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 Le frisson de l'aventure...

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MessageSujet: Re: Le frisson de l'aventure...   Sam 9 Mar - 3:16

Tu ne disais mot, craignant que ce moment si doux, si délicieux, ne soit abrégé trop tôt. Et pourtant, tu n’en avais guère envie. Pas après tout ce qu’il venait de se passer. Mais que se passerait-il, si tu en venais à fuir ? Tes frères te chercheraient, indéniablement. Pendant un temps, du moins. Et après, tu ne serais plus que la jeune fille indigne qui s’était échappée en compagnie d’un homme. Mais, bien qu’ils ne le sachent pas, Laurent n’était pas n’importe qui, et il était bien plus honorable qu’eux, tu le savais. Le verrait-il de la même façon, si vous partiez réellement tous les deux ? Outre l’humiliation de ta gifle, ils auraient à subir celle de ne pas t’avoir suivie, celle de t’avoir laissé échapper à leur surveillance. Et sans nul doute cela passerait mal auprès d’eux, qui malgré leur provocation s’attendaient à voir leur coutume respectée coute que coute. Mais ton père… Oh, ton père. Cela le ferait certainement rire, après qu’il ait assimilé le fait que sa fille chérie ait fuit, bafouant ainsi ses coutumes.

Le doute t’assaille, l’espace d’un instant. Peux-tu réellement le faire ? Peux-tu être aussi forte que Perle, et te libérer toi-même – ou laisser Laurent t’en libérer, peu importe, la décision t’incombe de même – de cette douce cage dorée dans laquelle tu vis ? Ne culpabiliseras-tu pas de ne pas respecter vos coutumes ? Car au fond, quoi que tu veuilles bien en dire, ce sont les tiennes, aussi. Au fond, quoi que tu veuilles bien en penser, elles comptent à tes yeux. Mais tu ne le reconnaîtras pas, tu n’accepteras pas d’accorder tant d’importance à des coutumes que tu as toujours dédaignées, que tu as toujours qualifiées d’un peu absurdes, sur le ton de la provocation, pour outrer les garçons – car ils n’étaient rien de plus, à l’époque, des garçons avec lesquels la petite fille que tu étais s’amusait – que tu connaissais dans ton village.

Et pourtant, tu hésites. Tu en brûles d’envie, mais c’est plus fort que toi, tu as peur. Peur de ce qu’il adviendra de toi, peur de ce qui pourrait se passer. Tu sais pertinemment que Laurent ne manquera pas d’honneur, qu’il ne manquera pas à sa parole, mais quel bien cela peut faire, si vous seuls le savez ? Perdue dans tes pensées, tu n’as pas assimilé entièrement ce qu’il a dit. Vous marier en secret ? Oui, oui, il faudra définitivement que vous le fassiez. Tu sais, tu ne le sais que trop bien, que tu vas dire oui. Le suivre. Tu l’as su à la minute où il te l’a proposé sérieusement. A la minute où ça n’a plus été qu’un désir exprimé à haute voix, sans qu’aucun de vous n’y croit vraiment. Et pourtant… Tu ne peux pas le faire sans conditions. Tu ne peux pas fuir en sa compagnie, peu importe combien tu l’aimes, sans assurance. Tu l’embrasses, avant de prononcer ces mots qui ne lui conviendront peut-être pas. Tu ne désires pas l’attendrir avant, tu as simplement suivi ton impulsion.

« Je vous suivrai. Plus que jamais je vous suivrai, que je doive me cacher ou non. Je le ferai. Mais vous devez me donner des assurances. Je ne souhaite pas vous contraindre, mais il ne peut en être autrement, j’espère que vous le comprendrez. Pour mon honneur, pour ma vertu, pour votre honneur… Pour notre quiétude, plus tard. Je ne peux partir sans ça, auquel cas je culpabiliserai. Je culpabiliserai et ne serai pas toute entière à notre bonheur. »

Tu sais qu’il te demande de penser à toi, à lui, à vous. Mais tu ne peux guère. Fuir sera égoïste, peu importe le désir qui vous étreint l’un l’autre, alors tu dois t’efforcer de rendre cela moins égoïste. Tu dois t’efforcer de rendre cette fuite… noble. Noble. Toi qui t’es toujours targuée de ne pas prétendre à quelqu’un au delà de ton rang, voilà que non seulement tu le fais, mais tu prévois de t’enfuir avec lui. Ô, par la Fatalité, quel mal t’a donc frappé, pour que tu perdes tes esprits comme cela ? Mais il est trop tard, bien trop tard, maintenant, pour rebrousser chemin. Tu aimes Laurent, et tu ne saurais vivre sans lui.

« Je vous en supplie, ne me prenez pas pour intransigeante, mais c’est nécessaire. Votre bon sens vous le dira aussi surement que le mien. Je n’agis que raisonnablement, je suis forcée de vous demander cela. Nous devrions nous marier dès que possible, en compagnie de témoins qui serons amenés à défendre la véracité de ce mariage. Vous devez me promettre de ne pas avoir de gestes qui dépassent la bienséance, avant notre mariage. J’ai confiance en vous, mais je suis loin d’être stupide, je sais comment… cela fonctionne. Je suis persuadée que la plupart du temps dans ces moments, mes frères ne fonctionnent pas avec leur intelligence, qu’ils se laissent aller par la situation. Ils ne vous ont pas montré leur meilleure réflexion aujourd’hui, mais ils ne sont pas stupides au demeurant. Juste un peu prompts à s’emporter. Et… »

Tu t’arrêtas un instant, tu soupiras, plongeant ton regard dans le sien. Tu espérais, surtout, ne pas le faire fuir, par tes exigences. Tu aurais surement annulé chacune d’elles, si tu voyais que ton bonheur fuyait au fur et à mesure que tu les énonçais, mais tu ne pouvais renoncer à essayer. Et tu ne pouvais renoncer à essayer de le convaincre, s’il en venait à refuser. Mais tu n’avais pas fini. Tu devais tout dire, sans quoi tu n’aurais peut-être pas le courage de le faire.

« Vous devrez venir affronter mes frères et mon père, et ce mécréant d’Octavius s’il est présent, par respect de mes coutumes. Peu importe combien je souhaite m’en défaire, je ne peux imaginer l’affront pour ma famille si vous ne le faites jamais. Ils ne vous accepteraient pas à votre juste valeur, ne vous verraient pas tel que je vous vois, et je ne peux le tolérer. Pour eux, pour vous, et pour moi. Il faudra que nous fassions un réel mariage. Avec ma mère, mon père, mes frères, et ma tendre amie que je considère comme ma sœur, Perle. Je ne sais guère où elle se trouve, mais je ne ferai nul mariage officiel sans elle à mes côtés. Elle est la personne qui m’a été, qui m’est, la plus importante, au fil des années passées chez moi, et elle ne me pardonnerait jamais de l’évincer. Je ne me pardonnerai jamais de l’évincer. »

A nouveau, tu soupiras. Allait-il réfuter tout cela, estimer que cela n’avait pas d’importance ? Tu pensais que non, il était bien trop respectueux, bien trop adorable, pour cela. Tu n’osais pas pousser l’affront à lui demander de justifier cela par écrit, tu aurais été bien trop mortifiée de le lui demander alors que tu avais une totale confiance en lui, mais tu avais besoin de sa parole. Tu avais besoin qu’il te dise qu’il respecterait tout cela. Pour ta tranquillité, pour diminuer un peu ta culpabilité. Elle serait toujours là, au demeurant, mais endormie. Apaisée, d’une certaine manière. Tu ne savais pas si ton anxiété était visible, mais si tel était le cas, tu ne pourrais la cacher, peu importe combien tu essayais. Tu avais peur qu’il ne fuit, mais tu te devais d’être ferme, malgré tout ce que tu avais à perdre.


Dernière édition par Fleur Acier-Chantant le Mer 10 Avr - 9:10, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le frisson de l'aventure...   Sam 9 Mar - 5:22

Je craignais réellement qu'elle ne refuse ma proposition. Elle avait toutes les raisons de le faire, je devais bien le reconnaître. Elle risquait de perdre bien des choses. Elle risquait même de perdre sa famille si nous agissions sans réfléchir. Anxieux... j'étais tellement inquiet. Elle était l'un des personnes qui comptaient le plus pour moi. La perdre, même provisoirement aurait été très dur et ma patience aurait été mise à rude épreuve.
Je lisais l'anxiété sur son visage également. Elle réfléchissait, je le voyais bien. À tout moment, elle risquait de m'échapper et je ne pourrais la retenir, pas si elle ne le voulait pas. J'expérimentais un tas de nouveaux sentiments très troublants. Ma peur du rejet était... oppressante. J'étais presque certain qu'elle me tournerait le dos et rejoindrait ses frères, jusqu'à ce qu'elle prononce ces mots. « Je vous suivrais. » Le soulagement m'emporta tout entier mais je la laissais poursuivre, poliment. Je pouvais tout entendre.

Je devais lui donner ma parole pour un certain nombre de choses. Normal, j'attendais donc qu'elle en termine pour la guider jusqu'à l'endroit où j'étais descendu. Ses frères ne connaissaient pas mon nom d'emprunt, ni le vrai, il n'y aurait aucun problème et si elle voulait récupérer ses affaires, nous pourrions toujours... trouver une solution.
J'écoutais donc ce qu'elle me réclamait et rien ne lui serait refusé, rien si cela pouvait suffire à son bonheur et au mien. Je pensais déjà à ce qu'il me faudrait faire pour lui faciliter le voyage et faciliter notre fuite. Car ce que nous allions faire, c'était bel et bien fuir.

Tout ce qu'elle me demanda était parfaitement normal. Le mariage... en secret... un témoin. Il fallait bien avouer que c'était une idée remarquable. Je ne voyais qu'une seule personne pouvant tenir le rôle de témoin, un témoin dont la bonne foi serait indiscutable, tante Freyja. J'avais quelques scrupules à la mêler à mes actes mais je ne voyais qu'elle et elle seule. Et puis... j'avais une chance de m'en tirer avec un sifflement atroce dans les oreilles mais en vie.
Je regardais Fleur, elle voyait très loin, voilà un aspect de sa personnalité que je découvrais avec plaisir. J'allais lui promettre de ne rien faire, de ne pas tenter quoi que ce soit de déplacer mais elle n'avait pas fini. Il me fallait entendre tout ce qu'elle avait à me dire. Et j'avais eu raison d'attendre car quand elle mentionna Perle, je fus surpris et pas qu'un peu. Par les Puissances ! J'avais échappé de peu à un incident majeur. J'étais heureux que jamais elle ne m'ait laissé l'approcher. Il fallait que je lui en parle mais d'abord... la promesse de respecter ce qu'elle m'avait demandé. J'avais pensé à certaines choses d'ailleurs.

« Je vous promets que notre mariage ne pourra être contesté. Je sais déjà à qui me fier, j'écrirais une lettre dès que nous nous serons éloigné d'ici. Qu'au moins une personne sache où nous nous trouvons et ce que nous devenons. Il y a de grandes chances pour que mes oreilles sifflent pendant des semaines mais elle ne s'opposera pas à nos projets je pense. Je vous promets d'être irréprochable et d'attendre notre mariage. Si vous jugez que je vais trop loin, n'hésitez pas à me le signaler. Je ne peux promettre d'être le plus... sage mais je ne vous manquerais jamais de respect, je vous le jure sur mon honneur. Quant à affronter vos frères, votre famille ou même Octavius, j'y ai pensé. Je compte bien m'opposer à eux et leur prouver que je suis effectivement digne de vous. Dès que ce sera fait, nous organiserons un mariage dans les formes avec nos familles et Perle. Je la connais. Et il faut que je vous parle d'elle mais pas ici. Nous devons nous éloigner avant que vos frères ne reviennent. »

Sur ces mots, je lui saisis la main pour l'éloigner de l'auberge et l'emmener là où je logeais. J'étais ravi, euphorique même. Il fallait que je réfléchisse et que je fasse tout ce qu'il fallait pour être à la hauteur. Je passais mon bras autour de sa taille et déposais mon manteau en peau sur ses épaules. Il ne faisait pas très chaud et il ne fallait pas qu'on la remarque.

« Nous ne devons pas nous faire remarquer et s'il le faut, nous trouverons un moyen de récupérer vos biens en douce. » Je la laissais passer devant moi alors que j'ouvrais la porte d'une petite auberge qu'il n'était pas si simple de trouver. Je lui indiquais le chemin et lui ouvris ma propre porte. « Entrez. » Je la laissais s'asseoir et fermais la porte. Je m'installais. « Je vous laisserais le lit, je dormirais dans le fauteuil. » Je réfléchis un instant. « Je vous ai dit que je connaissais Perle... Pour être sincère, je vous avoue avoir eu quelques regards pour elle mais vous devez savoir que vous êtes la seule à avoir éveillé en moi ces sentiments. C'est vous que j'aime, je vous le jure. Elle pourra vous le dire elle-même si ma parole ne vous suffit pas. »

La lettre pouvait attendre encore un peu, il y avait d'autres choses à considérer.
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MessageSujet: Re: Le frisson de l'aventure...   Sam 9 Mar - 7:43

Tu n’étais que peu rassurée, même s’il t’écoutait attentivement. Qu’aurait-il pu faire d’autre, qu’au moins écouter, quitte à réfuter ce que tu disais après ? Qu’allais-tu faire, dans ce cas-là ? Retourner sagement auprès de tes frères, l’attendre, aussi longtemps qu’il le faudrait ? Allait-il même prendre la peine de venir, si les choses se passaient ainsi, si tu en venais à le décourager ? Il avait beau dire tout ce qu’il pouvait et tu avais beau essayer de diminuer l’aspect d’exigences de tes requêtes, ça n’en était pas moins, et tu n’étais pas habituée à ce que les hommes de ton entourage laissent passer tes attitudes de forte tête. Le fait était que ça t’indifférait. Ils t’indifféraient. Ca n’était pas le cas de Laurent. Et tu craignais de le perdre, qu’il fuit, mais sans toi. Qu’il te fuit. Tu aurais été bien malheureuse, alors.

Le soulagement qui t’étreint alors, quand il n’émet non pas une contestation mais approuve, est tellement intense que tu n’imaginais pas possible que tu sois anxieuse à ce point. Faut-il que tu l’aimes, pour craindre de tout perdre, et le risquer quand même. Faut-il que tu l’aimes, pour oser tout lui dire, pour penser qu’il peut tout entendre et continuer à espérer qu’il ne t’abandonnera pas. Il aurait pu. Il aurait pu partir, tout simplement, et te laisser, dévastée, ridiculisée. Car tu l’aurais été, indéniablement. Tes frères se seraient nettement amusés, t’auraient charriée, sans imaginer combien tout cela aurait pu te faire mal. Mais tu chasses bien vite ces pensées néfastes : il ne dit pas non. Ô, par le Destin, il ne dit pas non. Tout ce bonheur à portée de tes bras, tu ne le comprends pas, tu ne le crois pas réellement, mais il est bel et bien là. Pour toi.

« Vous êtes… Vous êtes… Je ne sais même pas mettre des mots sur votre personne, moi qui me targue de savoir les maîtriser mieux que quiconque, dans mon village. Je suis tellement peu habituée à fréquenter des hommes comme vous, et pourtant, ils devraient vous prendre pour exemple. Ne pas être identique à vous, je veux vous garder pour moi et moi seule, mais au moins essayer de devenir un homme semblable à vous, honorable. Je ne pourrais jamais vous remercier assez de m’écouter, sans tenter de faire taire mes inquiétudes, en me prenant au sérieux, sans tenter de détourner mon attention de tout cela. C’est important pour moi, et vous le comprenez. Je vous en suis infiniment gré. »

Tes mots, tes paroles, sont bien en deçà de ce que tu voudrais dire, sont très peu représentatives du soulagement qui se diffuse en toi, mais tu sais qu’il comprendra ta gratitude. Tu as encore du mal à saisir qu’il ait accepté sans sourciller, tu n’as pas l’habitude de rallier les gens à ta cause aussi facilement. Cela ne te manque pas, en ce cas particulier, cependant. Si tu prends plaisir à argumenter tes opinions, ce sujet là est bien trop sérieux pour que tu le prennes de façon désinvolte, pour que tu joues à convaincre Laurent.

« J’espère, sincèrement, que vous ne vous attirerez pas d’ennuis à cause de moi. Il est encore temps de vous rétracter, si notre fuite à venir est trop porteuse d’ennuis. Je peux revenir vers mes frères, et vous attendre. J’en aurai la force, votre amour pour moi me la donnera. Je ne veux pas vous enfermer dans une situation difficilement gérable, aussi dur que ça soit pour moi de vous laisser aller. »

Tu n’as pas le temps de continuer qu’il te prend la main, suite à des paroles pour le moins énigmatique. Il connaît Perle ? Et ne peut t’en parler sur le champ ? Oh, par les Puissances, qui a t’il qui ne puisse être dit où qu’il le souhaite ? Involontairement, bien involontairement, cela t’inquiète davantage que tout ce qui vient de se passer. Ta précieuse Perle s’est-elle attirée des ennuis ? Se connaissent-ils, et ne s’entendent-ils pas ? Y a-t-il des désaccords entre Perle et sa famille ? Elle est de bien des manières ta sœur, et cela serait réellement problématique à tes yeux, s’il y avait un quelconque désagrément de ce genre. Tu es bien loin de t’imaginer la réalité, toutefois…

Son bras autour de ta taille te fait frissonner, te distrayant momentanément de tes pensées, et tu ne peux que sourire en sentant le manteau qu’il dépose sur tes épaules. Qu’il est prévenant, et réfléchi. Il est vrai que vous faire repérer ne serait pas intelligent, et être ainsi sans manteau – le tien étant resté sur le dossier d’une des chaises où se trouvaient tes frères, là où tu l’avais déposé – n’était pas la manière la plus évidente de rester discrète. Même si, bientôt, tu n’aurais plus à rougir de te trouver ainsi seule en sa compagnie, tu n’aurais plus à t’en sentir coupable : tu serais sienne. Et que cette idée te plaisait. Il te fit entrer dans l’auberge où il logeait, dans sa chambre même, ce qui te fit rougir à nouveau. Tu réalisas que tu n’avais pas répondu à tout ce qu’il t’avait dit, pendant que tu t’asseyais.

« Je vous fais confiance, pour ne pas aller au delà des limites de la bienséance. Je ferai de mon mieux pour ne pas vous tenter… Je suis rassurée de savoir que vous comptez toujours défier ma famille. J’ai honte de l’admettre, mais ce sont vraiment des coutumes importantes, chez nous. Même pour moi… un peu. Je ne doute nullement de votre valeur, de votre ardeur d’obtenir proprement ma main, de votre capacité à les battre, mais eux… Ils seront déjà furieux que je me sois volatilisée en votre compagnie quasiment sous leurs yeux, alors…

Pour mes biens, ne vous en inquiétez pas. Il me reste ma bourse, elle n’est pas conséquente, mais amplement suffisante pour m’acheter au moins une tenue de rechange. Mes frères ramèneront probablement le reste chez moi, je le récupèrerais plus tard. Je ne veux pas que vous vous mettiez dans une fâcheuse position pour cela. Si je le peux, j’irai récupérer vos lettres discrètement. Ils seront aux aguets, mais ils ne penseront probablement pas à fouiller mes affaires. Ou du moins, pas avant d’être rentrés chez nous. Ils ne doivent pas savoir votre nom… Je demanderai de l’aide à la jeune femme qui vous a amené mon message, s’il le faut, mais je vous en prie, ne vous en souciez pas, je mourrais d’inquiétude.
»

Plus tu parlais, et plus tu repoussais le moment pour lui de te parler de Perle, ce moment que tu craignais tant. Ô, par tous les maux de ce monde, que lui était-il arrivé ? Tu étais impatiente de savoir, et tu avais peur en même temps. S’il lui était arrivé malheur, tu ne savais nullement comment tu réagirais. Tu savais très bien son état d’esprit, quand elle était partie, peu après que tu aies fait de ton mieux pour la consoler des actes infâmes de ce rat d’Answald… Mais tu attendrais qu’il t’en reparle. Tu ne pouvais repousser la discussion, mais tu pouvais ne pas l'avancer pour autant.

« Ne dites pas de sottises. Vous dormirez sur votre lit, et je me contenterai du fauteuil. Je vous ai mis dans cette situation, à moi d’en subir les désagréments. Il est hors de question que vous dormiez dans un fauteuil. Et ça n’est pas le moins du monde discutable. »

Tu n’eus toutefois pas le temps d’en dire plus, qu’il ramena Perle sur le sujet. Ô, par tous les mécréants de Bellifère, qu’allait-il te dire ? Que pouvait-il te dire ? Qu’avais-tu à redouter de cette conversation ? Comment l’avait-il connue, par ailleurs ? Perle n’était pas plus noble que toi, elle n’aurait pas du se trouver en compagnie de gens tels que Laurent. Avait-elle continué à voler ? S’était-elle fait coincer la main dans le sac ? Aurait-elle perdu une main, en se faisant prendre sur le fait ? Aurait-elle était condamnée à d’atroces peines, en compensation ? Ton imagination s’enflammait, au fur et à mesure que ton inquiétude grandissait. Tu n’aurais jamais du la laisser partir seule, tu aurais du aller avec elle, faire fi des convenances, la protéger, prendre soin d’elle, comme tu avais toujours su le faire.

Tu ne souffrirais qu’il lui soit arrivé quelque chose de grave. Vous ne pouviez correspondre par lettres, mais tu savais pertinemment qu’elle aurait cherché à te préserver si vous l'aviez, à ne pas te causer un soucis à son égard. Tu émettais des hypothèses de plus en plus absurde, peinant à te concentrer sur ce qu’il avait à te dire. Et si… Et si… Si un autre Answald s’était joué d’elle, l’avait séduite, et l’avait abandonnée, engrossée ? Elle qui répugnait de finir comme sa mère, elle n’aurait pas survécu à cette situation. Et tu n’étais pas à ses côtés pour l’aider. Quelle piètre amie tu faisais.

Tu n’avais toutefois pas imaginé le moins du monde ce qu’il allait te dire, et il te laissa sans voix. Comment ? Laurent, intéressé par Perle ? Ô, par tous les Dragons, tu étais en train de faire une erreur monumentale. Ton amie, romantiquement engagée auprès de Laurent ? Tu connaissais Perle, tu savais qu’elle n’abaissait pas ses barrières sans raison, tu étais persuadée qu’elle les avait élevées, après Answald. Tu ne pouvais pas lui faire ça. Jamais. Tu ne te souvenais que trop bien de cette nuit, où elle était venue te voir, anéantie, dévastée. Tu l’aimais bien trop pour la soumettre à de tels tourments à nouveau, peu importe ton amour pour Laurent qui animait ton cœur plus que tout.

Tu ne lui en voulais pas, tu ne le pensais pas capable de te jouer d’une femme, tu le sentais sincère, quand il disait n’avoir jamais ressenti de sentiments aussi intenses que pour toi. Mais Perle, ta douce Perle ? Ta fière, intrépide, Perle, qui avait suivi ton exemple et bravait les hommes, ne se laissait pas avoir ? Tu le savais, toi, qu’elle était douce, qu’elle était adorable, qu’elle n’était pas entièrement aussi forte qu’elle le laissait paraître, au fond. Et il était de ton devoir de la protéger, de prendre soin d’elle. Que cela signifie que tu doives t’effacer, faire une croix sur le bonheur que tu avais entrevu, sur une possibilité de futur autre que celle auprès de ton père, puis de tes frères et de leurs épouses. Tu devais renoncer à Laurent. Tu ne voyais d’autre solution. Et cela te brisait le cœur.

« Je ne le peux… Je ne peux faire ça à Perle. Je ne peux la soumettre à tant de désagréments. Je vous aime, mais pour son bien, je dois renoncer. Ramenez moi, je vous en prie. Ne prolongez pas notre peine, en cherchant à me raisonner. Si je peux surpasser la culpabilité de fuir avec vous, je ne pourrai surpasser celle de faire du mal à Perle. Elle n’a que trop souffert, elle ne mérite pas cela. Son bonheur est plus important que le mien. Je vous en supplie, retournez auprès d’elle, et prenez en soin. Oubliez tout cela. Cela ne sera jamais, et ne pourra jamais être. Vous devez m’oublier, vous devez ne pas vous rattacher à moi, à nous… C’était une erreur. Je vous en prie, ne discutez pas, obéissez moi. Cela doit vous sembler incongru mais… Perle, Ô ma précieuse Perle… »


Dernière édition par Fleur Acier-Chantant le Mer 10 Avr - 9:21, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Le frisson de l'aventure...   Sam 9 Mar - 14:03

Je pense que j'aurais céder à tout ce qu'elle aurait pu me demander mais ses requêtes étaient logiques, tout à fait légitimes. J'avais moi-même pensé à la plupart des choses qu'elle avait demandé. Je n'aurais pas eu beaucoup de mal à respecter tout ça. Bon, il y aurait peut-être quelque souci à un niveau en particulier mais je savais me tenir, je n'étais pas un rustre et encore moins un goujat. Je ne peux m'empêcher de sourire et de l'attirer à moi pour la garder dans mes bras maintenant que j'en ai l'occasion.

« Je ne suis pas extraordinaire, j'en suis même très loin mais j'accorde beaucoup d'importance à ce que vous voulez et désirez et inversement. Je vous aime et aucune de vos demandes ne sont exagérées alors pourquoi ne pas les accepter. Je vous respecte, soyez-en sûr. N'hésitez jamais, absolument jamais à dire ce que vous pensez, c'est ainsi que j'ai toujours vu les choses. Vos opinions m'importent. »

J'imaginais aisément qu'il n'en était peut-être pas tout à fait comme ça chez elle mais ma mère, ma tante, ma cousine et même ma belle-sœur... Je n'avais pas grandi au milieu de femmes qui n'avaient pas leurs mots à dire. J'aimais ma vie, j'aimais l'endroit et la façon dont j'avais grandi dans cet univers un peu complexe et chaotique.

« Des ennuis ? Je les assume avec plaisir si c'est pour pouvoir vous garder à me côtés. Je n'ai pas peur d'affronter mes propres décisions. Je vous aime, c'est tout, il faudra vous faire à l'idée que je risque d'être insupportable et protecteur envers vous. Je refuse de vous laisser loin de moi. »

Je ne garde que sa main pour ne pas abuser de la situation, j'abuse déjà bien assez même si après quelques minutes, je la reprends par la taille. Je suis incapable de la garder éloignée de moi. Une fois dans ma chambre, je suis nettement plus tranquille, plus de frères, nous serons tranquille.

« Comme il vous plaira mais je ferais ce qu'il faut pour vous rendre le voyage plaisant. Pour votre lettre ou vos biens, nous paierons généreusement la jeune femme qui vous a aidé et vous récupérerez ainsi ce qu'il vous plaira. Nous trouverons d'autres solutions vous et moi. Mais j'y pense ! Avez-vous un couteau ou un poignard. Vous devez pouvoir vous protéger. »

Il faudrait que je sois à la hauteur, j'avais plutôt intérêt si je voulais rester dans ses bonnes grâces. Soudain, je craignais de ne pas être à la hauteur. C'était entre autre pour ça qu'il fallait qu'elle se sente bien et à son aise.

« Vous savez, ça n'était pas une question mais bel et bien une affirmation. Le lit est à vous, ne cherchez pas plus loin. Comment croyez-vous donc que je dorme quand je suis sur la route. Ne vous inquiétez donc pas. Le lit est à vous. »

Quand j'abordais le sujet de Perle je ne m'attendais pas à une réaction aussi vive de sa part. Il avait fallu que j'ai eu des sentiments pour la meilleure amie de ma future femme... C'était très brillant... Bravo. J'ignorais tout de leur relation, de ce que Perle avait vécu aussi du reste. J'ignorais même qu'elle était ma sœur... enfin, demi-sœur et heureusement, je n'étais pas prêt à assumer ça.
Mais Fleur semblait tellement... peinée, révoltée et en même temps inspirée parce que je venais de lui apprendre. Je ne pus m'empêcher de rire légèrement. Je ne me moquais pas non, j'éprouvais même un élan d'affection profonde envers elle. Elle était si passionnée.

« Fleur... Perle ne s'est jamais intéressée à moi et elle me fuyait même. J'ignore pourquoi du reste car je ne pense pas jamais avoir été déplacé à son égard ou à l'égard de qui que ce soit. Ne vous en faites pas, elle ne m'aime pas et n'éprouve sans doute rien à mon égard. Quant à prendre soin d'elle, elle est entre de bonne main, n'en doutez pas. Elle est au service d'une de Séverac. N'ayez aucune inquiétudes. Je n'en suis pas sûr mais je pense qu'elle va bien. » Je posais ma main sur sa jour. « Ma douce, ma très chère Fleur, cessez donc de toujours craindre pour notre bonheur. » Je l'embrassais et la ramenais dans mes bras pour la tranquilliser, la calmer. « Ne doutez pas de moi je vous en prie, Perle ne souffrira aucunement de cette union. Maintenant, passons à la chose la plus importante pour notre avenir. Notre témoin indiscutable. »

J'attrapais du papier, et la plume et l'encre. Il était tant de prévenir ma tante que sa tranquillité serait bientôt fort relative.
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MessageSujet: Re: Le frisson de l'aventure...   Sam 9 Mar - 15:43

Tu souris, quand il te dit ne pas être extraordinaire. Il ne l’était peut-être pas, mais il était tout de même parfait à tes yeux. Oh, tu ne doutais pas découvrir quelques défauts, au fil du temps, tu l’espérais peut-être même un peu afin de n’en chérir que plus ses innombrables qualités, mais tu savais qu’il était celui qu’il te fallait. Jamais personne ne t’avait autant fait vibrer que lui, jamais personne ne t’avait conquise comme il l’avait fait, et tu savais qu’il serait le seul. Alors oui, quoi qu’il en dise, il était parfait pour toi. Et ses propos ne firent que confirmer ta pensée : rares étaient les hommes qui chérissaient les pensées et les opinions des femmes. Tu le savais bien, elles n’étaient que négligeables aux yeux de beaucoup… quoi que tu te sois promis de le changer un jour.

« Promettez moi tout de même d’être prudent, de ne pas laisser ces… ennuis causer des dommages irréparables. Je sais que vous êtes sensé, que vous êtes intelligent et mesuré, mais les choses peuvent parfois nous échapper. Soyez aussi protecteur que vous le souhaitez, à condition que vous me laissiez l’être. Je ne tolèrerai pas de vous perdre. »

Tu parlais d’après une impulsion, mais tu savais malgré tout que tu disais vrai. Plus que tout, sa sécurité t’importait, et tu ne voulais pas avoir sur la conscience de l’avoir mise en danger. Sa main dans la tienne, tu sais que tu n’imagines pas ta vie sans l’avoir à tes côtés, d’où ce besoin excessif, irrationnel presque, qu’il fasse preuve de prudence. Il saisit cet instant pour te reprendre par la taille, contact dont tu ne te lasseras jamais, il semblerait – sa délicatesse, la douceur avec laquelle il effectue ce geste, toute sa difficulté à se tenir loin de toi font à nouveau tambouriner un peu plus ton cœur. Mais tu ne peux te laisser aller à la rêverie, céder à cette sensation enivrante qui t’envahit.

« Il me suffit d’être à vos côtés pour savoir que ce voyage sera plaisant. Ne vous inquiétez donc pas pour moi, je suis forte, et je saurai résister à tout. Tant que je ne suis pas séparée de vous, rien ne me fait peur, pas même la colère éventuelle de mes frères… »

Un peu votre famille, toutefois. Mais il n’était pas question que tu en dises à nouveau quoi que ce soit. Si tu n’étais pas capable de gérer tes propres insécurités, tu n’avais pas à l’en accabler. Tu les surpasserais, pour lui, pour votre amour, pour votre folle entreprise.

« Mais si vous ressentez le besoin de savoir que j’ai mes effets personnels avec moi, je me chargerai de les récupérer. Ils sont bien légers, dans tous les cas – jamais mes frères ne m’auraient laissé emporter plus que nécessaire, en sachant qu’ils refusaient de me laisser porter mes propres affaires. Je n’ai pas une malle, tout au plus un linge noué pour contenir mes affaires. Ca n’est pas très digne, mais mes frères ont visé le côté pratique avant le côté esthétique, et ils ont bien fait. Nous n’aurions pas avancé aussi vite, s’ils avaient agi différemment, auquel cas… »

Vous ne vous seriez pas vus. Probablement pas. Tu n’avais nul besoin de finir ta phrase, tu savais qu’il saisirait la fin de celle-ci. Tu avais entre temps baissé la tête, mais tu dardas ton regard clair sur lui, un sourire sur les lèvres.

« Il est hors de question que vous payiez quoi que ce soit. Si je dois recourir à son aide, l’argent de ma bourse viendra la récompenser comme il se doit. Je ne veux abuser de votre générosité et votre gentillesse. »

Tu ne t’attardas toutefois pas sur la question, prévoyant, sachant même, qu’il serait en désaccord avec toi. C’était une certitude à tes yeux, mais tu ne pouvais t’empêcher de ne pas vouloir le laisser te donner un quelconque argent. Tu avais déjà bien trop le sentiment d’abuser de sa gentillesse, à vrai dire, quoi que tu n’en dises rien. C’est pourquoi tu saisis l’occasion de changer de sujet, quand il te l’offrit.

« J’ai une dague, que je ne crains guère d’utiliser si le besoin s’en fait sentir. Je ne suis probablement pas la plus farouche des jeunes femmes, mais je sais m’en servir dans une certaine mesure, bien que je n’en ai jamais réellement eu besoin. Le rouge colora subitement tes joues, alors que tu t’apprêtais à poursuivre ta pensée. Je ne peux guère vous la montrer, elle est dissimulée à un endroit que le décence m’interdit de dévoiler en de pareilles circonstances… Non pas que je ne respecte pas la décence, mais lors d’une agression, il faut que je puisse l’atteindre avant quiconque, et dissimulée ainsi, personne ne peut me la subtiliser. »

Elle n’était, au fond, que dans ton corsage, disposée de manière à ce que tu la saisisses assez rapidement en cas de besoin, et d’une manière ne permettant pas de dévoiler quoi que ce soit à un éventuel agresseur, mais tu craignais d’en dévoiler par maladresse plus que tu ne le voulais, alors que tu n’avais nul besoin d’arrêter un quelconque assaut.

Tu pris un air amusé, quand il te contredit au sujet du lit. Il était hors de question que tu le laisses profiter d’un sommeil peu agréable, quoi qu’il en dise, aussi habitué qu’il soit des routes. Quitte à prendre une seconde chambre, si c’était la seule manière pour lui de profiter de son propre lit.

« Je ne cèderai nullement sur ce point, à fortiori si vous dormez mal sur les routes. Vous méritez un sommeil reposant et sur du mobilier confortable, tant que vous le pouvez. Et je dois m’habituer à un sommeil moins agréable, si je dois partir sur les routes avec vous. Si vous ne consentez pas à m’obéir, je prendrais donc une autre chambre, afin que vous dormiez correctement sur un lit. »

Aussi forte que sa volonté puisse être, la tienne l’était aussi, et bien que tu craignes encore de le faire fuir, tu n’allais pas abandonner. Sa santé dépendait de son sommeil, et il n’était pas question qu’il la compromette par honneur – même si tu louais son honneur -, par respect envers toi, de te laisser la place la plus confortable. Mais cela ne fut que passé, quand finalement tu parlas de Perle. Son rire, toutefois, t’arrêta, te calma presque instantanément. Tu ne le connaissais pas aussi bien que tu pourrais y prétendre dans plusieurs années, mais tu étais persuadée qu’il ne rirait pas si la situation ne s’y prêtait pas, si tu ne t’inquiétais pas pour rien. Se pouvait-il qu’il te manque des éléments ? C’était probable, il t’en avait dit bien peu, après tout.

« Oh, par Augustus… Que vous devez me prendre pour une sotte. Perle est ce qu’il y a de plus précieux pour moi, au delà de ma famille, et de vous évidemment, et je crains d’être irraisonnée quand il s’agit d’elle. Mais j’ai tellement peur qu’elle ne soit blessée, si loin de moi… Qui sont les de Séverac ? J’ai entendu parler d’eux, auprès de ma maîtresse, Harmonie Viremont de Bellifère, mais je ne connais que peu de choses à leur sujet. J’espère qu’elle est en sécurité, saine et sauve… En êtes vous sûr ? »

Sa main sur ta joue, le fait qu’il te serre dans ses bras, son baiser, tout cela termina de t’apaiser. Tu avais l’impression que rien ne pouvait t’arriver, s’il était là pour te protéger.

« Veuillez m’excuser, c’est tellement nouveau, surréaliste. Si je n’étais en votre présence, si vous ne me serriez pas dans vos bras, je crois que je penserai encore à une chimère, tant tout me semble si doux, si spectaculaire, dès lors que ça a trait à vous, à nous… Mais vous avez raison, il est temps de s’occuper de toutes les formalités… Qui sera donc notre témoin indiscutable ? »
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MessageSujet: Re: Le frisson de l'aventure...   Dim 10 Mar - 8:59

J'observais Fleur tout mon comptant maintenant que je l'avais à loisir sous les yeux. Encore maintenant, je louais les Puissances et le Hasard de l'avoir introduite dans ma vie. Je l'aimais réellement et même si je ne doutais pas que nous aurions notre lot de disputes.
Pour l'heure, je voulais simplement la protéger et je serais aussi prudent que je le pouvais tant qu'elle était en sécurité avec moi. Je voulais qu'elle ne risque rien et qu'elle soit heureuse. Un peu présomptueusement, j'étais sûr qu'elle s'intégrerait merveilleusement bien dans la famille. J'étais pourtant bien moins convaincu pour mon cas. Nous verrions bien comment ça tournerait en temps voulu.

« Je veux simplement que vous vous sentiez à votre aise. Je vous laisse aviser pour vos biens. » Je n'imposerais rien, elle était libre de faire ce que bon lui semblait. Pour l'arme, cela m'allait très bien, elle avait de quoi se défendre. « Bien, je préfère de loin vous savoir armée, ne fut-ce qu'avec une dague et si on ne peut la subtiliser, c'est encore mieux. »

Pour le lit, je n'aurais pas gain de cause visiblement, je soupirais donc, j'avais une autre solution mais il me faudrait me tenir tranquille... Allait-elle seulement accepter ça ?

« Il y a bien une autre solution mais je ne pense pas qu'elle vous plaise. Partageons le lit. Je ne ferais rien à votre encontre, je vous le promets. Si vous désirez réellement vous habituer à un sommeil moins agréable, vous aurez tout le temps de le faire quand nous prendrons la route. »

Son entêtement était rafraîchissant, tu étais bien heureux de l'avoir à tes côtés mais pour le moment, il fallait que je la rassure au sujet de Perle. Je ne connaissais pas bien les de Séverac mais je savais qu'ils étaient des gens biens. En revanche, j'ignorais si elle allait bien à présent.

« Les de Séverac sont des gens biens, une nobles familles, je ne les connais pas vraiment mais elle semble heureuse au service de Mélusine de Séverac. Mais je dois bien avoué que je ne sais pas si elle va bien à l'heure actuelle. Je sais juste qu'elle était au mariage de mon frère, je ne sais pas ce qui est arrivé après. » J'aurais voulu la rassurer plus à ce sujet mais je ne le pouvais pas. « Nous la chercherons si ça peut vous rassurer. Nous chercherons à en apprendre plus. Je sais que ma tante a accueilli quelques blessés, nous pourrons lui demander si elle ne l'a pas vu. »

Augustus... J'avais bien du mal à ne pas grimacer à cet instant. Nous avions pris position contre lui et j'avais presque oublié que cet homme s'était accaparé Bellifère et qu'elle l'avait forcément eu pour souverain ces dernières semaines. Penser à votre mariage était nettement plus plaisant que de repenser aux derniers événements.

« Notre témoin ne sera autre que ma tante. Il n'y a pas plus fiable, sa parole est indiscutable et personne n'osera remettre en cause notre mariage si elle est présente. Mais avant tout, il faut que vous en appreniez un tout petit peu sur ma famille et sur elle. Si vous ne pouvez acceptez tout cela, je ne vous retiendrais pas. J'aurais déjà dû vous en parler. Ma tante est Freyja de Brunante et son amant se nomme Philippe Jedidiah. Si vous n'en avez jamais entendu parler, c'est bien normal car ils font tout ce qu'il faut pour ne pas entacher le nom des de Brunante mais ce ne sont pas des marins. Ce sont des pirates. Nous sommes une famille bien étrange et pour être honnête, en m'épousant, vous serez mêlée à cette partie de la famille. Ma tante est la seule personne dont personne n'osera douter parmi les miens, ses trois filles sont la prunelle de mes yeux. Si vous ne pouvez accepter cette partie de mon héritage, je le comprendrais. »

Je risquais beaucoup en lui révélant ça mais je ne pouvais l'intégrer à la famille en laissant cette partie de nous sous silence. Il y avait de grandes chances pour qu'elle finisse par l'apprendre dès que ma tante déboulerait dans nos vie pour le mariage.
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MessageSujet: Re: Le frisson de l'aventure...   Dim 10 Mar - 10:35

A ta plus grande surprise, il avait décidé de te laisser gérer la manière de récupérer tes affaires, et tu en étais satisfaite. Tu estimais qu’il en faisait beaucoup pour toi, sachant que tu allais inévitablement rallonger son voyage, qui aurait été effectué bien plus rapidement s’il avait été seul, et tu chérissais qu’il te fasse suffisamment confiance pour ne pas te refuser de t’en occuper comme tu l’entendais. Tu te contentas d’acquiescer, tant concernant tes biens que concernant ta dague. Tout était dit, il n’y avait nul besoin de revenir dessus. Tu étais cependant tentée de lui demander, à l’avenir, de t’apprendre à te battre, mais tu avais déjà fait beaucoup de requêtes, bien qu’indispensables, et tu te disais que ça pouvait attendre. Après tout, vous alliez passer votre vie ensemble, vous auriez bien le temps d’aborder certains sujets. Tu ne pus t’empêcher de sourire à l’idée de tout ce que tu désirais apprendre, malgré tout.

Tu reportas toutefois ton attention sur lui, dès lors qu’il reparla du lit. Dormir… avec lui ? Ta première réaction fut que la bienséance vous en empêchait, mais il t’assurait de ne rien faire… Le pensait-il réellement ? Tu avais la sensation qu’il ne te laisserait nullement dormir sur le fauteuil, et tu savais que tu ne le tolèrerais guère de sa part non plus. Une impasse se présentait à vous. Et pourtant… Pourtant, tu craignais de dormir dans ses bras, de créer en lui un désir que tu ne voulais pas provoquer, bien trop soucieuse de ta vertu.

« Je… Nous… ne pouvons pas. Ca ne serait pas correct… Je vous assure que le fauteuil me conviendra parfaitement. Tout semble merveilleux, dès lors que je suis en votre compagnie. Je vous fais amplement confiance, mais… »

Tu n’étais, au fond, pas fondamentalement opposée à l’idée de dormir avec lui car oui, tu avais confiance. Mais tu craignais bien trop de te compromettre, à ses yeux en plus de ceux des gens qui parleraient déjà de ta fuite, malgré tout. Tu savais pourtant que vous pourriez attester dès que possible de votre mariage… Devais-tu dire oui, ou essayer encore de le convaincre de te laisser dormir sur le fauteuil ? Tu verrais bien ce qu’il te répondrait. Mais si c’était le seul moyen de le convaincre de dormir convenablement dans un lit…

Les propos qui suivirent t’apaisèrent, alors que tu l’écoutais patiemment. Tu ne pouvais, au fond, t’empêcher de t’inquiéter pour Perle, et tu espérais de tout cœur qu’il avait raison et que cette Mélusine la traiterait bien. Même s’il n’était pas en mesure de te certifier qu’elle allait bien, il était disposé à te laisser la chercher, malgré tout.

Tu soupiras un instant, songeant que tu ne cesserais de toute évidence de t’inquiéter que si tu l’avais en face de toi, et que tu pouvais lui parler. Tu savais qu’elle ne pourrait te tromper, si tout n’allait pas, dès lors que tu la reverrais. Elle n’était pas du genre à mentir, à te mentir, mais elle aurait pu minimiser les choses si elle n’allait pas bien.

« Je ne veux pas retarder votre voyage. Si nous pouvons questionner des gens, dont votre tante, qui pourraient avoir entendu parler d’elle, j’en serai ravie, mais je ne vous détournerai pas de votre trajet. J’espère seulement qu’elle est saine et sauve… »

Tu soupiras à nouveau, mais ce qu’il avait à te dire nécessitait autant ton attention que Perle. Il s’agissait de votre futur, de votre avenir, et s’il estimait que tu devais savoir ce genre de choses, il était de ton devoir d’écouter. Tu souris légèrement, lorsqu’il te dit que sa famille était bien étrange. Oui, elle l’était, sans nul doute. Mais tu l’avais déjà compris, à sa façon d’accepter ton caractère affirmé, de ne pas te nier le droit de faire les choses comme bon te semblait. Certes, tu n’aurais jamais pensé qu’il y avait des pirates dans sa famille, mais ça ne te dérangeait pas outre mesure. Tu l’aimais, après tout, et il acceptait bien de supporter ta famille alors qu’il n’en avait eu qu’un aperçu des plus déplaisants, comment aurais-tu pu ne pas accepter sa famille ? Ton sourire s’était élargi au fur et à mesure de tes pensées.

« Laurent… Vous avez vu mes frères, qui m’ont fait honte et m’ont donné envie de fuir probablement bien plus que votre famille, contienne-t-elle des pirates, ne le fera jamais. Je vous aime, et quoi que vous puissiez me dire, je ne vous quitterai pas. »

A moins qu’il ne le souhaite expressément, mais tu savais que ça n’était pas le cas, il te l’avait prouvé en confrontant tes frères, en faisant taire tes peurs ridicules, et en promettant de préserver votre honneur tout en s’arrangeant pour que vous vous mariiez dès que possible. Oui, il t’aimait, et il ne comptait pas te laisser aller.


Dernière édition par Fleur Acier-Chantant le Ven 12 Juil - 17:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le frisson de l'aventure...   Lun 11 Mar - 1:02

Je n’avais aucune envie qu’elle pense que je voulais contrôler chacun de ses faits et gestes. Ça n’était clairement pas mon intention. Je n’étais pas habitué à agir ainsi et il était hors de question que je m’y mette et ce, sous aucun prétexte. Je l’aimais et la protéger ne voulais pas dire l’étouffer. Elle gèrerait ses biens à sa façon et moi, de ton côté, j’aviserais quand nous serons amené à prendre la route. Pour le reste, tout ça viendrait en temps voulu, l’immédiat, c’était de régler le problème du couchage et de notre témoin irréfutable. Le reste pourrait fort bien attendre.

« Je refuse catégoriquement que vous ne dormiez dans ce fauteuil et si pour réussir à ce que vous dormiez convenablement, je dois m’enrouler dans un drap pour vous tranquilliser et vous rassurer quant à mes intentions, je le ferais, n’en doutez pas. » Je ne voulais pas qu’elle dorme dans ce fauteuil, elle aurait l’occasion mille fois de mal dormir pendant que nous serons sur les routes.

Non pas que je veuille absolument dormir à ses côtés, ça n’était pas mon intention mais c’était bel et bien le côté pratique de la chose que je voyais là. Il est évident que ça ne serait pas des plus évidents mais il faudrait pourtant bien que je me tienne tranquille pour lui prouver que ses frères avaient torts sur toute la ligne à mon sujet. J’étais un homme, oui mais je n’étais pas un rustre, ça, certainement pas.
Pour Perle, la meilleure solution était de demander à ma tante si elle ne l’avait pas vu passer pour des soins ou que sais-je d’autre. Pour l’heure, je ne pouvais rien faire de plus pour l’aider. Elle et moi ne pouvions nous permettre de crapahuter en ville pour savoir si les Séverac s’étaient réfugiés ici.

« Vous poserez vous-même la question à ma tante. Elle vous aidera bien mieux que moi. »

Une fois cette partie là de la conversation tirée au clair bien que le problème du couchage restait en suspend, je lui racontais ce qu’il y avait à savoir mais visiblement, la chose ne l’effrayait pas plus que ça. C’était une bonne chose car je ne pouvais tourner le dos à ma tante ou mon oncle sous prétexte qu’ils étaient pirates, d’ailleurs, je trouvais leur mode de vie si particulier pour le moins attractif même si je n’avais guère le pied marin et encore moins la technique du combat.

« Ma douce, je crains que vos frères ne soient guère comparables à ma tante. La raison est très simple, elle est capable de clouer le bec de presque n’importe qui et si je parle bien, il ne faudra pas vous étonner du vocabulaire qu’elle emploie. Elle est désormais bien plus pirate que noble. J’espère que vous pourrez vous en accommoder. » J’espérais qu’elle en serait capable car il était hors de question que je renie qui que ce soit, en particulier ma tante, mon oncle et les petites. Mon père pouvait voir tout cela d’un mauvais œil, sans mauvais jeu de mots, mais rien n’y changerait rien.

Je m’assis ensuite pour rédiger cette lettre que je soumis à son regard et quand elle acquiesça, je laissais filer l’oiseau qui avait porté nos lettres mais vers ma tante cette fois. Elle était capable de débarquer à Euphoria dans les prochains jours. Ça ne m’étonnerait guère, aussi, Fleur et moi ne devions pas nous éloigner trop de la ville.
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MessageSujet: Re: Le frisson de l'aventure...   Lun 11 Mar - 11:30

Comme tu t'y attendais, il ne cédait pas à ta requête. Ça n'avait, au fond, rien de surprenant étant donné que tu refusais toi-même qu'il dorme dans ce fauteuil de toute évidence inconfortable. Tu soupiras. Tu avais entièrement confiance en lui, mais tu savais aussi que les choses ne se passaient pas toujours de la manière dont on le souhaitait, ta présence même dans cette auberge en était la preuve. Vous étiez cependant dans une impasse, et tu savais, tu sentais, que tu n'avais d'autre choix que de céder. L'idée qu'il s'enroule dans un drap t'amusa un instant, t'arrachant un sourire, avant que tu ne reprennes ton sérieux pour lui répondre.

« Bien. Je vois que ni vous ni moi ne céderons quant au confort de sommeil de l'autre, alors soit, nous dormirons ensemble. Et vous ne vous enroulerez pas dans les draps, le but est que vous dormiez convenablement, pas mal à l'aise. Je vous fais confiance, Laurent, n'en doutez pas, mais reconnaissez que l'imprévu a une belle part dans nos vies, je ne serai pas en votre compagnie à l'instant sinon, et que celui-ci pourrait avoir des conséquences désastreuses. Que serais-je à vos yeux, que serions-nous aux yeux des autres si... »

Tu ne finis pas ta phrase, gênée par ce qu'elle impliquait, une légère rougeur apparaissant sur tes joues. Et si cette idée te dérangeait par ses conséquences possibles et indésirables, tu te surprenais toutefois à rêver de la douceur de ses bras qui t'enlaçaient pour dormir. Oui, il devait être agréable de profiter ainsi de la tendresse de ton futur époux, mais tu ne le découvrirais que plus tard. Il était impensable que tu dormes dans ses bras, c'eut été jouer avec le feu. Vous aurez chacun votre côté du lit, voilà tout.

Tu acquiesças doucement quand il te parla de Perle. Il savait probablement mieux que toi dans quelle mesure sa tante était en mesure de te renseigner alors oui, de toute évidence, tu la questionnerais. Tu ne pouvais y manquer, s'il s'avérait qu'elle ait des informations à son sujet, sur ce qu'elle était devenue. Bien que tu appréhendes de la rencontrer, cela te donnait cependant hâte de la voir, tellement ton inquiétude pour Perle était grande.

« Je n'y manquerai pas, si je peux avoir quelques certitudes ou du moins quelques informations sur l'état dans lequel Perle se trouve. »

Tu souris légèrement, un peu honteusement aussi, à la mention du vocabulaire de sa tante... Ça n'était probablement pas commun pour lui, mais tu n'avais pas grandi en compagnie de nobles, ou même de jeunes filles éduquées à ta manière, et bien peu étaient les gens dans ton village qui parlaient sans jurer. Tu ne doutais pas de sa capacité à clouer le bec à quiconque serait sa cible, mais tu aurais mit ta main à couper que sa façon de parler ne te perturberait pas - elle t'amuserait probablement plus qu'autre chose, à vrai dire, étant donné les origines de la personne dont ces mots fleuris émaneraient.

« Mon tendre Laurent... Vous semblez oublier que je ne suis pas noble, et que je n'ai de toute évidence pas été éduquée de la même manière que vous. Ma maîtrise du langage et de divers sujets n'est due qu'à l'insistance de ma mère qui voulait que j'ai un précepteur - et je ne l'en remercierai jamais assez, sans cela vous n'auriez jamais jeté un regard plus ample à ma lettre - et que j'évolue au service d'Harmonie Viremont de Béllifère, mais c'est le cas de bien peu de gens de ma condition, et la proportion de bourgeois dans mon village n'était pas si élevée, d'autant que la plupart d'entre eux ne constituait pas la compagnie que je recherchais. Cela faisait d'ailleurs enrager ma mère que je fréquente de telles personnes si peu distinguées au vocabulaire si peu convenable. Je suis toute disposée à croire en la forte personnalité de votre tante, et je ne souhaite pas le moins du monde tenter d'avoir raison et de surpasser sa parole face à elle, mais son vocabulaire ne m'effraiera guère, ne vous inquiétez pas. »

Tu souris à nouveau légèrement, amusée par sa mise en garde, et touchée en quelque sorte qu'il te questionne à ce sujet, sans même te rendre compte que ça soit le cas, oubliant tout de tes origines et n'envisageant même pas que tu aies été amenée à fréquenter des gens dont l'éducation - et probablement l'honneur - était quasiment nulle, et qui ne maitrisaient certainement pas les mots à ta manière, parlant de manière très imagée. Il te considérait comme une égale, au fond, bien que tu ne réalises pas cela.

« Cessez donc de craindre que votre famille m'indispose, je suis convaincue qu'une fois que j'aurai la chance de la connaître, tout ira bien. Il me faudra surement un temps d'adaptation, et une bonne dose de courage pour ne pas mourir de peur, mais tu te gardas bien de le dire, mais j'arriverai à y trouver ma place. Pour vous, pour nous. »

Tu le lui devais, il était hors de question que tu ne t'entendes pas avec sa famille, dont il semblait bien proche, peu importe combien l'idée de les rencontrer et de te laisser submerger par les centaines de Brunante que tu t'imaginais d'après le peu que Laurent t'avait dit sur eux et leur nombre t'angoissait. Tu t'approchas davantage de lui et l'embrassas pour lui prouver ta détermination de t'imposer dans sa famille.
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MessageSujet: Re: Le frisson de l'aventure...   Lun 11 Mar - 12:42

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