dans le chaos de cette soirée macabre. Plus rien ne serait pareil désormais. Arven s'était déchiré.
    Sigvald tourna les yeux vers le dehors, le ciel, l'horizon... Qu'y voyait-il, pour lui ? Mais pour sa cousine, juste retrouvée, il commençait à se former dans son esprit de grands projets... Dragonvale lui avait ouvert une infinité de possibles, et il apercevait l'image de cette guerre de plus loin, plus distinctement.
    Des détails, qui lui avaient manqué auparavant, pour comprendre, faisaient sens à présent, pour mener à bien l'immense quête qu'il s'était assigné, en s'engageant dans le rang des parias.

      - Apparentés ? La définition d'une famille est bien compliquée, je ne saurais répondre sans mentir en partie, répondit-il, reposant son attention sur la jeune femme, posé.


    Que souhaitait-elle qu'il lui apprenne ? Avait-elle un espoir de lui être liée de quelque manière ?
    Mais s'il lui révélait qu'ils étaient cousins, n'omettait-il pas qu'il n'était plus, et qu'il n'avait jamais été vraiment, de gêne, un enfant de Duc ? Elle avait au moins ce mérite, et le chérissait peut-être au point de l'en dénigrer, lui. Mais s'il lui disait qu'ils n'avaient aucune relation entre eux, ne niait-il pas ses sentiments ?
    Il soupira, imperceptiblement... Un cheval, non loin d'eux, tapa sur le sol, comme pour briser ce silence dérangeant qui s'était installé. Sigvald était incapable de dire si elle avait percé son secret à jour, ou se contentait encore de le voir comme une apparition irréelle, qui n'avait ni passé ni futur, ni influence directe sur sa propre destinée.
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