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 Queen of Troubles

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MessageSujet: Queen of Troubles   Queen of Troubles I_icon_minitimeDim 20 Jan - 10:04


Queen of Troubles

Take your eyes off me


  • Noms des participants: Cyselle d'Arven & Melsant de Séverac

  • Statut du sujet: Privé

  • Date: Août 802

  • Moment de la journée : Après midi

  • Saison 1, chapitre 5.

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MessageSujet: Re: Queen of Troubles   Queen of Troubles I_icon_minitimeDim 20 Jan - 11:15

Queen of Troubles 1173368702


    Pour une première fois, Melsant devait bien avouer que se balader dans le palais était assez impressionnant. Il devait faire d'énormes efforts de concentration pour ne pas jeter des regards curieux aux alentours, qui auraient pu le rendre suspicieux. Les gardes qui l'escortaient dans la salle d'armes n'avaient pas l'air commode, et ils ne pouvaient certainement pas se confondre avec des guides touristiques, ce qui rendait la promenade extrèmement frustrante pour le guerrier.
    Mais bon... Au final, c'était une fantastique opportinuité qui lui était donnée : il allait enfin faire partie des serviteurs proches de l'empereur, même si c'était à la disposition de l'un de ses courtisans. Il pourrait cotoyer la noblesse, pas comme l'un des leurs bien qu'il le soit, mais juste comme main forte prête à agir en cas de problème d'ordre majeur - à vrai dire, il ne savait pas encore ce qu'il ferait si jamais la magie se révèlait encore l'ennemi de cet évènement officiel.

    Quoiqu'il en soit, il laissa les sbires d'Augustus lui montrer leur sanctuaire, lui proposer des armes, lui ajuster une armure aux couleurs de Sombreciel, puisque c'était bien le Duc de Sombreflamme qu'il devrait protéger dans la foule des participants au mariage.
    Il fit chanter un instant les lames dans l'air, s'étonnant de leur finesse, de leur légèreté... Ces sabres étaient tout simplement les meilleurs qu'il eut porté. Augustus ne rigolait pas avec ses outils.
    Melsant jeta un coup d'oeil derrière lui, aux autres mercenaires engagés pour maintenir la sécurité, et envisagea malgré lui de les attaquer, imaginant dans son esprit les moindres mouvements qui lui libèreraient un chemin vers les couloirs, le trône... Le doigt d'Augustus.
    Trop dangereux, impossible.
    Il lui faudrait encore être patient.

    La chaleur s'insinuait moins dans le palais qu'à l'extérieur dans la ville, mais le Séverac grogna plusieurs fois sous son poids, retirant rapidement la tunique qu'il n'avait fait qu'essayer, pour appréhender son confort le jour venu.
    Il allait ranger également ses armes, lorsque des pas se firent entendre dans le couloir, des pas fluides, trop harmonieux pour être ceux d'hommes.
    La porte qu'il avait franchis en bonne compagnie des soldats s'ouvrit de nouveau, et une silhouette féminine se dessina sur le seuil, suivie de servantes presque aussi bien vêtues que leur maitresse.

      - Arf, pas elle... Soupira Melsant, ce cri lui sortant du coeur, irrepressible. Votre Altesse, déclara-t-il plus distinctement, en se penchant en avant comme ses frères d'armes, dont les regards n'exprimaient peut-être pas, cependant, le même agacement que le sien face à cette tâche.


    L'air devenait étouffant, dans cette pièce, maintenant qu'il le partageait avec cette femme qu'il détestait, de toutes les parcelles de son corps, tendu sous cette sensation. Il retenait à grand peine l'envie de se jeter sur elle, de la plaquer au sol et lui arracher ses parures, qu'elle arborait honteusement pour la seul raison qu'elle accèdait aux avances de son seigneur.
    A cette pensée, le dégoût qu'épouvait le Séverac grandit encore.
    Il le ressentait avec tant de puissance qu'il avait l'impression que sa sensation vibrait autour de lui, transpirait sur ses camarades, transparaissait à travers chaque geste qu'il faisait, pour se redresser et faire place à l'ennemie.
    Son masque de mensonges tremblait, et il craignait à présent, qu'à cause d'elle encore, il ne tombe complètement.
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MessageSujet: Re: Queen of Troubles   Queen of Troubles I_icon_minitimeMar 22 Jan - 14:39


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Une journée des plus banales commençait en cette matinée d'été. Un nouveau jours de convenance et de sourires hypocrites dans le théâtre ardent des faux-semblants. Des heures qui s'enchaineraient en l'habituel cours d'un long fleuve indolent d'habitudes. Je me tenais assise devant le miroir de ma chambre, j'observai Lorgol qui s'étendait au loin vers l'horizon, déployant ses Mille Tours effilées comme si elle voulait toucher du doigt le ciel. Si je ne les voyais pas, je devinais derrière les murs la population grouillante dans les rues déliées.Entre les camelots déployant leurs voix pour attirer le plus de monde autour de leurs étalages fumants et colorés, et les badauds en quête de découvertes. Entremêlement d'âmes entrelacées, se rencontrant au fil des ruelles bondées. Je pouvais presque sentir les fumets délicats des épices et des fleurs du marché que le vent entrainait jusqu'à mes appartements alors que le soleil d'un été brulant réchauffait l'air de ses rayons dorés, amenant dans la pièce une lumière aveuglante.

Je me décidai à sortir de mes appartements, profiter de la fraicheur ambiante qui régnait dans le palais et peut-être même glaner quelques informations ici et là. Ainsi je sortais de ma suite en compagnie de quelques servantes, traversant d'un pas léger les corridors marbrés, mon regard se promenant partout autour de moi, observant gestes et attitudes nobles qui me saluaient au passage, courbant l'échine devant la couronne qui brillait sur mes longues boucles dorées. Le bal routinier des salutations déguisées avaient commencé. Théâtre de faveurs désinhibées et d'hypocrisie camouflée. Des masques dévoilés derrière lesquels se terrent les desseins silencieux les plus enfouis sous les cœurs fardés, comme eux j'avais enfilé le masque de grandeur Impériale, fidèle et dévouée à la cause d'un Empereur Usurpateur. Chaque geste, chaque mot désormais emprunt de desseins fardés pour servir la cause rebelle. Mensonges et faux semblants comme des poignards à ma ceinture. Ma fierté abdiquée comme un bouclier contre l'adversité.

J'avançais le long d'un immense couloir dont les hauts plafonds m'écrasaient littéralement de leur grandeur assommante, tandis qu'autour de mes lies figure de pierre brillante représentant un Augustus conquérant.Autrefois, bien avant ma naissance ce n'était autre que la douceur de l'Impératrice Chimène. Alors que désormais ce n'était que la majesté malsaine que transpirait ces silhouettes immobiles dont les yeux brillants semblaient suivre chacun de mes pas, leurs iris immobiles possédant la même froideur que l'homme qui les avaient inspiré. Je détournais le regard, presque effrayée tant j'avais l'impression de sentir la dureté cruelle de ces yeux dans mon dos.Soudain, je remarquais que j’atteignais la salle d'armes. Ainsi que je me décidai à aller saluer les nobles guerrier fidèles à mon époux, occasion de plus de glaner des informations. Pourtant, je me stoppais à peine que je passais la porte de bois massive, mes yeux croisant le regard d'un homme pour lequel je n'éprouvais qu'une farouche haine.

Aussitôt; je sentais la chaleur monter dans la pièce où s'entremêlaient les effluves âcres de sueur de et de bois verni, chaleur étouffante, écrasante, bien plus que celle du soleil harassant qui dehors écrasait Lorgol de ses rayons brulants. Chaleur exacerbée par les émotions entremêlées à la simple vue de ce visage. Votre Altesse. déclara-il avant de s'incliner, son visage témoignant d'un agacement certain.Je tiquai, moi même n'était pas ravie de saluer ce rustre barbare, mais n'est-il pas de mon rôle d’honorer les fiers guerrier d'Arven ? Tristan de Sombreval c'est un .. plaisir Je marquai une pause, réprimant les tremblements de colère de mes mains alors que je sens bouillonner la fureur comme un feu ardent dans mes veines. Je ne dois pas faillir. Une impératrice ne faillit pas. Belle journée, n'est ce pas ? Mots simples qui sont comme du feu dans ma gorge tant il me coûte de les prononcer. Une discussion basique, sans le moindre intérêt. Mais des mots de feu, de braise. Je ne dois pas faillir.


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MessageSujet: Re: Queen of Troubles   Queen of Troubles I_icon_minitimeVen 25 Jan - 0:40

    Elle connaissait son nom. Ce détail déstabilisa un instant Melsant, qui ne pensait même pas qu'elle l'eut su un jour. Après tout, elle l'avait balayé de la main comme un cafard, lorsqu'il était dans l'arène, comme si sa performance n'avait pas même valu de verser le sang d'un de ses pairs. Ce Bohémont n'avait eu la vie sauve que parce qu'elle était intervenue pour interrompre le combat, devant son époux, niant ainsi les compétences guerrières du Séverac. La honte qu'elle lui avait infligée lui brulait encore les entrailles. La foule que Tristan Sombreval avait réussie à galvaniser ne pouvait que se ranger à l'avis de leur impératrice, et les Arvenniens avaient donc aussi, ce jour-là, détourné le regard de sa lame, pour suivre la fausse lassitude de leurs supérieurs. Son humiliation avait été publique, et il la ressentait parfaitement encore à cet instant, en croisant le regard bleu limpide de sa détractrice.

      - N'importe quel jour en vaut un autre pour mourir, répondit Melsant, sinistre, récitant là un adage de la classe des guerriers. Mais si je devais choisir, je préfèrerais toujours demain, ajouta-t-il, avec un pincement d'insolence dans le ton de sa voix.


    Il sentit frémir à côté de lui l'un de ses compagnons... Allait-il trop loin dans ses propos, en oubliant qu'il s'adressait à la femme la plus puissante d'Arven à ce moment ? Pourtant, quelque chose lui disait, dans le port orgueilleux de la jeune femme, qu'elle n'userait jamais de son pouvoir pour le faire taire, au risque de le laisser avoir le dernier mot. Elle trouverait d'autres moyens de lui répondre, pour démontrer qu'elle était plus qu'une couronne, plus qu'une simple courtisane, et que son talent ne venait pas uniquement de celui qu'elle déployait surement dans le lit d'Augustus.
    La pièce était plongée dans un silence angoissant, bien qu'il se veuille respectueux, et Melsant en profita pour renchérir.

      - Votre attention nous honore, Dame d'Arven... Poursuivit-il donc avec malice pour briser la glace, un sourire hypocrite fendant ses lèvres. J'avais cru comprendre pourtant que vous n'étiez pas passionnée par les combats... Peut-être êtes-vous d'une trop douce nature ?


    Cette fois-ci, un des gardes lui asséna un coup dans le dos, lui rappelant violemment sa place aux pieds de l'impératrice. Melsant se retourna pour lui lancer un regard noir, mais ne protesta pas plus : il devait se concentrer sur son plan, il ne pouvait pas tout gâcher pour une blonde prétentieuse, qui avait décidé de faire l'épine dans sa botte.
    Ses prunelles sombres se reposèrent donc sur elle, avec défi.

      - Pardonnez-moi ce compliment maladroit, j'ai été privé de sang depuis trop longtemps... S'excusa le Séverac, incapable de se priver d'une nouvelle pique en référence à leur première rencontre, en se faisant passer pour l'animal qu'elle l'imaginait surement être.


    Oui, il n'était surement que ça pour elle, une brute de plus, un pauvre assoiffé de meurtre, une créature qui n'avait de valeur que dans le sable de sa prison d'applaudissement. Cette constatation exaspérait Melsant au plus haut point, comme si la simple idée de ce qu'elle puisse penser éveillait en lui les instincts bestiaux - qu'elle lui soupçonnait sans doute.
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MessageSujet: Re: Queen of Troubles   Queen of Troubles I_icon_minitimeDim 3 Mar - 10:08


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Le sang. La sueur. Le cuir élimé. Effluves âpres entremêlées qui venaient titiller mes narines dans cette pièce où les fiertés débridées de fiers guerriers s'affrontaient au son clair des épées entrechoquées. Je n'étais que peu rentrée dans cette pièce qui ne m'évoquait que cris et douleur. Une grande pièce où les guerriers s'affrontaient par petits groupes ou alors s'entraînaient contre des mannequins de bois et de cuir - figures inanimées aux airs humanoïdes qui n'étaient pas sans m'évoquer des pantins de bois que les camelots des marchés de Lagrance affichaient sous le nez de la petite fille que j'étais - Pourtant, ce pantin là n'était guère un simple jouet pour enfants. Le jouet de chiens aimant à le déchiqueter de leurs lames pour mieux accroitre leur bestialité.

Je n'avais jamais aimé la guerre et les armes. Trop de mort. Trop de larmes. Trop de douleurs. Trop. J'avais vu les enfants orphelins aux parents arrachés par le feu ardent de guerres sans merci, les veuves éplorées et les martyrs aux cœurs détruits. Trop de sentiments ardents auxquels nous les Lagrands répondions de par le pacifisme et les armes de l'Esprit. Mes armes n'étaient d'autres que les mots et la séduction pour combattre dans l'ombre l'usurpateur Augustus. Mon regard continuait de fixer le guerrier de Sombreval. N'importe quel jour en vaut un autre pour mourir Je tiquai intérieurement. Un adage guerrier, j'avais bien des fois entendu Alaric le prononcer. Mais si je devais choisir, je préfèrerais toujours demain Une légère pointe d'arrogance. Un léger sourire amusé se dessina sur mes lèvres, écho paradoxal aux sentiments de haine brulante qui embrasaient mes entrailles. Un guerrier balancé dans l'arène contre un homme qui habitait mes pensées. Un désir de sauver le jeune Bohémont que je n'avais pu refouler. Ma fierté alors mise à mal par une inquiétude sans nom, me forçant à supplier aux pieds de l'empereur sa pitié, et voici le début d'une animosité partagée.

Votre attention nous honore, Dame d'Arven ... J'avais cru comprendre pourtant que vous n'étiez pas passionnée par les combats... Peut-être êtes-vous d'une trop douce nature ?
Je sentis un frisson parcourir la pièce parmi mes soldats ainsi qu'un cri léger derrière moi, issu de l'une de mes dames de compagnies. Je lui lançai un regard pour lui intimer le silence tandis qu'un des guerriers lança un coup dans le dos du jeune homme pour le faire taire. Je restai quelques instants à le regarder en silence, le défiant d'un regard brillant de rancœur entremêlée d'une haine désavouée. Le dégout devant un homme qui n'avait d'humain que les traits tant il semblait prendre plaisir à faire couler le sang dans cette arène de mort. Pardonnez-moi ce compliment maladroit, j'ai été privé de sang depuis trop longtemps...❞ J'haussai les sourcils. Bien-sur. répondis-je d'un ton glacial. Je pris le temps de balayer la pièce des yeux, observant les cibles de paille marquées de rouge où des flèches étaient encore plantées ainsi que les armes rutilantes posées sur des présentoirs de bois vernis. Le sang vous manque comme les époux manquent aux veuves éplorées par la guerre. Comme les pères manquent aux orphelins des armes ... A chacun sa peine. Une pique. Encore. Coup de poignard de l'ombre. Les mots sont des armes.

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MessageSujet: Re: Queen of Troubles   Queen of Troubles I_icon_minitimeDim 10 Mar - 4:05

    Oh, comme elle le juge mal ! Melsant serre les poings, plus fort, jusqu'à ce que ses phalanges deviennent douloureuses... Elle se moque, elle ne sait rien. Parce que oui, il ressent un manque, un manque honorable et pur comme elle ne l'en croit pas capable : il regrette chaque jour la présence de ses soeurs à ses côtés, de leurs rires communicatifs, de leurs attentions envers lui. Il souffre bien plus de cela que des blessures qu'il essuie lors de ses combats... Mais comment le saurait-elle, elle qui l'a condamné d'une simple saute d'humeur ?
    Le Séverac voudrait lui hurler la haine qu'il ressent, le mépris qu'il a pour ses mots qu'elle lui jette au visage, et qu'elle ne peut appliquer à elle-même : car quelle peine éprouve-t-elle alors qu'elle domine tout Arven ? Elle n'est qu'un monstre de luxure, une catin soumise au plaisir d'Augustus, qui le dégoûte par des insinuations déplacées.
    Le Séverac voudrait lui crier que c'est avec ce genre de raisonnement égoïste que les puissants de ce monde se détournent de la misère du peuple, car leur peine ne concernent qu'eux comme elle le dit si bien, si légèrement alors que le sujet est si grave.
    Mais il ne dit rien par des mots, aucun son ne sort de sa bouche, rendue muette par les regards insistants des gardes, menaçants. Il n'échouera pas une deuxième fois à cause de cette femme, qui ne mérite aucunement son attention... Il aimerait pouvoir l'ignorer, tout simplement, au lieu de s'enflammer à chaque fois que son regard croise le sien, détesté.
    Elle ne peut être dupe cependant, car il la toise avec des braises dans ses prunelles sombres, promesses de tout le mal qu'il voudrait lui infliger, pour la honte qu'elle fait peser sur lui.

      - Je ne saurais dire mieux, répondit donc Melsant, en tentant de retrouver son calme. Je ne suis qu'un humble guerrier, je ne connais rien à l'esprit, ni aux tourments des âmes que vous évoquez si bien, et dont je vous laisse la seule juge incontestée.


    Encore une provocation déguisée, sous l'insulte : si elle est aussi prétentieuse et arrogante qu'elle semble l'être, elle ne relèvera surement pas l'ironie dans cette déclaration. Elle se satisfera de son pouvoir, de la présence de ces témoins qui l'entourent et la protègent : jamais elle ne se tiendra seule devant lui, pour lui tenir tête dans un véritable débat.
    Melsant la défierait, s'il le pouvait, de faire preuve d'un tel courage, et de lui permettre de s'exprimer en toute impunité, pour montrer dans un véritable affrontement qu'elle avait bien le caractère qu'elle arborait en couronne.

      - Si vous permettez, votre grandeur, je vais me retirer pour vaquer à mes rustres occupations, en espérant vous retenir cette fois par mes prochaines performances dans l'arène... Il se fendit d'une sorte de révérence disgracieuse, pour prendre congé, évoquant encore le combat qu'elle avait écourté devant Augustus, par prétexte d'en être lassée.


    Il s'attarda un instant sur son visage impérial, insistant, comme pour la mettre au défi de le croiser avant dans une lutte verbale qui ne concernerait qu'eux : mais il craignait déjà, néanmoins, qu'elle ne devine chez lui une certaine éducation, en lui permettant de l'exprimer loin d'oreilles indiscrètes.
    Passant la porte sans attendre de réponses, estimant qu'il était de son devoir et des espoirs de tous de le voir quitter les lieux, Melsant se sentit soudain perdu... Que voulait-il ?
    Il ne savait plus rien, seulement que son ventre grognait de colère, d'une force qu'il n'avait que rarement ressenti auparavant : Cyselle d'Arven avait éveillé en lui des instincts qu'il avait du mal à contenir, et qui se seraient surement libérés s'il lui avait tenu tête plus longtemps - à son désavantage.
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MessageSujet: Re: Queen of Troubles   Queen of Troubles I_icon_minitimeMer 13 Mar - 16:21


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Incompréhension. Haine. Faux semblants. Rancœur. Entremêlement de sentiments aux goût âpre et amer sur ma langue. Flamme brulante, ardente qui embrase chaque parcelle de mon corps, faisant trembler mes mains et battre mon cœur, tandis qu'une boule de nervosité débridée se forme dans mon ventre. Intérieurement je ris. Aurais-je cru un jour éprouver de tels sentiments ? Ces émotions exacerbées envers un seul et même homme que je connaissais à peine, un homme avec lequel je n'avais jamais échangé que de brèves paroles. Non. Si l'on m'avait dit enfant que je parviendrais à haïr autant, je ne l'aurais pas cru. Mais c'était avant, avant que je n'entre dans cette danse macabre des courbettes et des mondanités, arborant ce masque rutilant de soumission et de dévotion. Le masque d'une courtisane des plus fidèle, aux desseins aussi noirs que ceux de l'Empereur pour lequel j'avais juré fidélité, courbée à ses pieds. Courtisane plus épouse. J'avais abdiqué ma fierté. Scellés mes rêves. Enfouis mes désirs. Tout ça pour courber l'échine face à cet homme que je haïssais. Avant. Oui, j'avais laissé une partie de moi dans ce combat. L'enfant candide, aimante et naïve

Aujourd'hui, je les ressentais pleinement. Ces sentiments néfastes, destructeurs. Une haine viscérale comme un feu qui me consume chaque fois que mes yeux tombent sur le jeune Sombreval, un guerrier ne cherchant que la reconnaissance de l'Empereur Usurpateur en répandant le sang sur le sable de l'arène. Je ne comprenais pas. Pourquoi tuer pour le simple plaisir, où même pour la reconnaissance ? Non, je ne comprenais pas. Je ne saurais dire mieux, je ne connais rien à l'esprit, ni aux tourments des âmes que vous évoquez si bien, et dont je vous laisse la seule juge incontestée. Je fronçais les sourcils. Une pique. Encore. Sous-entendus à peine masqués. Sous les sourires polis, nous étions deux chiens nous tournant autour, les babines retroussées sur les crocs menaçants. Si vous permettez, votre grandeur, je vais me retirer pour vaquer à mes rustres occupations, en espérant vous retenir cette fois par mes prochaines performances dans l'arène... décalra-il en s'inclinant de façon ostentatoire, mille provocations contenues dans ce simple geste, puis ses yeux se tournèrent vers les miens alors que nous nous toisions dans un silence tendu. Les regards ne se quittaient pas. Embrasés de colère et de ressentiments entrelacés. Une véritable fournaise brulant au fin fond de nous prunelles sombres. Je savais qu'il parlait de ce jour. Jour où j'avais exercé de mon pouvoir pour sauver le jeune de Bohémont, prise en pitié de cet homme pour lequel mon cœur semblait éprouver plus de sentiments que raison. Le jour où tout avait commencé.

Les minutes passèrent alors dans un silence empli de tension, palpable. Un silence tel que l'on pourrait presque entendre les battements frénétiques de nos cœurs emplis de rage. Instants exacerbés. Où les émotions semblent se décupler, s'embraser. Soudain, Sombreval quitta la pièce. Un bref instant, je restai là puis je soupirais. Non, cela ne se finirait pas ainsi. Le voile devait se déchirer. Les mots devaient tomber. Qu'importe le prix. Ainsi, je quittai à mon tour la pièce, suivie par la horde de courtisanes et de soldats, éberlués. Laissez nous. L’ordre est clair. Sans appel. Un bref instant, ils échangèrent des regards étonnés, puis quittèrent le corridor en s’échangeant des murmures fébriles. Aussitôt, je me rapprochais de Sombreval pour me placer face à lui. Vous savez que j'aurais pu vous faire arrêter pour tout ça ? Je marquai une pause, balayant la pièce d'un regard circulaire pour m'assurer que nous étions bien seuls. Pourquoi tant de haine ? Il est clair que les sentiments qui nous animent sont loin d'être des plus ... amicaux, dirons nous. Vous m'en voulez, cela semble évident. Je ne comprends guère votre attrait pour la guerre, cela ne l'est pas moins; Mais comment en sommes nous arrivés là ?

HS : Je ne sais pas si tu voulais clore le rp en le faisant partir Kirby ♥ Dans ce cas dis-le je changerais ma fin. Hihi
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