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 Sur le toit du monde [Terminé]

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MessageSujet: Sur le toit du monde [Terminé]   Lun 10 Déc - 13:26


Sur le toit du monde

Là où le vent rencontre la glace


  • Noms des participants: Svanhilde & Sigvald Nightingale

  • Statut du sujet: Privé

  • Date: Mi mars 802 (Svanhilde est à Dragonvale depuis quelques jours à peine)

  • Moment de la journée :
  • L'aube
  • Saison 1, chapitre 5.


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Dernière édition par Svanhilde Nightingale le Sam 2 Fév - 17:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sur le toit du monde [Terminé]   Mer 12 Déc - 13:50

    Ma mort n'est pas paisible, au contraire. Depuis quelques jours, une agitation étrange me tient sans cesse en éveil, comme d'insupportables carresses sur mon âme. Je suis en mission dans Arven, spectral, invisible et pourtant bien présent, agissant toujours pour notre cause... La Confrérie Noire peut toujours compter sur moi.
    Me tenir éloigné de Svanhilde, pour l'instant, est salvateur. L'avoir à portée de bras, sans pouvoir la toucher, est au-delà de la souffrance... Je ne peux laisser ces pensées obscurcir mon esprit.
    Maintenant que j'ai obtenu les informations nécessaires à éclaircir mes projets, je rentre à Dragonvale. Dragonvale qui a accueillis ce qu'il restait de moi, qui a ouvert le champ de mes possibilités. J'y ai appris à développer mes pouvoirs, les comprendre, apprendre, mûrir. Dragonvale étouffe mes passions, pour les canalyser vers de plus grands desseins. J'y deviens plus instruit, de jour en jour, travaillant avec les rares magiciens qui y résident, avec une chance inouïe.

    A peine mon pied a-t-il foulé son sol, que la tension qui m'anime devient plus violente, tendue, comme si mon corps, tangible seulement en ces lieux, était prêt à se déchirer... Un sentiment incertain m'étreint, me pousse. Il y a quelque chose de différent. En ma courte absence, tout à changé. Le monde a basculé, semble-t-il. L'équilibre a été affecté.
    Il me faut plusieurs secondes pour retrouver une contenance, et calmer cette nouvelle conscience, due peut-être à ma condition, qui m'assaille parfois comme un flot de prédictions désorganisées.
    Je cours presque jusqu'à mes appartements, mon coeur menaçant de s'écraser à tout instant contre ma poitrine. Au moment de franchir la passerrelle qui me conduit à cette aile du batiment, je sais. Une silhouette se dessine, à l'horizon, là où le soleil se lève doucement, lui aussi.

      - Svanhilde ? Je murmure doucement, pour moi, pour la rendre plus réelle. Ne suis-je pas dans un rêve, depuis des semaines ? Svanhilde.


    Une impression désagréable, irrationnelle, me retient, pendant un instant. Puis je m'avance, posément, sans me presser. Si c'est une illusion, je veux la faire durer, ne pas l'effrayer par la moindre brusquerie. Je veux observer jusqu'à ce qu'elle s'évapore sa chevelure d'or, s'illuminer dans l'aube.
    Mille questions me tiraillent déjà. J'ai fait d'immenses progrès, en magie, mais certains des mystères de cet art me restent très obscurs. Ici, je ne suis pas vraiment mort... Est-ce possible ? Svanhilde me verra-t-elle vraiment ainsi, ou passera-t-elle devant moi sans me voir ?
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MessageSujet: Re: Sur le toit du monde [Terminé]   Lun 24 Déc - 8:03

Le soleil se lève sur l'horizon.

Dans cet univers particulier qu'est l'Académie de Dragonvale, l'astre solaire se lève tout de même – et je me tiens à ce moment sur la plus haute passerelle de l'école, vertigineuse de hauteur, bien loin au-dessus du sol où se presse le commun des mortels, bien au-dessus des préoccupations futiles des hommes. Une brise printanière se lève, et ses mains éthérées jouent dans mes cheveux, agitant les pans de ma robe et les revers de ma cape. Le soleil se lève, oui, sur un nouveau jour, et le gazouillis des rossignols dans les frondaisons de la forêt d'Ibelin me rappelle tellement mon enfance que j'ai le cœur serré à en pleurer. Je suis à Dragonvale depuis quelques jours à peine, et je suis déjà sous le charme de son architecture, de ses immenses escaliers de marbre, de ses tours qui scintillent sous le soleil et qui étincellent sous la pluie, de ses couloirs où la voix résonne et où porte le rire, de ses jardins merveilleux et de ses lacs de cristal. Oui, j'aime cet endroit, pour tout ce qu'il fait vibrer en moi, étouffant légèrement la peine et la douleur perpétuelles de la Rage du Sang qui me tient éveillée la nuit.

Les yeux clos, je savoure la caresse du soleil sur mon visage, et l'effleurement léger du vent autour de moi, étendant mes sens pour laisser ma magie de l'air se répandre à son tour. Je me sens à ma place, ici, même si une voix ténue au plus profond de moi me chuchote que je ne serai jamais l'Archimage de Nightingale. Parce qu'il faut à l'Académie une âme née ici, bercée de magie, et que je ne serai jamais celle qu'il lui faut pour prospérer et s'épanouir. Non, ce que je veux, moi, c'est mon duché. C 'est Nightingale et ses glaciers, Nightingale et ses forêts, Nightingale et ses ifs – mon royaume, mon domaine. Ma couronne.

Et Sigvald.

Une pointe de douleur aigüe me déchire le ventre à la pensée de notre enfant qui grandira sans père. Encore à naître et déjà orphelin – même si je sais qu'Arven compte nombre d'épouses endeuillées et d'enfants délaissés, je ne peux m'empêcher de me complaire, un instant, dans ma propre douleur. Je n'ai pas grand-chose à moi dans ce monde. La Confrérie est mon seul héritage – la Confrérie et cette couronne ducale insipide qu'Augustus a détruite devant tous le jour où il a détruit ma lignée. Sait-il que les Nightingale ont toujours conservé en sûreté la couronne royale d'Astrée, celle que sa fille a coiffée à la fondation de mon royaume ? Sait-il que c'est de cette couronne que je vais désormais me parer ? Après la sécession de Lagrance puis de Bellifère, gelant les armées impériales fidèles à leur duc avant de l'être à leur empereur, c'est le duché déchu qui se sépare à son tour du giron de l'Empire. La guerre civile est à nos portes et j'ai peur pour Arven qui va pleurer des larmes de sang sous les coups alors que tomberont les innocents. Instinctivement, ma main gauche, celle qui porte le sceau du Rossignol, s'en vient se poser sur mon abdomen où se cache notre bébé, dans une dérisoire volonté de le protéger – émue, je le sens bouger, comme des ailes de papillon légères et délicates qui effleureraient ma peau. Je me dois de le préserver de l'horreur qui l'attend dehors.

J'en suis là de mes réflexions, lorsqu'on m'appelle par mon nom.

Tout mon corps en frémit.

Je connais cette voix. Ces inflexions. La chaude caresse de sa mélodie à mes oreilles – impossible de me méprendre, impossible d'imaginer le frisson qui court dans mon dos, mon souffle qui s'étrangle dans ma gorge soudain nouée, mon cœur qui s'emballe, cavale et s'affole, battant le rythme fou de mes pensées qui s'égarent. Il est là. Pour de vrai, cette fois – alors que je me tourne vers lui, je vois son ombre sur les dalles de marbre, je vois le souffle qui anime sa poitrine, toute cette humanité fragile qu'il n'avait pas dans ces moments glacials dérobés dans l'ombre de son sépulcre. Une multitude d'impulsions me traverse. En vie, ici, à Dragonvale ? En vie, oui, dans cet endroit qui est le siège de toute magie, qui a déjà offert cette même chance à mon Impératrice qui en arpente les couloirs le jour et se change en notre Sombre Mère la nuit, immatérielle et évanescente lorsqu'elle sort de l'enceinte des murs, mais humaine et réelle lorsqu'elle s'y trouve. Vais-je m'évanouir le long de la rambarde ouvragée qui me garde du vide ? Vais-je prendre la fuite, terrifiée par ce que son arrivée implique pour lui, pour nous ? Vais-je répondre à l'appel de mon cœur en détresse qui me hurle de trouver ses bras et de l'étreindre comme si le monde devait s'écrouler demain ?

Je m'envole.

Aveugle à tout le reste, sourde à l'univers entier, étrangère à tout ce qui n'est pas Sigvald, je m'envole vers lui, dans le tourbillon de mes jupes et le martèlement de mes talons sur le sol magnifique de la passerelle. Je m'envole droit vers ses bras, je m'accroche à lui, tremblante et hésitante, comme si j'allais le traverser, comme s'il n'existait pas. Mais je sens sa chaleur contre moi, le doux contact de sa peau contre la mienne, l'étreinte de ses bras atour de moi – il est là, vraiment là, et enfin mes larmes peuvent couler, de chagrin et de soulagement mêlés, emportant avec elles un peu de l'immense angoisse qui me dévore toute entière depuis des mois. Mille parole sans suite s'échappent de mes lèvres, tant l'incohérence me gouverne en cet instant. N'osant y croire, je saisis son visage entre mes mains – de mes yeux levés vers les siens s'échappe un ruisseau de larmes qui cascadent le long de mes joues, trempant mon col petit à petit. Il est là, oui – je vois ses mèches folles se découper sur le ciel enflammé par les premiers rayons du soleil, et je me noie dans ses prunelles d'azur.

Si seulement le monde pouvait s'arrêter.

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MessageSujet: Re: Sur le toit du monde [Terminé]   Lun 24 Déc - 9:03



    Elle est là, et l'univers, arrêté pour un instant, se met à danser, à s'épanouir enfin. L'équilibre est rétablit. Des battements sourds, profonds, vieux comme le monde, cognent contre ma poitrine, de plus en plus fort.
    Je me rappelle l'impression d'être vivant.

    Elle court, et le marbre blanc de Dragonvale devient l'herbe verte des prairies de Nightingale, le soleil du matin devient celui qui veillait sur nos bonheurs enfantins. Son rire juvénile couvre ses pas de femme, et je la redécouvre, mêlant souvenirs et présent.
    Toujours, toujours. Le temps n'a pas d'emprise sur nous.
    Je l'accueille dans mes bras, écoute ses plaintes désordonnées, ses reproches contre les palefreniers trop sévères... Ou était-ce nos assassins ? Mais je n'écoute pas vraiment, écoutais-je seulement jamais, quand le parfum de ses cheveux d'or m'enivrait ainsi ? Comment ai-je pu nier si longtemps la puissance de ce sentiment qui me parait maintenant éclipser la douleur la plus aigue ?

    Mes doigts se crispent dans le tissu de sa robe. Elle est là. Glissent sur ses épaules, remontent dans son cou, elle est là. Essuient doucement les larmes qui coulent sur ses jours. Elle est là.
    Et ses prunelles humides m'emprisonnent. Elle n'a pas besoin de parler, je vois dans ces infinis bleutés qu'elle m'aime encore, qu'elle m'a espéré, attendu. Je sais le manque, je l'ai partagé.
    Dans la cité de la magie, qui aurait pu être notre demeure, nous pouvons être réunis.

      - Comment est-ce possible ?


    La réponse m'importe guère, en vérité. Je ne connais pas vraiment, même, le sens de ma question, à qui s'adresse-t-elle ?
    Et je tombe à genoux, soumis devant sa beauté immuable, baisant ses mains, accablé d'émotion.
    Comment est-ce possible, de mourir pour quelqu'un, et d'en souffrir encore, d'être encore consumé d'un feu si brulant, qu'il transforme en brasier chaque parcelle de mon corps ? J'ai mal, tellement mal, Svanhilde. Sa présence m'est aussi insupportable qu'indispensable, et je suis capable de tout pour quelques minutes d'elle. Toute la sagesse que j'ai acquise de mon immortalité, je la perds quand ses yeux impérieux me l'ordonnent.
    J'enfouis mon visage dans ses jupons soyeux, l'écrasant contre moi; mu par un désir incontrôlable. Ma poigne s'agrippe à ses cuisses, retroussant sans ordre sa robe, l'emportant avec moi tandis que je me relève, pour la plaquer contre un mur. Dragonvale tremble, je sens les enchantements vibrer autour de nous, faibles à nous retenir. Le veulent-ils seulement ?
    Mes lèvres rencontrent enfin les siennes, les pressant violemment, s'en détachant pour les reprendre avec plus de passion encore.
    Elles ont un goût salé, indéfinissablement réel.
    Elle est là.
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MessageSujet: Re: Sur le toit du monde [Terminé]   Lun 24 Déc - 10:32

Je n'ose cligner des yeux, tant j'ai peur en les rouvrant de découvrir que tout cela n'était qu'un rêve et que Sigvald n'est pas vraiment là. Une part de mes terreurs d'enfant se rappelle à ma mémoire – ces angoisses nocturnes qui me jetaient tremblante et apeurée à sa porte, anxieuse de le découvrir parti en m'abandonnant – mais il était toujours là, et je me souviens de l'apaisement que me procurait sa voix rassurante, alors qu'il m'apprenait à aimer le crépuscule et la pénombre. Je me rappelle de ses leçons de poésie, des étoiles suspendues dans la nuit. Je me rappelle de nos courses folles sous la lune, je me rappelle des soirées passées sous la statue du Chevalier au Rossignol dans la cour déserte de notre palais en ruines, pendant ces excursions téméraires qui rendaient notre mère folle d'inquiétude et de fierté mêlées. Je me souviens de ces contes et légendes qu'il racontait pour moi, nourrissant mon esprit d'un amour profond pour notre terre et nos ancêtres. Je me rappelle du réconfort de ses bras après la mort de notre père, assassiné par notre oncle Hjalmar dans Lorgol. Ces mêmes bras qui m'enserrent à présent dans une étreinte tant attendue que j'ai peur de ne pas y survivre, mon cœur éperdu battant à toute vitesse le rythme de mon amour qui se réveille. Feu intense que je croyais mort – et qui n'était qu'endormi, braises en sommeil au plus profond de moi qui reprennent vie soudain.

Toujours, toujours. Le temps n'a pas d'emprise sur nous.

Il m'a tellement manqué. Je le sens à présent. Il était absent dans chacun de mes souffles, absent dans chaque regard, dans chaque son, dans chaque lever de soleil. Il était absent dans le froid glacial de la nuit, absent dans le flamboiement du crépuscule, absent dans chaque vie que la lame affûtée de mon poignard a dérobée depuis qu'il est tombé. Je le sens à présent, et le poids de cette absence m'aurait tuée s'il ne l'avait pas réduit à néant en venant à moi à l'instant. Je perds pied. Dans les caresses de ses mains, dans la violence de ses gestes alors qu'il m'enferme contre un mur. Comment avons-nous quitté la passerelle pour nous retrouver sous l'arche d'une tour ? Je ne sais pas, mais c'est l'Académie à l'œuvre autour de nous – je sens le flux de magie s'intensifier et s'emballer en harmonie avec le bouillonnement incontrôlable de mes émotions. Dragonvale frémit, Dragonvale vibre, et c'est l'âme de l'Académie qui chante l'amour des Nightingale, cet amour brisé que tous ont cru vaincu et qui vient de retrouver ses ailes, liberté suprême des cœurs fidèles prêts à s'envoler de concert vers les cieux embrasés par l'aurore.

Je me perds dans ses baisers. Accrochée à lui comme si rien d'autre n'existait, goûtant sur ses lèvres le sel de mes propres larmes, respirant dans son souffle – je savoure sa présence, mon cœur bat dans sa poitrine – au creux de mon ventre, une douce chaleur se répand, comme si notre enfant réagissait au contact de son père. Il est là, Sombre Mère, il est vraiment là, et une blessure immense que je n'avais pas conscience de porter commence, lentement, à se refermer. La température chute, imperceptiblement, un vent léger vient faire tourbillonner nos mèches dorées, alors que nos magies respectives se cherchent et se reconnaissent, s'entremêlent et se lient, comme deux mains se refermant l'une sur l'autre. Dragonvale tremble, Dragonvale soupire, Dragonvale témoigne – et je me fonds dans les yeux de mon frère, de cet homme qui m'est plus précieux que la destinée d'Arven et que je n'arriverai pas à sacrifier une deuxième fois. Est-ce possible d'aimer tant que l'on en brûle entièrement, et que même les cendres brûlent encore, dans un brasier d'enfer qui me dévore vivante ? Ou est-ce la Rage du Sang qui exacerbe chacune de mes douleurs, chacune de mes souffrances ? Peu m'importe. Il est là.

« Je ne sais pas comment c'est possible. Cela n'a pas d'importance. Sigvald – »

Je m'interromps. Tant de choses à lui dire, entre deux baisers – tellement d'aveux à lui faire, de nouvelles à lui apprendre, et mon esprit pourtant se focalise sur une seule chose, bien plus essentielle que tout le reste.

« Je t'aime. »

Je t'aime, si fort, grand frère – je t'aime plus que tout le reste, et cet enfant qui grandit en moi en est la preuve. Je t'aime encore, je t'aime toujours, mais toi, est-ce que tu m'aimes ? Est-ce que la mort t'a ravi à moi aussi totalement que je le redoute, ou t'a t-elle permis de me rester attaché ? J'ai besoin de te l'entendre dire, alors que mes baisers parcourent ton visage, ton cou, tes yeux, tes lèvres, alors que mes mains redécouvrent tes épaules, ton dos, tes bras – alors que mon corps tout entier réapprend à réagir au tien, alors que la glace qui t'a façonné avive la flamme insoutenable qui brûle en moi et que Dragonvale décuple la magie qui naît de nos retrouvailles. J'ai besoin de toi pour chasser au loin le spectre des cauchemars, pour trouver la force d'accomplir cette mission que je me suis donnée – besoin de toi, pour exister.

Je t'aime.

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MessageSujet: Re: Sur le toit du monde [Terminé]   Mar 25 Déc - 0:59

    Sur le toit du monde, nous n'avons peur de rien. Ne sommes-nous pas intouchables ? N'avons-nous pas assez lutté, subis, pour Arven ? Je sens, s'insinuer dans mon âme, à chacun de ses baisers, la puissance de notre destinée. J'ai à apprendre encore, tellement. Mais je sais qui je suis, là, dans ses bras.
    Le sais-je ?
    Je t'aime, souffle-t-elle, son murmure se mêlant à la brise. C'est la nature entière qui me vout cette déclaration, et je m'écarte doucement, manquant une respiration... Mes poumons s'alarment sous ma chemise blanche de mage.
    Mes doigts caressent la pierre, dans le dos de Svanhilde, et je comprends.
    Je suis déjà venu en ce lieu, j'ai déjà joué sur le marbre, avec des doigts d'enfant... Dragonvale, où tout commence, encore une fois ?
    Suis-je donc la marionnette amusante des dragons ? Ces sentiments, sont-ils leur volonté, m'ont-ils envoyé, enfant innocent, vers un amour si fort qu'il me détruirait ?

      - Je... Je deviens fou ? Et pourtant, tout semble logique. Les chances qu'un petit garçon, affamé, vulgaire orphelin du peuple, se retrouve le fils d'un Duché comme Nightingale, sont infimes. Mais quelles sont-elles que cet enfant se découvre le pouvoir de contrôler la glace ? Le froid, exact opposé du feu emblème des dragons. Je...


    Trois mots, qui me sauveraient ? La Rage de Svanhilde s'est-elle glissée dans mes veines, me contaminant ? Mes yeux en tout cas, deviennent aveugles à la beauté qui m'entoure. Dragonvale m'a bannit, pour me reprendre, et m'emprisonner ? Un instant, tout devient flou, hideux, et je replonge dans les tréfonds de cette mort sordide et sanglante qui fut mon sort.
    Une vague polaire parcourt ma peau, et plus loin, en contrebas, de belles fleurs se recroquevillent, frigorifiées jusqu'à leur racines. Je peux sentir leur agonie, sous ma volonté.
    Ma mère tremble, et Is s'élève, tente de s'extirper doucement du royaume où il a été enfouis.

      - Je t'aime aussi, répondis-je enfin, d'une voix apaisée, froidement déterminée.


    Mes mains se posent doucement sur son ventre où s'épanouit notre enfant... Lui, il ne sera pas le pion de la fortune, j'en fais la promesse. Personne ne décidera de son avenir... Je lui donnerai le choix, et s'il le veut, je lui offrirai Arven. J'en avais déjà fait le serment, sans savoir, à ce moment-là, que j'en étais capable.
    Rien ne peut m'arrêter... Si j'ai Svanhilde à mes côtés.
    Je passe ma main dans ses longues boucles soyeuses, et approche une nouvelle fois son visage du mien, pour l'embrasser. Je ne peux plus la laisser partir, au risque d'en devenir fou.
    Je dois trouver un moyen de lui revenir complètement, de pouvoir agir sur les terres de notre peuple, d'exercer mes talents de guerrier pour mener à bien les combats qui nous attendent encore. Ici, à Dragonvale, tout n'est qu'illusion, manipulation, et je veux m'en échapper.

    Mais en attendant, je profite de cette chaleur retrouvée, au contact des caresses de ma soeur, inconscient de l'environnement qui pourrait nous surprendre. Je délasse avec brusquerie son corsage, l'écrasant un peu plus contre le mur de l'alcove où nous nous sommes enfoncés. Cette sensation, vivafiante, je ne veux pas la perdre, je veux la conserver à tout prix, la mener à son paroxisme.
    Svanhilde ne m'a pas oublié, et je lui donnerai de quoi ne jamais le faire.
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MessageSujet: Re: Sur le toit du monde [Terminé]   Mar 25 Déc - 19:54

Combien de surprises l'Académie me réserve-t-elle encore ? Combien de retours inattendus, combien d'êtres chers retrouvés ? Vais-je voir soudain au détour du chemin se dresser la silhouette de mon père, ou est-il parti loin, hors de notre portée ? Vais-je revoir le sourire de ma mère et entendre à nouveau le doux réconfort de sa voix ? Je ne sais pas. Je ne sais plus – je suis perdue. Je sens Dragonvale vibrer autour de moi, pulser la magie dans l'air qui nous entoure, comme un pouls immatériel qui court au rythme de ma respiration saccadée. Ces derniers mois ont été une torture – l'enfermement volontaire pendant les épreuves menant au couronnement de Cyselle de Lagrance comme Impératrice, la certitude qu'une vie nouvelle croissait en moi, la capture de Mélisande de Séverac, et le pressentiment oppressant que quelque chose de terrible s'approche.

Je rêve de Dragons. Je rêve de Sage, ce vénérable esprit si ancien qu'il a assisté à l'époque lointaine d'Astrée et Hypérion d'Ibélène, les souverains destructeurs dans leur folie. Je rêve de Sigvald, et soudain je ne sais plus si je suis perdue dans mes chimères ou s'il est vraiment là, à couvrir de baiser ma gorge offerte et ma poitrine dénudée. Le froid glacial de ses mains contre la chaleur intense de mon corps qui brûle pour lui – peau de feu contre peau de glace, l'embrasement de l'air et de l'hiver, Svanhilde et Sigvald. Les deux moitiés d'un même héritage, le rire et les larmes, le clair et l'obscur qui sans cesse s'entremêlent et s'enlacent. Etait-ce écrit, était-ce décidé ? Le cœur de notre père a-t-il été influencé lorsqu'il a trouvé cet orphelin silencieux sur les pavés ? Savait-il que ce n'était pas un frère qu'il ramenait à sa fille à naître, mais le compagnon décidé de son chemin ? Savait-il en le choisissant comme fils qu'il serait l'homme auquel j'appartiendrais, de toute mon âme, jusqu'à ce que ce monde s'écroule et que toute lumière avec lui s'effondre ?

Oh, Sombre Mère. Ô Chimène, toi qui as guidé nos choix depuis toujours, toi la sombre égérie de la Confrérie Noire, toi l'ange de vengeance. Détourne le regard, car je sais que cette idée t'affole – ne regarde pas s'aimer les héritiers de Nightingale, ne regarde pas s'unir le frère et la sœur. Si tu le peux, souviens-toi seulement de l'amour insensé qui unit ces deux cœurs battant à l'unisson, ne vois que la passion dévorante qui réchauffe la glace et apaise le vent, cette passion merveilleuse qui a su vaincre la mort et qui anime aujourd'hui Dragonvale de ses échos. Vois le cygne au plumage de nuit chanter pour la lune une mélopée qui pleure la mort de l'être aimé et célèbre la tendresse qui fleurit après l'orage – vois le faucon massacré renaître de ses cendres et prendre son envol depuis le repos des trépassés, dans l'azur de cette aube qui s'annonce à l'horizon. Ne compte pas les soupirs, ne compte pas les caresses – n'écoute que les mots d'amour qui s'entrechoquent sur leurs lèvres, entre deux baisers enflammés, dans la magie de ces corps qui se redécouvrent et s'appellent, scellant la promesse esquissée bien des mois auparavant dans un instant de folie et d'abandon.

Oui, douce mère – ne vois que la sérénité et la plénitude qui m'envahissent, alors qu'une fois de plus je me donne à lui, lui abandonnant mon corps aussi totalement que je lui ai offert mon cœur. Et c'est Dragonvale cette fois qui est notre témoin, dans ces noces charnelles qu'aucune cérémonie n'aura jamais consacrées mais que nos âmes reconnaissent comme l'engagement solennel qu'elle proclament. Je le retrouve, dans le tremblement infime de mes doigts alors qu'ils dessinent d'étranges signes sur sa peau, dans la saveur salée de mes larmes sur ses lèvres alors qu'il les dévore de baisers, dans ces murmures incohérents qu'il chuchote à mon oreille : il est là, cet amour dévorant dont je suis si indigne, cet amour irrévocable de Svanhilde pour Sigvald. Il est là, et aujourd'hui je n'en ai plus peur. J'étais morte à l'intérieur – il m'a ramenée parmi les vivants, pour lui et pour notre enfant.

Je lui appartiens.

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MessageSujet: Re: Sur le toit du monde [Terminé]   Jeu 3 Jan - 6:08

Avertissement : Bouh qu'ils sont vilains (a)

    Je n'ai plus peur à présent de mal faire. Je ne crains plus d'outrepasser les limites, d'aller contre les règles, d'être rebelle à l'ordre établi. Au point où j'en suis venu... Pourquoi écouterais-je des voix qui m'ont toujours conduites vers des choix cruels, que j'ai écouté aveuglément à mes dépens ? La mélodie de mon coeur, elle, est plus douce, plus pure, et je la comprends. C'est moi seul qui l'ait influencée, caressé, fait naitre, rendue lumineuse par les regards de Svanhilde, son innocence merveilleuse à avoir construit mon bonheur dès ses premières attentions envers moi.
    Elle a serré ma main d'enfant, dans ses petits doigts, s'y est accrochée, s'y est offerte. Comment cette affection aurait-elle pu être sournoise ou avilie par des motifs plus grands ?
    La porter aux nues, aujourd'hui, souille-t-il nos promesses, ou au contraire, les anoblie-il ?
    Je n'ai pas honte de n'avoir qu'elle, de ne vouloir qu'elle, et de m'en tenir à ce serment, pour l'éternité qu'il nous reste.

    Ma chemise blanche, immaculée, glisse doucement sur le sol, révélant mon torse, qui ne porte plus aucune marque des mes blessures passées. J'ai guéri de tous les maux qui m'ont accablés. Et je me moque de qui pourrait être le témoin de ce miracle à cet instant. Qu'ils détournent les yeux, ceux qui n'approuvent pas !
    Mes lèvres deviennent plus avides, mes mouvements plus précipités.
    J'ai tant envie de ma soeur qu'elle même ne pourrait qu'à peine m'arrêter en cet instant. Mais je sens son désir, aussi puissant que le mien, dans chaque tremblement, dans chacun de ses soupirs de plaisir.
    Sans réaliser la brusquerie dont je fais preuve peut-être, je la débarrasse de ses vêtements, un à un, ignorant la résistance des lacets, brisant la retenue des dentelles qui ne veulent pas me la livrer complètement.

    D'un dernier susaut de violence, je la soulève dans mes bras, mes ongles s'enfonçant malgré moi dans la chair douce de ses cuisses, pour les inciter à se nouer autour de ma taille. La sentir ainsi, si proche, mais encore trop loin, me maintient dans un état proche de la folie.

      - Svanhilde... Ma voix est enrouée, grave, sombre de cette détermination trop forte, presque effrayante. N'oublies jamais...


    N'oublies jamais ce qui nous unit, au delà des convenances. N'oublies jamais ces émotions qui nous rapprochent toujours, n'oublies pas que je suis mort pour toi, et que je mourrais encore cent fois, dans d'atroces douleurs, pour souffrir encore ainsi contre ta peau.
    N'oublies pas non plus que j'ai été ton frère, ce compagnon immuablement présent, fiable, celui qui a partagé tes jeux d'enfants, tes larmes, tes rires déliés des malheurs du peuple d'Arven. Celui qui a révélé la femme en toi, plus tard.
    Notre histoire défie Augustus, Dragonvale, la nature, notre condition, le temps, et la mort.

    Je lui appartiens autant qu'elle est à moi.
    Nous sommes égaux face à l'amour qui nous submerge, nous soumet... Et nous délivre.

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MessageSujet: Re: Sur le toit du monde [Terminé]   Sam 2 Fév - 17:00

Un jour, dans cette adolescence lointaine où je n'étais encore que la dauphine de Nightingale, innocente et rêveuse, petite déesse aux cheveux d'or qui savait trouver un sourire pour la beauté du monde, dans cette cour clandestine où j'avais quelques compagnes de mon âge, nous avions parlé de l'homme dont nous rêvions, de celui que nous épouserions et dont nous porterions les enfants. La conversation avait rapidement dérivé sur le parti idéal pour une Duchesse de Nightingale, et ce jour-là un sourd pressentiment m'avait étreint le cœur. Je n'en avais formé le projet que bien récemment, mais je sentais peut-être, déjà, confusément, que je ne serais jamais vraiment Duchesse, mais que le moment viendrait où je me déclarerais Reine et où je ferais passer mon royaume et mes sujets avant le reste de l'humanité. C'est donc mon Roi que j'avais décrit en quelques mots, rougissant dans ces derniers vestiges de l'enfance. Un Roi généreux, au cœur bon, qui saurait aimer et s'attendrir sans démériter, un Roi vaillant et brave, qui aurait le courage de se battre pour ses convictions, un Roi sage et réfléchi qui saurait juger sans présumer, et surtout un homme avant tout, qui saurait m'aimer et me chérir tout autant que je lui appartiendrais.

Dix ans plus tard, je comprends que je l'ai trouvé. Qu'il a grandi près de moi, cet homme qui a partagé mes rires et mes larmes, le compagnon de mes jeux d'enfant et de mes angoisses de femme, le pilier solide qui s'est toujours trouvé là pour m'épauler et me soutenir, ma moitié pré-destinée, le complément parfait de mon âme et de mon corps sous tous leurs aspects. Ensemble, nous sommes l'équilibre : nous sommes homme et femme, nous sommes frère et sœur, nous sommes père et mère, nous sommes fils et fille. Nous sommes l'un et l'autre, l'un à l'autre. Nous sommes le vent et l'océan, le soleil et la lune, l'amour et la haine, le sourire et la larme, l'épée et le bouclier – la rose et la ronce. Nul autre ne serait autant fait pour moi que lui – nul autre ne saurait être pour moi tout ce que Sigvald a jamais pu incarner pendant toutes ces années. Qu'en savent-ils, ceux qui critiquement mes choix, et qui condamnent l'amour pur de deux êtres façonnées par la main du destin, l'un pour l'autre ? Comment peut-on nous en vouloir d'être si bien accordés ?

Je n'ai pas honte d'être ce que je suis. Dans la décadence de ce monde qui s'effondre, je suis l'ange couronné de flammes qui s'est coupé les ailes pour les noyer dans le sang des innocents, je suis l'esprit aux larmes écarlates qui s'est souillé les mains des vies meurtries et des âmes massacrées. Je suis la Reine de Nightingale et je n'aurai d'autre Roi que lui – sur l'âme de mes ancêtres j'en fais le serment. Dragonvale m'en soit témoin – je vais me battre pour qu'un jour il règne à mes côté, puisque même la mort ne peut nous séparer – je n'aurai ni trêve ni repos tant que je ne l'aurai pas retrouvé et rendu à l'humanité. Ensemble nous étions, ensemble nous sommes, ensemble nous serons. Ne serait-ce que pour profiter un peu plus de cet espoir insensé que sa présence vient de raviver.

Ensemble. Toujours, encore. Le temps n'a pas d'emprise sur nous – et notre amour saura défier la Mort...

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MessageSujet: Re: Sur le toit du monde [Terminé]   Sam 2 Fév - 17:01

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Sur le toit du monde [Terminé]

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