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 Tranquillité ratée

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MessageSujet: Tranquillité ratée   Ven 18 Jan - 6:40


Tranquillité ratée

Ou quand un ouragan s'assied à vos côtés


  • Noms des participants: Perle Clairargent & Ayden Revrec

  • Statut du sujet: Privé

  • Date: 4 août 802

  • Moment de la journée : Après-midi

  • Saison 1, chapitre 5.



Dernière édition par Ayden Revrec le Mar 5 Fév - 15:15, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Tranquillité ratée   Ven 18 Jan - 6:41

Enfin une journée tranquille, du moins, dans l’optique d’une journée tranquille pour un maréchal ferrant. Je n’avais pas été dérangé par un messager du Palais, je n’avais pas eu de message de détresse d’un quelconque marchand, je n’avais donc qu’à me préoccuper de me préparer pour les jours à venir, m’assurer que tout ce dont j’avais besoin était en ma possession.
Mon affaire ne se limitait pas au ferrage des chevaux bien sûr, je m’occupais d’autres petites choses mais dans l’immédiat, je pouvais fermer ma porte sans aucun regret. Direction le centre de Lorgol pour déambuler parmi la foule faisant ses achats. Non pas que j’avais l’intention de soulager le peuple de Lorgol de ses biens mais des choses étaient si vite perdue…

En plus, cette journée, je la sentais bien. J’avais dormi à poings fermés et je me sentais prêt à vagabonder cette nuit. Donc effectivement j’aurais du mal à me retenir de ne pas alléger certaines personnes dans les rues. Un de ces quatre, voler ainsi pour le plaisir m’attirerait des ennuis mais jusqu’à maintenant, j’en étais sorti indemne.
Je déambulais, ravi, m’offrant un fruit en passant devant un étal, fruit que je payais bien sûr. Je ne volais que les gens qui avaient trop d’argent à mon goût, que cela n’en déplaise. Je ne volais pas les marchands qui ne faisaient que subvenir à leur besoin et puis à force, je savais à qui faire les poches et à qui laisser quelques cadeaux dissimulés malicieusement. Je devais malgré tout avoué que tout ça restait très risqué et que le plus intéressant se trouvait dans les demeures et que la nuit offrait le meilleur manteau qui soit pour moi. J’étais de ceux qui redoublaient d’acrobaties et de discrétion pour passer de maison en maison et de toit en toit. Voilà entre autre pourquoi je restais fin et sec malgré mon travail de maréchal ferrant. Vilà aussi pourquoi je ne passais pas pour le Belliférien de base… Ce qui m’avait fortement rendu service, j’en convenais. Je n’étais pas particulièrement fier de venir de là-bas, d’ailleurs, je n’étais pas particulièrement fier de mes origines relativement vagues.
Soit dit en passant, si certaines personnes étaient attachées véritablement à leur Duché, ça n’était certainement pas mon cas et il m’arrivait de passer pour un homme étrange. Je ne pouvais pas leur en vouloir, je ne parlais que peu de moi et encore moins des miens, je ne portais même pas leur nom, je m’en étais débarrassé dès que j’avais mis les voiles de la maison le soir de mon forfait.

Après quelques petites interventions fructueuses, j’allais me poser. Soyons honnête, j’avais soif et vu ma journée, je comptais bien boire un peu plus que d’habitude mais pas trop vu mes plans. Seulement voilà, à peine installé qu’une présence somme toute peu banal vint squatter ma table, je me retournais et je reconnus Perle. Mon après-midi allait être mouvementé et donc avant qu’elle n’ouvre la bouche, je la pris de vitesse.

    - Bonjour Perle, moi ça va oui, la journée a été tranquille et je trouve que le temps est assez beau. Je ne sais pas encore ce que je ferais ce soir non. Là, j’avais répondu aux premières questions habituelles mais elle trouverait une parade, j’en étais quasi convaincu.

Avec elle, je ne m’ennuyais jamais, c’est sûr mais il fallait reconnaître qu’elle était… particulièrement bavarde et je dirais même remontée. On ne l’arrêtait que difficilement. J’avais parfois peine à croire qu’elle était réellement au service dans le Palais. Ceci dit, j’avais encore peine à croire que j’étais leur maréchal ferrant exclusif. Comme quoi… les apparences à Lorgol, il fallait y faire attention car elles étaient plus que trompeuses, ils leur arrivaient d’être dangereuses.
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MessageSujet: Re: Tranquillité ratée   Mer 23 Jan - 8:02

Une journée de repos ! Voilà qui n'était pas de trop ! Non que ce soit une sinécure de suive Mélusine partout et de s'occuper d'elle - bien au contraire - mais un peu de récréation ne peut pas faire de mal, n'est ce pas ? Surtout par un temps comme celui là ! Les couloirs du palais devenaient étouffants par cette température. Pour un peu, j'en regretterais mon village et les petites falaises proches de la plage d'où l'on plongeait dans les vagues. Ça c'était rafraichissant. Et très exaltant ! Se laisser tomber ainsi sur quelques mètres et sentir le choc contre l'eau qui se répercutait en dizaines de cercles... Presque aussi excitant que le vol, c'est dire ! Et en parlant de vol, Lorgol m'attendait. Avec toutes ces occupations diverses, ma connaissance de Lorgol ne s'est pas beaucoup enrichie ! Ce n'est pas ainsi que je pourrais reprendre de réelles activités de haut vol !
Et pour commencer, direction le centre-ville ! Je suis certaine qu'il y a nombre de riches bourgeois par là-bas. Repérer les entrées de services de leurs maisons sera un jeu d'enfant ! Tiens, qu'est ce que je disais ? Je ne sais pas comment font les nobles pour ne rien voir ! Moi, j'ai à peine passé deux minutes devant cette maison que je sais déjà exactement où sont toutes les ouvertures intéressants dans lesquelles je pourrai me faufiler. Même pas sur que le propriétaire des lieux lui-même en sache autant. Après tout, tant qu'il n'a pas ses domestiques dans les pattes. Un instant encore, je reste assise nonchalamment sur la barrière qui me sert de siège, image même de l'innocence avec mes cheveux roux sagement nattés. Quoi ? Qui ose dire que ce n'est pas crédible ? Mais si parfaitement ! Je vous assure ! Personne n'irait songer que je suis en train de repérer les lieux ! Où en tout cas, personne qui ne soit pas très attentif. Et étant donné que les badauds du coin ne sont même pas capables de voir une pomme disparaître d'un étal sous leur nez...

Oh nom d'un courtisan de Mélusine ! Une seconde ! Je la connais la tignasse brune rattachée à la main qui vient de s'emparer de la pomme en question ! Ayden... Bon d'accord. Là, j'avoue que mon sourire n'a plus grand chose de sage et innocent. Taquin ? Ravi ? Hum, oui, ce serait sans doute plus juste. La seule idée que je vais pouvoir aller lui casser les pieds gaiement tout l'après-midi me met d'excellente humeur ! Enfin encore plus excellente qu'auparavant. A pieds joints, je saute sur la chaussée pour m'élancer derrière lui. Quel chapardeur ! En seulement cinq minutes dans les rues de Lorgol, voilà qu'il a dérobé six ou sept objets. Ah c'est un joli score, à n'en pas douter ! Mais je vais faire mieux... Il faut juste que je trouve le moment opportun... Je me fais discrète pour le suivre - non pas qu'il soit particulièrement concentré sur ce qui se passe derrière lui ! - jusqu'à... Une taverne ? Oh c'est du propre ! Mes félicitations Ayden Revrec, voilà qui est très judicieux que d'aller se saouler dès l'après-midi ! Enfin se saouler... Encore faudrait-il qu'il ait suffisamment de monnaie pour se payer plus d'un verre... Et quelque chose me souffle que ce ne sera pas le cas. Peut-être la présence de sa bourse dans mes mains ? Quand je vous disais qu'il était négligent !

Avec assurance, je m'installe à sa table avec un grand sourire. Mais avant que je n'ai pu ouvrir la bouche, le rustre se met en devoir de parler à toute vitesse avec une précipitation qui ne lui fait pas honneur.
« Hé bien Ayden, à vouloir parler trop vite, tu ne réfléchis plus beaucoup ! Je me doute bien que tu es en forme puisque tu te promènes avec un air infiniment satisfait et le fait même que tu démabules ainsi prouve que tu n'as rien de mieux à faire donc que tu n'as rien à faire. Les journées de détente sont toujours agréables, je le sais bien ! Quant au temps, je suis encore capable de lever les yeux vers le ciel. Étant donné qu'il n'y a pas un nuage dans le ciel, on peut en effet estimer qu'il fait beau. En bref, tu ne m'as rien dit qui soit intéressant. Sauf par rapport à ton emploi du temps. Je trouve ça fort sympathique de savoir que tu considères que je pourrais poser une telle question. Cela signifierait, non seulement que je serais disposée à passer ma soirée avec toi, mais également que tu n'es pas opposé à cette idée. Si je ne te connaissais pas, je pourrais croire que c'est une invitation. Alors au cas où tu souhaiterais le savoir, je suis également libre ce soir. Et maintenant, trêve de banalités ! Tes pérégrinations dans Lorgol m'ont donné soif. Je suis certaine que le gentilhomme que tu es ne refuserait pas une boisson fraîche à une demoiselle assoiffée, n'est-ce pas ? » Un petit regard innocent et le plus joli sourire que je sois capable de faire. Voilà qui devrait donner du poids à mes paroles, assurément ! Mais croyez-moi, il bien difficile de conserver tout son sérieux quand vous avez autant envie de rire. Ah par tous les jupons froufroutants de Mélusine, je suis sûre que sa tête, quand il se rendra compte de la disparition de sa bourse, sera hilarante !
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MessageSujet: Re: Tranquillité ratée   Mer 23 Jan - 9:23

Je n’avais aucunement envie d’avoir Perle près de moi aujourd’hui. Je l’adorais, c’était tout moi en quelque sorte mais justement, je n’avais pas envie d’avoir une espèce de double avec des jupons. Disons que j’avais envie de tranquillité et avec elle dans les parages, c’était fichu d’avance. Perle c’était… une tornade. S’il y avait bien une femme pour me terroriser par moment, c’était elle. Loin d’être gracieuse quand elle balançait des jurons, elle me ressemblait bien trop dans ces cas-là. Nous venions de Bellifère et même si nous parlions rarement de nos pénates, on savait tous les deux ce qu’on faisait de notre temps libre.
Comme c’était parti, et vu ma réaction, j’avais oublié d’envisager qu’elle ne se laisserait pas moucher comme ça. Et son discours fut très clair. Ce soir, nous… traverserions Lorgol sous couvert de la nuit pour visiter quelques maisons, c’était tout vu. Elle ne connaissait pas encore bien les environs contrairement à moi qui avais déjà visité un bon nombre de maisons mais pas les Tours. Il y avait prise de risque et attitude dangereuse.

« D’accord, d’accord ! On se verra ce soir ! » On pourrait voir là une tentative réussie d’avoir une femme chez moi mais non. Quoi qu’il valait mieux qu’on croit ça plutôt que l’on vole. Je n’avais aucun scrupule en la matière si c’était pour couvrir mes arrières. Quand elle mentionna mes pérégrinations dans Lorgol, je tiquais et deux fois plus quand elle me dit qu’elle avait soif. Elle m’avait suivi ! Ma foi… « Oui, bien sûr, une boisson fraîche. Je t’en prie, après tout… » Je levais les yeux au ciel et mis ma main sur du vide. Plus de bourses. Je regardais Perle droit dans les yeux et mon cerveau pesta après cette petite garce. « Perle ! » Je tendis ma main. Ça ne pouvait être qu’elle. On ne se volait pas entre voleur sauf si c’était pour donner une leçon et là, j’en avais appris une bonne… un voleur peut-être volé. « Rends-moi ça. » Je marmonnais tout bas, pas la peine que la taverne soit au courant. « Que veux-tu boire ? » Par tous les jupons de sa maîtresse… Cette fille finirait par me rendre dingue mais je l’appréciais quand même.

J’étais mi furieux mi contrarié de m’être fait voler moi-même. Pas de quoi se venter. J’aurais eu l’air malin si elle ne s’était pas pointée ici avec ma bourse pour me faire enrager. Je savais que nous ferions un duo sensationnel en matière de vol mais j’avais un peu de mal à faire équipe. J’avais des lacunes en la matière auxquelles je devrais bien remédier un jour. Et puis la question passa bêtement mes lèvres. « Quelles histoires se racontent dans le palais ? Je manque d’informations ces temps-ci. » Là encore, ne pas parler trop fort, pas trop bas non plus, juste que la conversation se fasse sur un ton égal, badin.
Je n’avais pas vraiment prêté oreilles ces temps-ci et c’était une erreur. On pouvait passer à côté d’informations sécurisantes si on ne faisait pas attention. De nouveaux gardes, de nouveaux serviteurs, des pièges… C’est que les nobles y tenaient à leurs quincailleries malgré tout. Alors ils finissaient par devenir imaginatif pour protéger leurs biens. « Retire-moi ce sourire idiot de ton visage ! J’admets que c’était bien vu. » Oui, je venais de la voir en train de sourire bêtement, fière de m’avoir piqué ma bourse sans que je ne m’en aperçoive. Il fallait que j’admette que c’était bien vu, parce que ça l’était mais mon ego en avait pris un coup dans la manœuvre.
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MessageSujet: Re: Tranquillité ratée   Jeu 31 Jan - 6:39

« D’accord, d’accord ! On se verra ce soir ! »

« Ah oui ? » Une petite mine étonnée, je feins d'être étonnée de la proposition. Avant de continuer, un large sourire aux lèvres : « Chez toi ou chez moi ? » Attention... Cinq, quatre, trois, deux, un... ROUGEURS ! Ah par toutes les pintes de bières des tavernes de Lorgol, c'est tellement simple d’embarrasser Ayden ! Et chaque fois plus délicieux ! C'est vrai quoi ! Quel homme invite une femme pour la soirée sans aucune idée derrière la tête ? Oh, ce n'est pas que je les considère tous comme de grosses brutes bellifériennes sans manières - bien que bellifériens, lui et moi sommes pour le moins... décalés par rapport aux gens de chez nous - mais soyons lucides : ce n'est tout de même pas commun. Il suffit de voir le nombre de visiteurs des jupons de Mélusine pour se convaincre que ces messieurs passent plus de temps à lorgner sur nos corsages qu'à nous écouter parler ! Et ma foi, j'ai bien assez supporté les avances de ces virils guerriers au cerveau atrophié pour savoir que mes formes ne font pas exception à la règle. Mais voilà, c'est Ayden, avec toute sa glorieuse incapacité à parler à une femme normalement - moi exceptée. Après tout, je pourrais bien en être vexée qu'il ne perde pas autant ses moyens avec moi ! Mais non. Je l'apprécie en tant qu'ami et c'est bien suffisant. Et puis... ses balbutiements rendraient la conversation particulièrement mal-aisée, vous ne pensez pas ? Non, non, je préfère que les choses restent en l'état. J'ai déjà fait l'erreur de succomber une fois aux charmes d'une personne que je croyais de confiance et il m'en a assez coûté. Mais ne parlons pas de cet âne bâté d'Answald, j'ai bien mieux à faire pour l'heure que de m'appesantir sur sa petite personne.

Comme savourer ma victoire, par exemple. Ah ce sentiment de triomphe, c'est tellement agréable. Les yeux tournés vers le plafond, je contemple la poutre au dessus de nous, un sourire innocent sur les lèvres.
« Qu'est-ce que j'ai fais ? » Un coup d'oeil vers lui pour apprécier encore un peu son regard moralisateur et je glisse une main entre les plis de mes jupons pour y récupérer la bourse en question. « Oh tu veux parler de ça ? Elle était tombée dans la rue ! Une chance que je l'ai trouvée, quelqu'un aurait pu te la voler ! » Bien sur que non, il n'est pas dupe. Je ne m'attends pas à ce qu'il le soit. « Hum... Je pense qu'un peu de vin de Sombreciel saurait m'aider à me rappeler de ce que j'ai entendu ces derniers temps ! » Ah songer qu'Ayden s'intéresse aux rumeurs du palais... Cette idée m'amuse toujours autant ! Mais après tout, c'est vrai que les déboires des nobles sont assez divertissants pour la plupart ! Et en discuter avec lui devant ce breuvage particulier est très plaisant. Non pas que ce soit le meilleur des vins - ceux de Lagrance sont bien plus réputés - mais... depuis que Mélusine m'a fait gouter les productions de son duché, j'avoue y avoir pris goût. Ils laissent sur la langue un petit goût d'exaltation très agréable. Mais revenons-en à nos moutons. Ou à nos nobles en l’occurrence !

« Alors, que pourrais-je te dire... Castiel de Sombreflamme a entrepris de se perfectionner à l'épée ces derniers temps. Je ne sais pas pourquoi, il est bien assez protégé par les gardes impériaux ! Mais toujours est-il qu'il se rend maintenant régulièrement à l'arène des Guerriers. Chart et Gaëtane de Salvemont continuent de subir leur mariage. Ils ont l'air d'assez bien s'entendre mais pas comme mari et femme. En tout cas, il parait qu'ils font souvent chambre à part ! Je le tiens d'une cuisinière qui est la soeur d'une amie de l'une de leurs domestiques. » J'ai baissé le ton, instinctivement, prenant des airs de conspiratrices. « Sinon, que dire d'autre... L'impératrice est toujours aussi aimée. Il faut dire qu'elle est vraiment belle et gentille avec ceux qui l'entourent, elle le mérite. Ah et la duchesse héritière d'Outrevent et son promis ont confirmé leur mariage pour la fin du mois. Tu sais, ce sont ceux qui se disputent tout le temps. Ça, ça a beaucoup fait parler ! Tout le monde se demande pourquoi ils ont choisi cette date. Il y a déjà eu deux mariages importants cette année et les deux ont été... un peu mouvementés, si tu vois ce que je veux dire. Une domestique qui les a déjà entendu se disputer pense que c'est parce qu'ils espèrent que leur mariage sera placé sous de mauvais signes et que ça justifiera que ça se passe mal. Mais si tu veux mon avis, c'est un peu tiré par les cheveux, d'autant qu'ils ont l'air de mieux s'entendre depuis quelques temps. Par contre, une insupportable, c'est la duchesse d'Outrevent ! Elle ne cesse de se plaindre qu'elle a trop chaud, qu'elle se sent mal et si quelqu'un ose la contrarier, elle dit que ça fait du tort à son bébé ! Du coup, plus personne ne veut y aller, les servantes sont obligées de tirer à la courte paille, comme pour Louis de Brunante quand il était blessé. Ah je te dis que je suis bien contente de n'être au service que de Mélusine ! Même s'il y a toujours cette horrible pie qui nous tourne autour. »

Joséphine Siguardent. Ah ce que je peux la détester cette fille ! Une moue boudeuse me vient, que je dissimule dans ma coupe. Heureusement, elle n'est pas là pour le moment et je ne suis pas du genre à me laisser miner le moral par ce genre de pimbêche. Surtout quand j'ai sous les yeux la bourse d'Ayden dont la vue ramène un franc sourire de satisfaction sur mon visage.

« Et toi alors, ça donne quoi ton boulot, tout ça ? »
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MessageSujet: Re: Tranquillité ratée   Ven 1 Fév - 14:04

Des envies de meurtres… toutes petites… un peu… Ce que Perle pouvait être agaçante quand elle le voulait, en particulier dans l’immédiat. Rien qu’à cette question ridiculement bête, je me sentis prendre des couleurs. Tu parles d’un homme… J’étais juste parfaitement stupide.
Je bougonnais donc pour cacher mon embarras. Mais je répondais aussi. « Chez moi. » On accédait facilement aux toits par chez moi grâce à ce petit muret. Il n’empêche que Perle semblait s’amuser à mes dépends et pas qu’un peu. C’était frustrant de ne pas pouvoir rétorquer quelque chose avec une bonne répartie. Quand il s’agissait de Melsant, tout venait à point mais avec elle, j’avais la remarque plus difficile.
Peut-être parce qu’elle me rappelait mon passé ou peut-être parce qu’elle me faisait pensé à la petite sœur que j’aurais voulu avoir. Oui, quelque part… j’aurais aimé l’avoir comme petite sœur. Nos chamailleries auraient défiés la charpente de la maison à l’en faire trembler et ma mère aurait payé cher l’écart qui m’avait fait voir le jour. Si je n’avais absolument aucune confirmation du fait que j’étais un bâtard… j’en étais pourtant convaincu. Si je me trompais, j’aurais aimé le savoir mais ça n’aurait rien changé grand-chose au final. Mais dans l’immédiat, je me fichais bien de qui j’étais le rejeton, mon attention était braquée sur Perle. Perle qui m’avait piqué ma bourse sans que je ne m’en aperçoive, Perle qui s’amusait à mes dépends. Heureusement, j’avais retrouvé des couleurs normales et je ne rougissais plus comme une petite fille. Quelle honte…

« Fais ? Oh mais rien voyons. » Je grommelais et repris mon bien d’un geste vif. « Bien entendu… Tombée, quelle évidence. J’aurais dû y penser voyons ! » Je braquais sur elle un regard agacé mais je ne pouvais pas m’empêcher d’être amusé. Quelle hargne… vraiment. Encore une preuve que j’aurais fait un bien piètre combattant.
Je lui pris son vin, je fis remplir mon verre de cette chose ignoble qu’ils appelaient bière mais qui passait fort bien et je l’écoutais presque attentivement.

J’imaginais ce qu’elle décrivait et l’idée d’un Castiel de Sombreflamme avec une arme à la main ne me rassurait pas vraiment. Je savais que l’unique fait de distraire sa servante dans les écuries était légèrement dangereux alors savoir qu’il maniait les armes… c’était contrariant, sans compter que Melsant traîner à l’arène. Je n’avais pas peur pour lui, il était l’un des meilleurs guerriers que j’ai vu mais ça n’était pas forcément pour me plaire quand même.
Les Salvemont, je m’en souciais comme de ma dernière chemise... Autrement dit, ça ne m’intéressait pas le moins du monde. Seul leur mariage s’était révélé distrayant. Ce qui les concernait plus directement me laissait totalement indifférent. Au moins cela occupait-il les domestiques quand ils étaient coincés à leurs tâches.
L’Impératrice… là par contre, j’offrais toute mon attention à Perle. Il n’y avait rien à faire, je m’en méfiais même si je l’aimais beaucoup aussi. Elle avait ce je ne sais quoi de fascinant. Cela dit, je ne risquais pas de la croiser. Soyons lucide, j’étais maréchal ferrant. Mais voilà, rien ne m’empêchais d’admirer sa beauté et comme le disait si justement Perle, sa gentillesse, de loin.
À la mention du mariage prochain, je retins un ricanement. J’y serais à celui-là. Rien ne me ferait manquer un autre mariage. C’était de loin la chose la plus divertissante qui pouvait arriver à Lorgol. Entre les fameuses disputes et le reste, je n’avais aucun doute sur le fait que je m’amuserais beaucoup à ce mariage. J’espérais juste ne pas être déçu. Apprendre qu’ils s’entendaient mieux ne me mina pas le moral plus de deux secondes. Un mariage tranquille à Lorgol, c’était du jamais vu !
Pour le reste… même moi j’en avais entendu parler, c’était tout dire. Je plaindrais presque ceux qui devaient supporter la duchesse d’Outrevent. Heureusement pour moi, je n’avais à supporter que leurs canassons ce qui me suffisait amplement.

« Mais dis-moi… t’aurais pas une dent contre quelqu’un toi ? » Je ricanais. Douce est la vengeance… même aussi basse. « Le boulot et bien… c’est le boulot. J’me demande ce qu’ils foutent avec leurs canassons ces temps-ci. J’ai jamais été appelé aussi souvent que pour prendre soin des pieds des bêtes. Les caravanes se succèdent, donc j’ai pas le temps de m’ennuyer. Je n’ai jamais autant savourer l’air frais le soir. » Et accessoirement tous les vols commis. Ça mettait du baume au cœur.
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MessageSujet: Re: Tranquillité ratée   Sam 2 Fév - 5:58

Chez lui donc. Enfin, uniquement le temps de nous saluer avant de nous élancer sur les toits. Ressentir le frisson du risque, à des mètres au dessus du sol, sous le couvert de la nuit... Un vrai plaisir ! Et qui plus est en compagnie d'un ami. Je n'ai jamais trop connu ce genre de complicité. Avec ce bougre d'abruti de chien galeux d'Answald, tout était plutôt axé autour de notre rivalité. Ou plutôt de sa jalousie parce que j'étais évidemment meilleure que lui ! Avec Ayden, rien de tout cela, c'est bien plus agréable. Et puis avouez qu'un ami que l'on peut embêter à loisir... C'est très plaisant ! Mais rassurez-vous, je ne suis pas aussi insouciante quand j'agis ! A ceux qui déjà se demandent comment je peux me faire discrète et silencieuse, venez donc voir par vous même, je vous assure que vous ne me trouverez pas si je n'en ai pas envie. On peut avoir énormément de choses très intéressantes à dire, ce qui compte c'est de savoir quand les exprimer, voyez-vous ? Ce soir, ce ne sera clairement pas le bon moment, cela compromettrait toutes nos tentatives. Alors que maintenant... C'est parfait ! Surtout en étant attablée devant une bonne coupe de vin capiteux et une oreille attentive.

Une oreille apparemment pourvue d'une bouche dont les mots me déplaisent. En un instant, je me renfrogne.
« Absolument pas. Je ne vois pas de quoi tu veux parler. Je ne déteste personne moi ! Sauf les gens qui ennuient Mélusine. » Et Answald mais, une fois de plus je vous le répète : je ne veux pas penser à ce cancrelat misérable. Non mais cette fille là, cette... Joséphine. Elle est proprement insupportable ! Elle est arrivée, comme ça, un beau jour, avec la bouche en coeur et ses grands yeux larmoyants et PAF, ça a suffit pour que Mélusine la prenne en pitié. Elle ne le mérite absolument pas, vous pouvez m'en croire. Bon d'accord, je ne suis pas tout à fait certaine que sa présence dérange Mélusine. Mais moi, si ! Alors c'est tout comme. Enfin, avant que je ne puisse me lancer dans un plaidoyer ravageur à l'encontre de cette fille stupide, bornée et qui minaude à longueur de temps, Ayden reprend sur un sujet bien plus intéressant : son travail.
Je ne sais pas vous, mais moi, je ne pourrais pas passer ainsi ma vie au milieu de chevaux. Je ne suis pas vraiment à l'aise à côté de ces grandes bêtes qui n'ont pas l'air dangereuses pour deux fleurons mais peuvent vous blesser en vous mordant ou je-ne-sais quelle autre fourberie. Bon, après, les chevaux sont surement préférables à certains nobles, du genre le duc de Sombreciel, mais Ayden, lui, il se coltine les deux vu que ces messieurs dames n'ont pas grand chose à faire de leurs journées à part venir aux écuries pour prendre leurs montures. Raison d'ailleurs pour laquelle il est si occupé en ce moment.


« Hé bougre d'âne, que crois-tu qu'ils en font de leurs chevaux ? Si c'était pour les manger, ils ne te demanderaient pas de t'en occuper ainsi ! Comme tu l'as si justement remarqué : il fait beau. Alors ils chassent, ils se promènent, tout ça... » Ma main s'agite en un mouvement négligent, montrant bien toute l'importance que je porte à ce genre de divertissements. Mais bien je cesse de bouger, croisant les mains sous mon menton avec une nouvelle expression d'innocence incarnée. « Mais dis-moi... Tu es sur que c'est tout ce que tu as à me dire sur ton travail ? Il n'y a rien de... particulier ces derniers temps ? Personne d'intéressant à rencontrer aux abords de ta forge ? »
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MessageSujet: Re: Tranquillité ratée   Sam 2 Fév - 6:36

Je ne savais pas trop si le fait de jouer les acrobates et les voleurs en duo me conviendrait. J’avais un mal fou à me concentrer si je devais regarder derrière mon épaule. Pourtant, avec Perle, il y avait cette complicité que je n’avais eue qu’avec une seule personne. Ce gamin que j’avais laissé derrière moi en fuyant pour changer de vie alors que je n’étais moi-même qu’un même. Ironique quand on y pense.
Je n’étais pas plus solitaire qu’un autre, j’avais mes amis, les gens qui m’étaient proches et ça me suffisait. La plupart de mes nouvelles rencontres suscitaient beaucoup plus de soucis que ça ne m’en résolvait. Quelque part, je le cherchais peut-être un peu. Pourtant, je ne rêvais bien souvent que d’une chose, la tranquillité, une vie normale mais je n’arrivais pas à m’y faire. Je n’arrivais même pas à oublier de me soucier de ce qui se passait vraiment à Lorgol.
Peut-être était-ce dû à mon absence de repère constant. Ma mère qui s’était empressée de remplacer mon père, le fait que je ne savais pas si j’étais bel et bien le fils de mon père, l’absence de nouvelles de mon frère. En apprendre plus ne m’aiderait sans doute pas à avancer plus facilement dans la vie. J’étais bien conscient que ça serait même peut-être totalement l’inverse. Si j’étais effectivement un bâtard et qu’il prenait l’envie à mon géniteur de faire valoir ses droits, je serais un homme en cage. Si cet homme était effectivement mon père et un noble, je ne donnais vraiment pas cher de ma peau.
Cela dit, il n’était pas temps de penser à tout ça, ce soir, Perle et moi serions sur les toits et les braves gens n’auraient qu’à souffrir de la perte de leurs biens.

Je ne pus m’empêcher de sourire bien comme il faut pour agacer Perle un peu plus. Chacun son moment de gloire. Je savourais le mien même si ça la faisait pester bien comme il fallait. J’avais bien le droit de me venger un peu de ce vol.
J’avais quand même un peu de mal avec l’idée de Perle détestant quelqu’un au point de se défendre de la sorte sur le sujet. J’aurais aimé rencontrer la personne en question pour me faire une opinion mais peut-être était-ce déjà fait malgré moi. Ça n’était pas parce qu’on avait un nom qu’on pouvait forcément le remettre sur la tête de quelqu’un. Très franchement, je n’avais jamais pris attention à la chose étant donné que seuls les noms des nobles et leur tête m’importait. Il valait mieux savoir qui on volait pour connaître les risques encourus. Il ne fallait pas voler n’importe qui.

« Parce que tu crois que c’est une raison suffisante pour abîmer mes fers à ce point ? Certains d’entre eux font je ne sais quoi en balade à tel point qu’ils risquent de blesser leurs chevaux qui doivent coûter une fortune au passage. Il y a trois types de nobles à mes yeux. Ceux qui font plus attention à leurs bêtes qu’à leurs serviteurs, ceux qui se fichent aussi bien de leurs bêtes que de leurs serviteurs et ceux qui se soucient des deux. Mais en ce moment, c’est compliqué, va donc savoir pourquoi, moi j’en sais rien. J’évite la garde impériale comme la peste. La moitié d’entre eux sont des ânes avec bien moins de cervelle que moi. » Voilà, j’avais terminé de pester, quoi que… En entendant la suite… « C’est pas fini de se préoccuper de qui je rencontre ? Entre cet abruti de Sombreval qui s’occupe un peu trop des femmes dans ma vie et toi, j’suis condamné à m’expliquer ou quoi ? » Sujet sensible… « Mais si tu veux tout savoir, oui, une fille me regarde bouloter, j’sais pas encore qui elle est et elle s’approche pas. T’as fini avec tes questions ? » Je ronchonnais oui mais il y avait de quoi. Qu’est-ce qu’ils avaient tous avec leurs questions à ce sujet ? Comme s’ils ne pouvaient pas s’occuper de leur paillasse… J’étais un peu contrarié, je devais bien l’avouer. Je me vengeais donc sur ma chope.
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MessageSujet: Re: Tranquillité ratée   Lun 4 Fév - 9:54

C'est fou comme il peut être agaçant quand il arbore ce genre de sourire satisfait ! Non vraiment, c'est insupportable ! Que croit-il, que je suis l'une de ces douces demoiselles qui approuvent tous les comportements ? Non monsieur, certainement pas ! Que l'on invite tout Lorgol sous ses jupons est chose tout à fait respectable et ne dépend que d'un choix personnel. Mais s'en venir mendier une place en minaudant et battant des cils, voilà qui est bien de nature à m'énerver. Et qui ne me comprendrait pas ? Après tant de semaines passées à prendre bien soin de Mélusine, me voilà forcée de la partager avec une ingénue venue un beau jour la supplier de la reprendre à son service. Hé, si elle se plaisait tant à servir Mélusine, il ne fallait pas partir ! C'est bien ce que sous-entend le terme "reprendre", n'est ce pas ? Et bien c'est trop tard ! Qui va à la chasse perd sa place. Maintenant je suis là et j'ai bien l'intention de faire déguerpir cette péronnelle. Et avec mon pied au derrière en prime si c'est nécessaire !

Mais passons. Je ne VEUX PAS être de mauvaise humeur aujourd'hui ! Et parler de cette chipie m'indispose. Vraiment. Surtout quand je peux me distraire de passe-temps aussi amusants que les bougonnements d'Ayden. Ah ces chevaux, s'ils savaient avec quelle conviction il les défend ! Ç'en est presque beau... Mais on ne va pas passer la journée là dessus, tout de même ! Ce n'est pas demain la veille que tout cela changera alors... Autant en revenir à des sujets bieeen plus intéressants. Tels que les fréquentations de notre vaillant maréchal-ferrant par exemple !


« Oui, oui, oui, je sais. Les nobles sont tous d'affreux personnages qui ne font attention à rien ni personne et maltraitent leurs voisins. En même temps, il faut bien avouer qu'il n'ont pas grand chose d'autre à faire de leurs journées... » C'est vrai quoi ! A part comploter dans leur coin et s'espionner les uns les autres, leurs vies sont bien tristes ! Alors qu'être domestique - et voleuse de surcroit - c'est bien plus trépidant ! Et ça réserve bien des surprises. Par exemple quand vous apprenez que votre petite muette a osé approcher un homme. Oui, oui, vous avez bien entendu : un HOMME ! Un vrai, avec deux bras, deux jambes, tout ça... Pas juste une image dans un livre. Et il a fallut que ça tombe sur Ayden, le moins dégourdi de tous en ce domaine... Autant dire qu'ils vont avoir besoin d'un peu d'aide ces deux oiseaux là ! Mais avant... faire languir mon voleur préféré.

« Oui, oui, j'ai appris ça... Et il se trouve que je la connais très bien la demoiselle en question ! » Un sourire mi-innocent, mi-ravi : je suis certaine qu'il ne résistera pas à l'envie d'en savoir plus. Alors je pense qu'il comprendra aisément ce que signifie ma coupe vide qui s'approche légèrement de lui.
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MessageSujet: Re: Tranquillité ratée   Mar 5 Fév - 6:24

J'avais bien le droit de rire un peu à ses dépends aussi, aussi mal qu'elle puisse prendre la chose. Je n'aurais bien sûr jamais attaqué sur des sujets délicats. Je ne jugeais pas que le sujet Joséphine était un sujet dangereux d'ailleurs. Mais visiblement, c'était le cas. Je devais donc amener ce sujet autrement sur le tapis la prochaine fois. Il était bon de pouvoir brosser Perle dans le sens du poil dans certain cas.
Franchement, elle devait y tenir à Mélusine pour réagir comme ça. Je trouvais cette rivalité aussi étrange que surprenante. À mon avis, c'était typique des femmes de réagir comme ça pour l'attention d'une autre femme. Ça avait de quoi me faire rire mais si je le faisais, je crois que j'allais avoir un problème ce soir. Je me recentrais donc sur autre chose tout en levant les yeux au ciel.

- J'ai pas dit qu'ils étaient tous pareils. Arrête de me faire dire des choses que j'ai pas dit. Mais c'est vrai que j'aimerais pas leur place. Tu nous vois en train de faire des courbettes et des baises-mains ? Moi, en tout cas, je ne nous y voyais pas du tout. Ni elle, ni moi.

Franchement, ça avait un je ne sais quoi de risible... Nous imaginer comme ça... Très peu pour moi. Je ne rêvais pas le moins du monde de me retrouver dans leur peau. Même si la vie était parfois rude, j'aimais la mienne de vie.

- Tu m'espionnes ? Et puis comment ça tu la connais. Non, question idiote, évidement que tu la connais, tu dois la croiser de temps en temps, j'me trompe ? J'étais un peu contrarié, gêné, agacé par le fait que Perle sache. Être un piètre dragueur et un imbécile qui rougissait rien et qu'elle le sache me suffisait amplement. Maintenant, il fallait qu'elle sache qu'une fille venait me voir travailler. Ça me faisait une belle jambe. Et puis d'ailleurs, la fille en question n'approchait jamais alors... Bêtement, la question m'échappa. C'est qui cette fille ? J'aperçus la coupe et je compris. Traîtresse...

Je fis servir une autre tournée, j'avais bien besoin de ça pour supporter cet interrogatoire. Je devrais le savoir depuis le temps. J'me faisais avoir à chaque fois à ce jeu-là avec elle. Si j'étais bon menteur dans certains cas, dans d'autres, j'étais d'une nullité affligeante. Mais si je pouvais en savoir plus, me faire avoir de la sorte n'était pas si mal après tout. Non pas qu'elle m'intéressait mais elle m'intriguait, ça, c'était certain.
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MessageSujet: Re: Tranquillité ratée   Mer 20 Fév - 15:00

Ah Ayden, Ayden, cette façon de ne pas assumer ce qu'il dit... Bon d'accord. J'avais peut-être un petit peu déformé ses paroles. Un tout petit peu. En fait, c'était une interprétation vraiment minime. Presque rien, en somme. Mais du coup, c'est vrai que ça donnait un tout autre sens à ce qu'il venait de dire. Bref, peu importait. « Non, c'est vrai, ils ne sont pas tous pareil. Mais dans l'ensemble... Ils se ressemblent énormément. Ils ont tous des choses à cacher et se planquent derrière leurs faux-semblants. Regarde Mélusine, elle semble très froide, y compris envers moi, mais c'est seulement l'image qu'elle donne d'elle. En fait, je pense qu'il y en a très peu de vraiment heureux.» Un instant pensive, je songe qu'au fond, je ne suis surement pas loin de la vérité. Ils sont tous malheureux, attachés à leurs domaines, à leurs rêves. Le palais n'est au fond qu'une immense cage dorée qui retient des oiseaux aux plumes faites de velours et de brocart. Je suis bien aise de n'être pas ainsi enchaînée, moi !

« Tu veux que je te dise ? Moi, je les plains presque. Si du jour au lendemain on décide de partir, rien ne nous en epêche. Alors que eux, ils sont prisonniers d'un tas de devoirs et de préjugés. Je préfère largement rester libre de mes mouvements ! » Fini l'instant philosophe. Pas que je n'appréciais pas de m'interroger de temps à autre sur ce genre de question - la lueur des étoiles y était d'ailleurs fort propice - mais en présence d'Ayden, mieux valait rester pragmatique. Et rire encore. Pas forcément de lui. Quoi que... L'occasion était trop belle d'en savoir plus sur son ressenti vis à vis de la petite Ariadne - dont j'avais fini par découvrir le véritable nom.

« Espionnage, tout de suite... Disons que je me tiens informée. Et que ces derniers temps, les commères se demandaient ce que la petite muette de service pouvait bien trouver à un maréchal ferrant taciturne et aussi eu enclin à leurs faveurs que toi. D'ailleurs, les paris courent sur le temps que tu mettras à la coucher dans une de tes stalles. » Un sourire éclatant pour ponctuer ma phrase. Bon, d'accord, j'avais peut-être un petit peu - tout petit peu ! - grossi le trait. Notamment concernant cette histoire de pari qui n'était en fait qu'une discussion anodine entre deux caméristes. Mais le voir s'empourprer en retour était bien trop amusant pour que je résiste à la tentation.

Une nouvelle coupe achevée en quelques gorgées, juste le temps de placer un
« Bref, tu as la part belle dans les discussions en cuisine. » et je me lève. Il serait bien trop facile de tout lui révéler ainsi. Les informations se monnayeront au fur et à mesure, quand il aura fini de me maudire. Et puis Mélusine va finir par se demander où je suis passée. Je me lève, donc, prête à partir. « ce n'est pas tout ça, mais il y en a qui travaillent ! Je dois filer. A ce soir très cher...» J'accompagne mes mots d'un baiser soufflé sur ma paume avant de tourner les talons en direction de la sortie. Et ce n'est qu'arrivée à la porte que je m'arrête une seconde, le temps de lui jeter un regard malicieux. « Elle s'appelle Ariadne. »
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MessageSujet: Re: Tranquillité ratée   Jeu 21 Fév - 5:52

La peste ! La garce ! Perle était autant mon amie que mon ennemie. Décidément, elle avait l’art et la manière de me mettre en boule. J’écoutais quand même sa justification sur les nobles. Pas faux, tu avais volé suffisamment de paperasse dans leur logement pour savoir qu’ils avaient effectivement tous des choses à cacher. De là à savoir s’il était heureux, je n’en savais rien. Un peu égoïstement, je me fichais de leur sort autant qu’eux se fichais du mien. Le seul noble qui m’importait réellement était Melsant dont je protégerais sans cesse le secret mais en gardant son secret, je me mettais forcément au courant. Ses sœurs, son frère… Bien étrange famille de noble que les de Séverac.

- Va savoir. Je ne me préoccupe vraiment que de mes oignons. On a tous nos problèmes à gérer. D’ailleurs, j’avais ma propre famille à gérer et savoir que Lowell avait disparu de la carte ne me rassurait pas tant que ça. Il avait été le seul membre de ma famille à compter pour moi.

J’écoutais à présent Perle d’une oreille un peu distraite par le cas de mon frère. Que lui était-il donc arrivé, comment tout ça allait-il finir ? La question était posée mais la réponse… Peut-être que je le retrouverais, peut-être pas. J’espérais quand même, un peu. Mais quand elle revint sur le sujet de la petite muette, étrangement, j’étais beaucoup plus attentif.

- Informée ? C’est plus de l’information à ce stade ! Maréchal ferrant taciturne… Maréchal ferrant taciturne… J’allais lui en donner moi ! J’faisais mon travail, est-ce que c’était un mal ? Puis franchement, les fleurons, je crachais pas dessus. Pour les faveurs, j’devais admettre que c’était juste par contre.

Alors que je buvais, je faillis m’étrangler. Paris ? Elle se payait ma tête. C’était forcé. Je n’étais quand même pas un sujet de paris ? Si ?

- Tu te fiches de moi là ? Des paris ? Et on parle de moi dans les cuisines ? Tu sais que je veux pouvoir bosser sans qu’un garde me tombe sur le coin de la figure dans la cours ? Cette bande de dégénérés serait bien capable de vouloir en savoir plus sur mon compte et je te signale que s’ils creusent trop, ils finiront par apprendre que je ne m’appelle pas comme je le prétends.

J’avais baissé la voix. Pas la peine de mettre la taverne au courant. Ayden Iderac n’était plus depuis longtemps, je n’avais pas particulièrement envie d’exhumer mon véritable nom. J’aurais même dû changer de prénom pour bien faire mais j’y avais bêtement tenu.

Je la regardais se lever, bouchée bée. Elle allait vraiment partir comme ça ? À ce soir et voilà ? Mais quand elle se retourna pour me donner le nom de la petite muette, j’en restais le cul sur le banc. Garce, peste… Elle savait que je chercherais à en savoir plus. Mais j’avais son nom au moins… Ariadne.
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