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 Que la mer s'ouvre, le ciel m'est déjà tombé sur la tête !

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MessageSujet: Que la mer s'ouvre, le ciel m'est déjà tombé sur la tête !   Ven 15 Fév - 17:25




23 septembre 802
Que la mer s'ouvre, le ciel m'est déjà tombé sur la tête !
L'improbable est probable...
  • Nom des participants : Balian de Chantebrise & Sésana Mytorfin
  • Statut du sujet : Résolument privé !
  • Date : Le 23 septembre 802
  • Moment de la journée & météo : Vers midi, juste quelques rayons de soleil pour compenser le vent.
  • Saison 2, chapitre 1





Dernière édition par Sésana Mytorfin le Dim 17 Fév - 13:16, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Que la mer s'ouvre, le ciel m'est déjà tombé sur la tête !   Ven 15 Fév - 17:26

Bon… s’il y avait bien une chose que tu devais admettre, c’est que ce dernier mois n’avait pas été de tout repos et des plus folichons. Tu te serais volontiers passée de l’agitation, des odeurs nauséabondes, de l’insécurité et de tout le reste. Si le Dragon avait sauvé les tiens, ça n’était pas pour risquer ta propre peau bêtement, en agissant de façon inconsciente et stupide. Pour une fois, tu agissais après avoir mûrement réfléchi, surtout quand tu sortais. Une première.
Tout cela te rendait folle, folle de rage aussi d’ailleurs. Tu ne supportais pas de devoir prendre garde et puis à passer tant de temps à la taverne, tu ne pouvais plus voir de jupes et de corsets si bien que dès que tu en avais l’occasion, tu enfilais des vêtements qui t’étaient bien plus confortable. Tu étais persuadée que Freyja en faisait autant. Les petites avaient l’habitude de te voir passer d’un style à l’autre. Enfin… petites… Ces petites anguilles grandissaient trop vite, tu avais parfois l’impression que le temps avait filé comme un rien. Tu avais aussi l’impression que tu n’avais jamais connu que cette vie.
Tu oubliais trop souvent à présent que tu venais du désert, que tu avais eu une famille il y a longtemps. Pourtant, tu t’en fichais. Ta famille n’était rien, rien en comparaison de la famille que tu avais à présent. Tu t’y sentais bien, en sécurité, tu n’avais absolument aucun doute sur le fait que tu en faisais partie, le doute ne t’étreignait jamais. Qu’ils se prénomment de Brunante ou Jedidiah et même d’Outrevent, cela t’était bien égal.

Mais malgré tout cela, il t’arrivait de vouloir t’échapper, un tout petit peu, quelques minutes, quelques heures parfois, te retrouver seul un moment pour te vider l’esprit. Ce genre d’escapades étaient fréquentes mais courtes. Tu n’avais pas un grand besoin de solitude, loin de là, mais tu avais parfois besoin de silence. Un silence absolu. Peut-être était-ce ton pouvoir, peut-être pas, tu n’en savais rien, tu en avais juste besoin.
Ta seule conviction, ne jamais t’éloigner trop, ne jamais quitter les tiens, sous aucun prétexte et à aucun prix si tu peux l’éviter. Et tu avais filé un moment, te réfugiant cette fis dans un endroit très commun car on avait besoin de toi à la taverne. Nombre de gens trouvaient leur salut dans le fond de leur chopine, ce qui arrangeait très largement vos affaires. Avoir des scrupules ? Et puis quoi encore… À chacun de régler ses problèmes, toi, tu avais régler fait ce qu’il fallait le jour du mariage de Louis et de Lisbeth qui avait tous les deux disparus.

Entre lui qui était vous ne saviez où et Lisbeth qui avait filé en même temps que tous les sentiments que tu avais à son égard… On ne pouvait pas dire que tout cela s’annonçait bien. Des signes ? Tu ne croyais pas en ces choses, non, tu croyais au Destin, à la Fatalité, à la Chance et même au Hasard ! Mais les signes… pas du tout.

Tes quelques minutes de calme et de silence, imposé par ta propre volonté plus par accident que réelle envie, tu les avais eu. Tu te rendais bien compte que tes émotions influaient un peu trop sur ta capacité mais tu n’y pouvais rien, pour l’instant du moins. Un jour, tu comprendrais le déclencheur mais c’était pas pour aujourd’hui.
Redescendant dans la taverne, jupes et corset enfilé, couteaux cachés et cheveux en passe d’être attachés, tu pestais, tu fulminais et tu collais une gifle magistrale à l’arrière de la tête d’un matelot trop proche de son décolleté pourtant pas si avantagé. Non mais… Que croyait-il, que j’étais le genre à me laisser séduire par un parfum de rhum et des histoires d’océans ? L’aventure, je connaissais, merci bien. Qu’ils apprennent donc tous à vivre avec Philippe Jedidiah et Freyja de Brunante… Ils retourneraient dans les jupes de leur mère s’ils avaient dû l’affronter alors qu’elle donnait la vie. Bande d’amateurs.

Oh non, pas de service pour toi, des courses en perspective. Pas pour la taverne mais bel et bien pour vous. Manger restait quelque chose d’important dans ce champ de ruines qu’était devenue Lorgol. La ville aux Mille Tours devrait être renommée la ville aux Mille Fantômes ou aux Mille Pierres.
D’un pas décidé, tu pris le chemin le plus rapide, le plus sûr. Il était temps de remplir le garde manger.
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MessageSujet: Re: Que la mer s'ouvre, le ciel m'est déjà tombé sur la tête !   Sam 9 Mar - 15:00

Elle est blonde, mais ses rêves l'ont toujours montrée brune. De longues mèches d'ébène, noires comme l'onyx, plus sombres que la nuit profonde du solstice d'été, plus ténébreuses que les heures de veille des soirées d'hiver. Brune, avec des yeux de jais aux reflets changeants, aussi durs que les plus anciennes de nos falaises, mais une douceur cachée qui m'attire et m'obsède.

Qui est-elle ?

Je l'ai cherchée dans tout Arven. Parti de Chantebrise avec Eléonore pour me rendre dans les distantes contrées d'Erebor, je me suis attardé à Lorgol tant je l'y sentais présente. Proche. A portée de la main. Je ne sais pas comment j'ai fini par la trouver. C'était comme... prédestiné. Comme si les pas de mon cheval me rapprochaient d'elle à chaque instant, comme si la Fatalité avait guidé nos errances, nos choix, nos décisions.

Elle est blonde, et l'or de ses cheveux l'auréole d'une couronne dorée dont la douceur me réchauffe le cœur.

Combien de temps cela fait-il que je rêve d'elle ? Quelques semaines peut-être, mais j'ai la sensation de l'avoir attendue toute ma vie. Elle hante mes nuits, de son sourire, de ses éclats de voix, de ses révoltes et de sa présence. J'ai la sensation de tout savoir d'elle, alors qu'en fait j'ignore même son nom. Je sais juste que je suis fait pour elle. Que je saurai la rendre heureuse. Et qu'elle est celle qu'il me faut, celle que j'ai attendue, des années, depuis que je suis en âge d'aimer. Oui, je l'aime, je le sais, j'en suis persuadé. Je l'aime, comme j'aimerais une idée, la sensation de respirer, une musique harmonieuse, une pierre bien taillée – je l'aime avec le sang qui bat puissamment dans mes veines, de toute mon âme de Chantebrise empreinte de la solennité du vent d'automne, avec le cœur d'un homme droit et fidèle à sa parole qui n'a jamais rien aimé vraiment avant de rêver d'elle.

Et voilà que, avançant à pied dans les ruelles étroites du centre de Lorgol, passant devant des bâtiments dévastés et d'autres préservés, menant d'une main mon pur-sang, sans Eléonore restée à l'auberge pour reposer sa tête migraineuse ce matin, je l'ai vue. Avec mes yeux, cette fois, pas avec mon cœur, même s'il a bondi à sa rencontre comme s'il savait qu'elle serait là. Un instant, je me suis détourné, passant les rênes autour du barreau d'une fenêtre,avant de me retourner pour voler vers elle – la percutant du même mouvement, n'ayant pas calculé qu'elle serait si proche soudain.

Le monde s'affole et bascule, et nous voilà par terre – j'ai amorti sa chute de mes bras, et elle est là, sans doute surprise, à me regarder, alors que je n'ai qu'une envie : la serrer contre moi, respirer l'odeur de ses cheveux, me noyer dans son regard. En une fraction de seconde, j'imagine les parures qui sublimeraient sa beauté étrange, l'exotisme de son visage, la violence de son regard – je sais comment je taillerais les gemmes, quelles montures je leur donnerais. Juste un instant, et je dois parler – mille phrases se bousculent sur mes lèvres. Mon nom, des excuses, s'enquérir de sa santé, savoir si elle ne s'est pas blessée – oui certes, mais c'est une vérité qui s'échappe de ma gorge, un secret que j'ai porté seul et qui me semble chanter en s'échappant de moi, enfin.

« Je t'aime. »
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MessageSujet: Re: Que la mer s'ouvre, le ciel m'est déjà tombé sur la tête !   Sam 9 Mar - 15:43

Tu étais partie pour faire tes courses, remplir votre cellier pour remplir vos propre estomac. Vous ne manquiez de rien, jamais, grâce à Freyja, grâce à Philippe. Tu repensais à Enclume qui t'avait aidé à sauver les tiens, à ce si maigre sacrifice que tu avais consenti à faire sans même attendre rien en retour. Parfois, il te saluait, il y avait une sorte de lien entre le Dragon et toi, ça ne te dérangeait pas vraiment tant qu'il ne s’immisçait pas n'importe quand.
Tu ignorais qu'il y avait eu une récompense pour toi, qu'il t'avait offert la chose que tu désirais le plus alors que tu n'en avais même pas conscience un seul instant. Non... Aujourd'hui, tu avais attrapé le panier, les fleurons, tes armes qui étaient bien plus nombreuses que les gens n'osaient le croire. À la taverne, les habitués étaient mis au parfum et les marins en savaient tout aussi long, seul un imbécile t'aurait importuné. Et puis Freyja veillait, tu le savais.
Perdue dans tes pensées et le reste de ton esprit tourné vers ce que tu allais ramener, tu n'avais pas vraiment regardé où tu mettais les pieds. En quelques secondes à peine, tu finis sur les fesses, sur un homme, ou plutôt dans ses bras, que tu n'avais jamais vu.

Tu le détaillas rapidement, visage, yeux, cheveux, traits. Non, vraiment, inconnu celui-là. Bien aimable de sa part d'avoir amorti ta chute mais s'il pouvait te laisser te relever plus facilement, ça serait mieux. Tu étais passablement surprise, c'était rien de le dire et quand les mots franchirent sa bouche, tu restas interdite, un peu comme si Freyja t'avait annoncé que tu partais avec elle en mer pour six mois.

« Sans rire ! Mais ça va pas bien la tête ? T'as percuté le sol trop fort beau gosse ? Tu vois des petits Dragons voler au dessus de ta tête ? »

Tu te relevais vivement cette fois et tu ramassais ton panier. Le tout, sans aucune classe bien sûr. Tu n'étais pas une grande dame, tu en étais même très loin. Non mais il se prenait pour qui lui ? « Je t'aime. » Tu te voyais bien lui en coller du « Je t'aime. », tu lui aurais surtout fait regretter le jour de sa venue au monde. Par toutes les voiles déchiquetées des bateaux qui n'avaient jamais trouvé Port-Sûr, cet homme là était clairement atteint.

« Bien aimable d'avoir amorti ma chute mais faudrait pas croire que c'est l'marché ouvert. Les putains, elles sont pas de ce côté de la ville, tu t'es planté de filet et de poisson. J'suis pas comestible, fais-toi une raison. »

Tu enlevais la poussière de tes vêtements. Par toute la poiscaille moisie de l'Archipel, comme si tu n'avais pas assez de lessive à faire avec les trois monstres Jedidiah et Freyja, voilà que tu aurais la tienne à avancer. Tu allais y passer l'après-midi, le tout en devant jongler avec les multiples tartines de confiture. Pas de quoi te réjouir et lui... lui, il te regardait avec un air tellement niais que ça te blasait littéralement. Mais qu'est-ce qu'il avait à te regarder comme ça ? Il n'avait jamais vu de femme de sa vie ou bien il avait un problème, c'était tout net à tes yeux.

« Hey ! Remonte les mirettes mon gars et fixe-toi trente secondes, t'as la capacité de concentration d'un marin qui a le pied coincé dans un panier de crabes ! »

Perturbant ce gars-là. Vraiment. Panier au bras, tu les croisais et tapotais le sol du pied. S'il ne se relevait pas bientôt, tu le laisserais le cul par terre la tête dans les nuages et les yeux dans le vide, tu partirais et l'oublierais bien vite. C'était pas comme si la chose était compliquée, tu ne retenais pas les noms, tu ne retenais que les visages et ça, c'était un drame pour tous ceux qui avaient tenter de te parler au bar. Y a vraiment des filles avec qui ça marchait ?
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MessageSujet: Re: Que la mer s'ouvre, le ciel m'est déjà tombé sur la tête !   Sam 9 Mar - 16:19

Aaaah. Oui. Je le vois, je le sens – cet esprit flamboyant qui brûle aussi vivement que les flammes de la forge la plus ardente. Je le lis dans ses yeux courroucés, dans la posture défensive qu'elle a adoptée, dans ses gestes qui chantent la fuite. Je l'entends dans les accents furieux de sa voix, dans la moquerie chantante de ses mots, dans la poésie imagée de son langage fleuri. Hypnotisé un instant par la fluidité de ses mouvements, je l'observe se relever sans bouger, avant de réagir à ses dernières paroles pour me redresser à mon tour, m'inclinant courtoisement dans le même mouvement. La surprise passée, c'est un sourire sarcastique que je lui offre, fendant en coin mon visage d'un air malicieux dont tous les tons houspilleurs de ma mère n'ont jamais su me défaire.

« Le seul choc de ce jour c'est de voir que vous êtes blonde alors que toujours mes rêves vous ont montré brune, et si je devais voir des petits Dragons, ma foi, je ne pense pas qu'ils porteraient d'aussi jolis jupons que les vôtres. Même si j'ai plus coutume de vous voir vêtue en pantalons, près de ces pirates que vous semblez aimer si fort. »

Des détails, des images floues, vagues, presque rien, mais des fragments de sa vie que mes rêves m'ont montrés. Sa hardiesse et sa fougue sont les deux qualités qui m'ont attiré, cette ardeur de l'âme que les nobles dames d'Outrevent n'ont que superficiellement et qui me semble tellement cardinale dans la nature même de l'essence humaine. Et j'aime sa voix, la manière dont elle me jette ses mots, cachant la douceur de son être sous une armure de force qui est devenue son habit naturel. Quel caractère remarquable, quelle femme exceptionnelle, je n'en doute pas – tout autant conscient de ses défauts que des miens, je la sais humaine, mais fiable – mon égale, celle que je pourrai respecter sans déchoir. Elle ne me connaît pas. Comment la convaincre, comment la rassurer ? Sans doute en lui livrant la vérité.

« Je ne serais pas là si je cherchais une catin, et leur chair galvaudée ne m'attire pas, pas plus que ces histoires d'une heure ou d'un soir entre les filles à soldats et ceux qui s'imaginent pouvoir les acheter, qui n’apportent que la déchéance à elles comme à eux. Je cherche une femme blonde mais qui est brune, qui s'occupe avec tendresse et dévotion de trois enfants qui ne sont pas les siennes mais qu'elle aime, pourtant, avec une belle constance – une femme qui sait danser quand les regards ne la poursuivent pas, une femme qui cherche à lire avec un courage que peu auraient. Une femme née dans le sable mais qui vit par l'eau. Une femme qui respire la violence d'un sang bouillonnant, mais qui l'allie à la force d'un esprit décidé et brave. Une femme remarquable. »

D'une courbette, je m'incline à nouveau, espérant avoir su par mes paroles retenir son attention, capter sa curiosité.

« Je m'appelle Balian de Chantebrise, je suis orfèvre et joaillier. Je suis venu d'Outrevent pour vous trouver et vous dire à quel point j'ai appris à vous aimer, qui que vous soyez. »
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MessageSujet: Re: Que la mer s'ouvre, le ciel m'est déjà tombé sur la tête !   Sam 9 Mar - 17:02

Il te regarde, tu le regardes, ce jeu commence à t'enquiquiner et pas qu'un peu. C'pas qu'il soit laid garçon, c'est même tout le contraire, il est mignon, y a un truc chez lui, c'est sûr mais faudrait pas pousser le capitaine dans la soute, ça risquerait de pas lui plaire. Là, il était en train de te ruiner ta séance de courses mieux que personne et son p'tit sourire en coin, tu le lui ferais bien avaler avec des oursins bien frais. Petit malin.

Ce qui t'intrigue et t'inquiète même, c'est qu'il sait que tu as été brune. En dehors des tiens, personne ne savait, vraiment personne et ce secret était bien gardé. Ils savaient tous ce que tu y aurais laissé ta peau si ça s'était su, ils ne t'auraient pas fait un coup pareil. Mais par tous les vents changeants d'Arven, qui c'était celui-là ? Et puis d'ailleurs, tes pantalons et des chausses, tu ne le portais qu'en privé. L'inconvénient de ne plus être à l'Archipel, tu n'échappais plus aux jupes et aux corsets, quelle plaie. Même les gamines en avaient marre et Lou-Ann refusait catégoriquement les jupes depuis le mariage raté de son oncle, de quoi me faire courir dans tout l'étage.
Tu n'aimais pas bien qu'il en sache si long. Pas que tu n'avais pas confiance mais... Tu n'avais aucune confiance en lui, absolument aucune. Et puis surtout, il t'avait dit, je t'aime à l'emporte pièce alors qu'il t'avait percuté. Il avait un p'tit poisson dans le bocal, c'était clair et net. Et il en rajoutait en plus le bougre... Parler de pirates au milieu de la rue, il tenait pas à la vie le beau gosse... Tu le saisis par le col pour l'emmener à l'écart, il avait amorti ta chute après tout.

« Dis donc toi, t'as envie de crever avec une sculpture faite par un couteau de poissonnier sur le torse ? Cause pas de pirates dans le coin, cause pas des gamines et si tu veux causer de ma patronne, c'est Savarna. Si tu menaces leur sécurité, j'te poinçonne moi-même sur les ruines du Palais. » Bon, les compliments, tu aimais ça, la femme, un tout petit peu charmée en toi, mais vraiment qu'un peu, trouvait ça très... romanesque. Il n'empêche... « Bon, ok, t'en sais des choses sur mon compte mais tu permettras quand même que j'te trouve autant à ta place qu'une anguille au milieu d'un banc de méduses. »

Tu finis par lui lâcher le col alors qu'il poursuit en te donnant son nom. De Chantebrise... sans rire... et Outreventois avec ça. Ça me faisait une belle jambe, vraiment.

« Et bien... Balian, j'en suis ravie. Ou plutôt, ce serait bien aimable de me dire comment tu sais tout ça parce que toutes ces choses, c'est du privé et du plus que privé et chez nous, on préserve le vrai, le faux et le surfait. Bien aimable de m'aimer mon gars mais j'te connais pas. Va pas prendre une pieuvre pour un calamar, ton je t'aime, tu te le gardes, on a pas gardé les coquillages ensemble. Mais bon, j'vais être gentille. J'm'appelle Sésana et contente toi de ça. Garde surtout bien en tête qu'ici, t'es pas en Outrevent et que Lorgol, c'est plus ce que c'était. Et puis j'vois même pas pourquoi j'm'en fais pour ton cas, t'es jamais qu'un Outreventois. Par contre, si tu pouvais me dire comment tu peux bien savoir tout ça, ça m'arrangerait. Pas que j'ai pas confiance... mais en fait, j'ai pas confiance. Comment j'peux savoir que t'es celui que tu prétends. Des cinglés à Lorgol, c'est plus ce qui manque, ça devient même légion. Trop de gens ont pris une pierre sur la tête faut croire. »

Et toi aussi... Qu'est-ce qui te prenait de converser avec cet homme alors que tu avais d'autres choses bien plus importantes à faire. Après tout, ce mec-là pouvait bien se débrouiller tout seul non ? Puis tu t'occupais déjà assez des enfants, tu n'allais pas te rajouter un doux dingue trop poli au tableau. T'étais pas la figure de proue de la sympathie et du service pratique gratuit.
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MessageSujet: Re: Que la mer s'ouvre, le ciel m'est déjà tombé sur la tête !   Jeu 14 Mar - 5:03

Lorgol n'est plus ce que c'était, c'est vrai. Et pourtant, tout n'a pas forcément changé. Le nom de Chantebrise est connu chez les Voleurs – mon père écoulant avec un un excellent à-propos certaines gemmes volées à des riches bien nés qui ne les méritent pas et m'ayant enseigné à suivre ses pas, Eléonore et moi avons bénéficié dès notre premier pas dans la capitale de l'assistance de la Cour des Miracles. Pour moi donc les changements sont plutôt bénéfiques, mais pour elle... Un instant, je songe à ce qu'elle est, à ce qu'elle vit – se retrouver cloîtrée dans la capitale, en jupes de surcroît, ne doit effectivement pas la ravir. Je la sais sauvage, fière, indépendante et libre, plus que tout – les seuls auxquels elle soit enchaînée, elle a choisi de s'y livrer. Que cette vie, toute temporaire qu'elle soit, doit lui peser...

« Il vous suffit de demander aux maîtres de cette ville qui je suis et l'un d'entre vous finira par vous le confirmer. Je parle des véritables seigneurs de Lorgol, de ceux qui veillent sur la Taverne de la Rose et sur ses habitants, pas de la reine qui était morte et s'en est revenue siéger dans un palais en ruines. Je n'appartiens pas à leurs rangs, mais ils me connaissent, et je les respecte. »

Ma mémoire me montre ma jeunesse à Chantebrise, ma première rencontre avec la Guilde des Voleurs, la stupeur devant l’accointance de mon père avec des tire-laine et des brigands, avant de comprendre que le Fils des Ombres était bien plus qu'un seigneur ridicule des bas-fonds. De là est venue ma prise de conscience de la nature véritable des gitans des glaces et des sables, de celle des bohémiens des capitales, et d'une manière plus générale de tous ceux qui ne vivent que pour être libres, pirates et forbans inclus. Je sais beaucoup d'elle, elle ne sait rien de moi – comment pourrait-elle comprendre, me faire confiance ? M'inclinant encore avec cette courtoisie que ma mère m'a inculquée dès le berceau alors que mon père m'enseignait la justesse des coups de marteau sur l'enclume, je lui prends ostensiblement le bras pour l'attirer à ma suite dans un recoin de mur, sans pour autant envahir son espace personnel. Je suis pertinemment qu'elle joue très bien de l'arsenal de lames dont elle est bardée.

« Je rêve de vous depuis un mois. Quelques semaines, mais chaque nuit m'emmène visiter votre vie. Je vous vois, aux côtés de... Savarna, je vous vois prendre soin de ses filles, je sais l'affection qui vous lie à elle et à son... compagnon. Je devine aujourd'hui que votre blondeur vous dérange, et je commence à comprendre ce qui l'a causée – vous n'avez à redouter de moi nulle trahison, puisque cette cause m'a frappé aussi et que je comprends votre... agacement. Je rêve de vous, chaque nuit, je vous découvre dans tous les aspects de votre vie, je ne sais absolument pas pourquoi, mais j'en suis satisfait. Je comprends que pour vous cela soit effrayant, que vous ne teniez pas à être aussi connu d'un inconnu. Il ne tient qu'à vous d'en apprendre plus sur moi – je sais, j'en suis convaincu, que je saurais vous rendre heureuse. »

Tout cela je l'ai murmuré – la rue n'a nul besoin de savoir ce que je viens de lui révéler. Je l'ai lâchée, j'ai reculé d'un pas, je la laisse réfléchir, intégrer mes mots et mon discours. Je n'ai pas dévié mon regard de ses yeux – j'aimerais qu'elle puisse lire l'honnêteté dans les miens, et la sincérité extrême dont j'ai fait preuve en lui racontant cela. Dans la sacoche de mon cheval, ça remue, ça s'agite – Kestrel vient de sortir la tête et ses douce oreilles pointent. Il est dévoré de curiosité bien sûr, et si je conçois pas la totalité du lien d'un mage avec son Familier, je sais qu'il aurait à présent le même sourire un peu forban que le mien, s'il l'avait pu.

Je lui tends la main. Va-t-elle la prendre, au moins un instant ?

« Je ne suis pas un ennemi, ni de vous ni des vôtres. Et je vous aime du plus profond de moi, Sésana. »
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MessageSujet: Re: Que la mer s'ouvre, le ciel m'est déjà tombé sur la tête !   Jeu 14 Mar - 12:24

Tu ne savais pas vraiment pourquoi tu restais face à ce type. Le cellier n’allait pas se remplir tout seul. Quelque chose te retenait pourtant. Oui, tu étais curieuse de savoir qui il était parce que tout ce qu’il avait mentionné t’était réellement très personnel.
Mais si pour ce fameux Balian, Lorgol n’avait pas changé, toi dans le fond, tu n’en savais rien. Ton fief, c’était la taverne de la Rose, pour l’instant. L’Archipel te manquait, ses vents marins, son animation, la liberté qui était la tienne là-bas. Sur l’Archipel, tu étais une sacrée marchandeuse et même si tu ne faisais pas le poids face à bien des hommes, plus d’un s’était vu mordre la poussière verbalement. Tous savait au service de qui tu étais rien qu’en t’entendant pester et hurler. Même si vos âges étaient trop proches pour qu’elle soit ta mère, Freyja était pourtant bel et bien une figure maternelle et une amie très chère. Ta famille.
Non, vraiment, tu avais bien du mal à Lorgol, tu semblais autant à sa place qu’un goéland en plein désert.

Les maîtres de cette ville… Enfin le… Il croyait franchement que j’savais qui c’était ? Il surestimait mon savoir là.

« Tu veux pas mettre tes énigmes à deux pièces d’or dans ta bourse et être, j’sais pas… plus explicite ? » Ah ce beau mot que Freyja t’avait appris. Il t’était bien utile.

C’était pourtant vrai. Tu n’y comprenais pas grand-chose et tu ne voyais pas vraiment de qui il parlait ce Balian. Bon… celui qui avait veillé sur la taverne à la chute de Dragonvale, c’était Enclume. Tu lui étais reconnaissante, bien sûr, mais tu ne comptais pas vraiment refaire ça. La chose avait passablement… effrayée Freyja dans une certaine mesure. Ne plus l’effrayer ou l’inquiéter, c’était ton mot d’ordre.
Tu l’aimais ta famille, tu adorais chaque membre de cette famille et tu ferais tout ce que tu pouvais pour les aider ou le sauver. Sauf les Dragons, tu avais bien retenue la leçon.

Quand il te dit qu’il rêvait de toi depuis un mois, tu le regardas perplexe et dirigeais doucement une main vers la dague que tu planquais dans ton corsage. Qu’il fasse attention à ce qu’il disait lui… Bon, il avait dit Savarna au lieu de Freyja, bien, il apprenait vite. Compagnon… J’t’en ficherais des compagnons… Ils étaient amants, faut appeler un chat un chat. Qu’est-ce qu’ils avaient tous à considérer le mariage comme un acte déterminant. Comme si on ne pouvait pas s’aimer et faire des gamins sans se marier… Ridicule !
Puis ma blondeur ne me gênait pas tant que ça. C’était qu’on sache le pourquoi du comment. Ça, c’était gênant, et dangereux ! Mais bon, vu qu’apparemment, il était mage lui aussi, j’avais la paix. Mais c’était vite dit. Il était pas prêt de me lâcher le bonhomme on dirait.

« Ouais ouais, c’est bien bonhomme mais ça me rassure pas vraiment sur ton compte tout ça. T’as pas l’impression que ça fait un peu… j’sais pas moi… voyeur ? » C’était le mot oui. « Et puis par cette satanée Savarna et son insaisissable sabre, c’est pas correct ! »

Bon, cela dit, tu devais bien reconnaître qu’il avait un tu ne savais trop quoi de sincère. Ça se voyait dans ses yeux et les menteurs, tu les flairais à distance.
Ton regard se détourne un instant de ton drôle d’interlocuteur et tombe directement sur… un lapin. Ah non. Un lièvre, bah, c’est presque pareil. Par contre, son petit sourire le Balian, tu le lui ferais bien manger. Et bien évidement, Noar, planqué dans tes cheveux depuis que tu es partie montre le bout de son nez. Tout ça l’intéresse, tu avais parfois l’impression qu’il savait et qu’il partageait ce que tu ressentais. Tu n’y connaissais rien mais il était intéressé.

Tu regardas sa main, fit une drôle de moue et tu finis par la saisir quelques secondes. Admettons. En attendant… tu lui colles ton panier ans les mains.

« Tant qu’à faire, rends-toi utile et arrête de dire que tu m’aimes, j’ai pas que ça à faire. J’ai du monde à nourrir. Remues-toi un peu et va pas te faire des idées. Si tu me touches, je t’ouvre en deux et je file tes entrailles aux chiens errants. » Voilà qui était dit.
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Chapitre IV. Ses liens
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Identité
J'ai vu le jour le .
J'ai ans.
Je viens .
Mon allégeance va .
Je suis .

Animal ¤

Pouvoir ¤


Traits de caractère

Liens
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