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 Il n'y a pas de mots pour te dire combien je m'en veux... ✧ Joséphine & Mélisande

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MessageSujet: Il n'y a pas de mots pour te dire combien je m'en veux... ✧ Joséphine & Mélisande   Sam 16 Mar - 7:35




9 octobre 802
Je dépose mon pardon à tes pieds...
L'accepteras tu ?
  • Nom des participants : Joséphine Siguardent & Mélisande de Séverac
  • Statut du sujet : Privé
  • Date : 9 octobre 802
  • Moment de la journée & météo : Fin d'après midi, un orage vient de se terminer, il fait froid après la pluie.
  • Saison 2, chapitre 1





Dernière édition par Mélisande de Séverac le Ven 22 Mar - 14:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de mots pour te dire combien je m'en veux... ✧ Joséphine & Mélisande   Sam 16 Mar - 8:56

Qui était-elle ? C’était une question qui hantait Mélisande depuis plusieurs jours, plusieurs mois, même, mais qu’elle avait toujours étouffée. Elle n’avait jamais mis de mots sur la sensation de ne plus être digne d’être une Séverac, et pourtant… Et pourtant, comment pourrait-elle être autre chose que l’une d’entre eux, quand elle avait son frère auprès d’elle, prêt à prendre soin d’elle et à l’aimer comme elle s’était interdite de l’être davantage ? Elle était perdue, non plus à cause des sombres songes qui continuaient de l’assaillir, mais parce qu’elle était incapable de savoir qui elle était, qui elle pouvait être. Pas une Séverac, c’était une certitude pour elle. Comment aurait-elle pu, alors qu’elle ne savait pas où était sa sœur, était incertaine de ce que Melbren était devenu, n’osait s’enquérir de ses parents et avait dévasté Melsant à cause du secret qui la hantait et qu'elle ne pouvait lui avouer ? Non, elle ne pouvait pas. Elle ne devait pas.

D’autant plus qu’elle avait failli à sa mission : elle n’avait pas réussi à mettre fin aux jours d’Augustus. Elle ne savait toujours pas ce qu’il était devenu, n’avait toujours pas osé demander à Melsant, mais elle avait compris par le peu de conversations qu’elle avait pu surprendre qu’il était encore en vie. Où, de quelle manière, pourquoi ? Elle n’en avait pas la moindre idée. Mais elle avait senti cette urgence grandir en elle, insidieuse, incontrôlable. La même urgence qui l’avait prise, lorsqu’elle avait réalisé que Waldemar n’était plus en la possession de sa famille. Laver leur honneur. Se battre, avec les armes dont elle disposait.

Cette soif de vengeance signifiait-elle qu’elle recouvrait la santé, ou au contraire qu’elle s’apprêtait à se laisser happer à nouveau par la spirale infernale d’abandon de soi et d’oubli dans laquelle elle était à Lorgol ? Elle n’en savait rien, et n’envisageait ni l’un ni l’autre, obnubilée par cette envie souveraine au point que rien d’autre ne compte. Elle se laissa un instant se perdre dans les souvenirs, ces souvenirs amers et doux à la fois. Ces souvenirs de la Confrérie Noire, avant son emprisonnement. En compagnie de Joséphine. Ô, par les puissances, Joséphine… Elle s’efforçait d’éviter de penser à elle, depuis qu'elle avait surpris quelqu'un parler de la jeune femme.

La honte ne la quittait pas, à l’idée de la pauvre Joséphine et des tourments qu’elle lui avait fait subir. Les tournants, les soubresauts, tantôt les paroles blessantes, tantôt les caresses, résidus d’une affection profonde pour la jeune femme. Et Joséphine, qui était restée à ses côtés faisant preuve d’une loyauté sans faille, malgré ses sautes d’humeur, ses paroles dures et blessantes. Mélisande était mortifiée de son comportement, maintenant qu’elle remontait petit à petit à la surface, s’éloignant graduellement de ces ténèbres dans lesquelles elle s’était enfermée. Elle avait souvent pensé à Joséphine, dans les geôles, pendant qu’elle se sevrait bien malgré elle de tout le poison qu’elle avait mis elle-même dans son corps, mais elle avait éloigné ces pensées, incapable de faire face au remords qu’elle ressentait.

Elle ne savait pas si elle voulait réellement y faire face actuellement, mais comment aurait-elle pu l’ignorer ? Sa douce, sa tendre, Joséphine, toujours si fidèle, qui s’inquiétait pour elle, malgré tout ce qu’elle lui avait fait subir. Si proche d’elle, à Euphoria… Si proche, et pourtant si loin. Pourrait-elle jamais réparer les dommages qu’elle avait causés, le mal qu’elle avait du faire à la jeune femme si enjouée, si douce, si agréable, dont elle se souvenait ? Rien d’autre ne lui revenait d’elle que ces souvenirs à Séverac, et le mauvais traitement qu’elle lui avait infligé à Lorgol. Par toutes les filles de petite vertu d’Arven, pourquoi s’était-elle comportée ainsi ? Alors qu’au fond, ces effluves du passé à Séverac dans lesquelles Joséphine était bien souvent adoucissaient ce souvenir douloureux marqué au fer blanc dans l’esprit de Mélisande.

Mais au fond, peu importait, n’est-ce pas ? Joséphine ne viendrait pas chercher Mélisande dans les rues d’Euphoria, et il n’y avait que peu de risques que, durant les rares sorties que Mélisande s’autorisait, qu’elle lui tombe dessus, après tout. Ou du moins, la Séverac l’espérait. Elle n’aurait jamais eu le courage de faire face à celle qu’elle aimait tendrement, et qui avait eu la vie dure par sa faute. Qu’aurait-elle pu lui dire, comment aurait-elle pu lui transmettre toute sa culpabilité, lui faire comprendre qu’elle s’en voulait terriblement ? Non, il était mieux qu’elles ne se revoient pas, malgré l’envie presque douloureuse que Mélisande en avait. Que Joséphine lui pardonne serait un petit pas de plus pour lui permettre de redevenir elle-même, et une ancre de plus vers sa famille, bien qu’elle n’en ait pas conscience.

Alors Mélisande souffla sur cette bougie qui se consumait, symbole de cette envie de revoir Joséphine et la fit sombrer dans les noirceurs de son être, bien décidée à ne plus la sortir à la lumière, aux côtés de celles qui brulaient grâce à son affection pour chaque membre de sa famille. Elle redeviendrait assassin, et bannirait tout de ses souvenirs. Elle ne pouvait être retenue par tout cela, malgré l’importance qu’elle y accordait, elle devait mettre à terre le tyran. Elle ne tuerait personne, si ce n’était lui. Et peu importe la manière de le faire : dusse-t-elle l’affronter ouvertement et risquer de perdre, ou recourir à des moyens moins nobles… C’est d’ailleurs pourquoi elle se trouvait ce soir-là sur la Place de l’Esprit, sachant qu’elle y trouverait probablement les poisons dont elle pourrait un jour avoir l’utilité. Si elle savait qu’elle se jetait dans la gueule du loup…


Dernière édition par Mélisande de Séverac le Ven 22 Mar - 14:04, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de mots pour te dire combien je m'en veux... ✧ Joséphine & Mélisande   Dim 17 Mar - 15:39

Tu souffles dans ta chambre. Ton regard est perdu dehors, par la fenêtre immense qui offre des rayons dans toutes la pièce. Tes yeux pourtant ne sont pas intéressés par la beauté de l'effet qu'ils produisent sur les tapisseries qui ornes les murs. Des larmes sont bien plus brillantes à la commissure de tes paupières, et tes prunelles brunes sont embrumés par une tristesse qui se ressent malheureusement dans tes traits. Oui tu étais en train de pleurer, et encore une fois, ces larmes ne pouvaient se tarirent que par quelques heures à laisser ta douleur s'échouer sur les couvertures de ton lit, ta tête bien calée entre les oreillers. C'est d'ailleurs eux que tu retrouves en te laissant tomber. Pourtant tu ne laisses pas de sanglots bruyants échapper à ta gorge, ils n'arrivaient pas à sortir, peut-être parce que le mal te rongeait les cordes vocales et qu'à force de trainer le soir et pleurer, tu avais fini par te laisser prendre ta voix qui au jour d'aujourd'hui n'était plus qu'un roque un peu grave, mais guère des mots qui pouvaient former une phrase, à moins bien sur de forcer, ce qui renforçait la douleur. Mais bien sur, ce n'était pas pour si peu que tu étais échouée dans ta chambre à verser ton cœur sur le tapis. Revoir Melsant t'avait tant fait remonter de souvenir, renforcé la certitude qu'un jour tout rentrerait dans l'ordre. Mais même si il y avait eu la promesse de se retrouver souvent avant que lui ne parte avec Mélisande, tu n'arrivais pas à t'ôter la culpabilité de les avoir abandonné, perdu et tu avais peur oui, de ne jamais les retrouver.

Mélisande. Ta main viens se perdre sur ton front qui tambourinait légèrement alors que tu pensais à la jumelle Séverac qui était, sans aucun doute celle qui te manquais le plus. Tu aimais pareillement Mélusine sur ce point, mais entre sa jumelle et toi, il y avait autre chose, et c'était là la différence. Et c'était aussi ce qui faisait mal quand tu y repensais. Tes doigts tremblent alors que tu ressers autour de toi les pans de ta robe et ramène les couvertures sur tes épaules. Tu avais prévenu que tu n'étais pas dans la meilleure des formes aujourd'hui, et il t'était fort dérangeant de penser que tu avais pris une journée au dépend des autres. Tu reprendrais demain avec, tu l'espérais, la meilleure des formes.

Mélisande, oui tu continuais d'y penser. Un soupire, tu pleures encore. Que devenait-elle. Que n'aurais tu pas donné pour la revoir au moins une fois. Tu avais peur de ne pas la voir d'ailleurs. Melsant n'avait rien précisé, et tu avais mal rien qu'à l'idée de la louper alors que vous étiez si proche dans cette ville. Pourquoi le destin ne voulait-il pas vous réunir ? Il ne suffisait que d'un souffle pour que vous vous croisiez un peu par hasard comme il était arrivé pour toi et Melsant. C'était injuste.

Tu aurais pu détester Melisande pour le mal qu'elle t'avais fait, tu aurais pu la haïr et l'abandonner alors qu'elle sombrait dans la folie, mais elle avait été la personne que sur qui tu avais si longtemps veillé, que tu aimais d'un amour fraternel si fidèle que jamais, malgré tout ce qui c'était passé, tu n'avais pu détester la jeune femme. Rien n'avait pu entacher ce sentiment de loyauté que tu avais pour elle, et tu t'étais voulu depuis tous ces mois la perte de la Séverac dans les geôles du palais de Lorgol. Tu aurais aimé la revoir au moins pour lui dire combien tu étais désolé de n'avoir pu la sauver, de l'avoir... abandonné. Jamais tu n'avais voulu ça et pourtant tu avais échoué. Elle devait t-en vouloir oui. Tu essuies du revers de ta main les larmes qui s'étaient remises à couler. Oui elle devait-en vouloir.... en tous les cas toi, tu ne reprochais rien à Mélisande, et tu déplorais le mal dans lequel elle était tombée. Mais ce n'était pas sa faute, et les colères qu'elle avait porté contre toi, tu ne lui en tenait pas rigueur, elle ne méritait pas qu'on la déteste pour des choses aussi futiles.

Tu te relèves, un peu chancelante et tu regardes encore dehors. La pluie c'est arrêté et tu souris
à cette pensée. Il doit faire froid, et pourtant tu n'as pas envie de déranger un de tes amis pour qu'il aille te chercher quelque chose chez l'apothicaire. Tu es certes fatigué et la gorge dans un état lamentable, mais tu étais certaine d'avoir la force d'y aller toi même. Et puis qui sait, l'air frais d'Euphoria parviendrait à te faire changer tes idées.

Couvert de ton habituel manteau pourpre, tu sors bien chaudement couverte du palais pour partir vers le centre ville, place de l'esprit où tu sais trouver le marchant qu'il te faut pour calmer les douleurs de ta gorge. Tu ne doutes pas un instant de l'efficacité et c'est en pièce d'or que tu déposes sur le comptoir que tu achètes la petite fiole miracle.

Et tu ressors, sans faire attention tu percutes une femme et te fais lâcher la fiole des mains, percutant le sol et s'éclatant en mille et mille morceaux.

« Oh mince ! »

Tu te baisses vers le sol, mais il n'est aucun moyen de réparer ce qui vient de se casser. Tu te relèves, un peu dépité par la perte de cet objet et la perspective de retourner débourser de l'agent pour une nouvelle potion. Tu lèves ton regard vers la femme que tu as percuté.

« Pardonnez moi, je ne regardais pas et... »

Tu arrêtes ta phrase, ton coeur avec. Et tu ne sais pas comment réagir alors que devant toi se dresse la silhouette de Mélisande. Car oui, tu étais capable de reconnaître les jumelles sans problème. Et c'était bien Mélisande, là, devant toi.
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de mots pour te dire combien je m'en veux... ✧ Joséphine & Mélisande   Dim 17 Mar - 16:40

Elle était mal à l’aise, dans ces lieux méconnus. Elle ne savait guère où aller, et pas davantage à qui s’adresser pour ce qu’elle cherchait. Le nom Séverac n’était pas inconnu ici, ne pouvait l’être, mais peu de gens étaient aptes à reconnaître la jumelle qui portait ce nom, sous le masque de tristesse, de folie, de rancœur qui couvrait son visage, et il était risqué de déambuler dans les rues en demandant qui pourraient lui fournir différentes potions. Elle se ferait sans nul doute remarquer, et s’attirerait des ennuis. Elle frémit à l’idée de retourner dans des geôles, de subir des traitements pas toujours aisés à supporter. Non, elle ne pouvait risquer ça. Elle ne voulait être à la merci de qui que ce soit, et elle ne voulait pas non plus voir Castiel – il était officiellement son Souverain, mais elle ne voulait guère risquer de faire remonter à nouveau des souvenirs intolérables, auxquels il était, de même que toute sa fratrie, que Joséphine, attaché bien malgré lui.

Alors elle observerait, elle écouterait, elle apprendrait et elle reviendrait. Elle n’était pas une espionne, mais tout membre de la Confrérie Noire devait être discret, traquer, ne pas se faire repérer. Elle devrait apprendre à faire tout ça en glanant toutes les informations qu’elle pourrait. Elle y arriverait, elle le savait, si elle en avait la patience et la volonté. Elle forcerait peut-être un peu la main de certains malfrats, si elle le devait, mais elle ne les craignait pas. Ils ne dénonceraient pas quelqu’un qu’ils considéreraient du même acabit – ou qu’ils jugeraient à juste titre comme supérieur de rang, ses habits ne trompaient pas, mais tout aussi dépourvu de scrupules qu’eux.

C’était sans compter les imprévus qui parfois pouvaient bouleverser toute une vie, sans imaginer comment. Elle n’était peut-être pas aussi attentive ni aussi alerte qu’avant son emprisonnement, période durant laquelle elle ne se serait jamais laissée surprendre comme cela avait été le cas lors du temps qu’elle avait passé en compagnie du seigneur d’Ambremont, et comme c’était le cas actuellement, alors qu’elle était percutée par une jeune femme qui laissait tomber une fiole, comme en témoignait le liquide qui s’écoulait à leurs pieds, et le bruit de verre brisé sur le sol. Un instant, Mélisande songea qu’elle pourrait peut-être lui demander discrètement conseil pour obtenir les renseignements qu’elle désirait. En lui offrant de la dédommager pour le bien, quel que soit son contenu, perdu.

Mais elle se figea sitôt qu’elle entendit cette voix. Cette voix si familière, et si lointaine pourtant dans son esprit. Elle la connaissait, elle le savait, mais elle craignait tellement ces retrouvailles inopinées avec cette tendre amie, dont elle craignait d’être séparée à jamais davantage encore que de la revoir qu’elle en avait enfoui chaque détail bien loin. Aussi loin étaient-ils, ils étaient bien trop grands et bien trop vivaces pour rester dissimulés ainsi, et il ne fallut qu’une fraction de seconde à Mélisande pour savoir de qui il s’agissait. Joséphine. Comment aurait-elle pu réellement oublier cette voix si douce, si belle, aussi belle que la personne à qui elle appartenait ? Elle ne le pouvait guère, bien qu’elle l'eut souhaitée pour se départir de cette culpabilité qu’elle n’arrivait pas à gérer, cette vergogne bien présente d’avoir malmené la jeune femme.

Elle frémit à l’idée que cette rencontre impromptue ne se finisse mal. Elle n’était guère épargnée, ces derniers temps, et elle avait mal agi à bien des égards envers Joséphine, que pouvait-elle espérer de plus qu’un dur rejet ? Rien. Et malgré tout, elle ne pouvait parler. Figée, pétrifiée, partagée entre l’envie de fuir pour ne pas ressentir la douleur qu’elle pressentait, et celle de serrer dans ses bras celle qu’elle aimait tant, pour qui elle s’était tellement inquiétée. Elle ne put résister à cette pulsion, à la voir si proche d’elle, si troublée, et visiblement mal en point. Ô, pourquoi n’avait-elle pas mieux veillé sur elle ? Elle ne serait pas ainsi, si Mélisande lui avait donné l’amour amical, fraternel presque, qu’elle méritait. Elle serait resplendissante, heureuse, comme jadis, n’est-ce pas ? La jeune femme dans ses bras, qu’elle serrait à l’en étouffer, elle ne put retenir ses larmes. Larmes de joie et de tristesse, de bonheur et de peur, et bien d’autres sentiments encore.

« Si tu savais comme je m’en veux, de t’avoir traitée comme cela, Joséphine… Pardonne moi, je t’en supplie. Je suis désolée. Infiniment désolée. Tu méritais tellement mieux… »
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de mots pour te dire combien je m'en veux... ✧ Joséphine & Mélisande   Dim 24 Mar - 8:52

Tu n'as aucun moyen de faire face, tu luttes pour ne pas pleurer mais les larmes sans te demander coulent de tes yeux. Et ta gorge si douloureuse ne peut parler, ne peut rien dire et tu as mal, mal dans ton cœur, mal dans ton âme. Tu aimes et tu es heureuse de cette silhouette devant toi qui se tient, mais tu ne peux te résoudre à la prendre dans tes bras. Oh par les toutes Puissances, était-ce possible que Mélisande soit là devant toi ? N'étais-tu pas face à une illusion de tes rêves, tes yeux ne s'amusaient-ils pas à te tromper. Tu déglutis difficilement et tu tentes de parler, de ta voix enrouée. Un murmure, si faible, presque cassé par le son haché.

« Méli... »

Tu perdais le son de ta propre voix dans l'étreinte si douce et si douloureuse dans laquelle ton amie t'entraine. Et tu pleures de joie, de douleur et de tristesse de pouvoir serrer enfin dans tes bras l'amie si chère, la sœur que tu aimes tant et dont la vie te semble plus importante que n'importe laquelle, même la tienne. Et tu rend cette étreinte de toute tes forces, enserrant la belle Mélisande, si fragile et si perdu, mais tu l'étais sans doute autant qu'elle à ce moment. Votre moment de tendresse, personne ne pouvait l'interrompre et tu ne permettrais à personne de le faire. C'était si beau, depuis le temps que tu attendais ça, que tu pleurais de ne pas pouvoir revoir la jeune femme. Rien ne viendrait interrompre non.

Les mots de Mélisande te monte droit au coeur et encore une fois tu redoubles tes pleures silencieux, tes sanglots si douloureux. Non elle n'avait pas à s'excuser, jamais tu n'avais pu lui en vouloir car ce n'était pas sa faute. Tu refusais qu'elle s'excuse, tu n'avais pas de pardon à lui accorder. Et pourtant ce sont bien ces mots que tu murmuras :

« Oh Méli je t'en pris... tu es pardonnée depuis si longtemps. Si tu savais, je ne t'en ai jamais voulu, jamais non, jamais... »


Tu embrasses alors la jeune femme dans tes bras sur la joue, offrant une nouvelle étreinte. Pourquoi la lâcher, tu n'en pas envie, tu t'accroches, tu a peur de te rendre compte que tout ça est faux, que l'illusion bientôt va s'effacer dans un écran de fumée et que rien, tout ceci venait d'être rêvé. Et maintenant que tu tenais Mélisande dans tes bras, tu avais envie de tout abandonner, de la suivre elle et Melsant, retrouver Mélusine, retrouver tous le monde et reformer ce qui avait été brisé. Mais tu savais que c'était impossible, et tu regardes ce rêve s'éloigner sans rien dire, sans pouvoir le rattraper ni le saisir du bout des doigts. Tout cela t'échappe, et tu serres Mélisande. Bientôt pourtant, il te faudra la lâcher. Mais tu reprends, de ta voix faible et douloureuse :

« C'est moi qui suis impardonnable de t'avoir abandonné... J'aurais tant voulu prendre ta place... »

Ta main saisis doucement celle de ton amie et tu déserres l'étreinte, faisant mine de t'éloigner un peu. Non tu ne la laisserais pas, jamais. Mais tu veux voir ses yeux, la voir, toucher son visage du bout des doigts. Un instant tu essuies les larmes sur tes joues et décroche un sourire à Mélisande. Tu n'oses pas poser la question, tu ne sais si tu dois. Et pourtant tu as envie, tu veux savoir si elle va bien. Tu avais confiance en Melsant, mais tu le savais aussi protecteur et il pouvait dans ces cas là cacher des choses. Mais si elle n'allait pas bien... poser la question aurait pu être malvenu. Gâcher ces retrouvailles te briserais le cœur. Alors tu ne dis rien.
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de mots pour te dire combien je m'en veux... ✧ Joséphine & Mélisande   Dim 24 Mar - 14:50

Les larmes de Joséphine lui font mal au cœur, bien plus que tous les reproches qu’elle aurait pu lui faire. Elle ne peut faire face à cette manifestation de tout le mal qu’elle lui a fait. Ô, l’a t’elle donc tant blessée, au point qu’un torrent inonde son visage, s’échappant lentement de ses yeux, à sa simple vue ? Elle détourne le regard, un instant, de crainte de ne rien déceler dans les yeux de sa chère amie, de ne plus y voir l’affection qui les liait autrefois. Plus encore que d’y voir de la haine ou de la colère, ne rien y voir l’anéantirait pour de bon, détruirait l’infime espoir qui, malgré tout, l’habite.

Et pourtant, Joséphine lui rend son étreinte qui avait été si spontanée, incontrôlable et incontrôlée. Leurs larmes se mêleraient presque, dans cette démonstration d’affection, d’amour même, involontaire. L’émotion submerge la jeune femme, menaçant de l’engloutir tant en elle se disputent le soulagement de voir que son amie ne lui en voulait pas et la culpabilité cuisante.

Mélisande sait que cela ne peut, ne doit pas, durer, mais elle ne peut y mettre fin. Si elle peut profiter d’un peu de douceur et de tendresse, malgré le fait qu’elle abuse de celle de Melsant bien qu’il soit un peu bourru, si elle peut profiter d’une accalmie dans le chaos ambiant, elle le mérite, quoi qu’elle en pense. Bien malgré elle, elle ne peut s’en éloigner, elle ne peut s’empêcher de grappiller chaque miette que Joséphine lui offre. Inconsciemment, elle sait qu’elle ne la reverra probablement plus, après, qu’elle risque d’être tuée, si elle parvient à faire tomber Augustus, et elle veut ancrer dans son esprit l’image de la jeune femme auprès de qui elle a passé une partie de son enfance – car elle n’était qu’une enfant, malgré tout, malgré son âge, avant de partir de Séverac, et qui l’a vu dans sa plus sombre période. La seule qui ait réellement su à quel point elle était dévastée, et qui l’a soutenue inconditionnellement.

Elle l’aime, et elle ne veut plus la laisser partir, en cet instant. Son étreinte est puissante, serait même un peu trop forte si Mélisande ne restait pas affaiblie, et elle véhicule tout l’amour qu’elle peut donner à Joséphine, qu’elle aurait du lui donner, dont elle l’a privée. Elle a envie de l’enlever, là, l’obliger à partir avec elle, ne plus la perdre des yeux. Las ! cette idée est insensée, irréalisable, contraire à ses plans et à ce qu’elle a décidé de faire dans le futur. C’est pourtant une douce fantaisie à laquelle elle s’autorise à succomber, un court moment, se prenant à rêver à une vie meilleure, où tous les êtres qui lui étaient chers seraient réunis – peut-être même Castiel, son roi, serait-il présent. N’avait-il pas été éduqué auprès de la fratrie Séverac, après tout ? Mais elle chassa cette pensée bien rapidement. Seul le moment présent et Joséphine comptent.

« Oh, Joséphine, ma douce, tu n’as pas à t’en vouloir… je n’aurai supporté que tu sois enfermée à mes côtés, j’aurai bien trop souffert de tout ce qu’ils auraient pu t’infliger. J’aurai craint pour ta vie bien plus que pour la mienne. Je suis contente que tu aies été épargnée de cela. Moi, rien ne… »

Rien ne pouvait la faire plus souffrir qu’Augustus, rien ne pourrait la faire plus souffrir que ça. Mais elle ne peut finir sa phrase. Elle ne peut dire ce qu’elle allait laisser échapper involontairement, stupidement. Elle aimerait continuer, demander à son interlocutrice ce qu’elle a fait, ce qu’elle fait, ce qu’elle sait, ce qu’elle peut lui dire, mais elle n’en a pas la force, et elle craint d’en dire trop, plus que tout. La serrant toujours dans ses bras, elle lève la main et la pose sur la douce joue en face d’elle, heureuse de pouvoir être si proche d’elle en cet instant, désireuse d’en profiter, de crainte que cela ne se brise bientôt, bien trop tôt.
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de mots pour te dire combien je m'en veux... ✧ Joséphine & Mélisande   Jeu 28 Mar - 13:42

Il n'était pas question de faire attention au temps qui passe ni aux regards qui sur vous pouvaient se poser. Qu'en avais-tu à faire, une seule chose comptait, ce trésor que tu avais si longtemps perdu dans tes bras, que tu tentais de serrer de toutes tes forces dans la peur de la perdre, une fois encore. Tu aurais eu le cœur briser de la voir s'éloigner sans la promesse de la revoir un jour. Tu étais forte, parfois véritablement dangereuse, mais tu avais pour les tiens un amour sans borne. Tu leur devais tant, que même une vie de fidélité pour toi n'étais pas suffisant pour les remercier. Pour les Séverac, tu étais prêtes à tout, sauf peut-être rompre ton devoir envers le roi Castiel, mais tu doutais vu les liens qui unissaient cette famille au roi qu'un jour on te demande de te rebeller contre lui. Tu avais bien trop d'affection pour cet homme que tu voulais, au fond de toi protéger. A vrai dire, il n'était pas une personne qui avait place dans ton cœur que tu ne voulais pas protéger. En tout cas les personnes vraiment importantes. Tes larmes se tarissent, du moins c'est ce que tu essaies de croire en retournant un sourire à Mélisande. Tu t'attendais à cette réponse. Quoique la fin te laissas un instant de court, mais tu ne peux que sourire oui, car tu aimes, tu es heureuse de retrouver cette Mélisande que tu avais connu et qui avait changé. Mais il y avait toujours ce quelque chose en elle que tu étais sûre de retrouver. Trop proche, tu savais qu'elle pouvait te mentir et tu respectais cette part d'elle qui te cachait des choses. Tu n'étais personne pour ordonner des comptes, surtout pas à ton amie. Les secrets n'étaient pas tous fait pour être révélé et si un jour Méli le voulait, tu étais l'oreille parfaite, attentive pour l'écouter, sans compter Mélusine qui était un cas particulier. Le lien que tu avais n'était pas le même que celui que les deux jumelles entretenaient et c'était normal. Tu aimais à savoir que l'amour que tu avais pour les Sévérac, ils te le rendaient. En tout cas c'était le cas pour Méli, Mélu et Melsant. Ah le grand frère, il te manquais aussi. Par les toutes Puissances, puissent-ils tous être protégés.

Toutes deux vous ressentiez de la culpabilité, et qui n'était guère nécessaire. Mais vos coeurs étaient trop proche pour ne pas pouvoir ressentir le poids de la douleur et du regret, le temps perdu l'était à jamais. Et que la mort vienne te prendre sur le champ le jour où tu aurais de la rancœur contre la jeune femme qui se portait dans tes bras. Non jamais tu ne pourrais...

« Non... ne dis rien. »

Tu savoures le geste doux de Mélisande sur ta joue, cette main qui se pose et que tu n'avais as cru un instant sentir. Tu doutais encore de la véracité de ce moment ? Peut être oui. Ta propre main vient rencontrer celle posée sur ta peau, chaude, tu dois encore être un peu malade de cette fièvre et de ce mal de gorge qui t'a pris un peu plus tôt. Mais à tes yeux, il est oublié, disparu même si la gêne persiste. Un instant, peut être trop de temps est passé et finalement les yeux qui se posent sur vous commencent à te gêner et tu as peur que quelque chose viennent interrompre ce moment. Tu emmènes par la main de Méli que déjà tu tenais, vous glissant telles des ombres dans un les petites rues que tu connais. Un lieu vide, ici vous serez tranquille un temps, tu l'espérais. Tu retournes ton regard vers la Séverac que tu avais cru encore un instant disparaître, mais il n'en était rien, et ton sourire s'accentue, doux, uniquement pour elle.

« Dis moi que tu vas bien, dit moi si... je peux faire quelque chose pour toi. »

Tu avais gardé cette main entre tes doigts, ton regard brun se plongeant dans les yeux clairs de Mélisande. Tu ne la lâcherais pas non. Mais qu'étais-tu prête à faire pour elle ?
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de mots pour te dire combien je m'en veux... ✧ Joséphine & Mélisande   Lun 15 Avr - 14:29

La main de Joséphine qui rejoint la sienne fait naître la joie dans son cœur. Ô, comment peut-elle être aussi douce et chaude, contre la tienne, alors qu’elle ne devrait s’en approcher que pour te blâmer de l’avoir ainsi malmenée des mois durant ? Mais ces dures pensées que tu t’infliges toi-même sont oubliées, alors qu’elle te saisit la main et t’amène à l’écart.

Il est vrai que vous n’êtes pas réellement discrètes, arrêtées ainsi au milieu de la rue, au milieu des gens qui passent. Mais cela indiffère Mélisande. Après tout, qui sont-ils pour juger de l’émotion qui l’a prise, qui l’assaillie, qui la submerge ? Elle avait essayé de nier de tout son être que Joséphine lui manquait, mais elle n’avait pu qu’affronter le mensonge qu’elle se racontait personnellement, en lui tombant ainsi dans les bras.

Tout ce qu’elle savait, c’est qu’elle voulait que ce moment soit infini, qu’elles ne se quittent plus… jusqu’à ce qu’elles y soient obligées. Mais ça n’était pas encore. Melsant et elle ne repartiraient pas de suite. Enfin… Elle ne fausserait pas compagnie à Melsant de suite, elle pouvait donc passer un peu de temps avec sa chère amie.

Joséphine te surprit, par ses paroles. Faire quelque chose pour toi ? Ne se rendait-elle pas compte qu’elle avait déjà trop fait pour elle ? Elle l’avait supportée, chaque seconde, sans broncher, alors qu’elle était odieuse. Comment pourrait-elle lui demander davantage ? Elle ne pourrait pas, définitivement pas.

« Oh, Joséphine ! Tu as déjà tellement fait pour moi, c’est bien trop. Quant à savoir comment je vais… Je m’habitue petit à petit à revoir l’extérieur. »

Elle omettait volontairement l’état dans lequel elle se trouvait, incapable de mentir et de dire qu’elle allait bien. Elle se remettait, un peu. Pas tant que ça. Mais ça, elle ne pouvait, ne devait pas le dire. Il s’agissait de son fardeau, et elle était la seule à devoir le porter. La seule et l’unique. Nul ne méritait de le partager, elle ne pouvait l’infliger à personne.

« Mais toi, comment vas-tu ? Que fais-tu ici ? As-tu été touchée par la chute de Dragonvale ? Elle n’avait bien évidemment pas vu ni même réellement assimilé que Dragonvale leur était tombé dessus, mais Melsant le lui avait dit et cela lui suffisait. Et cette fiole qui est tombée, nous irons t’en chercher une autre, je te l’achèterai, c’est de ma faute après tout. »

Mélisande pourrait peut-être même en profiter pour repérer quelques échoppes de poison…

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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de mots pour te dire combien je m'en veux... ✧ Joséphine & Mélisande   Dim 21 Avr - 14:29

Cette peur... cette peur que tu avais de perdre la personne qui t'étais si chère. Si importante pour toi et combien elle ne pouvait mesurer l'amour que tu lui portais. Tu voulais que le bonheur la suive et donner le tient en échange pour que plus jamais elle ne sombre dans le délire de la drogue et de la violence où tu l'avais vu tomber. Tu avais haïs ces moments, sans pouvoir rien faire, faible, inutile, incapable de relever avec toi Mélisande si malade. Tu t'étais détesté de lui faire peur. Tu l'avais vu dans ses yeux, à cette époque là, elle te haïssait elle aussi... tu n'avais jamais pu lui dire combien tu aurais voulu effacer cette vision de ton esprit. Mais ce n'était pas la faute de la Séverac, jamais. Ça ne pouvait être que toi, uniquement toi... qu'avais tu fait, tu l'ignorais, mais c'était toi. Cette peur de la perdre à nouveau comme tu avais faillit la laisser t'échapper. Tu avais eu si peur qu'elle meurt. Toi qui bénéficiait de la protection de Mélusine, ton amie n'avait pour seule consolation que les murs glacés de la prison. Ça aussi c'était de ton fait, si tu avais pu échanger vos places, insister pour intervenir plutôt que Mélisande, mais non, tu avais été faible, tu avais suivi les ordres, comme tu sais si bien le faire. Elle ne t'en voulait pas ? Était-ce vrai ? Tu avais peur oui... peur de la perdre. Au fond de toi tu savais que tu t'en voulais trop, que porter le poids de la culpabilité était inutile, mais il était dans ta nature de t'inquiéter, d'aimer ces personnes qui comptait si fort pour toi. Ta fidélité pour les Séverac allait bien au delà de ce qu'un valet peut donner à ses maitres. Corps et âme, tu appartenais à cette famille qui était la tienne, et avec plaisir tu donnais cette liberté que tu n'estimais jamais avoir eu besoin. Tu devais trop à ces gens que tu aimais, et les protéger était ton devoir, si simple et si compliqué.

Il te semblait que Méli te cachait quelques détails, mais aux diables ceux ci si elle ne voulait pas t'en parler. Tu n'avais aucun droit de réclamer quelques compensation. Alors tu souriais, sincèrement et chaleureusement à la jeune femme, car tu n'avais que ton doux sourire pour réchauffer le cœur des gens.

« Je serais toujours là quand même si tu as besoin de moi, tu le sais. »


Tu prends le visage de Mélisande entre tes mains pour la regarder et l'obliger à te regarder dans les yeux. Oui elle te mentait sans doute, mais qu'importait, ce n'était pas grave. Tu souris juste, c'est suffisant. Tu brûles de la prendre à nouveau dans tes bras, mais il n'est sans doute plus temps des effusion de bonheur et de retrouvailles. Alors pour quoi est-il temps ? Tu l'ignores mais tu aimerais tant l'arrêter pour laisser ce moment s'écouler lentement et profiter de chaque instant où tu peux revoir le visage de Méli, pouvoir savoir qu'elle est là, et que pour le moment, rien ne te l'enlèvera.

« Je vais bien. J'ai pu éviter le chute grâce à Castiel, c'est pour lui que je travaille maintenant. »

Rien que de repenser à la destruction de Lorgol te rends triste. Ce jour là, tu avais bien cru que tous les Séverac c'étaient éteint, n'ayant de nouvelles d'aucun d'eux. Tu savais aujourd'hui que Mélisande allait bien, mais... les autres ? Tu retiens cette question qui te brule les lèvres.

« Oh ce n'est rien, vraiment. J'ai quelque peu mal à la gorge et je songeais prendre quelques gouttes pour calmer la douleur. Mais vraiment, ce n'est pas important. »


Non... vraiment pas, en tout cas plus maintenant que tu as devant toi ton amie. Certes ta voix est toujours aussi grave et enrouée, mais ce n'est pas si douloureux que ça. Du moins tu essaies de cacher ce mal qui te gène plus qu'il ne te fait souffrir. La question te reviens, telle une piqure et franchie tes lèvres sans ton avis.

« As-tu des nouvelles de tes frères et Mélusine ? »


Tu désirais tant savoir si eux aussi s'en étaient sorti, si leur vie n'était plus en danger. Et pourtant, tu étais peinée de poser une telle question à la jeune femme, si faible encore, tu n'en doutais pas, et qui pouvait ne pas avoir de nouvelles du tout. Bon sang, peut être avais tu fais là une erreur en prononçant ces mots.

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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de mots pour te dire combien je m'en veux... ✧ Joséphine & Mélisande   Sam 11 Mai - 16:32

Mélisande n’aurait pas su dire, avant de l’avoir en face d’elle, combien Joséphine lui manquait, combien sa présence lui avait permis de tenir – ou lui avait évité de sombrer de manière irrémédiable, peut-être -, à Lorgol. A quel point elle lui était essentielle. De même que Mélusine, Melsant, Melbren, et que lui restait-il aujourd’hui ? Melsant, mais plus pour longtemps. Elle ne pouvait pas rester auprès de lui, de toute façon. Elle ne pouvait rester auprès de personne. Elle laissa échapper un soupir, et secoua la tête. Ca n’était pas le moment d’y penser. Ses retrouvailles avec Joséphine étaient plus importantes. Peut-être pouvait-elle goûter à ce moment, sans le souiller de ses sombres pensées, sans le ternir ?

Une larme perla sa joue, quand Joséphine lui dit qu’elle serait toujours là pour elle. Il suffisait d’une phrase, pour faire vaciller ses résolutions d’éloigner ses sombres pensées, et lui rappeler qu’elle ne pouvait prétendre à tout ça. Non, elle ne pouvait pas. Joséphine méritait de vivre une vie heureuse, où ses faiblesses n’avaient pas de place. Elle tressaillit, quand Joséphine saisit son visage pour y planter ses yeux. Il ne faisait aucun doute qu’elle allait savoir qu’elle lui mentait. Elle ne posa aucune question, à son grand soulagement, et sa plus grande incompréhension aussi. Mais peu importait. La douceur avec laquelle Joséphine avait sais son visage fit naitre en elle une envie insidieuse de la serrer à nouveau dans ses bras.

Elle avait honte de profiter ainsi de la gentillesse de son amie, de la chaleur de ses bras, alors qu’elle l’étreignait, mais c’était le moyen le plus sûr pour elle de transmettre toute l’émotion qui la prenait à la gorge – au delà de ses mensonges, de ses non-dits, de son incapacité à avouer. Si elle n’était pas sincère dans tous ses propos, elle l’était quant à son affection, et c’était l’essentiel, non ? Elle n’offrait ainsi pas de tourments à Joséphine, ou du moins l’espérait-elle, mais seulement la chaleur de savoir qu’elle l’aimait comme elle l’aimait toujours aimée quand elles étaient réunies à Séverac.

« Les Puissances soient louées, qu’il ait pu t’éloigner de ça, et te garder saine et sauve. J’espère que son travail auprès de lui te satisfait, et que tu apprécies ta place au palais. Si tu as besoin de quoi que ce soit, à n’importe quel moment, n’hésite pas à me le demander par missive. N’importe quoi. Et nous irons chercher ta fiole, que ça soit léger ou non, ça peut s’aggraver. »

C’était plus fort qu’elle, elle ne voulait pas voir Joséphine souffrir, que ça soit bénin ou non. Et elle lui devait bien ça, en guise de remerciement pour sa loyauté indéfectible – bien que ça soit loin d’être à la hauteur de tout ce que la jeune femme avait fait pour elle. Elle déglutit difficilement, quand la question tomba. Douloureuse, tranchante, presque mortelle. Bien évidemment, Joséphine devait s’en soucier autant que Mélisande. Comment n’aurait-elle pas pu ? Elle avait une relation privilégiée avec la fratrie, que bien peu de gens avaient.

« Je… Melsant est avec moi. Il a cherché Mélusine pendant que je… Peu importe. Il ne l’a pas encore trouvée. Une rumeur l’a conduit ici, supposant qu’elle s’y trouvait peut-être. Quant à Melbren… J’espère qu’il est sain et sauf, à Dragonvale. Je ne sais pas les répercussions qu’a eu la chute. Je pense qu’il ne lui est rien arrivé, nous l’aurions su… »

J’espère. Ce mot ne franchit pas ses lèvres, mais elle était sincèrement inquiète, beaucoup trop inquiète, pour sa jumelle et son frère. Elle craignait que le pire ne soit arrivé, qu’ils aient perdu la vie. Elle dépérirait, si tel était le cas. Et Melsant ? Que lui arriverait-il, s’il les perdait, et s’il devait faire face à l’abandon de Mélisande en plus de tout ? Elle culpabilisait, et rien n’arrangerait cela.
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de mots pour te dire combien je m'en veux... ✧ Joséphine & Mélisande   Sam 22 Juin - 14:20

Tes mains ne tremblent pas, mais ton coeur vibre. Il espère que tout s'arrange, que le mauvais temps passe, que les rêves reviennent. Mais comme tout ce qui est de ce monde aujourd'hui, le passé ne peut revenir, et ce qui a été fait ne peut être défait. Triste conclusion d'un espoir qui semblait vint. Mais toi tu ne le perdais pas, tu voulais croire encore que le monde pouvait changer, et que la chute de l'empire n'était qu'un avant goût de ce bonheur que toi et surtout la famille que tu chérissais pouvait retrouver. Tu en étais sûr, et ton optimisme naturel, peut être un peu naïf, te poussais à ne pas douter. Retrouver Mélisande était la pus belle des chose que le destin puisse t'offrir dans ces sombres jours. Tu avais eut peur pour tous, que l'ombre ténébreuse de la faucheuse ne les suivent sans cesse, mais tout t'avais rassuré à l'instant où ton regard, éperdu de reconnaissance envers les puissances supérieures, avait croisé celui de la jeune femme. Tu ignorais la suite, mais le futur avançait à petit pas, et ton seul espoir était que les puissances, aussi favorables t'avaient-elles été, ne te reprenne pas ce bonheur, même court. Pourtant, en toi tu devinais que quelque chose se cachait, que ce ne serait jamais aussi simple, et que peut être Mélisande te cachais bien des choses – tout à son droit – et que cela ne te plairais sans doute pas. Mais il n'était pas dans ton caractère d'insister et de pousser les gens que tu aimais. Sauf si c'était pour leur bien. Peut être aurais tu du continuer de questionner, mais la pensée de faire du mal à ton amie te rebutait, et les mots n'avaient pas franchit la porte de tes lèvres, préservant ainsi ton inquiétude, néanmoins visible sur tes traits.

« J'ai trouvé ma place au palais. »

Mais ça ne sera jamais comme à Séverac. Tu lui souris et tu n'ajoute rien sur ce point là, pas plus que tu ne t'attarde sur son insistance à vouloir te racheter une fiole. Ce n'était peut être pas plus mal, tu commençais à sentir ta voix faiblir un peu, mais ça ne t'empêcha pas de continuer à questionner sans arrière pensée. Cette question que tu avais posé, tu savais pertinemment qu'elle était douloureuse. Pour toi oui, mais plus encore pour Mélisande. C'était sa fratrie après tout, et même si tu avais une importance dans celle ci, tu n'arrivais pas à te considérer comme autre chose qu'une précieuse amie, même si pour toi, ils étaient ta famille et plus encore. Tu avais peur pour eux à chaque instant, pour les frères, les jumelles, le comte que tu n'avais pas vu depuis longtemps et sa femme à qui tu avais promis de veiller sur la fragile jumelle de ton cœur. Promesse que tu ne cessais d'avoir peur de trahir. Peut être était-il déjà trop tard...
Tu vois le regard de Méli, tu te fustige mentalement de n'avoir su retenir les mots, et ton visage reflète une désolation. Néanmoins, il t'importe de savoir, et il te rassure d'apprendre que Melsant est sauf. Il était le dernier, autre que Mélusine, que tu aies vu avant la chute. Et son corps n'ayant pas été retrouvé, tu avais craint. Pour tous d'ailleurs... mais le reste des informations de Mélisande son vague, et tu ne peux lui en vouloir même si tu aimerais de meilleures nouvelles, autant pour sa jumelle que pour Melbren, le plus jeune... Ta main serre un peu plus celle de la jeune femme alors que tes yeux s'assombrisse un peu.

« Je vois... ton murmure est faible mais audible, et ce n'est point dû à un quelconque affaiblissement de ta voix. Tu tousses un peu et frottes ta gorge cependant. Qu'allez vous faire maintenant ? Repartir ? »

Tu priais pour que ce ne soit pas ça. Et d'ailleurs, tu essaies de masquer ta peur de cette réponse derrière un sourire avant d'enchainer.

« Retournons à la boutique... »

Que tout cela ne se finisse pas aussi vite espérais tu. Ou au moins, revoir ton amie était la seule de tes préoccupations si elle devait ce soir bientôt te laisser.

[HRP : Je suis vraiment désolé pour le temps que j'ai mis, vraiment >.< j'espère que ça t'ira même si c'est pas top ;___; ]
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de mots pour te dire combien je m'en veux... ✧ Joséphine & Mélisande   Lun 29 Juil - 13:00

Tant de non-dits. Tu les sentais, de la part de Joséphine aussi. Que ne pouvait-elle pas lui dire ? Ne se plaisait-elle pas, au palais de Castiel ? La traitait-il de façon inconvenante ? Tu n’aurais su le dire, tu ne savais d’ailleurs qu’en penser. Tu ne pouvais croire qu’elle soit maltraitée par lui, qui avait grandi auprès de vous, en même temps que vous, avec vous, et un peu avec elle aussi. Et pourtant, elle te cachait quelque chose. Mais il n’était guère le moment de déterrer ces inconnues qui s’érigeaient entre vous. Tu avais tes secrets, elle avait les siens. Peut-être le temps que vous aviez passé séparées avait fait son effet. Cette pensée te fit mal au cœur, davantage que de t’imaginer devoir la quitter prochainement à nouveau, davantage que l’incertitude qui vivait en toi quant à ta jumelle et votre frère que tu ne pouvais imaginer sans vie, davantage que l’incertitude de ce que tu allais devenir une fois que tu te serais séparée de Melsant.

Tu ne peux détacher tes yeux de ceux de ton vis-à-vis, alors que tu réponds à la question fatidique, celle qui te plonge dans l’angoisse depuis plusieurs jours. Ceux-ci font écho aux tiens, l’angoisse, l’incertitude, la peur, la résignation. Comme si, toutes les deux, alors que vous êtes sans nouvelles d’êtres si chers à vos cœurs, vous tentez de faire votre deuil, petit à petit. Et pourtant, tu te sens impure, souillée, d’oser ne serait-ce qu’envisager de faire un trait sur ta famille. Mais c’est douloureux, si douloureux, tout bonnement insupportable.

Sa main qui serre la tienne t’apporte un réconfort inestimable, bien qu’il ne puisse pas être suffisant, pour l’une comme pour l’autre probablement. Mais savoir qu’elle est là est déjà beaucoup. Cela apaise ta peine : de trois personnes dont tu ne savais rien, tu es au moins rassurée sur l’une d’entre elles. Tout n’est, de toute évidence, pas empreint de gaieté, mais elle est en vie, et pas en danger de mort imminent. C’est plus que tu ne peux en dire pour Melbren et Mélusine. Tu en étais là de tes pensées, lorsque Joséphine t’interpella avec une nouvelle question, qui te fit lâcher sa main, un instant. Que lui dire ? La vérité ?

« Je… compte abandonner Melsant ? M’enfuir, seule, pour retrouver Augustus, et l’assassiner ? Comment avouer que sa propre vie ne comptait pas davantage que le fait de mettre fin à celle du tyran ? Joséphine ne pourrait pas comprendre, ne pouvait pas être mise au courant de tout. Et pourtant… Elle ne se résolvait pas à lui mentir. vais partir. Aller affronter Augustus. Je ne peux pas le laisser comme ça. Pas après ce… ce qu’il a fait. »

Pas après ce qu’il m’a fait. Les mots menaçaient de sortir à tout moment, lui brulaient la gorge, mais elle ne pouvait pas les prononcer. Non. Joséphine ne pouvait, ne devait pas savoir. Elle réalisait qu’elle n’avait parlé que d’elle, comme pour signaler qu’elle écartait Melsant de tout cela. Que pouvait-elle faire d’autre ? Si elle ne sentait pas en son pouvoir de mentir, elle ne pouvait pas non plus dire toute la vérité. Et tant pis si Joséphine suspectait cette vérité, tant pis si elle avertissait Melsant.

« Oui, allons-y, que je répare les dégâts de ma maladresse et de mon inattention. »

Elle laissa la phrase en suspens, comme si elle allait ajouter une phrase, une précision, sans s’en rendre compte. Elle pensait à savoir, enfin, où se procurer les poisons dont elle avait besoin. Elle prit la main de son amie, et commença à marcher, attendant qu’elle la guide. Ce contact la rassurait, lui disait qu’elles n’avaient pas besoin de se séparer de suite.

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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de mots pour te dire combien je m'en veux... ✧ Joséphine & Mélisande   Mer 7 Aoû - 18:16

Sa main te lâche... Elle laisse un froid glacial qui te fais frissonner, et tu ne peux empêcher ton regard de descendre sur cette main absente de la tienne. Tu avais pourtant senti quelques secondes avant son assentiment de vouloir te rendre la chaleur que tu lui offrais. Et d'un mouvement, tout s'écroulait dans un cruel sentiment de tristesse et d'incompréhension. Te regard est vague quand tu le relève sur Mélisande, tu voudrais que rien ne transparaisse sur tes traits, mais tu es bien trop expressive pour ça, et c'est des yeux légèrement embués qui contemple la jeune femme devant toi. Si cette main n'est plus dans la tienne pour t'offrir une légère étreinte, tu espères que sa voix ne soit pas dénué d'amour fraternel comme tu lui connaissais. Si ce n'était pas le cas, tu risquais bien vite de prendre peur de ta question. N'avais tu pas fait une erreur d'ailleurs en demandant ? Tu commençais à te demander... ce n'était pas tes affaires après tout, et tu n'étais peut être plus aussi proche de Méli pour lui demander des comptes comme ça. Enfin, ce n'était pas vraiment des comptes, c'était surtout l'inquiétude d'une douce amie qui ne pouvait s'empêcher de demander, par peur de perdre encore la personne la plus importante à son cœur. Si Mélisande devait encore disparaître sans que tu ne saches rien de ses projets, tu savais que ton cœur ne le supporterais que peu, et l'idée même d'y penser te faisais tourner la tête, enivrant ton corps d'une peur insensé et presque incontrôlé. Par ailleurs, même si tu sais le futur que ton amie projette, tu ne prétends pas pouvoir supporter la décision. Et c'est là encore ce qui t'effraie. Et hélas, non pas déçu mais apeuré, tu entends Méli te dire qu'elle va repartir, mais cette fois seule. Tu apprécies l'honnêteté de ses mots, mais tu ne peux approuver leur valeur, car tu sais pertinemment ce que ça signifie. Ta voix manque de crier, mais tu contiens cette effervescence qui t'étreint. Et c'est un son non dénué de sentiment qui s'élève, un peu pressé, purement emplie d'une inquiétude pure.

« Es tu folle ? Qu'est-ce qui te passe par la tête enfin ! Tu... tu ne... »

C'est une larme qui manque de s'échouer le long de ta joue et tomber sur le sol pavé. Du revers de la main, tu l'essuies vivement, mais tu sais que ce n'est pas passé inaperçu. Le seul timbre de ta voix permet de tout indiquer sur ce que tu ressens, et la fin manquante de tes mots est plus qu'équivoque. Pourtant, tu reprends, un peu difficilement, tu manques de crier à nouveau de frustration. Car tu l'avais bien sentit ce sous entendu. Mélisande ne répondait pas à ta question, elle esquivait de parler de Melsant, et ça, tu suspectais quelque chose qui te laissais un goût malheureux dans la gorge. Elle était folle... elle voulait partir seule, tu en étais pratiquement persuadée. Et finalement, ce ne sont pas ces mots que tu veux qui sortent. Ils viennent droit de ton cœur en réalité.

« Par toutes les puissances, promets moi Méli de ne rien faire d'inconsidéré. Par pitié dit le moi, sinon je... je ne pourrais te regarder partir sans éprouver de la culpabilité. »

En réalité, tu en ressentirais quand même un peu, car la seule idée de la savoir partir seule te laissais plonger dans une triste perspective... tu ne serais pas là pour la suivre et pourtant c'était à cet instant la seule chose que tu voulais. Mais tu ne dis rien, car tu ne veux pas l'inquiéter. La seule chose qui t'importe c'est cette promesse, pour la suite, tu étais prête à prendre sur toi le poids du secret qui reposait sur tes épaules. Car tu n'avais pas encore l'idée d'aller voir Melsant pour lui avouer, même si c'était sans doute la meilleure chose à faire. Pourtant, quelque chose te retiendrais...et ne ferait que grandir cette culpabilité.

La main de Mélisande dans la tienne à nouveau te ramena à la réalité, et après un sourire un peu navré de t'être laissé submerger par des émotions si voyante, tu resserres l'étreinte de cette main, quitte à ne plus la lâcher. Tu guide donc, à nouveau dans la rue principale, une artère encore très vivante pour l'heure qui pourtant se faisait avancé. La boutique, tu la retrouves immédiatement, et devant résident encore les débris de verre que tu as laissé échapper. Tu pousses la porte, aperçois le regard du vendeur un peu surpris de te voir reparaitre devant lui avant de lui expliquer vaguement la situation. Tu insistes pour payer la moitié, c'est ton erreur partiellement après tout, mais Mélisande ne te laisse pas le choix et paye la somme que tu avais déboursé quelques minutes plus tôt. Vous ressortez toutes deux, de retour sur la place, presque au même endroit où vous vous êtes retrouvées. Ta main n'a finalement pas quitté celle de Méli, du moins pas depuis que vous êtes ressortit. Tu haïs ce silence qui vient de s'installer, et d'un regard sincère que tu lèves vers elle, tu murmures.

« Merci. »

En réalité, c'était un merci pour bien plus que ce simple flacon. Il exprimait pour toi tant de chose, et tu espérais que ton amie le ressente simplement au travers de tes yeux brillant.
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de mots pour te dire combien je m'en veux... ✧ Joséphine & Mélisande   Mar 13 Aoû - 14:20

Tu ne pus t’empêcher de te sentir mal, lorsqu’elle te regarda si intensément, si tristement, après que tu aies lâché sa main, bien involontairement. Tu ne pouvais supporter de la blesser ainsi, à croire que lorsque tu essayais de te comporter correctement, tu n’y arrivais pas. Ces larmes, Ô, ces cruelles larmes, tu pourrais les sentir transpercer ton cœur comme les plus fines des lames, le ravager comme le plus dangereux des poisons, le faire cesser de battre. D’un geste hésitant, de peur de la blesser davantage, tu essuies ses larmes, et la serres contre toi, la serres presque à lui en faire mal, comme pour transmettre toute l’affection que tu ressens pour elle.

Votre éteinte étouffe presque l’apeurement que tu peux entendre dans sa voix, qui parvient à tes oreilles, alors qu’elle réalise la portée de l’information que tu lui as confiée, information que tu pourrais classer d’extrêmement confidentielle, mais que tu n’avais pas eu le cœur de lui dissimuler. Etais-tu folle ? Tu ne savais pas. Tu ne savais plus.

Tu ne savais guère où tu en étais, mais tu étais au moins folle de douleur, folle de haine, nécessiteuse de revanche. Tu aurais voulu qu’il en soit autrement, que cela soit derrière toi, mais comment aurais-tu pu pardonner à l’imposteur ? Comment aurais-tu pu ignorer ce qu’il t’avait fait, chez vos parents, à Séverac ? La mort d’Ingmar, qui ne pouvait être que de sa faute ? Tous les malheurs qu’il a causés, à tes proches ou à toi, aux gens moins proches aussi ? Il mérite la mort, et tu as le droit de tenter de la lui arracher. Tu mérites ce droit, et nul ne pourra te l’arracher. Alors oui, tu es peut-être folle, tu risques peut-être ta vie, sans nul doute même, mais tu ne peux ni ne veux retourner en arrière.

Alors, tu laisses la larme que Joséphine a tenté d’essuyer couler. Tu serais hypocrite de l’arrêter, de la réconforter, en sachant pertinemment que tu ne peux lui faire cette promesse, que tu ne pourras jamais la lui faire, jamais en étant sincère, jamais en ne compromettant pas cette rancœur à l’égard d’Augustus, rancœur souveraine chez toi, qui prend le dessus sur tout – l’amour, l’amitié, la famille, car oui, tu ressens tout cela pour Joséphine. C’est la seule chose que tu puisses lui affirmer : que tu tiens à elle plus que tout, et que tu feras tout ce qui est en ton pouvoir pour lui revenir.

Mais tu ne le dis pas, tu ne peux pas. Tu sais que tu te trahiras, tu sais que tu finiras par lui dire que tu vas partir seule, que tu ne peux rester avec Melsant. Peut-être par lui avouer ce qu’Augustus t’a fait. Le seul moyen que tu avais trouvé pour ne pas qu’elle perce ce secret si terrible était de la repousser, d’être odieuse avec elle, durant les mois pendant lesquels elle t’a fidèlement suivie à Lorgol, et maintenant que tu retrouves ta proche amie, tu sens tes réserves fondre, petit à petit.

« Ne m’en demande pas plus, s’il te plait. Je ne peux, il ne faut pas… Certaines choses n’apportent que le malheur, et les raisons qui me poussent à effectuer cette quête en font partie. Mais je ferai de mon mieux, pour que rien ne m’arrive. Je te le promets. Plus que tout. »

Au fil de tes pensées, tu avais de nouveau brisé votre étreinte et vous aviez fini par aller racheter la potion dont Joséphine avait besoin. Tu étais soulagée de pouvoir te dire que, malgré tout, elle allait au moins se soigner. Tu ne pouvais lui éviter l’inquiétude qu’elle ressentirait indubitablement suite à tes propos, mais tant qu’elle était saine et sauve, cela te suffirait, cela devrait te suffire.

« Joséphine… Tu sais, j’espère, que je t’aime, plus que tout, au même titre que Mélusine, Melsant, Melbren, mes parents ? Tu es l’une des nôtres, tu le seras toujours. Quoi qu’il arrive. »

Tu ne sais pas ce qui t’a poussée à dire ces mots, si tendres, mais tellement empreints de tristesse, aussi. Peut-être sens-tu, inconsciemment, que la séparation est proche, et peut-être appréhendes-tu.
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de mots pour te dire combien je m'en veux... ✧ Joséphine & Mélisande   Ven 6 Sep - 12:40

Que te doit-elle ? Oh mais rien, c'est un miracle d'ailleurs qu'elle te montres encore autant d'affection à toi qui te rends si présente, tout le temps dans ses pattes pour tenter de l'aider. Peut être que au fond, elle en a assez de toi, et qu'elle ne désire qu'une chose, te quitter pour plus de liberté. Toutes ces années durant, n'avait-elle fait que te supporter ? Par toutes les puissances, la seule pensée t'en donnais le cafard et tu préférais oublier. Non, tu croyais avec ferveur que Mélisande t'aimait comme on aime une amie, une cousine et peut être une sœur. En tous les cas c'était vrai pour toi, c'était le plus pur des amours fidèle que tu pouvais offrir à cette famille, et pas plus en particulier à Méli qui restait néanmoins celle que tu voulais protéger. Hélas, tes capacités n'allaient pas au delà de celles d'une simple nourrice et servante. Quand bien même aurais-tu quitté le service de Castiel pour suivre Mélisande que tu n'aurais été qu'un poids pour elle. Et tu ne voulais pas ça, tu voulais qu'elle puisse se débrouiller sans encombre, et avec toi, c'était peine perdu, tu ne ferais que la ralentir.

Elle ne te promet rien, tu n'en est pas surprise, car tu sais combien elle ne pourrait te faire une fausse promesse, et pour cela tu l'en remercie même si tu aurais peut être préféré un mensonge qu'une vérité qui te sautait cruellement aux yeux. Alors tu prierais au moins les puissances de lui accorder un peu de chance dans sa quête, quelle qu'elle soit, car toi tu ne serais pas là pour l'épauler, même si ton cœur te criais le contraire, tu ne pouvais l'écouter. Alors tu te contentes d'acquiescer aux paroles de ton amie, combien même ils te font du mal, tu ne l'empêchera pas, car toi tu t'es fait cette promesse que tu ne compromettras pas. Elle te donne sa parole de faire au mieux, de te revenir, tu la crois, il ne t'en faut pas plus et c'est un sourire, faible néanmoins mais un sourire qui fleuri sur tes lèvres. Loin d'être rassurée, tu lui donne ta bénédiction, et lui fait comprendre par un regard qu'elle pourrait toujours, quoiqu'il arrive, quelques soient les circonstances, compter sur toi. Car tu vivais pour les Séverac, cette famille que tu aimais tant, et tu vivais pour elle, pour lui apporter ton aide et ton temps. Et jamais rien ne te ferais plus plaisir, sauf peut être les activités que tu pratiquais avec divers gardes de Castiel, tous plus mignons les uns que les autres et surtout très doués avec leurs armes.

« Alors ça me suffit. »

Un murmure, et vous retournez vers la place puis la boutique où vous reprenez une potion qu'elle tient à payer malgré tes protestations. Et plus le temps passait, le soleil déclinant, tu avais comme la sensation que cet ultime moment de bonheur allait toucher à sa fin, te laissant un goût âpre et amer plus que déplaisant. Mais rien ne ferait changer ce moment à venir, car il viendrait hélas, bien trop tôt pour toi. Tout ce que pouvait te dire Mélisande ce soir, te surprendrais, car l'émotion régnait encore en toi et ne s'éteindrait que lorsque tu aurais la certitude de ne plus la revoir de sitôt. Une nouvelle fois la pensée te brisa le cœur. Mais celui ci était réparé instantanément par les mots de ton amie, ces mots que tu n'attendais pas mais qui te réchauffais tant que tu avais du mal à en croire tes oreilles. Tu savais parfaitement que tous t'aimaient, parce que tu avais toujours été là pour eux et pour les servir. Mais de là à être l'une des leurs ? Qu'importe les mots, qu'importe les paroles, tu ne pouvais t'empêcher de garder ce si doux sourire. Ta main libre vient dérober celle de Méli, et face à face, tu lui dis, avec tout l'amour dont tu étais capable de faire preuve :

« Je le sais Mélisande. Je vous aime tous aussi et pour vous sans hésiter je donnerais ma vie. Vous êtes les personnes que j'aime le plus au monde, et rien ne changera ça, rien. Et même si nous devons à nouveau nous séparer ce soir, je sais qu'on se reverra. Qu'on se reverra tous. Des mois, des années, qu'importe. Tu sais que je t'attendrais. »

Ta bouche vient embrasser ses lèvres, et ce n'est là nullement un geste de séduction , de charme ou tout ce qui peut venir de la bouche d'une femme. Non, ce n'est qu'un baiser léger, un baiser fraternel qui n'a rien de plus à envier qu'un baiser sur la joue. Il te semblais juste plus approprié pour ce départ à venir. Vous Cielsombrois ne vous reteniez sur rien, et la honte était le dernier de vos soucis. Tu ne remarques pas que le ciel vient de sombrer dans les ténèbres de la nuit. Du moins, c'est un peu tard quand tu le comprends. Car la nuit tombe vite, et tu sais qu'il te faut rentrer. Tu es peut être malade, ta gorge te fait encore faux bon, mais Sigal a besoin de toi. C'est bien l'un des seuls devoirs qu'il te reste. Avec un regret sincère qui se lit sans peine dans tes yeux, tu t'éloignes de Mélisande, cette fois c'était la dernière étreinte, et le froid qui vient te fais bien mal...

« Il se fait tard, et je dois rentrer. Te revoir a été la plus belle chose que me soit arrivé ces derniers mois. Et... si tu ne pars pas trop tôt, peut être pourrons nous nous revoir une dernière fois. »

Et tu t'éloignes, fait volte face. C'est donc toi qui met fin à cet instant perdu entre le temps, c'est toi la première qui t'éloignes, non sans douleur, mais bien parce que le temps te presses alors que tu ne voudrais que rester avec elle. Tu te retournes une dernière fois, et ces mots que tu lui adresse seront les derniers avant un bien long moment. Mais ça, tu ne le sais pas.

« Je t'aime Méli ! »
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de mots pour te dire combien je m'en veux... ✧ Joséphine & Mélisande   Dim 8 Sep - 11:16

RP TERMINÉ. ♥
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de mots pour te dire combien je m'en veux... ✧ Joséphine & Mélisande   

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Il n'y a pas de mots pour te dire combien je m'en veux... ✧ Joséphine & Mélisande

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