Partagez | 
 

 « Le silence est plus tapageur que tout. »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
 Invité


Invité
MessageSujet: « Le silence est plus tapageur que tout. »   Dim 6 Jan - 16:12


« Le silence est plus tapageur que tout. »

Super Melsant à la rescousse :war:


  • Noms des participants: Melsant de Séverac & Ariadne Beauvent

  • Statut du sujet: Privé

  • Date: Juillet 802

  • Moment de la journée : Début d'après midi

  • Saison 1, chapitre 5.

Revenir en haut Aller en bas
 Invité


Invité
MessageSujet: Re: « Le silence est plus tapageur que tout. »   Dim 6 Jan - 16:14

Assise, le dos raide aux pieds des tribunes de l'Arène tu regardes Castiel apprendre à manier le sabre et l'épée. Vêtu des sobres habits de tissus grossier que tu avais choisi pour lui, il n'en perdait pas moins de sa superbe, de son élégance et de sa majesté. Tout dans le maintien du jeune homme, de son regard à son port altier dénonçait le noble qu'il était. Noble, mais incapable de manier proprement une arme, chose à laquelle le Duc de Sombreciel semblait vouloir remédier. Il avait demandé, pour une obscure raison, que tu l'accompagnes dans l'Arène, avec les deux soldats qui assuraient sa protection. Pour la première fois depuis ton arrivée, tu sors enfin du palais et c'est avide que tu regardes la ville où tu habites défiler. Tu fais face à ton maître dans le fiacre qui vous ènet à l'Arène et par la fenêtre tu regardes les Cibelans et Cibelanes qui vivent dans la capitale. Tu notes les détails qui diffèrent entre Ansemer et ici. Les coiffes des femmes, les couleurs de leur vêtements, leur façon de parler marqué d'un accent différent. Les odeurs sont aussi bien différentes : ici, tu sens le cuir tanné, les épices qui se vendent dans les étales au marché, la viande, le poisson.

Ton regard se perd dans cette ville immense et tu ne peux cacher une pointe de déception alors que vous arrivez et que vous vous dirigez vers l'Arène, cette immense bâtisse qui puait la mort et la souffrance. Un frisson te parcours, mais tu n'as pourtant pas le choix et tu suis ton maître qui te montre un endroit où t'installer avant de te laisser seule pour sa leçon.

Personne ne prête attention à ta frêle personne et tu en es bien heureuse. Ici, peu de femmes, tu en as croisé deux depuis que tu es arrivée et elles tiennent plus des hommes de la garde que des courtisanes du palais -et tu en savais quelque chose. Mais d'elles, se dégagent une autre sorte de noblesse, une fierté plus farouche. Elles doivent constamment prouver leurs valeurs dans cet univers masculin et tu devines que ce n'est pas aisé. Plus loin, tu regardes deux hommes croiser le fer, vêtu uniquement d'un pantalon et la vue de ces hommes presque nus et suant te fait tristement rougir. De gène. De honte. Tu baisses ton visage et le cache derrière ta longue chevelure brune, cherchant quelque chose pour occuper ton esprit. Tu aurais bien pris une broderie quelconque à finir, mais tu as oublié et Castiel t'a interdit te reprendre tes travaux de lavandière.

Tu te sens faible. Tu te sens vulnérable, ici. Tu l'es. Si l'un de ces hommes se mettaient en tête de t'importuner, tu ne pourrais rien y faire. Enfin, rien... Tu rougis de plus belle, ton cœur bat la chamade dans ta poitrine, et inquiète, tu tournes vivement la tête de droite à gauche comme si quelqu'un pouvait entendre tes pensées. Tu sais cela possible, ton entrevue avec Augustus t'as suffisamment marquée pour que jamais tu n'oublies cette sensation. Mais rien n'a changé. Castiel est dans un coin opposé à toi avec le maître d'arme. En réalité, tu pourrais réagir, tu le sais. Tes mains portent en elle un pouvoir que tu ne sais encore contrôler, mais qui peut tuer, ton maître en a fait l'expérience. Heureusement pour toi, on a cru a une trop grande consommation de drogue et tu n'as pas été soupçonnée, mais toi, tu sentais en toi les pulsations de son cœur et instinctivement, tu savais comment ralentir le sang de ses veines pour stopper le muscle de vie. Tu aurais pu le tuer comme on endort quelqu'un. Tu ne l'as pas fait.

« C'est que c'est joli, ça ! Qu'est'u fais là, toi ? » Une voix grave, tu relèves les yeux et tu fais face à deux hommes qui n'ont pas du tout l'air sympathique. Tu sais reconnaître les sourires de convoitises et ceux-là ne les cachent pas du tout. L'un s'assoit à côté de toi, l'autre reste debout mais pose son pied sur le banc, de l'autre côté. Ainsi, tu ne peux pas partir, tu es bloquée. « C'est quoi, ton p'tit nom ? ». Ton cœur bat de plus belle, et tu paniques. Tu ne répondras pas, et tu sais que cela provoquera leur colère, ils croiront à un affront quelconque.

Et ton unique porte de sortie, tu refuses de l'utiliser.
Revenir en haut Aller en bas
 Invité


Invité
MessageSujet: Re: « Le silence est plus tapageur que tout. »   Lun 7 Jan - 10:47

    Le problème avec les manifestations de guerriers, souvent, était la divaguation de ces efflux de testostérone vers d'autres occupations que la lutte à proprement parler. Melsant, s'il se pliait presque joyeusement aux beuveries et festivités annexes, méprisait par dessus tout les déviances qu'elles pouvaient engendrer, notamment envers les demoiselles. Bien sur, certaines n'étaient pas contre se confronter à de fiers mâles, et pour celles-là, le Séverac n'aurait pas levé le petit doigt - ni même une autre partie de son corps, oh, quelle référence délicate ! Mais la plupart des jeunes femmes importunées, néanmoins, étaient victimes contre leur gré, et cela heurtait profondément la morale de Melsant qu'elles en soient ainsi traitées.

    Ainsi, sa décision fut vite prise, quand il aperçut, de loin, deux brutes qui s'amusaient à embêter une servante, blanche de honte et de peur. De deux pas, il oublia ce qu'il comptait faire - trouver le nom de son prochain adversaire - et força le sort, en choisissant son ennemi par lui-même.
    Il s'approcha donc de la proie en détresse, bousculant sans égard ses assaillants.
    Son regard tomba alors vraiment sur la jeune fille, et il fut un instant surpris. Il l'avait deviné, de loin, et à travers les épaules de ces rudes gaillards, plutôt mignonne déjà... Mais là, de près, il comprenait le danger que pouvaient représenter le port de ce visage magnifique, dans toute sa jeunesse et son innocence. Même ses vêtements pauvres ne trahissaient en rien l'allure délicieuse de ses formes féminines.

      - Elle est à nous celle-là, mon gars... Commença à ricaner celui des deux hommes qui devait être le leader, interrompant Melsant dans ses observations à la limite du raisonnable... Il en fut bien aise, avant que ses pensées ne s'égarent réellement et le mettent dans une position inconfortable. On partage pas !
      - Ne t'échauffe pas, mon petit, sourit le Séverac en soutenant le regard du coriace, ses prunelles se teintant progressivement de cette lueur de mort qui précédait ses attaques. Vous en étiez aux présentations, n'est-ce pas ? Il n'attendit pas d'approbation pour poursuivre. Je suis Tristan Sombreval.


    Le nom sembla éveiller quelque chose, au fond de la raison du gaillard, qui fronça les sourcils en essayant de l'atteindre... Mais visiblement, se servir de son intelligence après des années d'inaction était douloureux. Melsant soupira. Son introduction tombait à l'eau, et il commençait à se sentir ridicule, inconnu de cette vulgaire canaille, surtout devant des yeux aussi beaux, qui se dardaient sur lui avec ce qu'il pensait être de l'espoir - cette hypothèse flattait son égo plus que le défaut de sa réputation, en tout cas.
    Alors d'un coup, perdant patience, son poing s'abattit sur la machoire de celui qui se tenait à sa droite, claquant si fort que l'os de sa joue parut se briser, répandant une giclée de sang sur la robe de la servante.

      - Toujours rien qui te revient ? Remarque, s'il l'avait déjà croisé, il serait probablement déjà mort, non ? Nouveau soupir, désespéré, du guerrier, qui n'osa pas relever l'expression de donzelle, de peur de se déconcentrer de ses présents interlocuteurs. Tu devrais suivre un peu la joute, au lieu de courir les jupons... Je suis vexé, vraiment. Moi qui pensais que briser le cou de ce Crétin-des-Sables me ferait rentrer dans les annales !
      - C'est lui qu'a tué Germain-des-Sables ! Souffla le deuxième, peut-être un peu plus vif, à son compagnon.
      - Z'est... Z'est un malentendu, bredouilla donc l'autre en ouvrant de grands yeux perplexes, et une bouche presque dépourvue de dentition désormais. Zi t'la veux, on t'la laisse ! Prend la, t'l'as mérité, z'est clair.


    Et ils disparurent aussitôt en le laissant là, avec son beau cadeau tâché de liquide écarlate - qui ne perdait rien de son charme, malgré le choc. Hum... Melsant esquissa un sourire, mi fier, mi moqueur, pour lui même et sa performance de sauveur assez ratée, ou du moins étrange.

      - Tu ferais mieux de retourner auprès de ton maître, si tu veux pas d'autres ennuis.
Revenir en haut Aller en bas
 Invité


Invité
MessageSujet: Re: « Le silence est plus tapageur que tout. »   Jeu 10 Jan - 15:12

    Un autre arrive. Lui aussi t'observe et tu maintiens ton regard quelques instants avant de baisser à nouveau les yeux. Cette façon, que lui aussi, a de t'observer te met mal à l'aise. Tu es tendue au possible, tes muscles commencent à protester contre la tension que tu leur imposes, mais tu reste raide, tu ne bouges pas. Tu n'oses pas faire le moindre geste, de peur que cela t'apporte quelques ennuis supplémentaire. Tu suis tout de même l'échange entre les deux hommes et quand tu comprends que le nouvel arrivant n'est pas là pour prêter main forte aux deux premiers, tu oses lui envoyer une supplique du regard. Quelque chose comme sortez moi de là.

    Le reste, par contre, se déroule trop vite pour que tu comprennes vraiment ce qu'il se passe. Le nouveau, Tristan Sombreval, abat violemment son poing sur la mâchoire de l'un des gars qui t'ennuie. Le bruit des gens qui se brisent et de l'os qui se brise de tire un frisson d'horreur, en même temps que le sang qui gicle sur ta robe. Tu retiens avec difficulté un haut-le-cœur, tu n'aimes pas particulièrement la vue du sang, et si elle ne te dégoûte pas, te retrouvée ainsi tachée te répugne grandement. Tes joues palissent à vue d'œil si cela est encore possible et tu évite de regarder les hommes qui fuient Tristan. Une fois loin, tu te relèves et esquisse une légère révérence afin de le remercier. Et quand il te conseille de rejoindre ton maitre, tu jettes un coup d'œil de l'autre côté de l'Arène à Castiel qui ferraille toujours avec son maître et qui n'a sûrement rien vu de ce qu'il venait de se passer : possessif comme il était, il n'aurait jamais laissé ces deux gus t'importuner, ou encore juste un homme lui parler comme le faisait celui devant toi.

    Tu t'oses à le détaille discrètement. Il est plus grand que toi, et te semble tellement musclé qu'il pourrait te briser juste avec ses mains. En même temps, tu es tellement fluette qu'on te dit souvent qu'un tempête t'emporterait ; ce n'est pas tout à fait vrai, puisque celle d'Ansemer ne t'ont jamais fait faire quelques pas en arrière. Au contraire, tu sais comment jouer avec le vent pour marcher à travers ses violentes bourrasques. Il porte ses armes avec lui, ainsi que son armure, ce qui le rend d'autant plus impressionnant et son sourire ne te rassure pas vraiment.

    Tu voudrais le remercier pour ce qu'il vient de faire, mais aucun mot ne sortira de ta gorge et, une fois n'est pas coutume, tu maudis ceux qui t'ont imposé une telle mutilation. Tu aurais préféré perdre l'odorat ou le goût plutôt que la voix. Même une jambe, pour tout dire. Alors tu te contentes te faire passer toute la reconnaissance que tu peux exprimer par le regard avant que celui-ci ne tombe sur l'immense trace de sang qui tâche ta robe. C'est Castiel qui va être content... Tu sors un mouchoir de lin de ta poche pour tenter d'éponger le maximum, mais c'est vain, le rouge est vraiment trop visible sur ta robe blanche. Tu as belle allure, ainsi! Maladroitement, tu sais d'arranger ton châle et tes jupons de façon à cacher cela, mais rien ni fait.

    Et puis tu ne sais pas comment réagir face à l'imposant guerrier qui est à tes côtés et qui contine de te fixer. Tu rougis violemment et pour te donner une espèce de constance, tu regardes Castiel qui applique une feinte avec son maître d'armes avant de fixer le sol, te dandinant, mal à l'aise. Tu ne sais jamais comment réagir quand un homme pose trop longtemps ses yeux sur toi.
Revenir en haut Aller en bas
 Invité


Invité
MessageSujet: Re: « Le silence est plus tapageur que tout. »   Jeu 10 Jan - 23:02

    Décidément, l'altercation avait du bien la secouer, la pauvre enfant, car elle n'était même plus capable de décrocher un mot, ni de le regarder dans les yeux. Melsant fronça les sourcils, plus déconcerté qu'inquiet, en suivant le regard de la demoiselle vers l'arène, puis vers le sol... Ok - il ne comprenait pas du tout où elle voulait en venir. Elle lui avait pourtant exprimé sa gratitude, avec de grands yeux reconnaissants, avant de saisir un mouchoir pour essayer d'essuyer sa robe.

      - Ah ouais... Désolé pour ça, s'excusa-t-il, penaud, en pensant réellement qu'elle allait se mettre à pleurer, son visage tournant au rouge, pour quelques taches - les filles étaient bizarres, et elles n'avaient souvent pas des priorités semblables aux siennes. Pour lui, une marque écarlate aurait été plutôt classe. Tu devrais mettre un peu de sable dessus, il parait que ça aide au lavage.


    Il se baissa pour en ramasser une poignée, pour lui montrer - Monsieur Propre en action. Attention, depuis qu'il n'avait plus de serviteurs pour l'aider, Melsant était devenu un expert en blanchisserie. Et pourtant, là, il se sentait aussi à l'aise qu'Ayden fasse à un décolleté plongeant, alors que son interlocutrice avait une tenue des plus décentes.
    Déconcentré par la soudaineté de leur rencontre, le Séverac n'aurait pas su dire ce qui la rendait si outrageusement attirante à ses yeux, et déstabilisante. Elle était simple, naturelle, rien dans son comportement ne faisait surfait ou sournois. Peut-être était-ce cette différence avec le commun des autres femmes d'Arven qui le troublait.
    Peut-être se trompait-il aussi sur son compte, embrouillé par ce sentiment.

      - Attend, bouge-pas, ordonna-t-il, sur un ton sec, habitué à ce genre de requête autoritaire, avant de se radoucir. J'vais pas te faire de mal, ajouta le guerrier, pour contrebalancer sa brutalité.


    D'ailleurs, il aurait été un peu contradictoire de chasser des bandits pour mieux l'agresser, même si c'était ce qu'avaient pensé les deux autres. Toujours fut-il qu'armé de cette résolution, et de sable, il se pencha pour s'emparer d'un pan de sa robe, qu'il se mit à frotter vigoureusement.
    La scène était ridicule, en effet.
    Réalisant trop tard cet effet, Melsant esquissa un sourire, mi embarrassé, mi moqueur, pour lui même.

      - Ah, elle va être belle, ma réputation ! Rit-il en faisant référence à sa discussion avec les deux hommes, qui ne l'avaient même pas reconnus.


    Décidément, ce n'était pas le jour où il se ferait un nom glorieux.
    En soulevant ainsi sa jupe, il n'avait pas remarqué qu'il avait découvert les chevilles de la servantes, et apercevait presque ses mollets... Quel tact, vraiment ! Constatant cette maladresse, le jeune homme se recula, abandonnant son oeuvre, plus navré encore que lorsqu'il l'avait entamée - navré parce qu'il l'avait exposé ainsi aux observateurs inopportuns, et navré aussi parce qu'il avait eu, pendant un instant, le désir impétueux d'en découvrir plus. Habitué à répondre toujours à ses pulsions, Melsant se trouvait gauche de résister à une envie si forte, et ajusta son armure nerveusement.
    Son dernier ennemi, désormais mort, avait du le frapper plus fort qu'il ne l'avait cru... A moins que ce soit le soleil, qui l'assomait de ses rayons - il était vrai qu'il commençait à faire particulièrement chaud.
Revenir en haut Aller en bas
 Invité


Invité
MessageSujet: Re: « Le silence est plus tapageur que tout. »   Ven 11 Jan - 20:35

    Tu ne sais pas vraiment comment réagir, mais en vérité, la situation t'amuses : un guerrier qui t'apprend comment nettoyer ton linge, il y a de quoi rire, d'autant que tu as été blanchisseuse et que des taches de sang, de vin ou autre, tu as dû en laver plus souvent que lui. Par contre, lorsqu'il se mit à genoux devant toi, ramasser une poignée de sable et de frotter le sang, tu ouvris de grands yeux étonnés. Non pas choqués mais surpris. Dans une autre situation peut-être aurais-tu ris, mais là, tu es figée de stupeur, alors qu'il te demande de ne pas bouger puis te rassures sur ses intentions de ne pas te faire de mal. Et tu regardes cet homme frotter avec énergie ta robe pour faire disparaître la trace ensanglantée.

    Le fait qu'il dévoile tes chevilles ne te choque pas plus que l'acte en lui-même, tu ne trouve pas cette partie du corps particulièrement attrayantes et il n'y a personne autour de vous. Cela dit qu'un homme les vois, et d'aussi près, n'est pas non plus pour toi une situation confortable. Alors qu'il se relève prestement en parlant de sa réputation, toi tu regardes en direction de ton maître, alarmée qu'il remarque la situation étrange. Mais encore une fois, il est concentré et tu te rassures. Tu réponds par un léger sourire à ce qu'il vient de dire-tu n'as pas prêté attention, et recule prudemment d'un pas en arrière. L'autre semble mal à l'aise et remet en place son imposante armure, tandis que toi-même, pour cacher ton malaise, tu glisses un mèche de cheveux derrière ton oreille. Geste inutile, puisque tes cheveux cascade à nouveau devant ton visage. Tu ne comprends pas pourquoi le Duc tient autant à ce que tu les gardes détachés, ainsi, ils te gênent dans la plupart de des travaux, car tu es obligée de les remettre en place, et avec une telle chaleur, ils te tiennent trop chaud.

    Tu pensais qu'il te laisserait après ce drôle de numéro, mais l'homme reste auprès de toi. Alors tu te tournes, lui offrant uniquement ton profil, et regardes distraitement ce qu'il se passe dans l'arène. Tu n'as aucune passion pour les jeux et les combats qui se déroulent ici-bas. Tu ne comprends pas le plaisir qu'on les spectateurs à regarder la mise à mort d'hommes et encore moins le plaisir que trouvaient les combattants à s'affronter ainsi. Tu n'aimes pas la violence, le contraire aurait été étonnant... Ta grand-mère t'as un jour dit que tu avais des mains pour donner la vie... Tu y crois à moitié, en tout cas tes mains ne donneront-elles jamais la mort. Tandis que cet homme....

    Ce nom t’évoque vaguement quelque chose, il est sur les lèvres à la cours, lors des repas ou des festivités. Il n'a visiblement aucun soucis avec la violence et avec la mort, il l'évoque sans tabou. Parce que tu la craignes, mais tu es persuadée que donner la mort n'est jamais un geste anodin, et encore moins quand on le fait par plaisir. Non que tu t'imaginais tous les guerriers comme d’infâmes brutes -un peu comme celle dont l'homme t'a sauvé- mais tu ne les voyais pas vraiment capable de compassion ou de bons sentiments. D'ailleurs, certains regards qu'ils posent sur toi ne trompent pas, mais il a au moins la décence de ne pas se jeter sur toi comme une bête enragée. Il te fait un peu penser à Ayden, le maréchal ferrant de la Cour, ce jeune homme que tu oses approcher depuis peu, aussi maladroit l'un et l'autre visiblement. Peut-être que l'homme à tes côtés est plus enhardi, mais tout aussi gauche pour parler aux femmes, ou du moins, te parler à toi. Pourtant, tu n'as pas l'impression d'être aussi impressionnante que ça. Certaines femmes à Lorgol ou à la cours le sont... mais toi ?
Revenir en haut Aller en bas
 Invité


Invité
MessageSujet: Re: « Le silence est plus tapageur que tout. »   Dim 13 Jan - 22:22

    N'était-elle pas étrange, à sourire ainsi ? Aucune femme ne lui avait jamais souris de cette façon, si sincère et innocente. Oh, Melsant en avait eu des sourires, charmeurs, intéressés, hypocrites. Mais ce sourire-là était une première, et il y répondit gauchement, en baissant un instant les yeux, ébloui. Il ne savait pas vraiment s'il l'attirait, ou le perturbait - il ne comprennait plus s'il le voulait, ou s'il le craignait.
    Elle tourna son regard vers les combattants, lui laissant l'opportunité de l'observer encore, sans que son regard ne soit trop insistant. Ses longs cheveux bruns tombaient librement sur ses épaules, soulevés légèrement par le peu d'air chaud qui circulait dans l'arène. Tout en elle semblait décalé, dans ce décor. Elle était douce, silencieuse, alors que les hommes ici étaient rudes et bruyants.
    Le Séverac ressentit presque le besoin incontrôlable de s'excuser d'être de ces brutes-là, de faire couler le sang, d'y prendre un plaisir sournois, quand elle en avait l'air si dégoûtée.
    Elle était ailleurs, d'ailleurs sans doute, douloureusement désirée tant elle était inaccessible.

    Melsant, fier guerrier, jamais mis à terre, se trouveait petit devant elle, faible, fragile. Il prenait son incapacité de lui répondre par des mots comme du mépris, et dans cette situation, il le pensait justifié. Il ne méritait aucune parole, avec ses mains tâchées de meurtres, la violence dont il faisait preuve, jusqu'à en éclabousser la robe pure de son interlocutrice.

      - J'dois y retourner... Annonça-t-il, gêné, honteux, presque. Ils m'attendent.


    Ils, c'était les autres guerriers, ceux avec qui il s'entrainait, à devenir insensible et dur. Jamais son armure ne lui avait paru aussi lourde à porter qu'en cet instant, sous les reproches muets qu'il s'imaginait, de la demoiselle.
    Soupirant discrètement, il s'écarta à regret, lui jetant un dernier coup d'oeil, implorant. Ne m'en veut pas... Pourquoi était-ce si important qu'elle approuve, soudain ?
    Elle n'était qu'une esclave, une fille sans valeur.

    Et Melsant lui tourna le dos, pour ne plus la voir, pour ne plus éprouver la sensation désagréable qu'il méritait encore moins. Il essayerait d'oublier cette altercation, il tenterait d'effacer ce souvenir de jugement, de sa mémoire, ces prunelles captivantes. Il s'entrainerait, il s'aveuglerait des scintillements de ses lames jusqu'à ce que les coups couvrent les battements pesants de son coeur.
    Un peu plus loin, un noble de Sombreciel s'exerçait au maniement de l'épée, et Melsant ricana en voyant son adversaire feindre la défaite - pathétique. Les mouvements de Castiel étaient souples, dangereux, mais s'ils avaient la volonté de tuer, ils manquaient encore de technique. Tristan Sombreval aurait surement été meilleur professeur pour le pousser à s'améliorer, mais Melsant de Séverac se refusait à supporter un traitre partisan d'Augutus, un héritier de ses terres, qui les souillait par sa folie.
Revenir en haut Aller en bas
 Invité


Invité
MessageSujet: Re: « Le silence est plus tapageur que tout. »   Sam 26 Jan - 16:10

    L'homme te sort de tes pensées lorsqu'il t'annonce qu'il doit y retourner ? Où ? Tu ne sais pas vraiment, sûrement s'entraîner, rejoindre ces autres hommes qui ne vivent que pour donner la mort et du plaisir au peuple et aux nobles. Tu te tournes à nouveau vers lui et plonge tes yeux dans les siens avant de lui lancer un petit sourire et un hochement de tête. Bien sûr qu'on l'attend, et tu n'es pas mécontente à vrai dire de pouvoir te retrouver seule. La façon qu'il a te de regarder te met mal à l'aise sans que tu saches vraiment pourquoi. Peut-être sa retenue qui contraste tant avec le reste. Tu le regardes s'éloigner, sans le quitter des yeux. Il se retourne une fois, t'envoyant un regard que tu ne sais comment déchiffrer puis s'en va pour de bon. Lorsqu'il passe à côté de ton maître, tu ne peux t'empêcher de remarquer la différence entre les deux hommes. Même dans cette arène, en train d'apprendre à férailler comme tout noble qui se respecte, Castiel de Sombreflamme semble encore trop rafiné ; trop peu à sa place. Il finit par disparaître et tu t'assois à nouveau, déconcertée par cette brève rencontre.

    Tu te perds à nouveau dans tes pensées, car Césaire qui pose la main sur ton épaule, pourtant avec douceur, te fait sursauter. Le soleil a tourné et le temps a passé sans que tu t'en rendes compte et déjà ton maître s'en retournes dans ses appartements. Cette fois, c'est dans une chaise à porter que vous effectué le chemin de retour et tu es plus crispée que jamais. Tu n'aimes pas ce moyen de transport, pour l'inconfort qu'il a. Trop proche des personnes avec qui on voyage, avilissant pour les personnes qui doivent vous porter.

    De retour au Palais, tu retournes t'occuper de tes affaires. Ranger la suite pendant que Castiel prend un bain -sûrement t'appellera-t-il pour que tu lui laves les cheveux ou que tu le masses. Tu reprises quelques vêtements à toi, les agrémentant de motifs discret, mais qui te rappellent ta terre natale. Au moins, cela t'occupe-t-il l'esprit.
Revenir en haut Aller en bas
 Invité


Invité
MessageSujet: Re: « Le silence est plus tapageur que tout. »   Sam 26 Jan - 16:11

RP TERMINE
Revenir en haut Aller en bas
 


Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: « Le silence est plus tapageur que tout. »   

Revenir en haut Aller en bas
 

« Le silence est plus tapageur que tout. »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» article-payer les mères à la maison,tout le monde y perdrait
» Je change tout le temps d'avis...
» Mon blog pas du tout Dukan ... plutot chiffons...
» vend à tout petits prix vêtements fille 6,8,et 10 en super état
» Les bonnes adresses du net pour tout savoir sur les couches lavables!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dragonvale :: La Cour des Miracles :: Rues et ruelles-


Avatar (c)
Identité
J'ai vu le jour le .
J'ai ans.
Je viens .
Mon allégeance va .
Je suis .

Animal ¤

Pouvoir ¤


Son caractère

Chapitre I.
Histoire
Chapitre II.
Test RP
Chapitre III. Ses liens
Exigences



Avatar (c)
Identité
J'ai vu le jour le .
J'ai ans.
Je viens .
Mon allégeance va .
Je suis .

Animal ¤

Pouvoir ¤


Ses traits de caractère

Chapitre I.
Son caractère
Chapitre II.
Son histoire
Chapitre III.
Son test RP
Chapitre IV. Ses liens
Le joueur



Avatar (c)
Identité
J'ai vu le jour le .
J'ai ans.
Je viens .
Mon allégeance va .
Je suis .

Animal ¤

Pouvoir ¤


Traits de caractère

Liens
Je recherche