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 Le devoir inattendu

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MessageSujet: Le devoir inattendu   Lun 18 Fév - 5:08




11 octobre 802
Le devoir inattendu
Le respect d'une promesse
  • Nom des participants : Sigvald Nightingale
  • Statut du sujet : Privé
  • Date : Le 11 octobre 802
  • Moment de la journée & météo : Fin d'après-midi
  • Saison 2, chapitre 1





Dernière édition par Thibalt d'Ambremont le Jeu 21 Fév - 14:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le devoir inattendu   Lun 18 Fév - 5:08

La route avait été longue pour Euphoria, longue et épuisante. Le chemin t’avait mis dans un tel état de nerfs qu’Avryn avait fini par partir devant et la solitude provisoire te plaisait. Du calme, du silence, ces choses que tu n’avais plus durant ton sommeil. Tu aimais beaucoup Avryn et tu la respectais mais elle ne pouvait pas comprendre ce qui t’arrivait. Aussi, au lieu de rejoindre immédiatement celle-ci, tu décidais de profiter encore un peu pour en apprendre plus sur les rumeurs que tu avais entendues. Mais au lieu de sortir de là avec des informations, tu t’en étais tiré avec plus de questions et d’ennuis que jamais.
Tu ne connaissais pas cette ville, tu ne savais que ce que tu en avais lu, aussi décidais-tu de commencer à la découvrir par son centre. T’éclaircir les idées, te baladant avec cette petite bête, mise à l’abri. Par tous les Dragons d’Arven, tu te trompais forcément. Pas toi… c’était sans doute une erreur, une grosse erreur.
Te voilà sur la place… Place qui portait un nom bien curieux pour un Royaume où la débauche était un art de vivre. Place de l’Esprit… Tu te souvenais avoir lu ça quelque part. Animée, la place fourmillait. La ville semblait se porter à merveille, tu comprenais pourquoi tous, il avait décidé de trouver refuge en Sombreciel et particulièrement à Euphoria.

Toi, tes raisons d’être ici étaient bien différentes des leurs. Tu avais eu toute confiance en ta Reine mais savoir son enfant sous la garde d’un homme dont tu te méfiais en raison de ce que tu avais entendu… Rumeurs ou non, tu avais voulu t’assurer que ta Princesse ne risquait rien. Voilà pourquoi tu étais là. Mais tu n’avais vraiment rien trouvé si ce n’est plus de complication encore.

D’une démarche incertaine en raison de ta jambe pas encore bien remise malgré les apparences, tu marchais sur la place parmi les habitants. Au moins la ville était-elle belle malgré tous les vices que l’on pouvait y assouvir. Tout cela était si loin de tes propres valeurs… Tu savais que c’était ainsi mais c’était un peu dur pour toi, compliqué à encaisser. Tu n’avais pas de problème particulier avec le changement, c’était les changements dans ta propre vie qui t’énervait. Le sommeil qui te manquait, ces voix dans ta tête toujours plus présente, l’incapacité de contrôle sur ce phénomène et maintenant la magie. Le Destin s’acharnait sur toi.
Ton problème était le suivant, tu voulais contrôler ta vie et ta vie t’échappait bien malgré toi. Adossé à un mur, tu observais, jetant des regards ça et là. Songeant à tout ce que tu devais faire encore pour avancer.

Le fait que ton rêve d’enfant s’écroule sur Lorgol t’avait ébranlé. Tu n’avais pas envisagé de voir l’Académie ainsi. Tu n’avais pas songé voir revenir les Dragons. Tu avais déjà vu ressurgir la magie… D’acteurs insatisfaits, tu étais passé à acteur involontaire de la nouvelle ère qui avait vu le jour avec la fin du règne d’Augustus. Et bien que le tyran ne soit pas mort mais affaibli, tu sais qu’il risque de causer des problèmes un jour ou l’autre.
Tu ne peux hélas pas tout anticiper, penser à tout. À force de penser en guerrier et en stratège, tu as fini par perdre un peu de cet enseignement que l’on t’avait prodigué étant enfant.

Plongé dans tes pensées, tu finis cependant par remarquer quelqu’un, quelqu’un dont le visage te semble familier, trop familier. Le visage de quelqu’un qui n’aurait pas dû être. Tu ne peux t’empêcher de le suivre et de te rapprocher.


Dernière édition par Thibalt d'Ambremont le Jeu 28 Fév - 6:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le devoir inattendu   Mer 27 Fév - 14:41

    Je erre, en vain, dans Euphoria. Mon dernier espoir de rédemption m'a attiré ici, malgré ma peine, que je traine comme un boulet insurmontable. Castiel détient mon enfant, et en elle, tout ce qui me reste de Svanhilde. Que peut supporter un homme avant de sombrer dans la folie ? J'ai chaque jour l'impression de me rapprocher de cette limite indéfinissable, et peut-être même l'ai-je déjà franchie... Je ne sais pas, je ne sais plus.
    Je erre dans Euphoria, animé par la pensée que ma fille respire toujours cet air qui m'écrase.
    Avec elle, réside le coeur de son père - qui ne mérite en rien cette place, qu'il doit arracher pourtant à son imposteur, de plein droit.

    Des voix me parlent parfois, de plus en plus régulièrement, et, dans le flou qui entoure mes pas, je les écoute et je les crois - elles me parlent de leur prison, et je compatis à leur malheur. Je veux les aider, mais je ne suis capable pour l'instant de fixer mes pensées que sur une chose, sans laquelle je n'ai plus de raison de me battre contre la domination des dragons qui veulent notre destruction.

      - Vous me suivez. Je me retourne brusquement, faisant face à cet inopportun dont le visage ne me rappelle qu'un vague souvenir. Et pourtant, mon instinct est impossible à tromper : cette homme est dans mon dos depuis un assez bon moment pour que cela ne soit pas une coïncidence. Tu sais faire la différence entre le bruit d'une marche désorganisée, et celle plus déterminée d'un espion. Pourquoi ?


    Ma voix n'est ni menaçante, ni douce. Je retrouve vite mes habitudes, devant lui je suis l'ombre de la Confrérie Noire, ce jeune intrépide que les autres surnommaient l'armure, et qui restait impénétrable quelle que soit la situation. Ainsi, mon ton est neutre, posé. Certains pensent ce sérieux effrayant, trop pour oser parfois y répondre. D'autres le prennent comme une marque de respect et s'en enorgueillissent. Personne n'a vraiment raison sur ce point.
    Mes yeux ne jugent pas d'une première rencontre, et ma langue ne saurait se faire le porte parole de mes impressions profondes... Alors je reste froid, distant.

    Dans les prunelles de mon interlocuteur, je lis une reconnaissance, qui ne fait pas spécialement écho dans ma mémoire. Je crains de vexer ce brave, qui a l'air de me porter en estime. Les épreuves que j'ai traversé m'ont rendu bien vulnérable, en effaçant de mon coeur les informations désuètes et si agréables qui me font humains, pour les remplacer par d'horribles desseins vengeurs.

      - Qui êtes-vous ? J'ajoute, plus diplomate, pour ne pas écarter l'opportunité d'un soutien qui me serait bien profitable, en ces temps dangereux.


    Moi, sous mes fripes discrètes, je suis héritier d'un royaume qui m'a été volé. Cette fois-ci, étrangement, je sens cette pensée créer un lien entre nous : lui aussi s'est vu perdre possession d'un bien précieux, qui l'élevait dans la seigneurie, j'en ai l'instinct. Sa démarche, ses manières, ses traits durs mais graves, m'indiquent son rang, déchu comme moi.
    Nous sembles semblables sur bien des points, j'en ai peur.
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MessageSujet: Re: Le devoir inattendu   Jeu 28 Fév - 6:50

Plus tu suis cet individu, plus tu es persuadé que tu as vu juste. Quelque chose en toi te pousse à le rejoindre. Tu sais qui il et, tu le sais forcément. Tu étais tellement souvent au Palais Impérial que tu as entendu mille histoires et la plupart, tu t’en souviens. Pour le reste, tu savais où écouter et surtout… Nightingale, c’est chez toi. Tes souverains ne peuvent être remplacés. Voilà qui il est. Il est le père de l’enfant que tu as juré à sa mère de protéger, ce dont tu es incapable. Et c’est précisément ce qui te ronge dans l’immédiat en plus de tout le reste.
Tu le suis, tu veux t’assurer que tu ne t’es pas trompé et plus tu le suis, plus tu en es convaincu. Il est en vie. Tu ne sais comment, mais il est en vie. Cruel destin que voilà mais tu es incapable de t’appesantir sur le sort de quelqu’un en ce moment.

Pas une question, une affirmation. Oui, tu le suis mais tu ne dis rien. Pas tout de suite. Il te détaille comme tu le détailles. Tu es définitivement sûr que tu as vu juste. Tu ne réponds pas trop fort. Conscient que cela puisse poser problème.

« Vous êtes la seule personne à qui je doive rendre des comptes et vous ne devriez plus être. » Cette réponse se suffit à elle-même. Tu en comprends la signification, il la comprendra lui aussi. Il est de ces hommes qui en ont trop vu et il en a vu bien plus que toi. Il est ton Roi et il n’a plus ses terres tout comme ta Reine qui avait trouvé ta situation intolérable. « Je suis Thibalt d’Ambremont. »

Tu n’as guère besoin d’en rajouter plus. Tu as prêté par deux fois allégeance aux Nightingale. Une fois lorsque ta Reine avait dix ans, la suivante dans la tour de la Confrérie sans doute sous le regard d’un grand nombre de témoins. Tu n’en savais rien car tout ce qui t’avais importé, c’était de montrer que tu étais toujours fidèle à tes véritables dirigeants.
Tous ce que tu avais pu entendre t’avait laissé indifférent. Nul ne peut juger sans avoir vécu pareille expérience.

Si tes yeux sont cernés, que tu sembles épuisé, tu n’en es pas moins droit et respectueux. Tu refuses de montrer tes faiblesses. Acte qui finira par te conduire à ta perte si tu ne fais rien. Ces voix dans ta tête quand tu dors te rendront fou, cette magie nouvelle que tu ne maîtrises pas et que tu as du mal à accepter tout comme cette petite bête qui réclame des soins que tu lui donnes parce que tu n’en as pas le choix. Ta vie échappe à ton bon vouloir alors tu tentes de la reprendre en main en te dirigeant sur l’ancien chemin que tu ne devrais plus arpenter. Tu veux protéger, tu veux combattre mais tes réflexes sont amoindris par tes blessures qui guérissent trop lentement et par ce manque de sommeil de plus en plus accablant.
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MessageSujet: Re: Le devoir inattendu   Jeu 28 Fév - 11:38

    Un instant, je plonges mes prunelles bleues glacées dans les siennes, comme pour le jauger, connaitre la profondeur de la loyauté qu'il affirme en ma faveur. Il n'a pas besoin d'entrer plus dans le détail, j'ai compris le sens de ses paroles, j'approuve doucement d'un hochement de la tête la déclaration de son nom.
    Ce titre m'est très familier en effet, et je vois désormais en lui un de mes fidèles alliés.
    Je pose ma main sur son épaule, et signe de respect, comme je l'aurais fait pour un frère, si j'en avais eu un. Je lui suis obligé aussi, pour me soutenir malgré les épreuves qu'ont connues notre duché.

      - Seigneur d'Ambremont, vous m’honorez. Ma voix vibre cette fois de sincérité, réellement soulagé d'avoir trouvé un ami au milieu de tous les vautours qui veulent désormais prendre Nightingale et ma fille, pour faire de ces précieux biens les leurs, sans légitimité. Me suivriez-vous dans une taverne tranquille, pour évoquer avec moi les affaires qui nous concernent ?


    Pas besoin de plus d'informations à son sujet, pour que je l'incluse d'immédiat dans mon cercle de conspirateurs. Il m'inspire confiance, et j'en ferais l'un de mes proches hommes d'armes, j'en suis certain.
    Avant cela, il me faut tout de même discuter avec lui de la situation, et de mes plans pour récupérer ce qui m'appartient, ou du moins, appartenait à ma Svanhilde. Et pour elle, je me dois de me battre et d'imposer notre nom sur le trône.
    Le temps presse, aussi, j'attends à peine l'accord de Thibalt pour m'élancer dans la ruelle la plus proche, à la recherche d'une auberge discrète, où nous pourrons parler autour d'un bon repas.
    Il m'a l'air fatigué, épuisé, et je pense que de la nourriture chaude lui fera du bien, et je lui offrirai avec plaisir à mes frais. Ce n'est rien contre une véritable promesse, à notre époque troublée par le vice et l'hypocrisie. Ces valeurs se perdent, et quand je les croise, je ne peux que les encourager.

      - Nous serons bien, ici. Je me glisse par une porte en bois dans une pièce ne donnant guère de mine de l'extérieur, mais assez spacieuse de l'intérieur pour nous laisser l'espace d'être isolés. Les temps sont durs, commençais-je en m'asseyant, me délestant de ma longue cape grise. Des pensées vous troublent, n'est-ce pas ? Je peux voir que vous ne trouvez que difficilement le sommeil.


    Inutile de se cacher, ou de prendre des détours. Avant de parler des perspectives importantes de ma présence en cette ville, je veux m'assurer que mon compagnon aille bien.
    Je ne suis pas assez prétentieux pour croire que j'ai seul le privilège de tous les tourments d'Arven. D'autres souffrent aussi, et je veux être de ces gens qui écoutent et qui aident... Les tracas de mon peuple m'intéressent réellement, individuellement.
    Si je peux remercier Thibalt avec le moindre appui, je n'hésiterai pas une seconde, avec plaisir.
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MessageSujet: Re: Le devoir inattendu   Jeu 28 Fév - 15:32

Il te regarde, tu ne bouges pas. Tu lui laisses le temps de te sonder bien qu’il n’y ait plus grand-chose à voir dans tes yeux. Mais tu es sûr qu’il a décelé ce qu’il cherchait puisqu’il hoche simplement la tête sans rien ajouter dans l’immédiat.
Sa main sur ton épaule est pour toi signe d’un grand respect, tu inclines la tête. Tu ne peux être aussi respectueux que tu le voudrais. Surtout lorsqu’il emploi ton titre qui n’est plus. Il te reconnaît comme tel et tu lui en es reconnaissant et tu es surtout très honoré.

« Je le suis également. Je vous suis. » Tu n’as pas besoin d’en rajouter.

À peine cela dit, tu le suis effectivement dans une auberge. L’endroit est calme, votre place n’est pas exposée. Tu ne peux qu’acquiescer à son choix. Tu t’installes et t’assures que tes mouvements ne gêne pas cet animal que tu te sens obligé de balader partout et de protéger.
Tu regardes alentour, vous serez tranquille, vraiment tranquille pour discuter. Tu poses tout de même un couteau sur la table, à portée de main, on ne sait jamais ce qui peut arriver.

« En effet, mes nuits sont difficiles mais il y a plus important que mon sommeil ou mes problèmes. Votre fille, votre royaume. Ce qui m'arrive n'est rien comparé à cela. »

Ton honneur, tes valeurs. Tu es incapable de dire ce qui ne va pas, en particulier à ton souverain. Tu ne ferais pas honneur à ton rang ni à tes principes. Loin de là. Tu pourras pourtant expliquer très difficilement la présence du hérisson qui vient de sortir de l’immense poche que fait ton écharpe. L’empêchant de tomber, tu le remets au chaud en prenant soin de ne pas abîmer ses piquants. Tu soupires, frustré, ennuyé, découragé. Ta vie part en morceaux et tu es incapable de la reprendre en main.
Tu sais fort bien que ton Roi ne jugera pas. Nightingale est le Royaume de la Magie… Mais tu n’aurais jamais dû être mage et tu n’aurais jamais dû entendre toutes ces voix la nuit.

« Veuillez m’excuser. » Normalement, personne n’a rien vu mais on ne sait jamais. Ça n’était pas parce qu’Augustus n’était plus à la tête d’Arven que les gens appréciaient forcément les mages. Quoi que tu ne méritais très certainement pas le titre de mage. Tu ne savais rien sur le sujet, pas même comment t’occuper correctement de cet animal trop petit pour se débrouiller. Entre ça et le reste, tu étais verni.
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MessageSujet: Re: Le devoir inattendu   Mar 5 Mar - 12:41

    Votre fille, votre royaume.

    J'ai un rire amer. Rien de cela ne m'appartient vraiment. Le royaume de Nightingale n'a jamais vraiment été mon héritage, puisque je ne suis à l'origine qu'un rejeton de la rue... Je n'ai aucun droit de le réclamer. Et Sigal... Elle est le fruit d'un amour interdit, enfant maudite par les gestes de son père, que sa mère a donné à un autre surement plus méritant.
    Et pourtant, je sais que personne ne désire ces biens précieux autant que moi, avec autant de passion, d'ardeur, et... De souffrance. Je veux la régence pour donner le Duché à ma fille, quand elle sera en âge de le gouverner. C'est un moindre cadeau que je peux lui offrir.
    Je les veux aussi, égoïstement peut-être, parce que ce sont les seules choses qu'il me reste de Svanhilde... Cette pensée me brise le cœur, à chaque fois, et je baisse les yeux, pour ne pas montrer à mon nouveau compagnon l'étendue de ma faiblesse. Tout Arven connait désormais le sentiment qui m'unissait à ma sœur, plus fort que notre condition ne l'autorisait, bien plus puissant que la morale, et vaincu, après une bataille rudement gagnée, contre la mort.

      - Vos tourments valent tout autant d'intérêt. Je lui assure ce point de vue, qui m'est cher : jamais je ne veux que des maux soient ainsi comparés aux miens, pour justifier leur ignorance. Il est plus utile encore qu'il les partage, si je puis l'aider à les résoudre plus facilement que de reconquérir un royaume, et voler un enfant dans un palais hautement gardé. Je veux pouvoir vous remerciez de vos bonnes attentions, si j'en suis capable.


    Je ne suis pas de ceux qui jugent, et j'espère qu'il en est conscient. Trop de pauvres gens ont été mis de côté sur nos terres, sous prétexte que leur vie comptaient moins que celles de chevaliers ou de nobles... Je me refuse à commettre cette erreur plus longtemps. Un détail peut se révéler déterminant. Un enfant, né dans l'isolement et la misère, peut se révéler un jour la clé de voûte d'un destin immense... Je me dois de partager ces valeurs, auxquelles je crois profondément.
    Quelques que soient les soucis qui préoccupent Thibalt d'Ambremont, je ne tolères pas qu'il les laisse de côté, sous prétexte qu'il m'est inférieur, ou une autre aberration de ce genre.
    Et alors que je m'apprête à lui reposer ma question avec plus d'insistance, réellement inquiet, un étrange animal fuit de son écharpe... Un hérisson, minuscule, qu'il remet aussitôt à l'abri de ses vêtements.

      - Vous êtes mage. J'aurais du le sentir, je ne comprends pas que ce détail m'ait échappé. J'y suis particulièrement sensible, depuis mon séjour à Dragonvale... La magie, chez mon compagnon, est timide, en vérité - le contraire visiblement de ce familier qui aimerait voir du paysage, curieux. Personne n'a entendu ma constatation étouffée, impulsive, comme l'a été mon choc devant cette découverte. Ne craignez rien, je partage moi-même les pensées d'une créature assez facétieuse.


    Je lui souris, cette fois, plus complice que lorsque nous sommes entrés dans cette taverne. Je lui fais déjà bien plus confiance qu'à nombre de mes alliés. Je comprends son désarroi... Découvrir mes pouvoirs, accepter ma nature n'a pas été facile... J'en suis mort, presque littéralement, puisque ce fut la surprise de sentir Is se détacher de moi, mordu violemment par la panthère de Castiel, qui m'a déconcentré de notre combat, lui permettant de porter le coup fatal.
    Mais comme moi, Is, mon oiseau de malheur, a ressuscité de ses cendres... Il est devenu phénix de glace, et parcourt désormais Arven, mu par un instinct qui se rapproche de l'espoir.
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MessageSujet: Re: Le devoir inattendu   Mar 5 Mar - 13:57

Tu ne pensais pas blesser ton Roi en énonçant cela. Tu n’avais pas réellement pensée à la portée et à l’implication que ces mots pouvaient avoir. Tu le comprends bien que tu n’aies guère d’enfant et plus aucunes terres à défendre. Un jour, peut-être les récupéreras-tu mais le temps n’est pas venu. Tu sais que tu serais bien incapable de gérer ton domaine dans ton état de fatigue et d’agacement, sans compter sur le fait que tu étais perdu toi-même. Tu ne te reconnaissais plus, tu avais du mal à savoir qui tu étais réellement.
Bien loin de toi l’idée de juger ton souverain et son union ainsi que le fruit de leur amour. Tu n’étais curieusement pas de ceux à juger car si tu n’étais pas l’homme le plus tendre qui soit, tu en étais conscient, tu étais fort loin de tout ça, d’autant plus depuis que ton amour pour Lisbeth de Brunante s’était fracassé comme du verre.

Tu aurais aimé pouvoir lui répondre, lui exprimer tes tourments, lui parler de l’étendue des choses qui te préoccupaient mais tu t’en sentais incapable par respect pour lui et sa peine. Pourtant, il semblait refuser de considérer ses problèmes comme étant le plus urgent. Il n’y avait aucun doute que, plus que quiconque, il méritait ton allégeance.
Mais quand ton animal s’éclipsa, tu eus bien du mal à deviner sa réaction, réaction qui ne fut pas vive ni négative. Néanmoins, tu n’avais pas vu venir le fait que lui aussi était un mage. Cela semblait le tranquilliser de te savoir mage. Pourtant, tu n’avais rien d’un mage. Ta découverte datait d’il y a trop peu de temps. Tu soupirais, pas prêt à te réjouir vraiment. Peut-être pouvait-il en effet écouter tes moindres ennuis. La fatigue faisait que tu avais un besoin presque vital d’en parler. Tu avais accumulé, refusant de montrer tes faiblesses mai ton corps et ton esprit était à bout. Frôler le sujet te l’avait prouvé. Ton corps n’était pas encore réellement remis des blessures infligées lors de la bataille et de l’écroulement du Palais, tu étais fatigué, de mauvaise humeur et de mauvaise composition… Il était temps de parler.

« Oui… Je le suis. Depuis hier. » Tu soupiras, incapable de masquer ton désarroi. Toi un Gallien incapable d’encaisser le choc. Pathétique, tu le pensais vraiment de toi. « S’il n’y avait que ça, il n’y aurait aucun problème. » Lui raconter toute l’histoire, lui dire que tu avais tenu sa fille, lui prouver que ton allégeance allait à Svanhilde, à Sigal et à lui. Qu’à tes yeux, il n’y avait aucune autre allégeance possible. « Avant que la Reine n’attaque Augustus, elle m’a confié votre fille. J’ai juré de la défendre et je l’ai fait jusqu’à ce qu’elles soient entre les mains de celui qu’elle avait désigné. Je me suis battu, j’ai été blessé. Et lorsque l’académie de Dragonvale s’est écrasée sur le Palais, je suis resté coincé dans les décombres. Dès que je m’endormais, j’entendais d’étranges voix. Tellement légère au début que j’ai cru être devenu fou. Quand on m’a sorti des ruines, j’ai cru que c’était fini, que tout s’arrêterait. Mais j’ai continué à les entendre dès que je sombrais dans le sommeil. J’ignore ce que c’est, je n’ai aucun contrôle sur ce phénomène et je ne suis capable que de dormir sur de périodes très courtes. Je suis un guerrier fatigué, encore blessé et à présent mage. Je suis conscient que je devrais être honoré en tant que Gallien mais j’avoue mal gré être obligé de me détourner de mes promesses et de mes objectifs pour ne pas enfreindre mes valeurs et celles que m’ont inculquées mes parents. J’ai voulu jurer allégeance à votre fille, la protéger, mais je n’ose pas l’approcher, je crains de ne plus être… capable de remplir mon devoir ni envers elle, ni envers vous. »

Pour toi, il était dur d’admettre ton impuissance face à tes objectifs et aux promesses que tu avais faite mais tu ne pouvais mentir à ton souverain. Il devait connaître tes faiblesses pour ne rien risquer. Heureusement que vous étiez dans une zone tranquille de l’auberge pour discuter. Bien qu’ici, quelqu’un qui entende des voix n’étaient pas forcément regarder étrangement d’après ce que tu savais des Cielsombrois.
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MessageSujet: Re: Le devoir inattendu   Ven 8 Mar - 3:29

    Thibalt d'Ambremont en a gros sur le coeur, et je l'écoute attentivement, sans le brusquer par des questions intempestives, ou des remarques amusées - et pourtant, ces révélations, si elles l'accablent lui, me semblent à moi de bonnes raisons de se réjouir. Finalement, la magie m'a toujours servie, et sans elle, je ne serais point là aujourd'hui... Sans elle, Svanhilde serait aussi vivante, sans doute, mais sans aucun recours d'être sauvée. Car je sais à présent que rien n'est irréversible, même la mort : j'en ai moi-même eu l'expérience.
    Par contre, j'en suis à jamais changé, et l'état de Svanhilde, les efforts que je vais devoir m'employer pour la ramener, peut-être détruite, m'inquiète. Je ne sais d'ailleurs pas comment procéder, et mes craintes sont dirigés vers mes propres compétences : en suis-je capable ? C'est mon seul espoir. Mais avant cela, cette quête immense, à laquelle je compte dédier tout mon temps et mon énergie, je dois me concentrer sur les sujets urgents qui menacent ma fille.
    Le guerrier, ancien seigneur, vient de m'avouer qu'il l'a eu entre les mains, avant de la perdre... Une once de jalousie, mêlée de colère, s'insinue un instant dans mes veines, accélère les battements de mon sang affolé, avant de s'évanouir tout aussi rapidement.
    La culpabilité qui le ronge est évidente, et je ne peux lui faire porter la mienne en plus de cela. S'il avait pu faire autrement, je vois dans ses yeux qu'il n'aurait pas hésité. Mais certaines actions sont indépendantes de notre volonté, et je ne l'en blâmerai pas injustement.

      - Je comprends. J'approuve d'un hochement de tête sincère - sa peine l'est autant, j'en suis certain. Nous faisons tous de notre mieux en ces temps difficiles... Nous ne pouvons que nous en remettre au Destin pour le reste, et l'accepter. Ce n'est qu'en embrassant notre sort que nous pourrons le surpasser, je crois.


    En effet, je suis de ceux qui pensent qu'il ne faut pas aller contre la Fatalité... S'en servir, néanmoins, me parait plus sage. Ces voix qu'il entend, je les écoute aussi, la nuit comme le jour, désorganisées et indistinctes. Mais je ne les refuse pas. Je m'ouvre à elles, et elles m'apprennent les secrets de leur captivité. C'est grâce à elles, illusions de mon esprit fragile et torturé, ou réelles âmes en tourment, que je m'éveille au pouvoir des dragons.
    Je sens leur force, leur puissance, plus intimement encore que lorsque je vivais à Dragonvale, juste en tendant l'oreille aux suppliques de leurs prisonniers. Tous n'ont d'ailleurs pas que des désavantages à s'offrir à ces créatures : elles se trouvent utilisées pour servir de grandes causes, et s'épanouissent sous leur joug.
    D'autres protestent inlassablement.
    Mais aucune ne m'empêche de dormir, elles m'accompagnent et me bercent, puisque je les y autorise.

      - Ces étranges voix, tentent-elles de vous faire du mal ? Le fixant posément, j'essaye de lui faire sentir mon point de vue. Vous contrôlent-elles ? Leur avez-vous demandé de se taire, poliment, ou de vous exprimer leurs doléances ? Si votre condition vous a affligé de ce fardeau, peut-être devriez-vous tenter d'y trouver une harmonie.


    Je ne sais pas vraiment si mes propos sont clairs, ou s'ils atteignent en lui un écho... J'aimerai l'aider, mais je sens que son caractère est trop batailleur, probablement, pour assimiler ces nouvelles choses qui s'immiscent en lui, non désirées.
    Dans la bibliothèque de l'académie, j'ai lu des ouvrages, sur les conséquences d'une opposition trop violente avec la magie, pour un être dont le corps en était pourtant empreint... Ils luttent en vain, jusqu'à l'épuisement, comme de sains personnages se battraient avec une maladie imaginaire, qui finit par les tuer.
    Ce ne sont surement que des légendes, contées de toutes pièces par les dragons pour pousser notre race à se plier à leur domination... Mais néanmoins, l'état du seigneur m'inquiète.
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MessageSujet: Re: Le devoir inattendu   Ven 8 Mar - 14:23

Tu ne voulais pas lui raconter tout ça et pourtant, tu l'avais fait. Il était ton Roi, non pas ton confident. Mais tu avais décelé une lueur dans son regard, une lueur qui t'avais convaincu de parler, de lui dire tout ce qui t'était arrivé. Tu n'étais pas à ton aise, c'est certain. Tu n'étais pas habitué à livrer tes faiblesses. Sauf que cette fois, tu n'avais pas le choix, pour le bien de ton Roi et de sa fille car ta faiblesse était la leur.
Ce qu'il s'est passé ces derniers temps t'échappait clairement. L'effondrement, tes blessures, ces voix, la magie et ce petit animal qui détendait de toi et à qui, bien malgré toi, tu vouais un certain attachement... Toutes ces choses qui s'étaient accumulées en un rien de temps, juste un peu plus d'un mois. Tu aurais tant préféré ne rester que ce guerrier, que ce spectateur qui agissait uniquement pour défendre. Oui, tu avais des difficultés à assumer ce que tu étais devenu, sans aucun doute.
Tu repenses encore parfois à cette journée où le monde à basculer, où Arven a retrouvé sa liberté, où le monde dans son entièreté a changé, pour tout le monde.

« Je n'ai guère le choix que de l'accepter. Les Puissances feront le reste, je suppose. » Loin de toi l'idée de provoquer les Puissances mais ces derniers temps, ça n'avait rien de facile de s'en remettre à elles les yeux fermés. Quoi de plus légitime que de t'inquiéter un peu de ce que les Puissances te réservaient.

Tu l'écoutes et effectivement, ces voix ne te faisaient pas de mal, pas directement du moins puisque seule le sommeil te manquait. Elles ne te contrôlaient pas en revanche, c'était certain. Quand à bien vouloir leur prêter oreille attentive... Non, tu n'avais pas essayer. Tu ne savais même pas si cela était possible. Comment parler dans ton sommeil puisque ces voix te réveillaient ? Mais l'harmonie, pas un seul instant ne t'était venue à l'esprit. Tu étais devenu un guerrier et tu devais bien admettre que tu n'avais pas penser à tenter de laisser les choses se passer. Tu te sens légèrement idiot, tu soupires.

« Je dois bien avouer que j'ai du mal à envisager de pouvoir échanger avec ces voix. Je ne pense pas qu'il soit possible de le faire en dormant. Par ailleurs... Vous avez certainement raison. Peut-être faut-il que je laisse ma vie suivre son court mais comment alors que je me dois de vous servir, vous et votre fille, que mes terres ne sont toujours pas miennes alors que le tyran est tombé et à quel prix ? Je sais qu'il me faudrait rejoindre Dragonvale mais je suis un guerrier. Ma destinée est de protéger, pas de l'être. Mais cessons de parler de moi. Parlez-moi de ce que je peux faire pour vous. Pour le reste, je suis preneur de tous vos conseils, vous semblez en savoir plus sur mon cas que moi-même. »

Tu as tant de mal à te dire que tout cela fait partie de ta vie, que cela en fera partie un jour ou l'autre car tu le sais, tu le sens, la magie est bel et bien là même si elle est toute récente. Elle fait partie de toi, tu peux te débattre autant que tu veux avec ce que tu es, ça n'y changera rien. Tu peux rejeter ce que tu es mais les histoires qui ont bercés ton enfance t'en empêche. Tu es Gallien et même avant d'être mage, la magie faisait partie de ton monde, de ton univers et maintenant, elle était dans ton sang.
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MessageSujet: Re: Le devoir inattendu   Dim 10 Mar - 3:30

    Thibalt d'Ambremont est fataliste, et j'ai peine à le voir s’apitoyer sur son sort, sans entrevoir dans ses prunelles l'espoir de s'en sortir. Il est vrai qu'il faut apprendre à vivre avec l'incertitude, de nos jours, de ne pas savoir de quoi sera fait demain, et de la façon dont on le surmontera... Le sort s'est peut-être trop acharné sur lui ces derniers temps pour qu'il puisse encore voir un avenir lumineux, ou une promesse réconfortante après les obstacles.
    Je ne peux lui en tenir rigueur, étant moi-même de nature peu optimiste, bien que poursuivant toujours le combat.

      - Vous ne pouvez, en effet, être utile que si vous gérez d'abord vos problèmes, pour en faire une force, lui répondis-je, avec une douceur presque paternelle - il est cependant plus âgé que moi, je pense. Voilà pourquoi vos soucis sont prioritaires, si tant est qu'ils vous paraissent désuets.


    Je comprends qu'il veuille servir notre cause, en dépit de son état, mais je ne peux l'accepter : il se tuerait à la tâche sans améliorer notre condition. Aller trop vite, en négligeant des détails essentiels, pourrait nous conduire droit à l'échec, et je ne le tolèrerait pas.
    Je veux retrouver ma fille, certes le plus rapidement possible, mais aussi le plus habilement du monde, pour que notre plan ne puisse nous amener qu'à la victoire, du premier coup. Je ne juge pas prudent de partir dans cette quête sans un maximum de préparation, et l'assurance d'une réussite totale.

      - J'entends ces voix également... Elles ne semblent pas mauvaises, pour la plupart. Cet aveu ne me coûte rien : je lui montre ainsi qu'il est possible de les gérer, sans qu'elles ne troublent le sommeil ou la conscience. Néanmoins, quand ces mots traversent mes lèvres, je sens leur poids, leur implication... Sommes-nous fous ? Peut-être pourraient-elles jouer en notre faveur, tout comme il en est de notre magie... Avez-vous découvert déjà quel pouvoir votre récente condition vous attribue-t-elle ?


    C'est beaucoup demander, je le sais bien, mais cette information pourrait nous être précieuse... Déterminante, même. Depuis que j'ai fait un séjour à Dragonvale, je peux maitriser mon don, ce qui n'est pas le cas de tous les mages : beaucoup sont dangereux pour eux-même, en n'exploitant pas leurs capacités, jusqu'à ce qu'elles s'imposent malgré eux.
    Il faut une grande concentration pour parvenir à contrôler cette magie, et à l'apprivoiser... Il faut l'assumer, l’accueillir, la faire sienne : un travail difficile, long et perturbant. Mais à force de travail, cette énergie est bénéfique.
    Je comprend que mon corps n'a plus besoin de transe, comme les débutants - peut-être est-ce cette faculté qui me garde de devenir fou, sous l'influence des voix qui discutent dans ma tête ?
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MessageSujet: Re: Le devoir inattendu   Dim 10 Mar - 9:35

Tu n'étais pas d'un naturel dépressif, encore moins du genre à laisser tomber mais tu avais du mal à voir la lumière au bout du tunnel. Mais tu n'avais pas le droit de te permettre ça, tu ne devais te montrer faible, surtout pas à présent que tu étais face à ton Roi. Il était clairement en train de te dire que tant que tu n'avais pas gérer tes problèmes, tu ne pourrais lui être utile et il avait raison, tu le savais. Ton orgueil était en train d'en prendre un sacré coup mais tu ne pouvais rien y faire.

« Oui, vous avez raison ; Il va falloir que je remédie à tout cela pour vous être utile. »

Dragonvale, c'était le seul endroit où peut-être, tu pourrais en apprendre assez pour réussir à comprendre ce qui t'arrivait. Tu n'arrivais cependant pas encore à te résoudre à y aller. Dans ton esprit, ta place n'était pas là.
Dans l'immédiat, ton Roi te disait que lui aussi était comme toi, mage et qu'il entendait également ces voix. Pourtant, il gérait ça bien mieux que toi.

« Je ne sais pas quel est mon pouvoir. Il ne s'est pas... manifester. La seule raison pour laquelle je sais que je suis mage, c'est que je le sens et que je suis incapable de me séparer de cet animal. Je m'en sens inexplicablement responsable. Je sais que c'est normal mais j'ai l'impression de ne pas avoir droit à cet honneur. J'ai grandi avec les histoires sur Dragonvale, sur les Dragons et sur les mages mais je ne m'attendais pas à en devenir un. Je sais aussi que ma place est à Dragonvale pour le moment mais je n'arrive pas à me résoudre à y aller. »

Tu le devrais, c'est certain et ton Roi ne semblait pas vouloir te laisser lui venir en aide tant que tu n'aurais pas regagné un équilibre certain. Nombre de personne y aurait vu un manque de respect à cause de vos âge mais tu n'en avais cure de l'âge, il était ton Roi. Il aurait pu n'avoir qu'une quinzaine d'année, les choses ne changeraient pas si ce n'est que peut-être, tu n'en aurais fait qu'à ta tête.

« Comment gérez-vous ces voix ? Je suis incapable de pouvoir leur répondre, je me réveille immanquablement dès qu'elles envahissent mon esprit. »
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MessageSujet: Re: Le devoir inattendu   Ven 22 Mar - 15:18

RP terminé, Thibalt s'en va pour Dragonvale.
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