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 Un goût de liberté (Terminé)

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MessageSujet: Un goût de liberté (Terminé)   Mer 13 Fév - 14:42




26 septembre 802
Un goût de liberté...
  • Nom des participants : Thilbalt d'Ambremont & Mélisande de Séverac
  • Statut du sujet : Privé
  • Date : 26 septembre 802
  • Moment de la journée & météo : en milieu de journée, le soleil est bien haut dans le ciel mais ne réchauffe pas
  • Saison 2, chapitre 1





Dernière édition par Mélisande de Séverac le Dim 17 Mar - 16:21, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Un goût de liberté (Terminé)   Mer 13 Fév - 15:01

Mélisande déambulait dans les rues depuis près d’une heure maintenant, comme une enfant qui s’y serait rendue pour la première fois. Melsant l’avait priée d’être prudente, de ne pas délaisser une seconde sa cape, de ne pas montrer son visage, si elle voulait qu’il la laisse pendant un instant profiter des lieux sans l’accompagner. Elle avait promis, quelque peu effrayée de se retrouver seule pour la première fois depuis la fin de sa captivité, pour la première fois depuis qu’il l’avait retrouvée et extraite des geôles dans lesquelles elle avait séjourné pendant huit long mois. Sans doute aurait-il mieux fait d’accompagner la jeune femme distraite, contemplant pour la première fois depuis très longtemps le monde tel qu’il était réellement, sans l’emprise des drogues, sans se déplacer furtivement pour accomplir une quelconque mission pour la Confrérie. Elle était sur ses gardes, mais étrangement détendue au milieu de la foule danse qui se pressait dans la rue où elle se trouvait, émerveillée par les couleurs chatoyantes qui régnaient autour d’elle, par la vie qui continuait, bruyante, infatigable, impossible à arrêter, comme s’il ne s’était rien passé il n’y avait même pas un mois de cela.

La jeune femme papillonnait, incapable de contenir la lueur qui brillait dans ses yeux, le sourire qui ornait ses lèvres. Qu’il était bon de recouvrer sa liberté, de redécouvrir des choses anodines comme cette ambiance dont elle avait été privée de longs mois. Plus rien ne comptait en cet instant, ni Ingmar, ni Augustus, ni Waldemar, ni même son frère et sa sœur qu’elle n’avait pas revus depuis bien longtemps, seul le soleil qui tombait sur ses épaules, bien que pas très chaud, seule la rue débordante de vie et de bruit, avaient de l’importance à ses yeux. Elle avait du mal à s’y réhabituer, après n’avoir eu pour seule compagnie que des gardes en nombre limité, lui adressant à peine la parole, et les cris des autres prisonniers, de leur folie ou des tortures qu’ils subissaient.

Sa normalité était tout autre, elle était morne, terne, désolante, et elle devait apprendre à apprivoiser la normalité qui s’offrait à elle maintenant. Il lui faudrait du temps, mais elle y arriverait surement. Elle l’espérait fortement. Melsant l’y aiderait. Il avait été incroyablement attentionné envers elle, manifestant une inquiétude à son égard à laquelle Mélisande ne s’attendait pas. Il fallait dire qu’elle avait perdu la réalité des choses depuis bien longtemps, depuis le funeste jour où Waldemar avait été dérobé, ou Augustus avait posé ses mains sur elle… Elle frémit à ce souvenir, et s’immobilisa sans prévenir, se faisant heurter par un homme et tombant au sol, s’humiliant devant les gens présents. Sa cape tomba sur le sol, dévoilant son visage qu’elle s’était efforcée de cacher comme Melsant le lui avait demandé. Elle n’eut pas le réflexe de la rattraper, désemparée, encore sous le choc causé par la collision à laquelle elle ne s’attendait pas, n’ayant pas le réflexe de se relever non plus.
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MessageSujet: Re: Un goût de liberté (Terminé)   Jeu 14 Fév - 8:45

Pour toi, les temps sont durs… Ils le sont pour tout le monde mais pour la première fois depuis très longtemps, tu t’autorises un peu d’égoïsme. Le mois qui s’est écoulé t’as profondément marqué et si physiquement, tu ne présentes presque plus de séquelles, mentalement, le constat est différent.
Tu n’as pas passé une bonne nuit de sommeil depuis que l’on t’a sorti des décombres du Palais Impérial. Chaque nuit, tu les entends, ces gens dans ta tête… Leurs conversations, leurs appels mais tu es bien incapable de faire le tri et surtout, tu es bien incapable de les bloquer. Quel que soit la nature de ton sommeil, tu les entends encore et toujours. Tant et si bien, que tu accueilles avec joie chacun de tes réveils avant de te rendre compte que tu es mentalement épuisé. Car si ton corps est reposé, toi, tu ne l’es pas. La seule chose qui trahit la piètre qualité de ton sommeil, ce sont tes yeux fatigués.

Alors oui, tu as échappé à Avryn et ses bons soins. Tu en as assez car le guerrier en toi s’insurge. Tu n’es pas en sucre, tu n’es pas une frêle chose à protéger. Oui… tu en as vraiment assez. Toujours armé et dans ta tenue de guerrier, tu es parti arpenté les rues de Lorgol. Quelques ruines ont été rebâties, mais les stigmates sont là. Tu n’es plus à ta place ici. Tu as perdu ta Reine et tu dois maintenant retrouvé ta princesse, mais pour l’heure, tu es encore à Lorgol. Tout n’est pas prêt pour votre départ, car Avryn viendra avec toi, comme toujours.
Tout cela t’agace, un rien t’agace en vérité, tu as les nerfs à fleur de peau. Ton humeur n’a jamais été aussi mauvaise tes réflexes n’ont jamais été aussi vifs pourtant. Tout en toi semble ressortir plus fort et plus violemment. Tu commences à perdre son sang froid pour un oui ou pour un non et cela ne t’aide pas à t’apaiser.
Tu aspires à trouver le sommeil mais tu le crains aussi. Tu as encore ta raison, tu parviens toujours à réfléchir et analyser mais tu ignores pour combien de temps. Tu t’épuises et tu le sais, tu le sens. Tu vas devoir trouver une solution bien que pour l’instant, tu n’ais aucun élément de réponse en ta possession.

Dans les rues, tu marches, toujours droit et toujours fier. Tu restes une menace pour quiconque tenterait de se mesurer à toi mais là encore… pour combien de temps encore. Tu es devenu bien plus bourru qu’avant, tu es hargneux même parfois… Aussi, quand cette fille te percute de plein fouet, tu grognes à moitié avant de poser tes yeux sur elle.
Ce visage, tu le connais et tu mets quelques instants à t’en souvenir. Tu l’as souvent vu au Palais. Mélisande de Séverac ou Mélusine de Séverac, tu es bien incapable de faire la différence mais tu sais au moins qu’elle n’a rien à faire seule dans les rues. Heureusement qu’il reste en toi du bon sens. Tu lui reposes la capuche sur la tête et l’aide à se relever avec un peu trop de force. On dirait bien que le peu de tact dont tu étais capable s’effiloche au fil du débit des voix que tu entends quand le sommeil te gagne.

- Vous devriez être plus prudente par les temps qui courent. Ta voix a également pris une sonorité plus dure bien malgré toi. Tu aurais pu essayé d’y mettre un peu de douceur mais sur le coup, tu n’y avais même pas songé un seul instant.


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MessageSujet: Re: Un goût de liberté (Terminé)   Jeu 14 Fév - 10:15

Elle retrouvait tout juste ses esprits que quelqu'un remettait sa capuche sur sa tête et la relevait avec brusquerie. Cela suffit à la jeune femme pour perdre toute bonne humeur et paniquer. Qu'allait lui faire cet homme qu'elle ne connaissait pas, qui l'avait relevée avec une poigne trop forte à son goût ? Si Mélisande s'était construit une carapace quand elle était dans la confrérie, celle-ci s'était brisée durant son emprisonnement alors qu'elle était à la merci d'Augustus et de ses gardes, alors qu'elle craignait leurs violences physiques, alors qu'elle craignait qu'Augustus en personne ne vienne la blesser, une seconde fois.

Elle n'était, au fond, rien de plus que la jeune fille rêveuse et calme qui vivait à Séverac avant de partir à la recherche de leur bien dérobé. C'était pour ça qu'elle s'était laissée repérer, avait été bousculée. L'assassin en elle n'aurait jamais fait cette erreur. Elle frémit à cause de ce contact rude et de cette voix agressive, craignant le pire.

« Vous devriez ne pas vous mêler de ce qui ne vous regarde pas, et me laisser tranquille. »

Elle s'était efforcée d'adopter une voix assurée, provocatrice, désagréable : sans succès. Elle tremblait comme une feuille que le vent malmène pour la séparer de son arbre, et était en proie aux prémices d'une sérieuse crise de panique causée par les mouvements bourrus de l'homme en face d'elle, qui démontraient bien qu'il pouvait en un instant la maitriser et faire ce qu'il voulait d'elle. Oh ! jamais elle n'aurait du sortir sans Melsant, quelle idiote !

Elle dévisageait son bourreau, apeurée, envisageant de s'en aller en courant, tout en sachant pertinemment qu'il n'aurait qu'un geste à faire pour la garder auprès de lui, captive. Elle se sentait en danger, sans possibilité de s'en sortir. Cet homme avait réussi en un seul geste, une seule phrase, à briser Mélisande. Tous ses mauvais souvenirs surgissaient à nouveau. Le vol de Waldemar. L'accouplement forcé avec Augustus. La mort d'Ingmar pour elle. Les rires et les remarques graveleuses des gardes, leurs regards et leurs corps emplis de désirs en la contemplant, leur attitude obscène, la douleur de se sevrer de la drogue, les hallucinations, les cauchemars. Il avait suffit d'un homme, d'un geste, d'une peur un peu trop vive pour faire revenir à la surface toutes celles qu'elle tentait de refouler.

Elle n'était plus qu'une proie acculée par son chasseur, sans défense, sans avenir. Et elle était figée, incapable de penser à une manière de se sortir de là, de se sauver. Tu vas mourir ici, scandait une voix dans sa tête, désagréable, comme si sa logique lui parlait. Elle ne verrait plus jamais sa soeur tant aimée, Mélusine, ni son frère dont elle se languissait tant, Melbren. Et Melsant, Ô, Melsant, il serait fou de colère et la haïrait dans sa tombe. Elle envisagea un instant de crier, mais il était évident que personne ne l'aiderait. Alors seulement, elle s'approcha de son assaillant, lui offrant sa vie.

« Je vous laisse me faire ce que vous voulez, je ne suis pas en mesure de lutter de toute façon. Faites le vite, s'il vous plait, que je ne souffre pas trop. Mon corps, ma vie, sont à vous. »

Elle réprima difficilement un hoquet de dégoût et un sanglot, prête à renoncer la vie, prise dans une crise de paranoïa.


Dernière édition par Mélisande de Séverac le Sam 16 Fév - 7:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un goût de liberté (Terminé)   Ven 15 Fév - 12:39

Le monde et la vie t’avait agressé et presque un moi après, tu avais toujours la sensation d’agression au dehors. Parfois, il t’arrivait même de te cloîtrer pour n’entendre plus aucun son. Une illusion de calme et de silence, tu en avais conscience mais cela compensait tes piètres nuits. Car si au début tu t’étais cru fou, maintenant, tu comprenais un peu mieux ce qu’il en était.
E si tu admettais ton sort, tu n’arrivais cependant pas à l’accepter. Tu n’étais pas prêt, tu ne l’aurais jamais été du reste. Rien n’aurait pu te préparer à ça et en plus de tes nuits massacrées, tout cela te mettait dans une position fâcheuse. À quoi bon entendre tout ces gens si tu ne pouvais rien faire. L’impuissance et l’absence de contrôle ne te réussissais pas le moins du monde. Pas plus à l’origine qu’au jour d’aujourd’hui…

Marcher ne t’avait que peu apaisé dans le passé et dans ces ruines, tout cela t’apaisait encore moins. Par ailleurs, percuter quelqu’un ne te réjouissait pas, tes interactions avec les autres étant relativement limitées depuis quelques temps en raison de ton humeur changeante et de ta situation.
Tout ce que tu avais eu envie de répondre, c’était qu’elle regarde où elle posait les pieds mais en vue des circonstances, tu n’avais rien dit, bien conscient que ton attitude n’était pas très honorable. Sa voix peu assurée, son attitude bancale. Tout en elle trahissait un manque flagrant de capacité à se protéger du monde. Tu ne pouvais guère comprendre bien sûr. Tu n’avais jamais été ainsi et ne le serait sans doute jamais. Toi, sans défense ? Il faudrait que tu sois inconscient pour que cela se produise un jour. Tu t’étais toujours juré de vendre très cher ta peau si un jour tu devais y passer.

Son petit discours sur le fait que tu pouvais faire ce qu’il te plaisait tant que tu le faisais vite te laissa bien malgré toit indifférent. Il y a un mois, tu aurais agi d’une bien noble façon mais tes manières s’était diluée dans ce qui t’était arrivé et tes heures de sommeil massacrées.
Tu manquais de tact, tu en manquerais encore et ça n’étais certainement pas prêt de s’arranger.

- Je ne compte rien faire de vous ou de qui que ce soit d’autres. Par tous les Dragons, ne soyez pas si mélodramatique et reprenez vous ! Je ne suis pas un monstre, juste un guerrier alors un peu de dignité. Oui, tu donnais des leçons de dignité, toi… Toi le noble qui n’avait toujours pas récupéré tes terres. Tu savais vaguement qui elle était et tu ne tolérais pas forcément qu’une noble puisse ainsi se laisser aller.

Tu n’eus pas de geste brusque, tu la scrutais tout simplement de tes yeux fatigués malgré ton esprit alerte. Au moins pouvais-tu enfin jurer à ta manière. La chose était rare et démontrait mieux que tout le reste que tu n’étais pas dans ton état habituel. Si tu manquais parfois de délicatesse, la diplomatie était pourtant un de tes talents, talents qui semblaient avoir fondu comme neige au soleil, dilué, comme ta personne, dans cette étrange et dérangeante capacité qui était désormais tienne et à laquelle tu ne comprenais presque rien.


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MessageSujet: Re: Un goût de liberté (Terminé)   Sam 16 Fév - 7:53

Alors qu’elle était là, à sa merci, il ne la malmena que plus, tout en instaurant une notion assez relative de confiance. Peut-être n’allait-il pas lui faire du mal, après tout. Elle était moins apeurée, mais pas rassurée pour autant. Sans même le réaliser, il s’était affaissée face à lui, courbée, synonyme flagrant de la peur qu’il lui avait inspiré. Ses paroles lui tirèrent une grimace de fureur. Il estimait qu’elle manquait de dignité ? Comment aurait-elle pu être plus digne qu’en lui tenant tête, l’implorant uniquement d’agir avec rapidité, alors qu’elle craignait qu’il ne mette fin à ses jours ? Elle avait eu le courage d’affronter le pire en face, malgré la peur qui l’envahissait, malgré la terreur qui la figeait, quoi qu’il en dise.

Elle se redressa, le défiant du regard. Nul n’insulterait ainsi une jeune femme de Séverac. Peu importe sa fragilité et son incapacité à se défendre contre lui s’il décidait de lui faire du mal, son orgueil était intact même si elle l’oubliait par moment, et elle refusait de laisser passer un tel affront.

« Si vous n’étiez pas un monstre, Monsieur, vous vous comporteriez moins gauchement, et vous ne m’auriez pas fait mal en me relevant comme si je n’étais qu’une vulgaire poupée de chiffon. Vous ne m’auriez jamais effrayée comme vous venez de le faire. Et quant à la dignité, je ne vous dois rien. Je suis issue d’une famille respectable, et ce que vous pouvez penser de moi ne m’importe peu. Sachez, cependant, qu’affronter ses peurs et ne pas fuir son destin comme je viens de le faire n’est pas synonyme de manque de dignité, Monsieur. »

Elle avait presque craché ce dernier mot, d’une manière peu séante pour une jeune femme comme elle, mais le mépris l’avait gagné au sujet de cette personne. Elle ne lui laissa pas le temps de répondre, reprenant rapidement la parole.

« J’aurai pu essayer de me battre contre vous, tout en sachant que c’était un combat perdu d’avance, et ainsi me faire remarquer et avoir le déshonneur d’être battue par vous. Le manque de dignité vient de vous qui, bourru comme vous l’êtes, effrayez les gens. »

D’apeurée, elle était devenue agressive, mise en colère par les leçons que cet individu se permettait de lui donner, sans même la connaître. De quel droit pouvait-il juger sa façon d’agir, alors qu’elle se sentait acculée, face au danger sans ne rien pouvoir faire ? De toute évidence, il avait toujours été en position de contrôle, en position de force, et ne connaissait pas celle de proie. L’espace d’un instant, elle avait envisagé de lui faire payer. Reprendre ses habitudes d’assassin. Mais il n’avait rien fait. Il n’était pas coupable, et elle ne s’attaquait pas aux innocents.

« Si vous étiez digne, vous auriez commencé par décliner votre identité, au lieu de vous comporter comme si je n’étais qu’une vulgaire poupée inconsciente. »
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MessageSujet: Re: Un goût de liberté (Terminé)   Dim 17 Fév - 6:45

Tu étais vraiment d'une humeur massacrante, cela ne te ressemblait pas le moins du monde mais tu avais bien du mal à contrôler ton humeur. Tu osais à peine imaginer ce que ça serait à l'avenir. Mais le sommeil n'était pas seul responsable si tu voulais être tout à fait juste. Ta jambe te faisait encore souffrir, ton bras aussi même si tu donnais bien le change. Tu boitais légèrement, masquant au mieux ces faiblesses même si pour cela tu devais te faire mal ou détourner l'attention.
Quand Avryn te parlait de ça, tu avais tendance à t'énerver bien malgré toi. Ces derniers temps, tu avais des difficultés à gérer ce qui t'arrivait et rien ne changerait tant que tu ne retrouverais pas un semblant de contrôle sur ta vie. Te mettre au service de ta Princesse arrangerait déjà considérablement les choses et surtout, t'occuperait. Te remettre à ton travail, tenter de récupérer tes terres... Voilà qui seraient de très bonnes choses.

Tu écoutais ce qu'elle avait à te dire. Tu ne te voyais pas t'excuser pour ce qui venait de se passer, pourtant, tu avais peut-être quand même quelques comptes à rendre. Tu n'avais pas été très agréable, c'est vrai. Il fallait le reconnaître. Elle n'avait pas l'air de vouloir s'arrêter de si tôt et donc, tu te taisais, attendant qu'elle déverse sa verve. Tu n'avais rien de mieux à faire après tout et il te faudrait recommencer à entendre ce genre de discours ou du moins, écouter parler.
Tu n'étais pas d'accord avec le déshonneur bien sûr. Pour toi, combattre était devenu une seconde nature. Mourir au combat était peut-être la seule mort que tu accepterais désormais ou alors, une mort honorable de ce genre. Quoi qu'il en soit, ton honneur, tes valeurs t'obligeaient à te justifier malgré ton humeur. Les de Séverac était une famille autrement plus puissante que celle dans laquelle tu avais été élevé.

- Il n'est pas dans mes habitudes de m'excuser pour mon attitude mais je vous concède que je n'ai pas agi comme il le faudrait et que ça n'était pas très honorable de ma part de réagir ainsi. Quant à mon identité, je suis Thibald d'Ambremont. Je vous fais donc mes plus plates excuses, ma Dame. Tu aurais pu ajouter ancien seigneur des terres d'Ambremont mais cela te semblait superflu, tes terres ne t'appartenaient plus depuis trop longtemps et surtout, tu n’avais rien à prouver à personne, plus depuis longtemps. Sauf peut-être à toi-même.

Malgré tes réticences, tes vieilles habitudes avaient quand même réussi à percer cette nouvelle carapace de mauvaise humeur et tu t’étais incliné comme il se doit sans pour autant attirer l’attention sur elle qui n’aurait sans doute pas dû se balader dehors seule. Malheureusement, tu ne pus retenir malgré tout tes efforts de réagir sur ce qu’elle avait dit à propos de la dignité. Digne, tu l’étais et malgré tout ce qui t’arrivais, tu ne tolérais pas plus aujourd’hui qu’hier que l’on remette ça en cause. Mais tu te tus, comme tu l’avais toujours fait. Tu n’étais pas orgueilleux, tu aurais aimé que l’on voie en toi ce que tu avais été.
Hélas, peut-être méritais-tu largement ce qui t’était dit étant donné la manière dont tu avais réagi au mariage de Lisbeth d’Outrevent. Pas très digne comme attitude pour un noble, ou plutôt, pour un ancien noble. Ta fierté, il te fallait la ravaler comme tu le faisais depuis plus d’une décennie. La seule différence avec le passé, c’est que tu n’étais pas d’humeur, ce qui ne simplifiait pas ton contrôle de toi-même.


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MessageSujet: Re: Un goût de liberté (Terminé)   Mar 19 Fév - 5:03

Thibalt d'Ambremont. Évidemment, Mélisande avait déjà entendu ce nom. Il était de ceux dont elle avait du se méfier plus d'une fois, en mission pour la Confrérie. N'était pas un seul assassin qui regarderait d'un oeil incertain les guerriers. Elle n'avait jamais été réellement confrontée à lui, cependant, mais elle le connaissait. Et elle ne put que reconnaître l'éducation qu'avait reçu cet homme que la force des choses avait transformé en guerrier bourru et peu amical comme elle venait de le voir… ou comme elle le supposait. Elle fut apaisée par ses excuses.

Peut-être ne lui voulait-il aucun mal, en fin de compte, et ne méritait-il pas son courroux. Elle inclina légèrement la tête, en signe de respect, et s'apprêta à décliner son identité à son tour, ou du moins partie de celle-ci, mais elle fut arrêtée par la réalisation qu'elle était en pleine rue, soumise à l'oreille de qui voudrait bien écouter, et que ça n'était qu'imprudent. Elle lui attrapa le bras, et l'éloigna dans une ruelle plus discrète.

« Excusez moi pour cela, mais il n'était pas prudent que nous restions là-bas immobiles. Je ne peux pas me permettre d'attirer l'attention sur moi, et nous le faisions bien trop. Ravie de vous rencontrer, seigneur d'Ambremont. »

Mélisande avait, bien évidemment, volontairement employé ce titre, montrant ainsi qu'elle savait qu'il était bien plus que le guerrier que l'on connaissait, même s'il cherchait probablement dans son subconscient à se convaincre du contraire - quoi qu'il ne s'agisse là que de supposition de la demoiselle -, mais encore davantage qu'elle voulait parler au noble homme, et non pas au guerrier qui l'avait effrayé.

« Mélisande de Séverac, mais je suppose que vous le saviez. Ou que vous me preniez pour ma soeur, du moins. »

La jeune femme enchainait les faux pas, depuis qu'elle était sortie des lieux où elle se cachait avec son frère. Elle n'aurait jamais du sortir. Perdre sa capuche, se dévoiler aux yeux de tous, désastre avorté par Thibalt d'Ambremont. Mais à quoi pensait-elle, en les soustrayant à la vue de tous, en l'amenant dans cette ruelle ? Comme si cela n'allait pas attirer la suspicion sur eux encore plus. Quoi que… peut-être la prendrait-on pour une femme aux moeurs légères, désireuse de charmer son compagnon. Son orgueil en souffrirait, ou pas nécessairement tant que ça, mais elle ne serait pas en danger, au moins. Mais dévoiler son identité ? Comment pouvait-elle savoir qu'il ne la dénoncerait pas ? L'horreur l'assaillit, quand elle réalisa ce qu'elle avait fait, et elle chercha une échappatoire, un moyen de s'éloigner, d'aller avertir Melsant et de lui dire qu'ils devaient partir. Elle n'était décidément plus bonne à rien ! Malheureusement, elle était dans l'enfoncement de la ruelle, et la sortie lui était bloquée par Thibalt, elle n'était pas en mesure de le fuir. Elle s'était mise dans un beau pétrin.
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MessageSujet: Re: Un goût de liberté (Terminé)   Jeu 21 Fév - 4:57

Tu ignores si elle te connaît. Tu ignores d’ailleurs tout de ses activités et qu’en plus, tu étais guerrier à éviter. Il est vrai que ton travail de protection était efficace et qu’aucun noble n’avait jamais eu à se plaindre. Mais à peine allais-tu réagir qu’elle t’entraîna à l’écart. Tu la regardais, surpris et suspicieux, écoutant ce qu’elle avait à te dire.
Effectivement, vous risquiez fort d’attirer l’attention si ça n’était pas déjà le cas. Seigneur ? Voilà quelqu’un qui avait eu connaissance de mon titre et l’entendre de la bouche d’une autre qu’Avryn était aussi surprenant que douloureux. Tu n’avais toujours pas récupérer ce qui était tien et bientôt, il te faudrait y remédier. Si tu n’avais pas une totale confiance envers le Roi Castiel de Sombreflamme, tu lui faisais malgré tout confiance pour te rendre ce qui était à toi.

- Je me doutais que vous étiez une de Séverac, je ne savais juste pas tout à fait qui j’avais à faire.

Une minute… Il y avait eu des rumeurs, tant de rumeurs. Trop pour en faire le tri. Mais d’après ce que tu avais entendu, elle était peut-être celle qui avait été enfermée. Rien de plus qu’une victime supplémentaire. Mais ça expliquait aisément sa réaction, sa fragilité. Bougre de guerrier d’idiot. Ton attitude avait largement dû contribuer à son état de stress.
Tu n’étais certes pas de très bonne humeur et de très bonne composition mais il fallait que tu te reprennes, être digne.

Tu ne pus que te rendre compte de son état. Par tous les Dragons enfin ! Tu n’étais pas un monstre ! Avait-elle à ce point peur de toi ?

- Ma Dame, cessez donc de trembler, je ne vous veux aucun mal. Je ne suis pas une brute ! Je ne suis peut-être pas aussi calme que mon… ancien rang me l’imposait, ni aussi digne mais je ne brutalise pas les femmes. Est-ce donc une si piètre image que je renvoie ?

Tu te posais la question. Les voix dans ta tête t’avait-elle à ce point usé que tu n’étais plus capable de renvoyer une image digne ? Possible, tu ne t’étais pas interrogé là-dessus. Tu n’avais plus personne à protéger et bientôt tu partirais. La vie t’avait-elle à ce point rendu acariâtre ? Là encore, c’était possible.

- Voulez-vous que je vous ramène chez vous ? En sécurité ?

Peut-être pourrais-tu retrouver un peu de ton intégrité si tu agissais à nouveau malgré tes blessures et le reste. Tu n’en restais pas moins un guerrier, un noble sans terres mais noble tout de même. Tu avai peut-être manqué un peu de dignité après tout.


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MessageSujet: Re: Un goût de liberté (Terminé)   Dim 24 Fév - 15:27

Mélisande était chanceuse, d'être tombée sur quelqu'un comme Thibalt d'Ambremont : elle aurait pu faire bien plus mauvaise rencontre et risquer davantage sa vie. Il n'aurait pas été surprenant que l'on profite de la faiblesse de la jeune femme, pour la livrer à son ennemi, ou abuser d'elle de bien des manières, suite à sa maladresse.

Elle hocha la tête, en entendant ses propos. Oui, forcément. A vrai dire, nulle confusion n'était réellement possible, Mélusine ayant été présente à la Cour autant que Mélisande en avait été absente. Elle n'avait jamais souhaité en faire partie, et si elle y avait été amenée, jamais n'aurait-elle pu rester impassible face à Augustus. Oui, il était mieux qu'elle en soit restée à l'écart, malgré la présence de sa sœur là-bas, sa sœur dont elle se languissait tant.

« Je comprends. Je n’ai jamais été à cette cour, que j’exècre. Mais vous ne pouviez pas le savoir. »

Elle baissa la tête, geste qu’elle n’avait pas effectué depuis longtemps : elle méprisait autant les hommes qu’elle les craignait, et elle avait eu l’habitude de leur tenir tête depuis qu’Augustus l’avait souillée, mais force était de constater que ses mois d’emprisonnement l’avaient fragilisée, ne laissant en elle guère plus que l’ombre d’elle-même.

« Veuillez m’excuser, Monsieur. Mon attitude n’est point causée par vous, qui vous comportez très bien alors que je suis entièrement à votre merci. Il m’est difficile de surmonter quelques craintes, et je suis profondément confuse de leur répercussion à votre égard, alors que vous ne méritiez rien de cela. »

En fin de compte, c’est Mélisande qui avait perdu sa dignité. Mélisande, qui se comportait de façon bien peu honorable. Comment pouvait-elle remettre en cause l’honneur du guerrier en face d’elle, sans raison problème ? Oh, la vie l’avait bien abimée, pour la laisser chétive comme cela, à craindre même sa propre ombre. Elle haïssait ce qu’elle était devenue, la femme que cet entretien avec Thibalt reflétait. Une femme faible, incapable de prendre soin d’elle.

« Votre proposition vous fait honneur, mais je ne puis accepter. Mon frère devrait alors entendre tout ce qui s’est actuellement passé et son inquiétude ne grandirait que davantage. Je lui cause bien assez de tracas pour ne pas en rajouter d’autres. Je compte évidemment sur votre discrétion et votre silence. Je ne peux de toute façon rentrer pour le moment. »

Une question démangeait toutefois Mélisande… Accepterait-il de la protéger, du temps de son excursion ? Elle ne pouvait rentrer de suite, Melsant comprendrait instantanément que quelque chose n’avait pas tourné comme elle l’aurait souhaité, mais elle était encore apeurée. Il était cependant hors de question qu’elle lui demande ceci, étant donné la bien piètre estime dont elle avait fait preuve en ce qui concernait le guerrier.
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MessageSujet: Re: Un goût de liberté (Terminé)   Lun 25 Fév - 4:59

Elle n’était clairement pas tranquille et tu la sentais effrayée. Tu ignorais ce qui avait bien pu lui arriver mais il lui était clairement arrivé quelque chose pour la mettre dans cet état. Tu ne chercherais pas à savoir, ça n’était pas ton problème et malgré toute ta noblesse, tu avais tes propres problèmes à gérer en ce moment. Ces voix dans ta tête la nuit t’obsédaient, elles finiraient par te rendre fou. Murmures, appels, cris, rage, colère, tristesse, détresse, tout cela était un peu trop pour toi bien que tu refusais de l’admettre et d’en faire part à qui que ce soit, pas même à Avryn.

Tu ne pouvais qu’exécrer cette Cour toi aussi mais elle n’était plus ce qui ne te facilitait pas pour autant la vie. Ce qui n’était plus avait engendré beaucoup de mal et rien ne serait jamais plus facile à gérer ou oublier.

- Je vous comprends, soyez-en certaine. Et ne vous excusez pas, j’en ai vu d’autres. Il est juste difficile de faire l’impasse sur certaines choses ou certains souvenirs. Je mérite cent fois le mépris pour bon nombre de mes actes. Et cela, tu devais le reconnaître, tu n’avais pas toujours été l’amabilité et la vertu même, sans compter que malgré touts tes efforts, tu n’avais plus rien d’un seigneur, certaines manières tout au plus.

Si elle ne voulait pas être ramenée, qu’à cela ne tienne, tu ne la forcerais pas. Loin de toi cette idée mai la laisser se promener seul alors qu’elle avait réagi ainsi face à toi n’était pas une meilleur idée et ça ne serait pas correct de ta part de ne pas l’accompagner alors qu’elle avait peur de son ombre. Tu ne mis guère très longtemps à te décider.

- Alors laissez-moi vous accompagner. Je crains que vous ne risquiez quelques ennuis dans un tel état de nerfs. Et tu t’en attirerais bien, toi, des ennuis pour passer ta hargne et tes nerfs. Reconnais-le, tes intentions étaient aussi louables que personnelles. Tu avais cruellement besoin d’en découdre, même dans ton état.

Aussi te décalais-tu pour la laisser passer et marcher à ses côtés. Cela te changerait peut-être les idées mais rien n’était moins sûr que cela. En réfléchissant bien, il y avait bien des choses à remettre en question chez ta personne. Ton attitude grotesque et égoïste au mariage de Lisbeth d’Outrevent, cette femme que tu avais aimée et que tu aurais dû laisser en paix. Peut-être son rejet t’avait-il blessé au point de détruire l’amour que tu avais eu pour elle. Il était très étrange que tu repenses à cela à cet instant…
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MessageSujet: Re: Un goût de liberté (Terminé)   Lun 25 Fév - 12:19

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Un goût de liberté (Terminé)

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