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 Je suis perdue à jamais, dans mon avenir...

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MessageSujet: Je suis perdue à jamais, dans mon avenir...   Dim 10 Mar - 8:26




28 septembre 802
Je suis perdue à jamais, dans mon avenir...
Je ne sais plus qui je suis.
  • Nom des participants : Joséphine Siguardent & Aliénor de Sombreflamme
  • Statut du sujet : Pas très privé
  • Date : 28 septembre 802
  • Moment de la journée & météo : Dans le courant de la matinée, un brouillard matinal entoure le palais visiblement peu décidé à se dissiper.
  • Saison 2, chapitre 1



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MessageSujet: Re: Je suis perdue à jamais, dans mon avenir...   Dim 10 Mar - 10:03

Un bruit léger frappé à ta porte. L'entrée discrète d'un domestique venant t'interrompre dans la rédaction de ta lettre. Tu prends quelques secondes pour achever de relire ta phrase tout en suçotant l'extrémité de ta plume dans un bien mauvais réflexe que tu n'es jamais parvenue à perdre. Solveig te manque. Depuis la chute de Dragonvale et le rétablissement de la magie en Arven, votre correspondance s'est faite plus régulière, plus aisée et c'est avec grand plaisir que tu ouvres l'une après l'autre chacune des longues missives dont elle te gratifie. Mais les mots peinent à exprimer ton amitié quand tu voudrais tant pouvoir la serrer dans tes bras et lui parler de vive voix. Par deux fois déjà, tu l'as invitée à te rendre visite à Euphoria quand bon lui semblerait. Tu t'apprêtais à renouveler l'expression de ton amitié la plus sincère et de parapher ta lettre pour pouvoir la cacheter quand un toussotement dans ton dos te fait tourner la tête. Quel est celui qui ose faire fi de sa place pour s'imposer à toi quand tu souhaites de toute évidence prendre le temps d'achever ce que tu as commencé ?

Un regard et tu te glaces. Césaire. L'homme de confiance de ton époux, son serviteur personnel. Le porteur de ses volontés. Rapidement tu te lèves, dissimulant ton anxiété d'avoir pu déplaire au roi derrière une expression de contrariété.
« Et bien ? » « Sa Majesté vous attend dans le Salon des Rois. » Le Salon des Roi ? A peine Césaire a-t-il fini sa phrase que le voilà à s'incliner pour prendre congé, sans te laisser le temps de lui poser la question cruciale : comment s'y rendre ? L'architecte qui conçut ce palais était à n'en pas douter cielsombrois dans toute la folie du terme et sa logique t'échappe encore après plus d'un mois passés entre ces murs. Autant dire que seule, tu n'as pas la moindre chance de rejoindre ton époux en moins d'une heure. Et pour tendre et courtois qu'il puisse être en ta compagnie, tu doutes fort qu'il apprécie pareil délai.

Te voilà donc dans les couloirs. A peine as-tu pris le temps de vérifier ton apparence dans l'immense miroir en pied qui orne un mur de ton boudoir personnel, laissant ta lettre inachevée sur ton bureau. Et tu cherches du regard, au fil des dalles que tu foules, une personne, n'importe laquelle pourvu qu'elle soit en mesure de te guider. Une première silhouette, au détour d'un virage, se révèle être un noble invité de passage. Aucune chance donc qu'il se repère mieux que toi en ces lieux. Tu te fends donc d'un sourire et d'une parole aimable avant de continuer ton chemin. Et là, devant toi, un domestique à haute responsabilités si tu en juges par sa livrée. La Chance soit louée. Sauf que l'homme ne semble guère disposé à t'accompagner. Tout au plus te conseille-t-il de « rechercher la Pomme du savoir » sur un ton obligeant que tu qualifierais presque d'impertinence. Presque. Parce qu'au fond, tu ignores s'il se moque réellement de toi ou évoque quelque chose que tu devrais connaître.

Désespoir et panique se mêlent en toi. Tu ne vas tout de même pas descendre dans les cuisines pour les interroger sur ce maudit fruit ! Tes idées virevoltent, tu réfléchis intensément, cherchant à saisir le sens de cet indice bien léger. Sans grand succès. Et finalement, tes yeux s'emplissent de larmes alors que tu tournes pour la quatrième fois devant une même tapisserie représentant un noir sentier illuminé par quelques points lumineux. La froide courtisane de Lorgol a laissé place ici à une jeune reine peu assurée qui craint plus que tout de décevoir son mari. Une jeune femme perdue, bien incapable d'accourir pour lui plaire, aussi grand qu'en soit son désir.
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MessageSujet: Re: Je suis perdue à jamais, dans mon avenir...   Lun 11 Mar - 7:03

Tu observes le bébé qui dors dans tes bras avec un air doux et maternelle. Tes yeux couvent la petite Sigal avec amour et protection et si tu avais pu, tu n'aurais à aucun moment lâché cette petite pour la remettre dans les soyeux draps de son berceau. Pourtant, tu dois bien la déposer quelques temps pour pouvoir toi même aller te reposer, souffler quelques instants. C'est d'un baiser sur le front que tu déposes cette petite masse, avec la plus grande des douceurs et toujours alerte si elle se réveillait. Cette enfant était merveilleuse et te faisais rêver d'avoir toi même un jour tes propres enfants. Ta main s'attarde un peu encore sur cette petite tête endormi puis, à contre cœur, tu t'éloignes. C'est encore le matin, mais Sigal, encore bébé passait le plus clair de son temps à dormir. Tu avouais adorer chacun des moments que tu pouvais être avec elle. Réveillée comme perdu dans le monde des rêves, tu la protégeais, de tout ton cœur. Elle était aujourd'hui un peu la raison pour laquelle tu étais en ces jours à Euphoria. Tu ne repenses pour l'instant pas aux Séverac au risque de laisser les larmes couler et tu quittes la pièce si bien protégée.

Les couloirs du palais, si hauts et si richement ouvragés te fait encore peur, te surprends à chaque fois que tu poses te yeux dessus. Ils étaient d'une beauté époustouflante, rien que tu n'ai pu voir avant, pas même à Lorgol qui en soit, avant sa chute était lui même impressionnant. Mais tout ce qui était de Sombreciel te semblait si magnifiquement ouvragé qu'à tes yeux, même les autres royaumes ne pouvaient bénéficier d'une telle œuvre. Cela dit tu ne pouvais l'affirmer pour ne pas avoir voyagé beaucoup dans les palais royaux des autres. Mais une chose était sur, depuis que tu vivais là, ces murs richement décorés ne manquaient pas de te faire tourner la tête.

Dans beaucoup de cas d'ailleurs, car il n'y avait pas que émerveillement. Il y avait la tendance à perdre un peu ton orientation dans ces lieux pour le moins compliqués. Cela dit, venant d'un architecte Cielsombrois, il n'y avait pas de quoi s'en étonner. Et puis, même si tu avais à plusieurs reprises perdues ton chemin entre ces murs, tu avais eu le temps désormais de t'y faire. Et sans connaitre parfaitement le palais, tu aurais pu aisément t'y guidé. Sans pouvoir l'expliquer...

Mais tu n'étais sans doute pas la seule à te perdre encore, même si c'était rare. Au détour d'un couloir, tu croises la reine, femme de Castiel nouvellement arrivée, un peu avant toi même il te semble. Tu esquisses une courbettes par souci des convenances et tu aurais du continuer ta marche. Mais tu avais aperçu les yeux humides de la Dame, tu avais alors arrêtez tes pas pour te retourner, décontenancé. Et alors que la reine c'est arrêté, tu t'approches, annonçant ta présence d'une voix un peu mal à l'aise. Qu'arrivait-il à cette pauvre Aliénor pour qu'elle soit ainsi chamboulée ?

"Ma reine. Quelque chose ne va pas ?"

Tu n'oses pourtant pas t'approcher plus, restant à une distance raisonnable.
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MessageSujet: Re: Je suis perdue à jamais, dans mon avenir...   Ven 15 Mar - 9:23

Oh tu en as assez de ce palais et de ses dédales de couloirs ! Assez de n'être pas capable de t'y déplacer sans aide. Et de voir les domestiques se rendre d'une aile à l'autre en quelques minutes à peine te dépite d'autant plus. Par quelle magie, quelle logique comprennent-ils l'énigmatique disposition des lieux ? Et pourquoi donc ne parviens-tu pas à suivre leur exemple ? Tu as tout essayé. Mémoriser tapisseries et statues pour te guider par rapport à elles, mais leur position variant au fil des envies de ton époux, tu t'es déjà retrouvée dans les cuisines à avoir reconnu un ornement autrefois placé près de la bibliothèque. En bonne ansemarienne, fille de la mer et voisine des marins, tu as songé à te guider suivant la position du soleil filtrant par les hautes fenêtres... quand la brume ne transforme pas le paysage en un brouillard indistinct ne laissant passer qu'une faible luminosité. Quant à te guider par un plan... Tu as essayé. Jusqu'à te retrouver face à mur quand les lignes tracées sur le parchemin affirmaient que le couloir continuait. Une lubie du duc Eudes apparemment, qui trouvait cette perspective dommageable à l'éclat des chandelles. Le Hasard lui-même a dû bénir ces murs de son emprise !

Alors oui, tu en as assez. Les instants passés en compagnie de ton époux sont trop rares et précieux à ton goût. Les amputer par ton incapacité à le rejoindre te dévore, amène des larmes dans tes grands yeux clairs. Bien vite chassées, pourtant. Il est hors de question que quiconque les voit. Hors de question que tes émotions remontent jusqu'au roi. Alors oui, tu les dissimules. Malhabilement. Et tes larmes contenues n'échappent pas à la jeune femme qui vient de surgir, au détour d'un couloir et demande déjà si tout va bien. Non, tout ne va pas. A l'évidence. Mais tu te donnerais aux vagues déchaînées plutôt que de l'avouer.
« Si... Si, tout va bien. Je suis seulement... » Perdue. Encore. Tu t'efforces de rendre un peu d'assurance à ta mine et ton maintien, relevant fièrement le menton pour ne pas laisser voir ta détresse. Surtout devant cette jeune femme que tu reconnais pour être attachée à vos appartements, à ce nourrisson dont tu ignores l'identité. Une domestique, oui, mais loin d'être aussi effacée que la somme des serviteurs du palais, et qui pourrait bien aller s'étendre sur tes yeux embués auprès de Castiel.

« Je cherche le Salon des Rois... » Ta voix est posé, ferme. Tu masques sous ton ancienne carapace de froideur tes tremblements, espérant qu'elle pensera s'être trompée. Qu'elle n'ira rien dire de ces larmes entraperçues dans tes prunelles. Mais elle sonne faux cette image de courtisane impeccable. Des semaines de larmes et de refus de montrer ta souffrance pour la créer... Des mois pour la construire et l'ancrer dans ton identité à la Cour. Et il aura suffit de quelques jours de repos ici, de la certitude de n'être plus qu'une simple pupille, un poids à porter pour que tout disparaisse...
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MessageSujet: Re: Je suis perdue à jamais, dans mon avenir...   Dim 17 Mar - 6:52

Sans doute était-ce la première fois que tu parlais en tête à tête avec la reine, l'idée de venir lui parler de toute façon n'était pas dans tes projets puisque tu étais plus occupé par la petite Sigal que de venir tenir compagnie à une grande dame de la Cour. Elle et toi étiez d'un monde totalement différent, elle était la douce compagne de ton roi, parfaite dans ses manières, tu étais l'ancienne assassin, Cielsombroise et simple domestique. Pour autant, toi qui ne la connaissais que de vu et que de nom ne pouvait la laisser si elle était dans une certaine détresse qui pour l'instant t'étais inconnue. Elle restait ta reine à qui tu devais obéissance. Tu respectais trop ton roi pour faire ta forte tête avec sa femme. Et puis elle n'étais pas antipathique. Même si tu avais une réserve sur elle quant-aux rumeurs et aux paroles qui avaient tournées sur elle.

Tu la vois dissimuler son désarroi, tu ne dis rien, après tout, peut-être est-ce toi qui a imaginé la jeune femme avec des larmes aux coins des yeux. Tu attends, tu essais de comprendre, elle ne peut terminer sa phrase, est-ce fait exprès ? Je suis seulement quoi ? Il y avait tant de possibilité dans cette phrase, qu'avait-elle voulu dire ? Qui sait. Tu lèves un sourcil un peu interrogateur mais tu ne l'interrompt pas, soucieuse de ne pas savoir si elle avait fini sa phrase ou non. Il te semblait bien qu'elle allait rajouter quelque chose. Un instant, tu cherches dans ton esprit où se trouve le salon des Rois. Évidement tu as déjà entendu parler de ce lieu unique et connu par bien peu de personne. Et le trouver était compliqué quand on ne savait se retrouver dans le palais. Oui tu cherches, tu te rappelles des mots qui tourne dessus, la pomme et tout ce qui s'ensuit. Ah oui, ça y est, tu te souviens.

« Souhaitez vous que je vous y mène ma reine ? »


Tu adresses un sourire chaleureux. Tu as du temps à donner, et aider te fais plaisir. Encore, tu n'aides pas tout le monde, mais il est de ton devoir, et peut être aussi de ton fait, d'aider la souveraine de Sombreciel. Tu ne sais pas si elle va accepter ta proposition, peut être attend-t-elle déjà quelqu'un pour la guider. Mais demander ne te coute rien.
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MessageSujet: Re: Je suis perdue à jamais, dans mon avenir...   Mer 27 Mar - 11:44

Tu voulais être Reine, digne jusqu'au bout des ongles, dissimuler ton agacement et ton chagrin d'être égarée une fois de plus dans ces corridors du Hasard. Mais elle te sourit, te propose de t'accompagner jusqu'à ta destination et ton masque glacial fond en un sourire reconnaissant. Cette jeune femme est bien plus affable que bien d'autres domestiques. Peut-être n'en penses-t-elle pas moins à ton égard, toi l'étrangère, le trophée du Roi. Mais quelque soit son opinion, elle n'en laisse rien paraître pour être simplement gentille. Attentionnée. Une attention qui te touche plus que tu ne l'aurais cru, de la part d'une servante. C'est dire si tu te sens démunie et seule. Pas que tu sois perpétuellement hautaine et exigeante mais ta mère avait des idées bien précises sur les relations qui doivent être établies entre maîtres et serviteurs. Des principes qu'elle t'a appris, transmis et que tu ne saurais transgresser aisément.

Tu brûles d'accepter sa proposition, avant qu'elle n'ait eu l'opportunité de changer d'avis. Mais plutôt que de lui imposer ta volonté, tu songes à cet enfant dont tu ne sais rien, cet enfant dont elle est la gardienne zêlée, la nourrice dévouée. Castiel y tient de toute évidence comme à la prunelle de ses yeux. Retenir cette jeune femme, dont le seul sourire te rend quelques forces, ne risque-t-il pas de lui attirer quelque ennui ou reproche venant du Roi ? Tu hésites, tu tergiverse, entre ordonner et te soucier avant tout d'elle. Et finalement, c'est son sourire qui sort vainqueur, sa douceur à ton égard. Tu ne veux pas qu'elle soit blâmée par ta faute.


« Je vous en serais très reconnaissante. A condition, bien sur, que cela n'empiète pas sur vos autres responsabilités. » Telle qu'elle, ta réponse pourrait sembler si froide, presque désagréable par la suggestion qu'elle puisse vouloir t'accompagner seulement pour se procurer une pause dans sa journée. Tu ne t'en es rendue compte qu'une fois la phrase dite et il est trop tard maintenant pour revenir dessus. Tu espères seulement que ta voix, douce, et ton regard reconnaissant ne l'induiront pas en erreur sur le sens réel de tes mots. Tu t'en voudrais qu'elle pense que tu la juges mal alors qu'elle se montre si prévenante et que, justement, tu crains qu'elle ne s'attire ainsi quelques désagréments auprès de ses supérieurs et du Roi.
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MessageSujet: Re: Je suis perdue à jamais, dans mon avenir...   Sam 30 Mar - 16:54

Te dérangeais t-elle par son caractère hautain de nouvelle reine, celle à qui tu devais obéissance ? Non, ça ne te gênais nullement puisque tu ne pouvais formuler un avis construit sur la jeune femme là devant toi. Tu doutais de la véracité de ce caractère au dessus des autres, et même si c'était le cas, elle ne te semblait pas tyrannique ni méchante. Tu ne te serais jamais permis de lui manquer de respect, même si tu ne l'avais pas apprécié, mais en ce cas présent, tu éprouvais pour elle juste une sincère amitié et il te peinais de deviner sa détresse. Tu savais combien il était difficile de faire face au Roi, Castiel n'étant pas le plus patient des hommes. Et même si il devait aimer sa femme, il ne pouvait pas toujours retenir ses humeurs caractérielles, que ce soit en geste ou en parole. Or sachant cela, tu n'avais pas envie de voir cette jeune reine plus perdu qu'autre chose dans ce palais labyrinthique.

Tu avais finalement beaucoup changé depuis la dissolution de la fratrie Séverac. Du moins c'est ce que tu avais cru pendant longtemps. Tu as toujours été quelqu'un de fort, de passionné, de doux et de serviable sans être la bonne tête naïve à qui on demande tout. Tu avais changé dans le sens où tu étais parfois moins conciliante, plus sournoise et surtout, tu étais une meurtrière, une assassin qui savait comment faire pour ôter la vie, et très bien même. Au delà du fait qu'aujourd'hui tu avais retrouvé un instinct plus protecteur envers un bébé, il n'en restait pas moins en toi des traces de cette ancienne vie pas si lointaine que ça. Car toujours, fidèle à toi même, tu avais cette lame caché sur toi, prête à protéger ta personne ou celles qui en avaient besoin. Les Séverac, ton Roi, et peut-être bien cette Reine. Rien n'était moins sur, il te fallait attendre de voir. Tu lui avais en cet instant proposé ton aide, qu'elle accepte ou qu'elle refuse, tu suivrais l'ordre, même si jamais il ne t'aurais traversé l'idée de vouloir la tromper par pure moquerie ou plaisir. Tu la vois hésiter, à quoi pense t-elle, tu n'en sais rien et tu es bien loin d'attendre ces mots qu'elle se permet de te prononcer.

Tu n'avais pas songé à cette éventualité, mais rapidement la réalité se revient à toi, tu n'avais pas laissé Sigal seule, tu n'étais pas folle, au moins une personne veillait sur elle, sans compter les gardes qui surveillaient les quartiers. Autant dire que, selon toi, la petite fille n'avait pas besoin de ton aide. Et si c'était le cas, sans aucun doute qu'on arriverait à te retrouver rapidement.

« Cela n'empiétera pas, votre Majesté. »

Ton sourire est légèrement amusé, mais toujours emprunt de ce respect que tu devais à ces gens supérieurs à toi. Il n'y avait qu'avec les Séverac que tu te permettais une familiarité particulière. Même avec Castiel, tu préférais garder toujours cette distance même si tu adorais ton Roi.

« Suivez moi. »

Tu l'invites à faire ce que tu dis, même si ce n'était pas vraiment un ordre. Tu te remémore le chemin à prendre dans ton esprit, soucieuse de te perdre à ton tour ou de la mener là où il ne fallait pas. Puis, après quelques pas en silence, tu demandes, curieuse.

« J'espère que vous vous plaisez ici ma Reine. »


Et à espérer qu'elle ne prenne pas mal ce genre de question. Tu n'avais aucunement voulu lui paraître grossière ou trop curieuse, mais il t'importait finalement de savoir si elle était bien ou pas, belle jeune femme enlevé qui n'avait peut être pas encore bien compris si elle vivait un rêve ou un cauchemar. Tu ne voulais pas manquer de respect, ce n'était absolument pas ton genre.
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MessageSujet: Re: Je suis perdue à jamais, dans mon avenir...   Mar 14 Mai - 5:38

Soulagement. Elle te rassure quant à ses obligations et s'enfonce dans le dédale des couloirs en prenant garde à ne pas t'égarer. Tu vas pouvoir rejoindre Castiel, ne point le faire attendre plus que nécessaire pour profiter le peu de temps qu'il se permet de t'accorder dans la journée. Mais malgré cet allègement manifeste de tes pensées, tu demeures grave et inquiète. Incertaine quant à cette jeune femme dont les sourires et la douceur sont si éloignés de la distance cérémonieuse des autres domestiques du Palais. L'espace d'un instant, elle te rappelle ta chère Aubépine, son enjouement et sa gaieté, qui savait si bien illuminer les sombres journées de Lorgol de sa bonne humeur et de ses histoires en n'en plus finir. Chère Aubépine disparue... Son absence en ces lieux est une tristesse de tous les instants. Aucun de tes efforts pour la faire retrouver n'a été couronné de succès et tu te languis d'elle. Elle aurait, sans le moindre doute, su se repérer en cet interminable palais, te rassurer et te réconforter dans ta solitude. Jamais tu n'aurais pensé ressentir pareille amitié pour ta petite suivante, et pourtant... Elle te manque tant.

Le cœur lourd de ces pensées subitement revenue te hanter, tu ne sais d'abord que répondre à la jeune femme qui t'accompagne. Tu pourrais ne rien lui répondre ou seulement lui faire remarquer qu'elle n'est pas en position de te questionner. Aliénor, à Lorgol, aurait surement agi de la sorte. Mais ici, devant ce visage amical - le premier que tu croises depuis des jours - tu ne te sens pas le cœur de la rabrouer. Mais que lui répondre ? Évoquer ta détresse, ton dépaysement, serait infiniment déplacé, pourrait donner l'impression que tu n'éprouves aucune reconnaissance envers ton époux. Mais sans doute serait-ce également la plus franche des réponses, la plus sincère que tu puisses exprimer. Et étrangement, il t'importe que cette jeune servante - qui est probablement plus âgée que toi par ailleurs - n'ait pas une telle mauvaise opinion de toi. Non parce qu'elle risquerait de le répéter ou d'en faire les gorges chaudes de tous les domestiques. Juste parce que tu voudrais avoir grâce au moins aux yeux d'une personne dans ce royaume. Avoir... une amie ?


Alors, pour ne pas mentir, sans toutefois paraître ingrate, tu biaises tes paroles tandis qu'un furtif sourire te vient aux lèvres. « J'aurais mauvaise grâce de me plaindre. Mon époux est un homme bon et je suis sans cesse entourée de milles attentions charmantes. Mais je dois avouer que les journées sont longues en cet endroit où je n'ai nulle amie. » Reconnaissante sans exagérer, digne sans être hautaine. Ta réponse te semble sincère sans pour autant occulter tes difficultés à te faire accepter là où tu n'es qu'une étrangère, qu'un titre et un visage. A peine un nom et une personne. Tout comme elle l'est à tes yeux et cette image te dérange brusquement.
« Je ne connais même pas votre nom... »
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MessageSujet: Re: Je suis perdue à jamais, dans mon avenir...   Dim 23 Juin - 12:39

Que pouvait bien ressentir une jeune femme dont le mariage c'était si vite passé, peu préparé à cette vie dans un pays qui lui était totalement étranger. Sombreciel n'était pas un lieu simple et les coutumes se trouvaient nombres selon les régions. Même toi tu n'avais pas la science de partout, et ce que tu savais te semblais bien peu. Si la reine ici t'avais dit ne pas savoir de Sombreciel, tu lui aurait sans doute sourit pour la rassurer, lui dire que ce n'était pas bien grave et qu'à force, elle finirait pas s'habituer. Et puis, elle n'était pas si mal accompagnée, si elle le voulait, tu étais prête à lui rendre service souvent. Car tu étais prête à parier qu'elle était perdu et cela t'aurais fait plaisir de l'aider. Comme tu étais justement en train de le faire d'ailleurs.

Néanmoins, tu concédais sans souci que cette question que tu avais posé pouvait paraître fort déplacée et difficile à répondre. Tu continuais donc de marcher et de montrer le chemin au travers de ce dédale qu'était le palais de Castiel. Fort heureusement, sans y avoir déjà été, tu connaissais le chemin. Plusieurs fois tu croises des amis à toi, ou... des hommes que tu avais connu autrement. Tu adresse un signe de la main à une jeune femme qui tient un léger plateau, sortant d'un des salons privés. Elle te souris mais disparaît en ayant vu la femme de marque qui te suivais. Un instant tu te demanda ce que les autres pouvaient penser à te voir avec la reine... mais tu te fichais bien de savoir ça.
Elle fini par te répondre, elle te paraît sincère mais tu ne pourrais en jurer. Et ce n'est pas dans ton droit de contester une parole. Mais tu souris toujours, chaleureusement, et il ne te surprend pas d'entendre ce qui vient à tes oreilles, tu l'avais presque prédit ou, dans le meilleur des cas deviné. La fin cependant de semblait un peu cruel, pour la reine du moins, car elle semblait regretter la présence d'une personne à ses côtés. Tu ne peux t'empêcher de repenser à Mélusine et Mélisande – surtout cette dernière d'ailleurs – qui était pour toi les plus proches amies que tu n'aies jamais eut et contre rien au monde tu ne les échangerais. Mais la pensée de te faire amie de cette douce reine ne t'avais pas échapper, et c'était, sans arrière pensée, lui rendre la vie plus agréable au palais. Tu te tournes vers elle doucement, tout en continuant de marcher.

« Appelez moi Joséphine ma reine. Et sans prétention ni hauteur, tu continues gentiment, le plus sincèrement du monde, la caractéristique même de ton doux caractère. Si le besoin d'avoir quelqu'un à qui parler vous semble nécessaire, n'hésitez pas à me faire demander. La solitude n'est jamais agréable et je comprend que le roi ne puisse pas toujours vous combler de sa présence. »

Castiel était un homme occupé après tout. Mais il semblait aimer la reine assez pour ne pas la lâcher. Il l'avait enlevé et épousé après tout.
Vous approchez de l'endroit où la Dame désirait se rendre. Tu t'arrêtes.

« Vous voilà arrivée. Tu t'inclines respectueusement. Si je peux faire quelque chose pour vous... »

Tu ne finis pas ta phrase néanmoins, préférant savoir si vraiment elle avait besoin de quelque chose. Jamais prévoir de la sorte au risque d'être déçu non ?


[HRP: je pense qu'on peu conclure là, on a plus grand chose à se dire >.< désolé du temps aussi hein ;___;]
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