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 Rencontre au point du jour ¤ Fermé

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MessageSujet: Rencontre au point du jour ¤ Fermé   Mar 15 Mar - 22:39

Le vent. Le vent dans mes cheveux. C'était la composante du voyage que je préférais. L'exaltation de la course, la gifle de l'air qui sifflait sur mon visage, l'impression de naviguer dans une immensité de terres et de jardins. J'aimais ça. J'aimais cette idée d'être seule au monde, alors que la route défilait sous les sabots de mon cheval. J'avais passé deux années à voyager, après mon départ de Shivering Soul, et j'étais parfois bien plus à l'aise sur mon coursier que dans mes luxueux appartements de la Tour de la Confrérie Noire. Certes, duchesse héritière, j'étais habituée au faste et au luxe, même si mon titre m'avait été retiré avant même que je ne vienne au monde – deux cents années avant ce jour. Le quartier général de la Main de la Nuit était douillet et luxueux – j'aimais y vivre la nuit, quand nulle lumière n'entrait par les meurtrières ingénieusement dissimulées dans l'épaisseur des murs. J'aimais errer dans ses couloirs silencieux, dans ses sous-sols sombres et ténébreux. J'aimais le bruit du talon de mes bottes qui résonnait entre les murs solides, j'aimais ma suite plongée dans l'obscurité. Par-dessus tout, j'aimais monter sur le toit, là où nul ne pouvait me voir, et laisser le vent tourbillonner autour de moi, faisant voler mon manteau et agitant follement mes mèches blondes, alors que j'étendais les bras et laissais mon pouvoir s'éveiller, ma magie personnelle de l'air épousant les bourrasques et les rafales. Souvent Adaria étendait ses ailes et planait dans la nuit, alors que je renversais la tête en arrière pour contempler les étoiles, si lumineuses au-dessus de moi. Double nature, essences jumelles : la magicienne en moi le disputait à l'Oracle de la Confrérie Noire. J'aimais mon lien avec la nature et les éléments, j'aimais Adaria et la magie qui s'offrait à moi. Mais j'aimais aussi la mission dont j'étais investie, mon lien privilégié avec la Mère de la Nuit. J'aimais prendre des vies au service d'une cause plus noble que moi...

Prendre une vie. C'était précisément ce que je venais de faire. Un général des armées d'Arven stationné dans un fort mal défendu en Cibella – c'était presque une provocation et la Confrérie Noire n'avait pas hésité. Notre Mère de la Nuit m'était apparue pour me conseiller de détacher un Écoutant pour prendre cette vie impie, et j'avais décidé de m'en charger moi-même. Parce que le fort d'Abir n'était pas éloigné de Lorgol et que j'aurais le temps de faire l'aller-retour avant que le jour ne se lève, et parce que je m'ennuyais dans la capitale, désœuvrée et oisive. Je m'étais faufilée jusqu'aux portes du fort, avais escaladé la muraille pour me glisser sur le chemin de ronde, entre deux passages de la patrouille. Les soldats ne m'avaient pas vue, et je m'étais avancée dans la bâtisse, ombre parmi les ombres, dans mon cuir noire de tueuse, manteau sombre et capuchon de nuit dérobant mes boucles blondes au moindre regard, un voile de la même teinte que le reste de ma tenue dissimulant mes traits. Ce soir je n'étais plus Svanhilde, duchesse de Nightingale, oracle de la Main de la Nuit : j'étais devenue la Faucheuse en personne, la Mort incarnée.

L'officier ne s'y était pas trompé. Il s'était bien défendu, et était même parvenu à marquer ma joue d'une estafilade, avant d'expirer dans une gerbe de sang. Son épée était redoutable, mais mon jeune âge et ma petite taille m'avantageaient. Mon poignard rituel avait trouvé sa gorge offerte sans réelle difficulté, et je l'avais retenu dans mes bras alors qu'il tombait, étouffant tout bruit suspect. Son sang tiède m'avait éclaboussée à l'estocade finale, et ensuite il s'était totalement écoulé sur moi, imbibant mes vêtements et marbrant mes cheveux de mèches écarlates, constellant mon visage de gouttelettes carmines. J'avais reposé le corps au sol, délicatement, pris son épée comme trophée. Je l'avais remise dans son fourreau, ceint mes hanches du baudrier, et je m'étais éclipsée comme j'étais venue. Mon cheval n'avait pas bronché, habitué à l'odeur du sang, quand je l'avais retrouvé dans le bosquet où je l'avais attaché. Je m'étais remise en selle et j'avais tourné bride vers Lorgol, rejetant en arrière mon capuchon, laissant le vent de la course et la brise nocturne jouer dans mes cheveux. Je me sentais bien. Mes gants étaient maculés d'un sang qui n'était pas le mien, j'en avais encore le goût sur les lèvres – sur mon noir destrier, je devais ressembler à quelque déesse barbare descendue de son autel pour massacrer sans état d'âme sa moisson de vies.

Bientôt, les portes de la ville se dessinèrent à l'horizon. Je mis Destin au pas, contournai les murailles vers le passage dissimulé qui me permettrait de rentrer en l'enceinte des murs avant l'aube nouvelle. C'était un chemin très peu connu et par conséquent fort peu usité, que je savais pouvoir emprunter sans danger pour mon identité ni pour ma sécurité. Mais voilà, cette nuit-là, à l'heure où les ombres s'entre-mêlent, quelqu'un d'autre que moi s'y trouvait déjà... Je stoppai les pas de l'étalon, mis pied à terre en laissant les rênes traîner au sol. L'animal ne broncha pas – loin, je perçus les pensées d'Adaria alors qu'elle quittait le toit de la Tour Noire pour me rejoindre, planant silencieusement dans les airs. Elle n'arriverait que dans quelques minutes – d'ici là, je devrais faire face seule à ce nouveau danger.

« Qui va là ? Faites place et nul mal ne vous sera infligé. »

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Dernière édition par Svanhilde Nightingale le Dim 20 Mar - 15:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre au point du jour ¤ Fermé   Sam 19 Mar - 14:26

Aujourd’hui, recrutement de nouvelle tête pour la guilde des rebelles. Nous changions tout le temps de lieu pour ne pas nous fait repérer. Nous avions rendez-vous à l’extérieur de Lorgol, aux mille tours cette fois. Je m’étais éclipsée tout en douceur et en discrétion de mes appartements. Je vivais dans un secret absolu, ma vie n’était que secrets. Pas dans le mensonge, j’étais quelqu’un de sincère mais ma vie m’obligeais à cacher des choses. Mon pouvoir de la pierre d’abord, la guilde des rebelles ensuite. Je devais rester en permanence sur mes grades. J’étais la duchesse héritière d’Outrevent, depuis que mon frère ainé avait été déchu de son titre alors on attendait de moi un comportement irréprochable surtout quand je tenais place à la cour je devais jouer les parfaites courtisanes. Je me faufilais telle une souris à travers les couloirs du palais. J’évitais tout contact avec le monde, je ne voulais pas que l’on me ralentisse ou que l’on me fasse perdre mon temps. Ils me mettraient en retard. Je devais être une ombre dans la nuit. Je devais être au lieu de rendez-vous tenue secret jusqu’au dernier moment, au levée du jour. Ma martre m’accompagnait dés que je le pouvais, là je l’avais amenée. Elle était à l’intérieur de ma cape, cachée bien sur. Avoir un petit animal comme ça me permettait de ne pas être seule entre ses murs les soirs. Au début, me retrouver seule à Lorgol n’avait pas été facile. Yseult avait été là pour moi, puis j’avais rencontré Denise et enfin Thibalt. A présent, j’étais bien entourée. J’avais pris mes marques et je quittai le palais allégrement. Je pouvais remplir mes missions pour la guilde des rebelles plus aisément.

Ainsi, je quittai Lorgol accompagnée de mon petit ange gardien. Je ne prenais pas ma monture. A la fois pour être discrète et nul besoin de monture alors que le lieu du rendez-vous était non loin de la ville. Je marchai à allure rapide mais discrète. Je veillai à ne faire aucun bruit. J’avais mon épée et mes poignards avec moi, sait-on jamais ! Liam m’avait montrée un passage « secret » pour quittai Lorgol en toute discrétion. Je l’avais emprunté à mainte reprise avec lui, nous n’avions jamais croisé personne. Mais aujourd’hui, je n’étais pas seule. Le bruit de sabots d’un cheval retentit. Je saisis mon épée, qui pouvait bien être là avant l’aube ? J’étais dans l’ombre cachée prête à bondir. Je n’étais pas rassurée mais il m’en fallait plus avoir pour peur. De nature courageuse, cela dépendait qui était un peu plus loin comment expliquait ce que je faisais là ? Bref, nous verrons le moment venue. La voix d’une femme retentit. Je m’approchai lentement, je restai sur mes grades. Je n’avais pas reconnu cette voix. Je ne devais pas connaitre cette personne. Des mèches blondes, des tâches de sang, un manteau sombre, et des gants maculés de sang. J’eus un mouvement de recul, mon regard scruta le visage de cette femme pendant un moment – je l’avais déjà croisée à la cour en meilleur état certes. Je l’avais déjà vu.

    « Je suis Lisbeth D’Outrevent, duchesse héritière d’Outrevent. Qui va là ? »


Je tenais mon épée fermement prête à tout moment à me battre. J’étais à la fois courtisane, et rebelle. J’appartenais aux deux camps, à priori je ne risquai rien et qui plus est j’étais allée à bonne école dans le maniement des armes. Je dis bien à priori, à Lorgol j’avais appris à me méfier de tout le monde. Je jouais un double jeu et il était certain que je n’étais pas la seule. Je fis un pas dans sa direction pour lui faire totalement face. Mes pupilles se plongèrent dans les siennes. Elle avait un visage tellement angélique que le sang partout sur elle cassait le côté poupée de porcelaine à laquelle elle me faisait penser. J’avais le pressentiment d’avoir devant moi une « ennemie » de taille. Déjà nous avions un point commun : roder seule en pleine nuit dans les chemins secrets de Lorgol. Rien que là c’était louche autant pour elle, que pour moi. Quoi qu’elle fasse mes sens étaient en éveille, arme au point j’étais prête à riposter si elle s’avérait être une ennemie. Je n’espérais quand même pas. Je n’étais pas venue à Lorgol pour me faire des ennemies au contraire… Néanmoins, quand vous croisez une jeune femme couverte de sang dans l’ombre de la nuit dans un chemin que peu de personne connait, le doute était permit !
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MessageSujet: Re: Rencontre au point du jour ¤ Fermé   Dim 20 Mar - 15:54

C'était une femme. Une femme à pied, qui se faufilait hors des murs de Lorgol dans plus grande clandestinité. Lorsque je l'interpellai, elle dégaina son épée, d'un mouvement fluide qui traduisait une excellente maîtrise. Combattante. Les femmes maniant les armes étaient rares en Arven, encore plus à Lorgol sous le nez du tyran qui les reléguait à des tâches moindres. Avais-je affaire à une duelliste de la Guilde des Guerriers ? Je savais que quelques femmes avaient le privilège de fouler le sable de l'arène, mais celle-là me semblait bien trop fine et délicate pour en être : elle ne portait aucune cicatrice, aucune marque, rien, aucun des stigmates qui désignaient les combattants de métiers, les mercenaires de cette Guilde de gladiateurs acharnés. C'est lorsqu'elle se présenta que la lumière se fit en moi. Lisbeth d'Outrevent. Ses traits m'étaient effectivement familiers : je l'avais déjà vue de loin à la Cour alors que je me faufilais d'ombre en ombre pour accomplir une mission. Duchesse héritière suite à la déchéance de son frère... suite à la déchéance de Liam. Je savais à présent de qui elle tenait sa prestance : j'avais déjà rencontré l'irritant duc rebelle pour tenter d'unir les efforts de la Confrérie Noire et de sa Guilde, sans succès. Il dénonçait notre appel sanglant à la vengeance, je les trouvais trop timorés. Liam d'Outrevent avait des principes d'une grande noblesse, mais malheureusement incompatibles avec toute rébellion. Sa sœur devait sûrement avoir les mêmes.

« Lisbeth d'Outrevent. Il semblerait que les rumeurs qui font de vous une courtisane dévouée soient erronées. Partageriez-vous par hasard l'appétit de votre frère pour les complots ? »
Petite pointe d'ironie. Cette femme-là n'était pas mon ennemie, et son air résolu trahissait un feu intérieur nettement plus vif que celui de son frère. J'étais à peu près certaine que si j'avais représenté le moindre danger pour elle, elle n'aurait pas hésité une seconde à m'abattre sur place pour sa cause. Détail intéressant que je rangeai soigneusement dans mon esprit – un jour, j'aurais peut-être besoin de l'héritière d'Outrevent et de sa résolution flamboyante. J'avançai de quelques pas, les bras écartés du corps, les mains ouvertes dans un geste d'apaisement. Je n'avais aucune envie d'affronter une autre duchesse, même si celle-ci ne l'était pas encore et que mon propre titre n'avait plus aucune valeur, mais nous étions l'une et l'autre d'égale noblesse. Nos idéaux se recoupaient – et notre but était le même, encore que nos chemins se soient révélés si différents.

« Rengainez donc, Madame, votre lame n'est pas nécessaire. Je suis de la Confrérie Noire, et nous avons des objectifs communs, vous et moi. J'ai ce soir abandonné dans le fort d'Abir le cadavre d'un général qui jamais ne pourra ordonner le massacre d'innocents. Le sang qui me couvre est le sien, et c'est mon offrande à notre Mère de la Nuit, la réparation que j'offre aux enfants massacrés pour asseoir la domination d'un tyran égoïste. »
Je m'étais avancée vers elle, lentement. De près je la distinguais mieux : elle semblait tendue et crispée. Voir quelqu'un d'autre utiliser l'accès dérobé à Lorgol devait la perturber. De surcroît une femme couverte de sang, entièrement vêtue de noir, ne laissant que ses yeux apparents et quelques mèches éparses. Je rejetai en arrière mon capuchon, libérant le reste de ma chevelure, et retirai le foulard sombre qui dissimulait mes traits. Je n'avais pas encore offert mon identité à celle qui venait si hardiment de me dévoiler la sienne, et en temps normal j'aurais utilisé cette information pour me placer en position dominante. Mais je ne tenais pas à faire de Lisbeth une ennemie. Son combat après tout était juste, et sa façon d'être me plaisait. Elle était nettement moins hautaine que son frère, qui semblait un peu trop persuadé de sa propre importance. Et puis... une femme combattante dans ce monde d'hommes, cela ne pouvait que me séduire. J'aimais trop ma propre indépendance pour refuser de voir la sienne, et son courage de vivre au milieu d'une Cour en dissimulant sa véritable allégeance était admirable. Elle avait pris un risque en me donnant son nom : je pouvais bien lui donner le mien. J'étais à peu près certaine qu'elle ne livrerait pas la hors-la-loi que j'étais devenue. Je m'inclinai gravement devant elle, lui offrant l'hommage dû à son rang, d'égale à égale.

« Je suis Svanhilde Nightingale, Oracle de la Confrérie Noire. Lisbeth d'Outrevent, c'est un honneur de faire votre connaissance. »

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MessageSujet: Re: Rencontre au point du jour ¤ Fermé   Lun 28 Mar - 15:58

Svanhilde Nightingale, Oracle de la Confrérie Noire et Duchesse déchue du duché de la magie Nightingale mais cela elle ne l’avait pas dis… Je l’avais appris en étudiant les différents duchés, et en m’y intéressant quand j’ai eu le pouvoir de la pierre en moi. Elle, une duchesse déchue de son titre comme Liam. Moi, une duchesse héritière pas encore duchesse. Je ne la jugeais pas, mon frère était lui aussi un duc déchu je comprenais parfaitement ce qu’elle pouvait ressentir. Elle m’avait démasquée mais ça je le gardais pour moi. J’étais loin d’être une courtisane dévouée à Augustus, ma dévotion était pour la guilde des rebelles et le duché d’Outrevent. Le flamboiement d’un espoir de liberté envahissait mon cœur. Je me taisais retenant mon enthousiasme à chaque bataille gagnée contre l’empereur. Mon père avait besoin d’un héritier pour son duché, là où mon frère avait échoué moi je réussirai. J’avais été prudente, et j’étais toujours sur mes gardes. Comment savoir que Svanhilde aurait elle aussi l’idée de passer par le même chemin que moi, au même moment. Elle n’était pas toute blanche, elle non plus. Couverte de sang, cela faisait un drôle de contraste avec sa chevelure blonde. Apparemment, nous faisions partie du même camp. Je rengainais mon épée, restant quand même sur mes gardes. Sait-on jamais ! Tout en parlant, Svanhilde s’était approchée lentement de moi. Je la voyais beaucoup mieux maintenant qu’elle avait ôté tous ce qui lui cachait le visage. D’un commun accord, j’étais certaine que nous garderions cette rencontre secrète. Elle ne voulait pas être reconnu, ni être vu elle aussi. Ce n’était pas la place de deux duchesses, être dans la rue à une heure pareille.

    « Soit. Vous devriez aller vous nettoyer le visage. Vous vous feriez moins remarquer, vous savez ?! Vous éveillerez moins de soupçons… »


Elle s’inclina devant moi, je fis de même. Elle m’avait l’air plutôt sympathique si l’on pouvait dire cela des assassins de la Confrérie Noire. Svanhilde s’était présentée à moi, et ne comptait visiblement pas se battre. Tant mieux… Je n’avais pas de temps à perdre à me battre inutilement. Il était bon d’avoir des alliés de tout ordre en Arven, je préférais avoir des amis plutôt que des ennemis. Svanhilde m’inspirait confiance. Et puis, elle aussi était une duchesse certes déchue mais je savais ce que cela faisait. Les présentations avaient été faites, on se recroiserait surement dans Lorgol et dorénavant on se reconnaitrait. Ma martre sortit de la poche où elle était cachée. J’appuyai sur sa tête pour qu’elle reste parfaitement cacher, mais si j’étais du genre à en faire qu’à ma tête il y en avait une autre qui était comme ça aussi. Je la retenais avec ma main, elle était censée rester cacher surtout en présence d’inconnu. Malgré les présentations et l’allégeance de Svanhilde, elle aurait pu jouer un double jeu et dissimulait des choses.

    « Tout le plaisir est pour moi, Svanhilde Nightingale. Vous voulez un mouchoir, quelque chose pour essuyez le sang ? Entre vous et moi, il serait judicieux de garder cette rencontre au point du jour secrète. Vous ne vouliez pas être reconnu, je ne voulais pas être vu. D’un commun accord, je pense que c’est le mieux à faire. Je ne vous ai pas vu et vous ne m’avez pas vu. D’accord ? »


Je fouillai dans ma poche, j’en sortis un mouchoir blanc comme neige que je tendis à Svanhilde sans même attendre sa réponse. Crème – le nom venait de la tâche qu’elle avait sur son ventre des pattes jusqu’à sa gorge - en profita pour s’échapper de ma poche et venir se blottir sur mon épaule. Je lui lançai un regard massacrant. Crème avait tendance à faire beaucoup de bêtises, ma vie était suffisamment compliquée qu’elle me mettait encore dans des situations impossible. Svanhilde en tant que duchesse du duché de la magie comprendrait rapidement que j’avais hérité de pouvoir. Elle ferait rapidement le lien entre mon familier et mes pouvoirs. Bonjour la discrétion. La journée commençait bien dis donc… Je restais méfiante envers Svanhilde, je ne voulais pas qu’elle en sache trop sur moi pas avant d’avoir totalement confiance en elle. Je verrai cela avec le temps. Nos deux duchés s’étaient alliés autrefois, pourquoi pas les deux duchesses ? Elle était belle, Svanhilde. Ce sang partout sur elle gâchait tout mais elle restait magnifique. Elle aussi savait se battre, un futur compagnon d’armes ?

    « C’est une très belle monture que vous avez là. » lui lançais-je dans un sourire.


La prochaine fois en passant par ce chemin « secret », j’aurai une pensée pour l’Oracle de la Confrérie Noire, et puis je me méfierai. Je me faufilerai telle une ombre dans la nuit. Car si cette fois j’avais eu de la chance j’étais tombée sur apparemment une alliée, j’aurai pu tomber sur un courtisan d’Augustus qui m’aurait démasquée ou pire vendu à Augustus. Pour le bien de mon duché, il fallait que je garde ma couverture. Ma vie n’était que secret et dissimulation.
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MessageSujet: Re: Rencontre au point du jour ¤ Fermé   Dim 3 Avr - 20:11

Elle avait l'air fort sympathique après tout, cette petite héritière bien née et bien titrée. Bien moins hautaine que son frère, bien moins moralisatrice. Sincère, et franche. Elle rôdait dans les rues de Lorgol en pleine nuit, et cela aussi me la rendait agréable. Je me retrouvais un peu dans cette noble éprise de justice et de liberté, révoltée contre le rôle qu'on la forçait à jouer, rebelle en secret, acharnée à la perte du tyran qui nous avait volé notre empire. Elle comme moi, nous en étions deux des piliers, deux des descendantes des anciennes lignées souveraines, nobles par notre nom et par notre sang. Deux flammes ardentes dans les ténèbres, elle dans la lumière, moi dans l'obscurité. A elle la pureté et la clarté, à moi le sang et les ténèbres. Chacune à notre manière, nous combattions pour la justice et la liberté, elle dans la Guilde des Rebelles, moi au sein de la Main de la Nuit. Et là où son frère critiquait si violemment l'assassinat et la danse de nos lames rituelles, elle ne semblait guère choquée par le sang qui constellait mon visage. A deux reprises elle m'avait suggéré de m'en nettoyer, mais je n'en avais aucune envie.

« Ce sang est mon élément, Votre Grâce. Il a envahi ma vie et dirige chacun de mes actes, chacune de mes pensées. Il m'accompagne du réveil au coucher du soleil. Il anime chacun de mes souffles, chacune de mes décisions. Le sang est ma signature, ma Dame, mon blason, ma devise et ma bannière. Je ne puis pas plus m'en nettoyer que m'arracher le cœur. Il fait partie de ce que je suis, de ce que représente la Confrérie Noire. C'est le symbole de notre combat, l'égérie de notre liberté. Cela, nul ne saurait nous l'ôter. »
Oui, c'était vrai, la Main de la Nuit pouvait faire peur. Oui, c'était vrai, nous étions des assassins assoiffés de sang et de violence. Mais c'était ainsi que Vanceslas Nightingale nous avait voulus, lui mon ancêtre, qui avait vu sa famille massacrée par l'Usurpateur. C'était du sang des miens que la Confrérie avait été baignée, dans la torture et la mort qu'elle plongeait ses racines. Nous en étions nourris jusqu'au plus profond de notre être, imprégnés depuis l'enfance. Notre Tour le proclamait – c'était notre culte, l'objet de notre Foi. Et j'en étais la grande prêtresse, moi l'Oracle de la Confrérie, celle à laquelle la Mère de la Nuit apparaissait pour prodiguer ses conseils. Il y avait toujours eu un Nightingale à la tête de la Confrérie, et cette fois c'était moi. Duchesse en fuite, noble déchue, mais devant laquelle tous les Galliens courbaient la tête et à laquelle ils prêtaient allégeance, dans le secret de leur cœur. Augustus ne savait pas quelle ennemie redoutable il avait en moi. Je n'avais pas d'époux, pas d'enfant : je savais que mon frère prendrait ma suite si quelque chose devait m'arriver. J'étais sans doute la dernière de sang royal dans mon duché, mais le combat devrait continuer sans moi si quelque chose m'empêchait de mener ma mission à terme. Il en allait presque de même pour cette petite princesse que le destin m'avait fait rencontrer. Son frère et elle représentaient l'espoir de tout un duché écrasé sous l'oppression. En dépit de sa moralité écrasante, j'avais grand respect pour Liam. Un respect qui se fondait dans la justesse de son combat, dans l'immensité des sacrifices qu'il avait consentis, dans la bravoure avec laquelle il se battait pour ses idéaux. Un respect que j'étais encline à étendre jusqu'à Lisbeth. J'allais lui en faire part, lorsque qu'un cliquetis métallique annonçant l'arrivée de la patrouille m'en empêcha. Il fallait se cacher, et vite !

« Pas un bruit, ma Dame, et suivez-moi ! »
D'un claquement sec de la langue, j'émis le signal codé auquel j'avais dressé Destin à obéir. L'étalon se cabra, puis partit au galop, gagnant l'abri secret de la Confrérie caché dans les bois. Je saisis d'une main celle de Lisbeth, rabattit son capuchon de l'autre, et l'entraînai à ma suite le long des murs, deux ombres parmi les ombres. Nous ne pourrions pas nous cacher, mais peut-être pourrions-nous gagner l'une des entrées secrètes de la Tour Noire. J'avais suffisamment confiance dans la petite duchesse pour dévoiler ce secret, d'autant qu'elle ne pourrait jamais trouver son chemin par elle-même dans le labyrinthe, de toute manière... Une course dans le noir, et bientôt nous y parvînmes : un pan de mur anodin sur une muraille en apparence classique. Je fis levier sur une des pierres, sans lâcher la main de Lisbeth, et un bout du mur pivota silencieusement. Je fis entrer la jeune femme, puis remis la porte en place.

« Je ne puis vous mener à la Tour de la Confrérie. Cela serait trahir mon serment envers les autres Écoutants qui y vivent. Mais je vais vous guider dans le souterrain jusqu'à une autre issue qui donne près de la Tour des Rebelles. Je n'en connais pas le point d'entrée, mais je pense que vous y saurez vous retrouver, n'est-ce pas ? »

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MessageSujet: Re: Rencontre au point du jour ¤ Fermé   Jeu 21 Avr - 9:10

Nous étions différentes mais nous étions unis dans la rébellion. Notre rencontre serait scellée par le secret. Son sang ne me choquait pas, mon frère m’avait parlée de la guilde des assassins. Ces hommes et femmes qui se considèrent comme frère et sœur et qui n’ont pas peur de se mettre du sang sur les mains pour parvenir à leurs fins. Je savais que Liam critiquait ouvertement les membres de la confrérie noire mais à peu près tout, eux aussi œuvrait pour la liberté. Nous n’avions pas les mêmes pratiques. Je ne connaissais pas la nature exacte de la relation entre Liam et Svanhilde. Je n’avais rien contre elle, elle m’avait paru fort sympathique. Face aux soldats, elle allait nous sortir de là. Elle allait m’emmener à la tour des rebelles, ce n’était pas vraiment ma destination. Mais ça irait, c’était gentils de sa part de me venir en aide. Il n’était pas bon en ces temps anciens de roder dehors en pleine nuit. Si l’on me trouvait, j’aurai des problèmes. Ma couverture de courtisane partirait en fumée et toute mon influence et les informations que je pourrai obtenir avec. La place que je tenais à la cours en tant que duchesse héritière d’Outrevent était on ne peut plus importante au sein de la guilde des Rebelles. J’étais l’une des principales informatrices. Je ne parlais essentiellement qu’à mon frère, j’avais peur des traitres. Peur que la guilde des Rebelles aille mal, peur que tout s’effondre. Déjà que les fondations de la rébellion n’était pas très solide. Svanhilde m’expliqua tout ce que représentait le sang pour elle, c’était un peu comme ce qu’était pour moi la liberté.

    « La liberté représente pour moi ce que pour vous représente le sang, ma Dame. Je peux comprendre ce que vous me dites là. Mon frère ne dit pas que du bien sur vous et la Main de la Nuit, néanmoins j’ai appris à ne pas me fier aux apparences. Le sang sur vous ne me dérange en rien surtout si c’est la signature de vos actes. Vous agissez pour la liberté et c’est tout ce qui compte pour moi. »


Je lui fis un signe de la tête lui montrant tout le respect que j’avais pour sa personne. Je savais que nous avions bons nombres de points communs Svanhilde et moi. Elle aussi avait un frère. Ils étaient un peu comme nous d’ailleurs. Un problème de mon côté allait se poser, Liam étant déchu, je devais reprendre le trône d’Outrevent. Ma tête avait bien compris cela, mais mon cœur n’était pas vraiment du même avis. Je taisais cet amour comme une maladie qui ne devait se propager. Mon père devait imaginer pour moi un duc ou un noble comme futur mari. Je n’avais pas vraiment respecté ces critères. J’étais une rebelle jusqu’au bout des ongles. Nous ne faisions rien dans les règles, les règles de l’Usurpateur bien sur. Je commençais à y prendre gout et à avoir une certaine méprise des règles. Des soldats vinrent nous déranger au milieu de nos échanges de politesse. De suite, je me fis méfiante. Je me mis en garde et je me tournai vers nos futurs ennemis. Je posai ma main sur mon épée, et Crème retourna dans sa poche. Svanhilde me dit de la suivre et de ne pas faire de bruit. Je n’avais pas fais de bruit pour arriver jusque là, je continuerai à me faire toute petite. Nous étions deux ombres dans la nuit. Nous devions rester vigilantes. Svanhilde fit en sorte de faire disparaitre son cheval dans la nuit. Elle me prit la main, et rabattit mon capuchon sur ma tête, cela recouvrait mes cheveux et la moitié de mon visage. Je lui fis signe de faire deux même. Nous ne devions pas être reconnu, et ce sous aucun prétextes. Nous marchions le long des murs silencieusement. Subitement, elle s’arrêta et dévoila une entrée secrète. Je ne chercherai pas à retrouver ce lieu. Ce serait bien mal remercier ma sauveuse que de dévoiler un lieu secret. J’entrai dans ce repère alors que Svanhilde refermait la porte. Nous étions déjà plus en sécurité ici, que dehors. Je me sentais déjà un peu moins inquiète.

    « Merci Svanhilde. Je saurai en effet trouver l’entrée de la Tour des Rebelles, et je serai ainsi en sécurité. Et je comprends votre position, j’aurai fais de même en ce qui concerne ma Tour, n’ayez crainte. »


Je la suivais à travers les sous terrains, je ne les empruntais que peu souvent. J’étais devenue extrêmement douée pour me fondre dans la masse, et me faire discrète quand il le fallait. J’avais appris à savoir quand quelqu’un me suivait. Et, si par malheur quelqu’un avait osé faire une chose pareille, et si la guilde des rebelles avait été à un seul instant en danger, je n’hésiterai pas à faire usage de mon épée. Sans hésitation. Je ne pouvais faire partie de la Confrérie Noire, j’étais trop douce pour cela. Je ne portais pas en moi l’amour du sang. Comme Svanhilde l’avait. Je me doutais bien que cette rencontre amicale ne plairait point à mon frère. Il ne m’avait pas pour autant interdire de voir les membres de la Main de la Nuit. J’ignorais où cette course dans les sous-sols de Lorgol, nous mènerait. Svanhilde était peut-être une traitre. Je n’étais sûre de rien, peut-être qu’au fond de ces allées faites de pierre il y avait des soldats de l’Usurpateur qui m’attendait. Que tout ceci avait été mis en scène. Ma main effleurait en même temps que je marchais les pierres froides des murs. Je cherchais un signe quelque chose m’indiquant un éventuel danger. Je restais sur mes grades. Je tenais toujours la main de Svanhilde avec mon autre main. Elle n’avait peut-être que de bonnes intentions, c’était ce que j’espérais au plus profond de moi. Je suivais aveuglement la duchesse déchue de la magie. Mon cœur battait très fort. Je n’avais pas eu le choix de suivre Svanhilde, plutôt elle que les gardes, pourvu que le destin ne soit pas contre moi.
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