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 Une ombre dans la nuit [Privé]

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MessageSujet: Une ombre dans la nuit [Privé]   Mer 16 Jan - 12:55


Une ombre dans la nuit

Puisque nous sommes l'ombre parmi les ombres


  • Noms des participants: Lucille Sombrefiole & Svanhilde Nightingale

  • Statut du sujet: Privé

  • Date: 24 août 802

  • Moment de la journée : Nuit

  • Saison 1, chapitre 5.


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MessageSujet: Re: Une ombre dans la nuit [Privé]   Mer 16 Jan - 13:31

C'est une fois la nuit tombée, une fois allongée sur son lit, parfaitement détendue, que Lucille pouvait repenser à ses dernières semaines. Elle était arrivée à Lorgol et après avoir trouvé l'auberge qui convenait, elle s'était plus ou moins installée. Depuis, ses journées s'étaient répétées : le matin elle faisait toutes les boutiques, expliquant qu'elle recherchait un maître fabriquant de potions pour parfaire son apprentissage dans ce domaine ; l'après-midi, elle en concevait de nouvelles juste pour le cas où elle créerait la Perfection. La potion qui lui permettrait de convaincre n'importe qui qu'elle était digne de recevoir les meilleurs enseignements. Le soir, elle rentrait à l'auberge et racontait sa vie aux nouveaux venus. C'était comme ça que ça marchait dans les grandes villes - elle ne pouvait pas vraiment en savoir grand chose, mais elle imaginait que c'était le cas - il fallait croiser la personne qui connaîtrait la personne qui connaîtrait la personne... enfin, celui qui pourrait la mettre en contact, en somme.

Et effectivement, ce fut cette technique qui porta ses fruits, mais d'une façon un peu étrange. A ne cesser de se faire connaître auprès de chaque visage inconnu, elle finit par tomber sur quelqu'un qui connaissait quelqu'un qui faisait partie d'une certaine "Confrérie Noire" dans laquelle il y aurait un professeur digne de ce nom. Il lui précisa qu'il ne fallait pas avoir peur de tremper dans les affaires louches et ajouta de façon un peu trop impolie qu'une toute jeune fille comme elle aurait du mal à les convaincre de quoi que ce soit. "C'est ce qu'on va voir !" lui avait-elle répondu, plus déterminée que jamais. Ensuite elle avait demandé s'il pouvait servir d'intermédiaire entre ce groupe et elle. Il avait rit. Ensuite il lui avait expliqué.

Le lendemain, la rouquine était donc au mémorial de l'impératrice Eilenn. Elle n'avait aucune espèce d'idée de qui était cette dame, elle imaginait juste que c'était quelqu'un d'important. Elle dut au moins regarder quatre fois, en s'assurant qu'il n'y avait personne... elle se sentait un peu stupide de devoir parler à une statue. Mais il fallait le faire. Elle prit une grande inspiration et commença, un peu hésitante :

"J'aimerais rencontrer quelqu'un de la Confrérie Noire. Je ... euh j'ai entendu dire que vous avez un excellent fabriquant de potions. En fait... j'aimerais apprendre à ses côtés... Si c'est possible... J'ai beaucoup de potentiel, je peux vous le prouver !"

**Je suis en train de dire ça à une statue...**

"Et j'ai pas peur des trucs louches hein !"

**J'aurais pas dû dire ça.**

"Ce que je veux dire c'est que... peu importe ce que vous faites. Moi je veux juste apprendre et me perfectionner. Et je pourrais vous servir après ! Quand je serais devenue meilleure."

Ne sachant plus quoi dire, elle s'arrêta et regarda autour d'elle. Evidemment, aucune réaction, en même temps, pourquoi espérait-elle une réaction de la statue ? Elle s'assit par terre et y resta encore deux heures avant d'abandonner. Ce ne devait être que des rumeurs tout ça... Ou alors le type de l'auberge l'avait prise pour une idiote et lui avait fait une blague. Ah oui, c'était bien le genre de choses auxquelles elle pouvait croire !

Elle frissonna dans son lit à repenser à ça. Ca faisait maintenant quatre jours que c'était du passé, mais elle se sentait toujours tellement stupide que ça la frustrait profondément. Lucille serra son livre fort contre elle - oui, elle dormait avec - et finalement elle parvint à redevenir sereine et à s'endormir. Alors qu'elle était plongée dans un profond sommeil, elle était loin de se douter que sa nuit allait être un peu plus mouvementée que prévu.
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MessageSujet: Re: Une ombre dans la nuit [Privé]   Sam 19 Jan - 11:07

Il fait chaud, étouffant presque, dans la moiteur orageuse de ce soir d'août. Pas un souffle d'air, pas la moindre brise amicale – l'air pèse, lourd et immobile, sous le regard distant de la lune. Dans mes bras, Sigal frémit et s'agite, remontant doucement des brumes profondes du sommeil où elle s'était plongée. Je ne me lasse pas de la regarder dormir. Si petite, si fragile – déjà parfaite. Elle n'a qu'une semaine à peine – et bientôt je vais devoir me séparer d'elle alors qu'elle est déjà le centre de ma vie. Ma fille, mon premier enfant si l'on excepte son jumeau qui n'a pas vécu autrement que pour elle. La princesse de Nightingale, née dans les ruines du palais royal de Shivering Soul, bénie par Dragonvale, reconnue par les dragons du clan de Sage. Ma fille avant tout. De tout mon héritage, je ne lui léguerai pas la Confrérie Noire : pour elle, je veux un monde libéré de la tyrannie, un monde calme et paisible où elle pourra laisser sa magie s'épanouir, sans craindre pour sa vie – un monde sans tyran ni Confrérie.

Bientôt je la confierai au souverain de Sombreciel, le duc Castiel, cet homme instable et torturé qui a tué Sigvald sans même comprendre ce qu'il faisait, mais qui a porté Sigal en lui quelques minutes et qui la protégera avant tout le reste, j'en ai l'étrange conviction. Mais le jour de la séparation n'est pas encore venu. Je suis revenue à Lorgol dans l'après-midi pour reprendre ma place à la Tour de la Confrérie, libérant Enguerrand de sa position forcée d'Oracle par intérim. Le crépuscule est tombé avant que je n'aie le temps de venir à bout des différentes requêtes qui se sont empilées en mon absence. L'une d'entre elles a retenu mon attention – loin des habituels contrats et appels à la vengeance, c'est une demande d'apprentissage qui a su capter mon intérêt. D'après celle de mes Lames qui l'a reçue, cachée dans la statue creuse d'Eilenn, c'est d'une toute jeune fille qu'elle émane. Les bruits et rumeurs de la capitale que nous filtrons depuis quatre jours pour mieux la connaître et la comprendre décrivent Lucille Sombrefiole comme solitaire et obstinée. C'est à la toute récente auberge de la Rose, propriété de Freyja de Brunante, qu'elle est descendue, dans un quartier empli de tire-laine et autres filous échappés de la Cour des Miracles de Lorgol, et c'est donc là que je l'envoie chercher. Les deux Lames auxquelles je confie cette mission se présentent devant moi avant de s'esquiver – le sombre Baudoin et la fantasque Jodhaa. Je ne doute pas qu'ils sauront l'enlever à son lit au plus noir de la nuit avec toute la discrétion des assassins d'exception qu'ils sont l'un et l'autre.

Voilà qu'ils reviennent. Déjà ? Sont-ils seulement partis ? Perdue dans la contemplation quasiment religieuse de Sigal blottie dans mes bras, ses tous petits doigts refermés autour de mon index avec une force surprenante, et un froncement de sourcils très sérieux sur son visage de bébé qui dort avec application, j'ai perdu toute notion du temps. Ils sont de retour, oui – avec cette demoiselle aux ambitions bien curieuses. Ses chevilles et poignets ne sont plus entravés, sans doute l'ont-ils déliée à leur arrivée à la Tour – ses yeux, par contre, sont encore bandés, et elle ne voit rien du mobilier raffiné des lieux, de l'épaisseur des tapis somptueux, du moelleux rembourrage du fauteuil où je suis adossée, ni de l'enfant qui sommeille dans les bras de la Reine de Nightingale, aux mains souillées du sang qu'elle fait couler depuis des années. D'un geste du menton, je remercie mes deux Lames et les fais sortir, restant seule avec mon invitée dans le petit salon confortable où je suis installée.

« Ôtez votre bandeau, Lucielle Sombrefiole, et soyez la bienvenue à la Tour Noire. Prenez place et expliquez-moi ce qui vous mène ici. »

Je ne me présente pas. Je doute fort que mes Lames lui aient dit quoi que ce soit – libre à elle de supposer, et de deviner, pour moi comme pour l'enfant. Cet entretien promet d'être passionnant.

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MessageSujet: Re: Une ombre dans la nuit [Privé]   Lun 21 Jan - 11:42

Elle flottait dans l'air. Oui, Lucille ne s'était jamais sentie aussi légère. Elle parcourait des kilomètres, tout en se laissant porter par le vent chaud de l'été. Ses paupières étaient lourdes, à chaque fois qu'elle essayait de les ouvrir, son rêve la rappelait à lui et elle reprenait son voyage. Et elle flottait. C'était agréable. Agréablement agréable, même.

Le réveil fut brutal.

Une voix lointaine la rappela à la réalité.

Inconsciemment, elle obéit. Son esprit mit un moment à se ressaisir. Elle était encore un peu embrumée, mais elle commençait à comprendre. La jeune fille se frotta les yeux et se répéta la phrase qu'elle avait entendue trente secondes plus tôt tout en regardant autour d'elle. "La Tour Noire"... sous-entendu "La Tour [de la Confrérie] Noire". Elle remettait peu à peu les choses à leur place. On l'avait emmenée, sans doute droguée vu les étranges sensations qu'elle avait quand elle croyait dormir.

Ce fut en portant la main à ses cheveux qu'elle fut le plus perturbée : quelle horreur ! Elle avait une masse de boucles rousses emmélées et elle était encore en tenue de nuit ! Et en face d'elle ! Sans doute quelqu'un d'important ! Ils n'auraient pas pu lui donner un rendez-vous comme tout le monde ! Elle ne ressemblait à rien !! Elle stressait. Elle comprit aussi, très étonnée, que les indications qu'elle avait reçues sur la manière de contacter cette confrérie étaient vraies. Aussi laissa-t-elle échapper :

"Ca a vraiment marché le truc de la statue ?!"

Phrase qu'elle regretta immédiatement. Il fallait vraiment qu'elle apprenne à réfléchir avant d'ouvrir la bouche. Elle se devait d'être polie, surtout maintenant qu'elle était en ville. D'un autre côté, des personnes l'ayant arrachée à son lit à son insu n'avaient rien à lui apprendre en termes de courtoisie. Néanmoins, elle s'excusa :

"Pardon. Je suis encore un peu embrouillée... Vous avez une très jolie..." Maison ? Ce n'était sans doute pas sa maison ! "...fille." se rattrapa-t-elle.

**J'espère que j'ai pas gaffé... S'il faut ce bébé est destiné à être sacrifié... Je suis horrible de penser ça !... Enfin, on m'a bien dit qu'ils trempaient dans les trucs louches... Oui mais quand même !... Oh tais-toi.**

"Bref. Euh. Si j'ai voulu vous rencontrer c'est qu'on m'a dit que vous auriez dans votre ordre un maître fabriquant de potions. Or, je cherche justement quelqu'un avec qui je pourrais poursuivre mon apprentissage."

Elle eut le réflexe de chercher autour d'elle mais, évidemment, elle n'avait pas ses affaires ici.

"J'aurais pu vous montrer quelques exemples de mon travail, histoire de prouver que je ne suis pas totalement novice, mais j'ai dû les oublier dans ma chambre."
Elle tenta un petit sourire à la suite de son trait d'humour. Puis elle continua bien vite : "Ceci dit, je peux vous faire une démonstration de mon savoir-faire ou alors vous ammener mes préparations un autre jour. Comme ça vous arrange !"

Lucille marqua une pause. Elle attendait la réaction de son hôte, tout en étant en train de se dire à quel point elle venait de ruiner sa seule chance de trouver son maître. Elle était en train de faire une impression terrible à cette Confrérie Noire. Tout ce qu'elle montrait en ce moment même, c'était qu'elle n'était qu'une adolescente immature et idiote. Ce qu'elle n'était pas, mais elle n'arriverait jamais à le prouver...
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MessageSujet: Re: Une ombre dans la nuit [Privé]   Sam 2 Fév - 16:29

« Le « truc de la statue » a toujours marché, depuis deux siècles. On ne se méfie pas assez des statues, et pourtant elles sont le silencieux témoin de tout ce qui se passe en Lorgol... Vous découvrirez bien vite qu'en ces lieux bien peu parvient à échapper à leur regard attentif. »

Je l'observe. Elle se tient droite, et ne semble pas particulièrement effrayée de se trouver en compagnie des assassins les plus sanguinaires de tout l'Empire. Est-ce de l'innocence ou de l'inconscience ? Bienheureuse ignorance des enfants... Combien d'autres ont sollicité les faveurs de la statue paisible de Chimène sans jamais avoir de réponse à leur prière ? Une part de moi se demande ce que cette jeune femme en apparence si fragile peut bien avoir à nous offrir – je sais qu'elle n'a pas ce fanatisme ardent qui brûle au plus noir de l'âme des fils et filles de la Confrérie. Mais l'autre part de moi, celle qui s'est apaisée à la naissance de Sigal et qui s'est souvenue qu'elle se battait avant tout pour sauver les habitants d'Arven, cette part-là sait que Lucille saurait tout aussi bien faire périr les êtres que les guérir. Une promesse de vie nichée au cœur des ténèbres des Lames de la Nuit ? L'idée me séduit, et sa soif de connaissance m'a interpellée.

« Nous avons un très bon maître des philtres ici, mais vous devez bien comprendre qu'il ne distille guère que des poisons. Pour l'ordre de la Nuit, point de demi-mesure : soit nous revenons indemnes, soit nous ne revenons pas. Les soldats du Roi ne nous montrent pas plus de merci que nous n'avons de pitié pour eux. Savez-vous réellement qui nous sommes, Lucille Sombrefiole ? Vous êtes arrivée ici les yeux bandés, mais avez-vous vu notre véritable nature ? »

A-t-elle vu le sang et la mort ? Toute cette apologie de la souffrance et de la vengeance que nous respirons depuis la première heure de l'aube jusqu'aux derniers feux du crépuscule, ce chant sauvage qui appelle à la gloire et la revanche, ce hurlement de guerre qui déchaîne sur les fidèles de l'Usurpateur tout le courroux de l'enfer ? Que sait-elle de ce que nous avons sacrifié pour la survie de l'humanité, de ces vies que nous avons données, librement consenties, pour que demain Arven puisse retrouver sa magie ? A-t-elle aperçu les mille et une plaques d'argent sur les murs de la Tour, honorant la mémoire des Lames tombées au combat pour la cause ? Sait-elle qui je suis, et que l'enfant qui dort dans mes bras est née du sang et des larmes ?

« Regardez-moi, Lucille. Savez-vous qui je suis ? Que voyez-vous ? »

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MessageSujet: Re: Une ombre dans la nuit [Privé]   Mar 26 Fév - 14:59

"Ouais c'est bien vrai ça ! J'ai même cru que c'était une blague quand on me l'a dit... Enfin, tout ça pour dire que c'est bien trouvé quand même."

Lucille avait répondu avec un peu trop d'enthousiasme, mais sur le coup, elle avait été satisfaite de voir que même la grande je-sais-pas-quoi de la Confrérie Noire reconnaissait que les statues paraissaient innocentes aux yeux de la majorité du monde. Mais maintenant elle se sentait idiote. Elle avait beau faire semblant de rien, la jeune fille était de plus en plus impressionnée à chaque fois que cette dame prenait la parole. Elle faisait partie de ces gens qui pouvaient dire n'importe quoi, que ça paraissait intelligent et profond. C'était simple, depuis le début de cette discussion, la rouquine se rendait compte qu'elle ne faisait pas le poids face à elle. Aucune de ses paroles ne pourrait convaincre son interlocutrice, il lui restait la sincérité et la qualité de son travail pour se faire accepter dans ce groupe.

Et beaucoup de flexibilité.

"Ah mais ça me dérange absolument pas d'apprendre en pratiquant les poisons ! Non, non, tant que j'apprends quelque chose... Et votre maître des philtres aurait sans doute beaucoup à m'apprendre !"

Quant à leur "véritable nature", ça lui était égal. Tout ce qu'elle voulait, c'était poursuivre son apprentissage. Peu importe qu'elle fasse partie d'un groupe d'assassins ou autre, peu importe qu'elle produise des poisons pour eux. Le type de la Taverne de la Rose lui avait dit qu'ils "trempaient dans les trucs louches" mais même à ce moment là, elle n'avait pas eu une seconde d'hésitation. Tout ce qu'elle voyait c'était son projet personnel, son avenir. Mais son hôte insistait, elle lui ordonnait de la regarder elle lui posait à nouveau la question : non plus "qui nous sommes ?" mais "qui je suis ?" et Lucille en resta quelques secondes sans voix. En plus d'avoir l'air incroyablement intelligente, impressionnante et avec un charisme fou, cette personnalité de la Confrérie Noire - car elle l'était, Lucille n'en doutait plus - était vraiment très belle.

"Non..." souffla-t-elle enfin.

Puis elle reprit :

"Non, j'ai aucune idée de qui vous êtes. Et je vois ce qui est autour de moi : une jolie pièce luxieuse avec vous. Mais vous êtes quelqu'un d'important non ? En tout cas vous avez l'air... Même si je me demande comment quelqu'un d'important peut avoir à discuter avec moi... Enfin vous devez avoir vos raisons. Mais vous en avez pas un peu marre de parler avec une gamine ?"

Elle commençait à être très mal à l'aise et essayait de noyer ce sentiment dans un flot de paroles, mais ça ne marchait pas. Tout ce que ça faisait c'était l'enfoncer peu à peu. Elle essaya de se ressaisir : aussi importante et impressionnante qu'était la femme qui se tenait devant elle, elle avait décidé de l'accueillir et si Lucille ne méritait pas de lui parler, cette discussion n'aurait pas lieu. Cette pensée l'appaisa un peu, alors elle essaya de se rectifier, essayant de faire jouer la sincérité à défaut de l'intelligence :

"Pardon. C'est vrai que je suis un peu perdue, je ne sais pas si je devrais vous connaître, mais j'ai passé toute ma vie isolée du monde. Quoi qu'il en soit, quoi que vous soyez, vous ou votre guilde, je suis disposée à vous servir si j'ai mon apprentissage en contrepartie. Je ne reculerai pas, car apprendre aux côtés des meilleurs est mon désir le plus cher et peu importe s'il s'agit de poisons, si vous tuez des gens ou autre ! Moi ça me va."

Dès qu'elle parlait de ce qui la passionnait, elle avait tout de suite plus d'entrain et elle se sentit mieux. Oui, la sincérité était une bonne option, pour compenser.
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MessageSujet: Re: Une ombre dans la nuit [Privé]   Jeu 9 Mai - 18:55

Oh, précieuse sincérité – ô âme pure, si claire dans le scintillement de ton innocence. Chère, très chère enfant – sait-elle à quel point le regard droit de ses yeux fixés sur moi me rappelle la jeune fille que j'ai moi-même été, dans ce qui me semble être une autre vie ? Un instant, un flot de souvenirs me submerge, dans la félicité enfuie de ces années d'enfance où mon père vivait encore et où j'étais simplement Svanhilde, sans titre à assumer ni mission à accomplir. Un vent de nostalgie souffle soudain – mon coeur me rappelle avec une tristesse lancinante l'absence de ce frère qui m'a tout donné, tout appris – de ce père de ma fille qui est mort dans mes bras et dont j'ai dû porter les enfants, l'un mort-né et l'autre si fragile encore que j'en suis toujours traumatisée tant l'angoisse me dévore. Il émane du regard paisible de cette enfant une force tranquille qui nourrit ma flamme – sûrement n'en a-t-elle même pas conscience, mais la voir me rappelle pour quoi je me bats, et un sourire amusé, quoique légèrement attendri, vient fleurir sur mes lèvres.

« Alors, soyez la bienvenue parmi les rangs de la Confrérie, Lucille Sombrefiole. Le nom sous lequel vous serez connue sera.... Voyons... Ah oui ! Vous serez l'Éther. Je vais vous présenter à notre maître des poisons, qui saura vous employer à votre juste valeur et vous enseigner son art. Dans quelques jours, vous m'accompagnerez au palais – je vais vous présenter quelqu'un et vous placer parmi ses gens quelques temps. »

Parce que la Confrérie disparaîtra si ma mission réussit, et que je refuse de livrer cette innocente à la vindicte du peuple, je refuse de la laisser abandonnée dans la capitale sans la Confrérie pour l'accueillir et l'entourer. C'est à Castiel que je vais la confier – à Castiel et à son épouse dérobée aux sables du désert. En Sombreciel elle saura apprendre ce qu'elle doit savoir, et je sais que Joséphine suivra Sigal, comme Enguerrand et les autres Cielsombrois de la Confrérie. Si seulement je pouvais parvenir à délivrer Mélisande de sa geôle...

« Nous nous reverrons demain pour vous présenter à ceux que vous devez connaître. Pour le moment, vous allez retourner chercher vos affaires à la Taverne de la Rose, et reviendrez ici choisir vos appartements. Baudoin et Jodhaa vous accompagneront. »

Calant Sigal sur mon bras gauche, je tends à Lucille ma main droite, l'invitant à s'approcher de moi pour la saisir. Une fois ses doigts noués aux miens, je vrille mon regard dans le sien, m'assurant qu'elle comprend bien tout ce qui est en train de se passer.

« A compter de cette heure, Lucille Sombrefiole, tu es maintenant une Lame de la Confrérie, vouée à la nuit et aux ténèbres, l'instrument du Destin dans le jeu des ombres qui détermine l'avenir d'Arven. De par ta propre volonté, librement exprimée, tu es venue nous trouver et nous offrir ta dévotion : en tant qu'Oracle de la Confrérie Noire, je l'accepte et te fais le serment de te protéger de mon mieux tant que tu suivras nos lois. Tu as la parole de Svanhilde Nightingale, prononcée sur l'honneur du royaume dont je suis la souveraine. »

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