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 Tu es... de ma famille ?

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MessageSujet: Tu es... de ma famille ?   Jeu 7 Mar - 13:56




22 août 802
Tu es de ma famille
J'connais pas ta maison, Ni ta ville, ni ton nom.
Pauvre, riche ou bâtard, Blanc, tout noir ou bizarre
Je reconnais ton regard
  • Nom des participants : Freyja de Brunante & Perle Clairargent
  • Statut du sujet : Privé !
  • Date : 22 août 802
  • Moment de la journée & météo : Dans la soirée, la nuit est déjà tombée. Aucun nuage ne trouble le ciel.
  • Saison 1, Chapitre 5



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MessageSujet: Re: Tu es... de ma famille ?   Jeu 7 Mar - 14:47

Mais quel bordel ! Cette taverne est sacrément fréquentée ! Et pas uniquement par des gens très clairs si j'en juge par ce guerrier bien imbibé qui n'en finit pas d'enquiquiner la petite rouquine. Enfin, tout ça m'arrange plutôt. Plus ce sera la foire ici et plus je pourrai passer inaperçue. Enfin, en théorie du moins. Et puis, il faut dire qu'Agnès est bien plus visible et impressionnante que moi. Pas que je l'ai emmenée pour me cacher derière hin, pas du tout ! Mais il faut bien avouer qu'elle dégage nettement plus que moi ! Et heureusement d'ailleurs. Je n'ai pas besoin qu'on me voit autant. Enfin ça dépend qui. Et quand. Mais quand je vole, mieux vaut être discrète. Et ici aussi. Je ne voudrais pas que l'on remarque que je regarde partout avec curiosité. Non, non, ce soir c'est discrétion acharnée, planquée dans mon coin. Et qu'Ayden ne s'avise pas de venir faire une remarque tonitruante ou je jure de ruiner sa réputation auprès de sa petite Ariadne !

D'ailleurs, au passage, si cette fille là pouvait s'éloigner, ça me rassurerait. Pas qu'elle me mette mal à l'aise m'enfin, si elle bosse ici, je suppose qu'elle est relativement attentive à ce qui se passe. Et je ne voudrais pas qu'elle... « Ma maîtresse voudrait te voir. Elle mord pas sauf si on la mord en premier alors t’en fais pas va. La maison te paiera un verre, viens ma grande, ta copine sera toujours là après, de toute façon, elle a l’air de bien s’amuser avec le gaillard bruyant. » Pardon ? Une seconde, c'est à moi qu'elle parle là ? Par tous les abrutis de Bellifère. Génial. Perle, ma fille, te faire repérer dans ta mission de repérage au bout de dix minutes seulement... C'est pas joli, joli ! Bon. Je suppose que je n'ai plus vraiment d'autre choix que de la suivre, si ? Ce serait assez mal vu de filer à l'Anthim. Bon.


« Je vous suis. »

De mauvaise grâce, mais je me suis levée quand même. Et en fait, pour être tout à fait franche, j'ai un peur le palpitant qui s'affole là. Parc que bon, c'est quand même une sacré grosse coïncidence que cette patronne en question - qui pourrait s'aviser être de ma famille - veuille me parler. Et ce n'est certainement pas bon pour mon matricule. Allez Perle, du courage ! Ce n'est pas le moment de se dégonfler malgré tes jambes qui teremblotent. Et d'abord, elles ne devraient pas trembloter, regarde-toi ! On croirait une gamine intimidée devant son premier damoiseau ! Du nerf, voyons.
Du nerf, oui. C'est plus facile à dire qu'à faire et il a beau n'y avoir que quelques pas de la table où j'étais à cette fichue arrière-boutique, ça me laisse bien trop le temps de penser et de réfléchir à ce qu'elle peut bien me vouloir. La porte est devant nous. La blonde s'efface pour me laisser passer. Une grande inspiration et c'est parti !

A nous deux !
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MessageSujet: Re: Tu es... de ma famille ?   Jeu 7 Mar - 17:41

Qui est cette gosse ? Cela fait des semaines que je la vois, ici et là, dans les rues de Lorgol derrière sa maîtresse bien née et bien titrée, dans les couloirs du Palais, dans ma taverne. Un fin minois, un joli museau... et quelque chose d'étrangement familier qui m'obsède. Elle me rappelle quelqu'un, et j'ai presque peur de comprendre. On m'a dit qu'elle cherchait son père, cette gueuse – un marin aux nobles airs... Je t'en collerais, moi, des nobles marins, par tous les culs des catins des ports ! Je n'en connais qu'un seul qui aurait pu engendrer la donzelle et provoquer cette sensation de familiarité qui me turlupine. Et pourtant, elle ne lui ressemble pas tellement...

Elle s'amuse avec un groupe de jeunes que je vois souvent ces derniers temps. Je ne possède pas la Taverne de la Rose depuis longtemps, mais j'en ai fait une vraie bauge à pirates : depuis le rhum qui y coule à flots jusqu'au gouvernail qui décore l'arrière du comptoir, tout est réuni pour me rappeler l'Audacia qui me manque cruellement, et dans cet environnement, même vêtue de jupes, je me sens pleinement pirate. Le sabre dissimulé dans ma robe y est sûrement pour quelque chose... Que j'aimerais pouvoir le dégainer, là, maintenant, et en découdre avec quelque ennemi retors, plutôt que d'affronter cette jeune femme qui ressemble tellement, tellement ! À mes trois petites... Je vois en elle l'expression frondeuse de Lou-Ann, la délicatesse caressante de Lena, et même ce sourire adorable de Lucy – oui, elle ressemble à mes filles, d'une manière bien trop intime pour n'être qu'une coïncidence.

Une part de moi en a la conviction – elle partage un même sang avec mes petites. Plus je la vois, plus c'est évident – quelques signes subtils, mais criants à qui sait regarder. J'ai du mal, pourtant, à trouver Philippe en elle – certainement parce qu'elle est terriblement féminine, dans chacun de ses gestes, et que mon capitaine respire une virilité noble et affirmée qui l'auréole d'un halo charismatique propre à me faire succomber à chaque fois que mon regard croise le sien. Sésana me l'amène, comme je le lui ai demandé – d'un geste, je la renvoie s'occuper de mes petites, alors que j'emmène cette « Perle » à l'étage, dans le bureau qui était autrefois la chambre d'une putain et que j'ai arrangé pour en faire mon domaine, avec quelques bouteilles de rhum bien choisies et des ouvrages précieux que j'ai... réclamés à quelques riches voisins.

« Assieds-toi, petite ! Et par les dents cariées du Kraken, me regarde pas comme ça, je vais pas te violer ! »

Poings sur les hanches, je la toise à loisir. Elle a sur le visage une expression un brin anxieuse que je ne verrai sûrement jamais sur les traits de mes filles, mais un air bravache et provocateur très coutumier de Lou-Ann, et leur ressemblance me serre le cœur. Comment douter, sincèrement ?

Je n'ai jamais rien exigé de Philippe, et la conception de cette donzelle date de l'époque où ne nous connaissions pas – j'imagine qu'il a bien des bâtards semés au gré des ports, mais voilà. Rencontrer l'un d'eux est étrange. Douloureux, presque. Je devrais être heureuse, sûrement, que mes petites aient pour sœur une jeune femme relativement débrouillarde et avenante, mais un sentiment honteux me dévore le cœur – je suis jalouse, par toutes les cornes des bourgeois de Port-Liberté. Jalouse de ne pas être sa mère – jalouse qu'une autre femme ait porté l'enfant de Philippe. Enfin... Cette oie blanche, elle, n'y est pour rien.

« Tu sais qui je suis ? Petite, on me dit que tu cherches ton père. Dis-m'en plus – parce que j'en connais un qui est sûrement le tien. »
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MessageSujet: Re: Tu es... de ma famille ?   Ven 8 Mar - 3:30

Cette femme n'est assurément pas commune. Il suffit de voir comme elle me guide vers une pièce plus isolée. Loin du bruit et des éclats de rires gras de piliers de sa taverne. Elle est chez elle, ça se sent dans sa démarche, dans son pas. Mais ma main au feu que cette assurance n'est pas seulement liée à cet endroit. Elle semble... dangereuse. Enfin pas dans l'immédiat, pas pour moi. Du moins je l'espère. Pas quelqu'un dont je voudrais me faire un ennemi en tout cas. Pour autant, je ne suis pas très disposée à m'asseoir. Elle me surplombe déjà bien assez comme ça et je n'ai pas très très envie de prendre mes aises. Voilà qui ferait ricaner Ayden. Je suis certaine qu'il serait prêt à payer le prix fort pour me voir aussi empruntée, ce gueux. Mais quoi ? Au vu de l'importance que pourrait avoir une discussion, j'ai bien le droit d'être un peu anxieuse, nom d'une couronne ! Enfin, encore faut-il que je parvienne à tenir un minimum ma langue. Je ne suis pas certaine qu'elle goûterait mon impertinence. Alors je retiens - de justesse - la remarque insolente qui me vient aux lèvres tandis qu'elle me toise et me jauge du regard. Seul un sourire narquois que je ne peux pas retenir vient étirer mes lèvres.

Un sourire qui tombe très vite. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle ne s’embarrasse pas de formalités cette femme singulière. Pas que j'aurais voulu tergiverser un peu avant d'entrer dans le vif du sujet, ce n'est pas vraiment mon genre. Sauf quand je veux taper sur les nerfs de quelqu'un. Mais pas dans les sujets sérieux. Et celui-ci... S'en est un sacrément sérieux par mes jupons ! Un peu trop à mon goût derrière. Une petite, toute petite, minuscule part de moi me hurle qu'au fond, je n'ai pas besoin de savoir. Les réponses que je cherche... Je ne suis plus si sure de vouloir les entendre maintenant.

... Quelle lâcheté ! Non mais franchement ! Après tant d'efforts, tant de peine, je devrais tout abandonner ? Certainement pas, non ! A la Fatalité ces fichus tremblements qui me rendent toute chose, je veux savoir. Coûte que coûte et quelle que doive être la vérité. Après tout, ce n'est pas comme si je voulais de la reconnaissance ou autre, n'est-ce pas ? Je veux juste... savoir. Alors, soit. Je saurai ce soir.

« Freyja de Brunante. » J'ai lâché son nom sans sourciller, croisant les bras pour me donner une contenance. Bien sur que je sais qui elle est. Je ne serais pas venue rôder ici dans le cas contraire. Oh, ce n'est pas que je rechigne à boire un coup de temps en temps. Paraîtrait même que je tiens plutôt bien l'alcool pour une personne aussi frêle. Que les saoûlards du coin soient roturiers, artisans ou pirates m'importe peu et ce bouge b'est certes ni mieux ni moins bien fréquenté qu'un autre. Non, le seul véritable intérêt de cet endroit, à mes yeux, c'est elle. Cette noble qui n'a pas de meilleure occupation que de remplir les gosiers assoiffés alors qu'elle pourrait se prélasser dans un quelconque château. Cette noble dont le nom l'est un peu trop à mon goût, à plus forte raison si je m'y révèle apparentée.

« Vous semblez bien informée. » Perle, pas d'ironie, on a dit ! Ce n'est certainement pas la bonne façon de faire dans le cas présent ! « Je ne peux pas vous en dire beaucoup plus. Je cherche effectivement mon père, un marin qui aurait navigué il y a un peu plus de vingt ans. Noble. » Noble, oui... Un peu trop à mon goût d'après ce que suggèrent mes recherches... Ah par la rouerie de la Fatalité, pourquoi ma mère ne pouvait-elle se contenter d'un simple marchand de passage !
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MessageSujet: Re: Tu es... de ma famille ?   Ven 8 Mar - 6:42

Elle se méfie de moi, la donzelle. Je vois ses yeux étudier la pièce, les fenêtres, la porte, me dévisager, comme si elle me jaugeait. A-t-elle peur ? J'ai la sensation qu'elle cherchait à me voir, que cette entrevue répond à sa volonté cachée tout autant qu'à la curiosité, alors pourquoi cette méfiance, cette prudence ? Elle me connaît, par mon nom – mon vrai nom, celui qui m'a vue naître, l'un des secrets les mieux gardés de la capitale. Pour elle, je ne suis pas Savarna Chant-d'Ecume, mais Freyja de Brunante, et je ne sais pas si je dois m'en réjouir ou m'en inquiéter. Normal que le secret s'évente avec mes neveux réclamant ouvertement leur tante, et mes filles cavalant ici et là sous leur nom de Jedidiah et se réclamant de leur mère Freyja, mais enfin... J'aurais préféré ménager la susceptibilité familiale et éviter toute allusion aux de Brunante associés à l'Audacia, après tout la dauphine d'Outrevent va bientôt porter ce nom... Tant pis. En tout cas la petite me connaît sous ce nom, je vais devoir faire avec.

« As-tu plus d'informations à me donner sur ton père ? Celui que j'ai en tête avait environ 25 ans à ta conception, il a navigué toute sa vie, mais sa noblesse ne saurait être remise en question. »

La curiosité me dévore. Qui était sa mère ? Quelle femme a su avant moi attirer le regard de Philippe et retenir son attention, suffisamment pour qu'il lui donne un enfant ? Une autre de ces miséreuses des ports, vendant son corps au plus offrant pour acheter son pain du jour ? Ce n'est pas le genre de Philippe, plus séduit par la santé et la vigueur d'un corps bien portant que par la détresse famélique des catins d'Arven... Une bourgeoise alors ? L'une de ces blanchisseuses souriantes qui saluent les navires sur les berges où elles entretiennent le linge de leurs clients ? Je ne sais pas. Je voudrais ne pas savoir, tout ignorer de l'existence de cette fille qui ressemble tellement aux miennes.

« Et j'ai l'impression que tu me cherchais, fillette. Tu en sais plus que tu le dis, pas vrai ? Ca sert à rien de me cacher ce que tu as derrière la tête. Après tout, si j'ai voulu te causer c'est pour t'aider, gamine, alors raconte-moi tout. »

Dans un battement de jupes, je m'asseois dans l'un des confortables fauteuils offerts par mes gentils neveux lors de la mise à sac de l'endroit. Elle est affreusement mal à l'aise, cette gosse – mais ma foi, tant pis, si elle me craint, elle n'avait qu'à pas s'aventurer chez moi, pas vrai ? J'espère en tout cas pouvoir lui être utile – même si je dois, ensuite, aller annoncer à Philippe qu'il a une quatrième fille, adulte celle-là... Sait-elle que je soupçonne mon capitaine d'être son père, cette brindille-là ? Est-elle venue à moi car elle sait que je suis sa compagne et la mère de ses filles – les officielles ? Tant de questions, si peu de réponses...
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MessageSujet: Re: Tu es... de ma famille ?   Ven 8 Mar - 12:14

Plus d'informations. Elle en a de bonnes ! Bien sur j'en ai ! J'ai suffisamment entendu ma mère me le raconter encore et encore, louant chaque fois un peu plus son beau capitaine - car oui, il était noble ET capitaine. Elle le revoyait encore, descendre fièrement de son navire, le soleil accrochant des reflets roux dans sa chevelure châtain. Et ce sourire, oh ce sourire si éclatant, si merveilleux... Il était le plus tendre des hommes, le plus aimant, le plus courtois. Et quand il est parti, au terme d'une semaine d'escale, elle a su que jamais plus elle n'appartiendrait à un autre. Je vous jure que ce sont ses mots.
Vous comprenez, maintenant, le peu de crédit que j'y apporte ? C'est une histoire, une fable qu'elle s'est inventé pour supporter le poids des années. Je doute que la réalité ait été aussi... parfaite. En fait, le seul élément à retenir de tout ça, c'est qu'il s'est arrêté dans notre port pendant une semaine. Un grain mauvais qui avait abîmé sa voilure si je me souviens bien. Suffisamment longtemps pour qu'il lui laisse un sacré souvenir. Et pas seulement en mémoire, n'est ce pas ! J'ouvre la bouche pour rajouter cet élément avant de me raviser finalement, interrompue dans mon intention par les mots qu'elle ajoute.

Elle veut m'aider. Sauf que je ne suis pas certaine qu'elle s'attende à ce que j'ai derrière la tête. D'ailleurs, je ne sais pas moi même vraiment ce que j'ai derrière la tête. Juste que puisque les de Brunante sont la seule grande famille de nobles marins, ils pourraient être un bon point de départ. Et puisqu'elle a presque l'âge de ma mère, c'est un peu simplement que je me suis dit qu'elle pourrait être la femme de mon père. Je veux dire, la vraie, celle qui lui aurait donné des gamins légitimes. Et cette idée ne facilite pas vraiment la discussion... Enfin, elle n'a pas tort. Je suis venue jusqu'ici, elle s'est débrouillée pour me parler tranquillement... Qu'est-ce que je risque ? Au mieux, je serais fixée. Au pire, elle m'enverra balader et je recommencerais autrement, voilà tout !


« Que voulez-vous que je vous dise de plus ? Les informations de ma mère ne sont pas très... fiable, si vous voyez ce que je veux dire. » Ça, ce n'était pas utile à rajouter. J'ai beau être considérablement énervée par les rêveries de ma mère, je n'ai pas envie qu'elle soit jugée par cette dame. A plus forte raison si c'est, comme je le suppose, une épouse légitime.« Tout ce que je sais de plus, c'est qu'il s'est arrêté dans notre bourgade pendant une semaine le temps de réparer deux-trois dégâts occasionnés par une tempête. Au début du mois d'août 778. » J'aurais même pu lui donner les dates précises de son arrivée, son départ et le nombre d'endroits qu'il avait fréquenté.

Je finis par m'asseoir aussi. A la voir me regarder comme ça depuis son fauteuil, j'ai encore plus l'impression de me faire réprimander.
« Vraiment, je ne sais pas grand chose de plus. C'est assez ancien, voyez-vous. Enfin, pas que je sois particulièrement âgée mais tout de même, ça remonte un peu tout ça et personne ne se souvient trop des marins qui passent par chez nous, on en voit défiler toute l'année. Mais enfin bref, je me suis renseignée un peu, auprès d'une domestique du Palais qui connaît bien la noblesse et tout ça et elle m'a parlé de votre famille. » Oulah. Ce que je raconte ne veut rien dire du tout. Un peu de calme, ce serait plus clair, pour elle comme pour moi. « Elle m'a dit que les de Brunante était la famille la plus importante qui soit noble et navigue aussi alors je me suis dit que peut-être... » Et c'est là que ça devient compliqué. Elle n'a pas vraiment l'âge d'être ma mère mais je n'ai pas de meilleure idée. Et puis ma mère aussi était pas mal plus jeune que lui à l'époque. Peut-être qu'il aime les petites jeunes, tout simplement.

« Je me disais que peut-être... Votre mari... Serait mon père. » Voilà, c'est dit, à grand renfort d'hésitations. Maintenant, que la Chance me vienne en aide.
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MessageSujet: Re: Tu es... de ma famille ?   Sam 9 Mar - 8:26

Un instant, ce qu'elle dit ne produit aucun sens. J'entends, bien sûr, ce qu'elle m'explique au sujet de son géniteur, et la date de sa présence correspond au trajet habituel de l'Audacia. Je devrais consulter le livre de bord de 778 pour en être sûre, mais le navire a forcément fait escale en Bellifère à un moment cette année-là – je sais qu'elle en vient, elle a la même pointe d'accent de ce duché que ma propre mère n'a jamais perdu, même après des années passées à Brunante. Puis le lien se fait, et un éclat de rire tonitruant m'échappe. Un rire frénétique, irrépressible, qui m'en tirerait presque des larmes. Elle et moi avons suivi deux cheminements distincts, mais elle s'est largement leurrée sur ma place et mon titre dans la famille de Brunante.

« Je suis une de Brunante, fillette. Comprends-moi bien : je suis née de Brunante. Les filles en bas sont à moi, c'est vrai, mais leur père s'appelle Jedidiah, et c'est le capitaine de l'Audacia. Nous ne sommes pas des marins, ma belle : nous sommes des pirates. Je ne me suis jamais mariée, et je ne pense pas me marier un jour, ma vie me plaît comme elle est. Ce que je fais dans la vie, je suis étonnée que tu l'ignores : je suis second de l'Audacia, et je vis sur les flots, le sabre au clair, et les yeux dans l'océan. »

Où croyait-elle donc mettre les pieds ? M'a-t-elle prise pour quelque tenancière de taverne tout juste bonne à enivrer la populace bornée des bas quartiers ? Sa méprise m'amuse cependant. Il est vrai qu'elle est sûrement l'enfant de l'homme qui me tient lieu d'époux, de celui auquel j'ai décidé d'appartenir, de Philippe enfin qui a toujours éveillé en moi ce déferlement d'émotions et de sensations qui me font vibrer, et me sentir vivante, tout simplement. Philippe, le sang dans mes veines...

Qu'il est étrange, cependant, que je ne le trouve pas en elle. Lena a quelque chose de lui dans l'agencement délicat de son visage qui est empreint de la même noblesse héritée des rois et des reines d'Ansemer, Lou-Ann a ses mains agiles et fiables aussi propices au maniement vigoureux d'un sabre qu'à la caresse la plus subtile, et même bébé Lucy a ses yeux droits à la profondeur exquise. Cette Perle ressemble à mes petites, pourtant, farouchement, dans ce qu'elles ont de sauvage et d'indompté, dans ce déséquilibre de l'âme qui transparaît sur les traits, dans cette soif primitive de liberté. Troublante familiarité. Où donc se trouve Philippe en Perle pour qu'elle ressemble autant à mes enfants ?

Le reste de son discours me frappe soudain. De Brunante. Par toutes les couilles vérolées des cocus de Bellifère... Si elle ressemble autant à mes filles, ce n'est pas aux Jedidiah en elles qu'elle ressemble, non – ce que je vois en elle m'est autant familier parce que mon propre miroir me le reflétait à son âge. Ce que je vois en elle, ce n'est pas la flamme des Jedidiah, leur noblesse aristocratique et leur héritage couronné, non – ce que je vois en elle, c'est la fouge de Brunante, l'appel sauvage de la mer, l'amour des flots, et ces mille et uns détails qui font que c'est à moi qu'elle ressemble, au fond, bien plus qu'à mes filles dans tout ce qu'elles tiennent de moi.

Oh Fatalité. J'ai forcément raison – j'ai forcément deviné.

« Tu n'es pas la fille de Philippe, petite– oh, par toutes les voiles de l'Audacia. Ton père, c'est Léopold. »

Un rire massif m'échappe à nouveau et j'en ris à en perdre haleine, amusée devant cette idée désopilante.

« Léopold le si vertueux, Léopold le droit, le moralisateur, Léopold le sagace, le sage – Léopold de Brunante ! Mon frère si confit en bigoterie que sa femme doit trouver bien longues les nuits d'hiver – mon frère, oui. »

D'un bond rapide, me voilà debout devant la gosse qui n'a pas encore réagi. D'un salut outrancier, je m'incline devant elle, dans une preste parodie des révérences de cour, avant de lui ouvrir grand les bras.

« Bienvenue chez moi, Perle, ma nièce. »
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MessageSujet: Re: Tu es... de ma famille ?   Sam 9 Mar - 16:15

Un jour, c'est juré, j'apprendrais à contrôler mes émotions pour éviter qu'elles ne se lisent sur mon visage à mille lieues à la ronde. Parce que ces grands yeux stupéfaits ne me donnent vraiment pas un air malin. Mais en même temps, je vois difficilement comment je pourrai réagir autrement. Pirate. Pirate ! PIRATE ! De ceux dont on parle dans les contes de bonnes femmes sur les ports pour forcer les mômes à l'obéissance. Nom d'un jupon, que suis-je venue faire ici ? Je me gratte le front en un geste réflexe de grande perplexité. Je me suis totalement trompée ! Je n'ai rien à faire ici en fait. Il faut que je le lui dise dès maintenant, qu'elle n'essaye pas de m'aider pour rien. Pas que j'ai grande considération pour les pirates - enfin, disons plutôt que je ne sais pas quoi en penser - mais je ne veux pas faire perdre son temps à une femme de cette trempe. Parce que je suis absolument certaine que c'était un marin, rien d'autre. Sinon, ma mère n'aurait pas pu s'empêcher de le dire encore et encore. Comme si sa condition allait se trouver changée par quelque homme aventureux.

« Ah non ! Non, non, attendez, nous faisons fausse route, j'ai été mal renseignée ! Je ne suis pas, enfin... mon père n'était pas, n'est pas... » Un pirate. Je n'ai pas eu le temps de le dire qu'elle éclate de rire. Un rire sonore qui m'a d'abord fait sursauter. Et qui me laisse maintenant perplexe. Elle enchaîne les noms, les propos sans que je sache trop à qui elle fait référence. Et je ne me risquerais certainement pas à l'interrompre mais enfin, j'aimerais bien comprendre un peu mieux ce que tout cela signifie. J'aimerais bien... être sûre de comprendre.
Leopod de Brunante.
Ce nom glisse dans mes pensées, porteur de promesse. Et il passe et repasse en boucle, comme pour s'imprégner dans chaque parcelle de mon corps. Serait-ce lui, mon père ? Cet homme inconnu, ce noble marin qui m'a donné naissance ? Cet éternel absent dont l'existence m'a mise au monde et plané sur chacun de mes jours depuis, en ces années où les autres gamins se moquaient de moi qui n'avait pas d'homme dans ma famille. Est-il vraiment possible que je touche au but, que je sache, enfin ? Leopold de Brunante. Mon père. Par la barbe des soupirants de Mélusine, voilà que j'en deviendrais presque poète.
Son... frère ? Oh par toute la sensualité des jupons de Mélusine... Evidemment. Avec la possible identité de mon père... C'est toute une famille qui apparaît. Cette famille à laquelle j'ai pensé, parfois. Cette femme légitime, ces enfants qu'il a reconnu... Oui, j'y ai déjà pensé. Sauf que je n'avais pas réalisé jusque là qu'ils existaient probablement réellement. Et je n'avais surtout pas imaginé qu'il n'était pas... seul. Peut-être entouré de frères, soeurs et cousins en tout genre ! Ohlalalala... Dans quelle galère est-ce que je viens de m'embarquer moi ?

Je voudrais poser des questions. Lui demander si elle est sure d'elle, déjà. Savoir de quel genre d'homme il s'agit. Comment est-il ? A quoi ressemble-t-il ? Est-ce que je lui ressemble ? Qu'en est-il de cette... probable autre famille, légitime celle là ? Est-ce qu'il serait... heureux de me rencontrer ? Se doute-t-il seulement de mon existence ? Et pourtant je ne dis rien de tout ça. Je suis bien trop abasourdie. J'ai beau avoir cherché par tous les moyens possibles à savoir. J'ai beau avoir pris conscience, en entrant dans cette pièce, que je touchais au but. Mettre enfin un nom sur une absence est plus dévastateur que je ne l'aurais cru. Et la seule question que je suis capable de poser, renfoncée dans mon fauteuil, est bien ridicule.
« Il... C'est un pirate, lui aussi ? »
Dernière tentative, dernière vérification. Je ne pense pas qu'elle me l'aurait dit si elle n'était pas sure d'elle. Ce n'est pas le genre de femme qui affirme quelque chose sans certitude.

Leopold de Brunante.
Mon... père.

Si seulement, je pouvais lui manquer...
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MessageSujet: Re: Tu es... de ma famille ?   Dim 10 Mar - 18:40

Son expression est si interloquée qu'un rire sonore s'échappe à nouveau de ma gorge. Si la surprise, le choc, l'abasourdissement avaient un visage, ce serait certainement le sien, alors qu'elle me fixe sans ciller de ses yeux écarquillés. Je n'arrive pas y croire. Léopold, que je sois juponnisée ! Mon frère si vertueux, ce frère sage et insensible qui a voulu me marier contre mon gré et à cause duquel j'ai fui sur les flots jusqu'à l'Audacia. Mon frère époux de Marisa qui semblait pourtant emplir sa vie de satisfaction bigote et conjugale, mon frère si vertueux choqué jusqu'aux tréfonds de son être sensible par ma vie dissolue de débauche et mes trois insupportables bâtardes qu'il ne reconnaîtra jamais comme lui étant apparentées. Léopold qui a voulu marier Louis à Lisbeth, et qui s'étranglerait sûrement s'il savait les liens de Laurent avec sa turbulente et inconvenable tante insupportablement libertine...

Léopold. Père d'une petite bâtarde qui sent tellement bon Brunante que j'aurais dû la reconnaître au premier coup d’œil. Une adorable mignonne totalement perdue qui me regarde, incertaine, comme si j'allais la dévorer toute crue ou la livrer en pâture à quelques fous furieux de rats des mers. Sa question me fait hurler de rire de plus belle.

« Un pirate, oh oui, le jour où les catins auront des couilles ! Léopold est tout aussi pirate que je suis princesse, ma jolie. Les pirates ils ont le feu dans les veines, et lui n'y a que de l'eau, c'est juste un frileux de poulpe des côtes. Un marin, ma belle – rien qu'un marin, et pas le meilleur. »

Lui saisissant la main, je la fais lever, avant de lui tourner autour pour la détailler attentivement. J'ai sûrement l'air d'une maquerelle évaluant sa marchandise, mais peu m'importe : je veux voir ce qu'elle cache en elle, cette fleur sauvage échappée d'un coup de reins illégitime qui l'aura plantée dans quelque rocher aride de Bellifère. Elle est fine, oui – cette finesse nerveuse, subtile, des femmes Brunante. Cette prestance de ceux qui vivent sur les flots, et dans ses yeux ce goût d'absolu qui chante l'appel obsédant de la liberté – elle a même quelque chose de mon cher frère dans le dessein de ses traits, sous leur forme féminine.

Elle me ressemble. J'en suis un peu choquée. Bien sûr, elle est rousse alors que mes cheveux sont d'un noir d'encre – mais nous avons les mêmes prunelles azurées, et au fond du cœur ce même appétit d'absolu, j'en ai le pressentiment. J'ai construit ma vie sur les océans, dans les voiles de l'Audacia, le sabre au clair et Philippe à mes côtés, et je sais qu'elle n'est pas faite pour ce genre d'existence, mais je l'ai déjà vue ici et là et je la devine débrouillarde, et ambitieuse.

J'ai une nièce. Mon cœur s'emballe. Louis et Laurent ont une sœur... La surprise m'amuse, et je suis bien soulagée de ne pas découvrir de bâtarde de Philippe, même si au fond de mon esprit danse le problème causé à Marisa. J'y songerai plus tard – pour le moment, je veux me concentrer sur cette nouvelle venue dans ma couvée. Dans un élan que je ne saurais réprimer, je la serre contre moi quelques instants. J'ai tant à lui dire, tant à lui raconter, et d'elle je veux tout savoir, mais d'abord, j'ai besoin de la toucher. De m'assurer de sa réalité.

« Bienvenue dans la famille, petite. Tu as à Lorgol trois cousines qui seront, je pense, enchantées de te découvrir, deux frères à qui la vie vient d'offrir une sœur, et une tante qui t'aime déjà de tout son cœur. »
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MessageSujet: Re: Tu es... de ma famille ?   Lun 11 Mar - 4:09

Un marin, donc. Pas pirate. Et noble. Qu'elle ne semble d'ailleurs pas avoir en très haute estime. Tout semble coller... J'ai un peu de mal à le croire. Mais nom d'une fanfreluche, ce serait bien que je perde un peu cet air de merlan frit ! Parce que, vraiment, je commence à me sentir un petit peu stupide, en même temps que stupéfaite. Je veux bien que j'ai renoncé à mes impertinences pour qu'elle m'aide mais je n'ai jamais dit que je devais prendre des airs de demoiselle effarouchée pour autant ! C'est décidé, je vais laisser tomber cette mine ébahie qui me fait des allures de petite ingénue fraîchement débarquée de sa campagne. D'autant que ce n'est pas mon genre du tout. Et puis, je peux être relativement sage sans passer pour une ravissante idiote !
Tandis que je prends cette résolution, elle me lève de mon siège pour me tourner autour. J'ai l'impression d'être un morceau de viande dont elle évaluerait la qualité sur le marché ! Oh et à la Fatalité ma sagesse après tout ! Si je suis vraiment de sa famille, je ne vais pas faire semblant d'être une autre pour lui plaire. De toute façon, je finirais forcément par laisser une remarque m'échapper alors... Autant qu'elle sache tout de suite à quoi s'en tenir, ça me semble nettement plus simple. Un sourire railleur apparaît sur mes lèvres.
« Ça va ? Vous me trouvez à votre... » Goût. Je ne finirai décidément aucune de mes phrases ici si elle persiste à vouloir s'en prendre à mes nerfs ! Me serrer dans ses bras, comme ça, sans prévenir, non mais franchement ! Personne n'a fait ça depuis... Au moins mon départ de Bellifère et ma séparation d'avec Fleur.

Et voilà. J'ai à nouveau une expression interloquée sur le visage. D'autant plus interloquée à l'entendre. J'ai deux... Frères ? Frères comme dans... « frère » ? Comme ceux de Fleur ? Nom d'un jupon en dentelle. Et c'est sans compter les cousins et la tante. Bon, la tante, ça semble plutôt... bien parti, même si je sens qu'il va falloir un moment avec de ne plus être impressionnée par elle. Je marmonne un « Ravie. » qui doit sembler assez peu sincère mais en réalité je le suis vraiment. Il faut juste que je redescende de mon nuage et si possible en évitant de me casser quelque chose dans la foulée.
Je la regarde avec curiosité, cette première représentante d'une famille que je n'ai jamais connu. Que je n'avais jamais pensé rencontré avant... récemment. Au fond, même si elle m'impressionne avec ses grands éclats de voix, elle me plait bien cette Freyja de Brunante. De Brunante... Une seconde. Je n'avais pas réagi... Mais il y en a deux, au palais, des frères. Un brin de soupçon se glisse dans ma voix.
« Dîtes... Vous avez parlé que j'avais deux frères. Et au palais... » Encore une fois, je ne finis pas ma phrase, ça devient une habitude décidément ! Mais son regard est bien assez éloquent pour que je n'ai pas besoin de terminer. Parfait. Génial. J'hérite donc de deux frères, dont l'un est réputé pour avoir un caractère impossible et effarouche les servantes au point qu'elles tiraient à la courte paille pour ne pas y aller quand il était blessé. Et l'autre qui me lance des oeillades... un peu trop appuyées, si vous voyez ce que je veux dire.

Bienvenue dans la famille oui.

« Et donc, vous êtes... ma tante. » Ce n'est pas une question, plutôt une manière de relancer la conversation. Je ne suis pas stupide au point de n'avoir rien suivi de ce qu'elle m'a dit. La soeur de mon père, donc. Qui a probablement des filles puisqu'elle a parlé de cousines. Une tante qui m'accueille à bras ouverts. « Je... Merci. Pour l'aide. Et le reste, l'accueil,tout ça... » Je suppose que tout ne sera pas aussi simple.
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MessageSujet: Re: Tu es... de ma famille ?   Mar 12 Mar - 11:33

J’avais réussi à m’éclipser du Palais en douce, dans le dos de tout le monde. J’en avais eu assez d’avoir sur le dos ma mère qui me demandait de me tenir tranquille et qui n’avait de cesse de me faire quelques reproches sur ma tenue pas assez soignée à son goût. Si je n’avais rien dit, c’était parce que j’avais la meilleure des échappatoires. Tante Freyja tenait une taverne et mon excuse était toute trouvée au cas où… « Je suis allé saluer ma tante. » Cela agacerait sans nul doute ma mère mais ça n’avait rien de profondément surprenant ces temps-ci.
Il fut assez facile de me soustraire à l’attention de presque tous mais n’étant pas le meilleur en fuite, j’eus quand même bons nombres de difficultés à m’éclipser. Heureusement que j’avais eu quelques possibilité de m’exercer à Brunante ou je ne serais jamais sorti de là.

En allant voir ma tante, je faisais d’une pierre deux coups. Je prenais l’air et je pourrais la voir, ce qui arrivait assez peu souvent malgré tout. Tant qu’elle était à terre, je profitais. J’adore ma tante aussi discret que je puisse être, elle m’inspire. Qui n’inspirerait-elle pas du reste ?

Quelques esquives dans Lorgol avant de parvenir à la taverne et de me faufiler à l’arrière. Je n’allais pas rentrer par la grande porte, ça aurait fait… désordre. Bon, personne n’aurait pu me remarquer, comme l’avait dit ma mère, mes vêtements ressemblaient plus à des nippes de domestiques qu’autre chose et ça m’allait parfaitement. D’ailleurs, c’était précisément le but.
On m’annonça que ma tante était occupée et légèrement curieux, je ne pus m’empêcher de coller l’oreille à la porte juste au moment où ma tante éclatait d’un rire profond suivi d’un « Tu n'es pas la fille de Philippe, petite– oh, par toutes les voiles de l'Audacia. Ton père, c'est Léopold. » J’arrivais au bon moment, pas de doute mais à qui donc parlait ma tante ? D’ailleurs, comment pourrais-je avoir une sœur ? On ne pouvait pas dire que les domestiques jasaient sur les prouesses de mon père… D’ailleurs, tante Freyja en rajouta une couche avec la plupart des choses qui m’étaient passée par la tête.
Je n’aurais certes pas exprimé ça dans ces termes-là mais l’idée y était. Quand bien même, ce genre de détails sur mes parents ne m’intéressaient pas le moins du monde. Mon père était d’ailleurs convaincu que je n’étais pas vraiment au fait de ces choses. Mieux valait qu’il n’en sache rien.

Aaah… le vocabulaire de ma tante, il me laissait parfois rêveur. Dire que je ne jurais que bien mal en comparaison était un doux euphémisme. Non pas que je ne le voulais pas mais… j’aimais le beau langage, le beau parlé. Sauf si on me poussait un peu trop loin même si mes réactions étaient totalement inférieures à la provocation.

Concentré sur la conversation qui se déroulait à l’intérieur, je ne vis pas arriver Sésana qui ouvrit la porte sous mon nez et c’est donc à plat ventre que je fis mon entrée dans la pièce.

« T’as un curieux qui écoute aux portes, que’que chose me dit que j’dois pas le renvoyer à demeure. J’retourne à mes confitures et à mes anguilles. »

Sésana, toujours égale à elle-même. Je me relevais alors qu’elle partait après m’avoir filé un coup de pied sur les fesses pour me faire entrer et refermer la porte. Elle avait une façon bien à elle de me saluer pour le coup. Je m’époussetais avant de regarder ma tante, l’air contrit.

« Bonjour tante Freyja et… désolé. » Je gardais une distance polie avec Perle, ma… demi-sœur. Par le kraken, comme dirait ma tante, j’étais… embarassé.
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MessageSujet: Re: Tu es... de ma famille ?   Ven 15 Mar - 15:01

Que je sois changée en sirène, combien donc de gamins vont faire irruption alors que je n'ai pas eu le temps d'achever ma rencontre avec cette nièce tout droit tombée du ciel ? Par tous les cous passés au fil de mon sabre, ce bureau est censé être privé, que diable, et seul mon capitaine peut y faire irruption à son gré. Comment me fâcher cependant contre les deux qui font irruption sous nos regard, l'un à plat ventre sur le plancher ciré, l'autre droite sur les talons et le menton haut ? Sans prêter attention à l'interruption, je m'adresse à Perle, le sourire aux lèvres malgré l'agacement que j'aurais voulu leur manifester.

« La blonde qui vient de sortir, c'est Sésana. Elle prend soin de mes filles lorsque je suis au large sur l'Audacia, et je la considère elle-même comme en faisant partie. Elle a du tempérament et une langue bien acérée, mais c'est un membre de la famille à part entière. »

De quelques pas rapides, je me rends jusqu'à mon neveu qui regarde la pièce comme s'il ne l'avait jamais vue, étudiant en détail les murs et les fenêtres, évitant soigneusement de poser les yeux sur sa demi-sœur. D'une claque derrière le crâne, je lui remets les idées en place, avant de le serrer dans mes bras quelques secondes. J'ai toujours eu une nette tendresse pour Laurent, le bébé parmi mes neveux de Brunante et les d'Outrevent, avec ses petits yeux câlins d'enfant et sa patience proverbiale quand son aîné le taquinait. Le lâchant, je me tourne vers Perle à nouveau.

« Lui, c'est Laurent, le plus jeune des deux fils de Léopold. Mon neveu, voici... Je ne connais d'elle que son prénom, Perle, mais je sais qu'elle est la fille de ton père et d'une femme qui n'est pas Marisa. Tu peux saluer ta sœur – moi, j'ai gagné une nièce. »

Un son étouffé dans le mur me fait tourner la tête. Mmm, dans le mur ? Non, derrière. Je sais bien quelle pièce se trouve derrière. Normalement, cela aurait dû être une pièce réservée aux affaires privées des pirates, un sanctuaire pour Philippe et l'Audacia, un endroit fiable où parler librement de notre beauté des mers et de cette liberté forcenée qui fait de nous ses enfants. Mais non, c'est l'une de mes propres enfants, justement, qui se l'est appropriée : je suis convaincue que Lou-Ann se trouve dans la chambre qu'elle s'est attribuée et qu'elle nous écoute. En quelques pas, je m'en assure : bien sûr, une fois sortie dans le couloir et la porte ouverte, je trouve mon aînée collée contre le mur, un air si choqué sur le visage que j'en ris aux éclats. Elle a sûrement entendu l'intégralité de la conversation, aussi est-ce en la tenant fermement par une oreille que je la ramène dans mon bureau.

« Et celle-ci, qui devrait apprendre rapidement pour son propre bien-être qu'il est digne des Saldenow d'écouter aux portes ou aux murs, notamment ceux de ses parents, et surtout ceux de sa mère, c'est Lou-Ann Jedidiah, ma fille aînée, et une pirate-née, qui se verra de corvée d'épluchage avec Sésana jusqu'à la fin de la semaine pour lui enseigner pleinement la valeur de ce qui est privé. Ma fille, voici Perle : c'est ta cousine, aussi fais-lui bon accueil. »

D'une bourrade affectueuse, je pousse Lou-Ann en avant vers Perle. Décidément, que d'enfants dans mes pattes aujourd'hui !

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MessageSujet: Re: Tu es... de ma famille ?   Dim 12 Mai - 11:31

Oulah, deux secondes ! Ouais, juste deux secondes, c'est possible ? Genre pour que je puisse me remettre, me faire à l'idée, souffler un coup avant de devenir plus violette qu'une prune ? Parce qu'à ce rythme, si je continue de bloquer ma respiration toutes les trente secondes à cause d'une nouvelle surprise, je ne vais pas tarder à suffoquer moi ! Non parce que bon, apprendre qui est mon père et qu'avec lui, c'est toute une tripotée familiale qui s'en vient, c'est une chose. Se retrouver pieds à nez avec l'un des membres de la famille en question, poussée par la blonde de tout à l'heure, ç'en est une autre. J'aurais bien aimé avoir un peu plus de détails, d'infos, de renseignements avant de me trouver catapultée dans ce genre de face à face un poil embarrassant. Enfin, bien que techniquement, ce n'est pas moi qui ait été catapultée. Enfin, passons.
Je disais donc deux secondes. Ou genre même une ! Rien qu'une toute petite de seconde répit pour pouvoir enfin poser tout mon soul de questions. Et nom d'une jarretelle, je vous assure que j'ai plus de questions sur les lèvres qu'il n'y a de jupons dans les coffres de Mélusine, c'est dire !

Bon. Je crois que la seconde de répit, je vais en abandonner l'idée. Je n'ai même pas encore compris ce que ce grand dadais de noble - pardon, ce que mon... frère est venu faire là (vache, c'est étrange de penser en ces termes !) que déjà ma toute nouvelle tante s'en revient avec une gamine qu'elle présente comme sa fille et braille tout ce qu'elle sait qu'elle ne veut pas
« éplucher de patates, jamais de la vie, ce n'est absolument pas digne d'une pirate, nom d'un poisson sans nageoires ! ». Et dire que je pensais avoir de la voix... Mais fort heureusement pour mes oreilles, elle se tait subitement pour e dévisager avec de grands yeux. Et de nouveau cette délicieuse impression de n'être rien de plus qu'une sardine minuscule sur un étal de poissonnière. Je dois avouer avoir fait un léger pas en arrière pour éviter le contact avec cette... délicieuse enfant ? Mais les embrassades on remettra ça à plus tard. Suffit bien que sa mère me serre contre elle. Un seul à la fois, par pitié !

C'est vers Freyja que je me retourne finalement. Avec tout ce monde autour de nous, le bureau me semble encore plus petit. Et moi, je m'y sens encore moins à ma place, surtout qu'ils persistent tous à me regarder comme si je débarquais tout droit de Karsh.
« Euh, et donc je... C'est... Vous... » Ah bah, ça ! C'est de la phrase constructive ma fille, mes félicitations ! Ça va faire avancer le char à boeuf de pareils balbutiements ! Reprends toi bon sang ! Ils ne vont pas te manger ces oiseaux là. Enfin, ces poissons là. Normalement.
Allez, souffle un coup... Et on recommence !
« Oui, euh... Je suis ravie de vous rencontrer et tout ça mais... vous êtes encore nombreux dans la famille ? » Assurément, ne plus être en tête à tête avec ma "tante" me perturbe quelque peu. Bon, encore qu'à ce que j'ai compris, la gamine écoutait tout depuis le début mais lui... Ça complique quelque peu les choses, surtout après avoir passé tant de temps à l'esquiver au détour des couloirs du palais. En fait, ce que je voudrais réellement savoir moi - mais il est hors de question que je le demande comme ça et devant lui - c'est s'ils vont m'accepter. Moi l'étrangère, la bâtarde qu'ils ne connaissent pas. Pas que je veuille être invitée aux réunions de familles et tout ça, je m'en passerai bien vu où j'ai visiblement mis les pieds. Et puis me faire reconnaître n'est pas du tout mon but, vous m'imaginez devenir noble ? Jamais de la vie ! Nan, moi ce que je veux savoir, c'est s'il va m'accepter lui, Léopold. Mon père...
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MessageSujet: Re: Tu es... de ma famille ?   Sam 17 Aoû - 13:36

Elle a l'air tellement perdue que j'aurais presque pitié d'elle. Il faut bien dire que rencontrer coup sur coup Laurent, Sésana et Lou-Ann n'est pas nécessairement un cadeau. Quand je pense à la réaction de Léopold quand il saura, ma foi... J'en prévois bien des rires et des moqueries. Cher, cher Léopold si bigot et rigoureux...

« Dans la famille ? Nous sommes nombreux, oui ma fille. Du côté de ton père, les de Brunante, il y a le frère aîné de Laurent, Louis – et sa femme insipide, et leur enfant à naître. De mon côté à moi, il y a mon compagnon, Philippe Jedidiah, capitaine de l'Audacia, le père de Lou-Ann, et nos deux autres filles, Lena et Lucy. Il y a également Raphaël, le frère cadet de Philippe. Et c'est seulement la famille en droite ligne que je te mentionne, là, petite. »

Que pensait-elle, cette adorable mignonne aux yeux de biche affolée ? Par son père, elle entre dans une vieille famille noble du continent, et par moi, elle met un pied sur l'Archipel et sa cohorte de bâtards disséminés dans tous les ports. Oui, c'est une grande famille qu'elle se découvre là, une vraie famille, et en ce qui concerne les Jedidiah, une famille unie par quelque chose de bien plus grand, de bien plus fort, qu'un banal contrat et deux poignets liés.

« Qu'est-ce que tu veux que je te dise, ma belle ? Nous sommes des pirates, des rats des mers, on ne s'embarrasse pas de fioritures et de cérémonies, nos vies sont comme elles sont et ça nous va très bien comme ça. Du côté des Brunante, c'est plus guindé et pointilleux, et c'est bien possible que tu t'ennuies un brin avec ces gens-là – quoique mes neveux soient devenus très fréquentables avec les années. »

Elle ne comprend sûrement rien du tout à mon charabia décousu, mais ma foi, tant pis, elle finira bien par s'y retrouver. Renvoyant Lou-Ann dans les cuisines avec Sésana, je finis par mettre le doigt là où il ne fallait pas, et poser à Laurent la question qui me turlupine depuis qu'il s'est trouvé projeté dans le bureau et que j'ai vu le genre d'yeux qu'il pose sur sa cousine – joli mélange de stupéfaction, de consternation, et d'embarras.

« Tu la connais, toi, mon gars, pas vrai ? Me dis pas que tu l'as culbutée dans un couloir du Palais, ton père en avalerait son chapeau ! »

Après tout, ça ne serait pas si étonnant. La gosse est auprès de la dame de Séverac et de ses jupons voltigeurs, et je suis bien informée sur les frasques de mon neveu avec les petites servantes dans les rideaux du manoir familial...
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MessageSujet: Re: Tu es... de ma famille ?   Sam 17 Aoû - 14:31

Pris en flagrant délit d'écoute aux portes. Je pouvais faire mieux à Brunante pourtant... Bon, à Brunante, il n'y avait pas Sésana pour débarquer à l'improviste et me faire arriver à plat ventre dans une pièce. Je me relevais en m'époussetant, sans grand succès vu la tenue plus que passe-partout que j'arborais.
Je me relevais donc un peu gauchement tout en écoutant le discours de ma tante. Notre généalogie n'était pas si compliquée mais j'y étais depuis très longtemps dans cette famille. Notre étrangeté ne me choquait pas et ne m'avait jamais choqué à dire vrai. Le plus troublant, c'était l'attitude de tes parents dans le fond. Tant de bruit pour si peu de choses, pour des histoires de mariage ou de sang ou autres idioties. Car oui, je trouvais cela parfaitement idiot. Heureusement, ma tante lui avait épargné la branche des Rocnoir ou bien nous n'en aurions jamais fini.

J'aurais aimé ajouté qu'ils étaient plus que des pirates, qu'ils étaient bien plus. Dans mon cœur de Brunante, ils étaient tous de ma famille, point à la ligne même ceux qui n'étaient pas de notre sang mais qui partageait notre vie. Ainsi, Sésana, Hakon et Christine étaient des nôtres mais aussi tellement d'autres... Les familles étaient plus que de sang.

Mais quand tante Freyja ajouta que j'étais devenu quelqu'un de respectable, j'eus un grognement indigné. Cela ne me surprenait pas de la part de ma tante mais tout de même, ça faisait drôle de l'entendre même si elle ne se cachait jamais de rien. Pire ! Comment savait-elle pour mes frasques dans les endroits les plus inattendus de Brunante et d'ailleurs. J'en avalais de travers et je m'étranglais à moitié.

« Mais comment sais... Je ne veux pas le savoir par tous les mats de l'Audacia, je ne veux pas le savoir ! » J'inspirais avant de m'étouffer et je cherchais une phrase cohérente à dire. Calme, détendu, je répondais en omettant quelques détails. « J'ai rencontré Perle dans les couloirs du Palais. Elle m'était sympathique, tout simplement. » Je mentais de travers oui mais j'essayais au moins.

Par les Puissances... Que tante Freyja ne relève pas plus ce que je venais de dire et pourvu que Perle ne me regarde pas comme une curiosité en apprenant que je n'étais pas le brave petit garçon que ma mère pensait que j'étais.
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MessageSujet: Re: Tu es... de ma famille ?   Ven 30 Aoû - 16:14

Je suis paumée. Perdue. Et pas qu'un peu ! On me parle de pirates, de pointilleux, de fréquentables... Par les jarretières de Mélusine, tout ça est plus indémêlable qu'un filet de pêcheur ! Et c'est sans compter évidemment sur le grand dadais là qui me regarde avec des yeux de provincial qui découvre la mer - et croyez moi, j'en ai vu passer plus d'un des gars comme ça ! Ah ! Alors comme ça, il m'aurait juste croisé dans le palais ? Tu parles, oui ! Il me suivait le gaillard, je le sais très bien ! Nous autres domestiques, on a trop l'habitude des manières de ces nobles qui se croient discrets quand ils reluquent notre postérieur à l'envi. Bon d'accord, moi je ne suis pas de ce monde là depuis bien longtemps mais on m'en a parlé, alors c'est tout comme si je l'avais vu moi-même. Faut pas croire, les frasques des uns et des autres, c'est le plus grand sujet de discussion en coulisse ! Alors je sais à quoi m'en tenir. Croyez m'en, y'a plus d'une minette qui s'est fait culbuter sur une commode, et dans les récits des unes et des autres, ce Laurent de Brunante là n'était pas dernier des intéressés. Ce Laurent de Brunante qui est donc mon frère. J'ai beau me le répéter en boucle depuis cinq minutes, j'ai comme l'impression que cette notion là a du mal à passer.

Enfin bref. J'vais arrêter de le regarder sinon je sens que je ne vais pas pouvoir me retenir de rire plus longtemps. Déjà qu'j'ai un sourire en coin pas des plus discrets... Faudrait pas que je me fasse mal voir dès la première rencontre. C'est bien la première fois de ma vie que ça me turlupine d'ailleurs. Je n'y suis pas trop habituée. C'est peut-être pour ça que je me sens totalement à côté de mes chausses, alors même que la première surprise est passée. En fait, c'est bien simple, c'est à peine si j'ose respirer. En même temps, à côté de cette femme là, doit pas y'en avoir beaucoup qui osent quoi que ce soit. A part peut-être la môme qui vient de partir en ronchonnant. Et moi, je me sens encore plus petite que devant Mélusine, ce qui n'est pas peu dire. Finalement, ce n'était peut-être pas plus mal de me concentrer plutôt sur le nobliau, au moins je n'avais pas envie de disparaître sous le plancher.

Parce qu'à part un
« Ah oui quand même ! », un peu éberlué, je n'ai pas été foutue de répondre grand chose pour le moment. Pourtant, des questions j'en ai des quantités ! Mais pour ce qui est de les poser, c'est une autre histoire. Allez, nom d'un ceinturon, réfléchit deux secondes et dit quelque chose Perle ! Ça t'évitera de continuer à entrouvrir la bouche stupidement et ça orientera la conversation ailleurs que vers tes premières rencontres avec ton « frère ».

« Et... Heum... Mais vous n'êtes pas noble ? Enfin je veux dire, je ne connais pas grand chose à tout ça mais si mon père l'est... Vous aussi non ? »
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