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 Intrigue #3 - Topic Général 1 ¤ Salle d'audience

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La nouvelle Reine sera...
Cyselle de Lagrance
46%
 46% [ 6 ]
Lisbeth d'Outrevent
8%
 8% [ 1 ]
Jodhaa Andhaar
8%
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Mélusine de Séverac
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Svanhilde Nightingale
38%
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MessageSujet: Intrigue #3 - Topic Général 1 ¤ Salle d'audience   Lun 16 Juil - 12:48


Intrigue #3 - La Guerre des Roses



Topic Général 1 - La salle d'audience


INTRODUCTION
toute chose a un début


C'est le sang qui a coulé sur le bal du Solstice, entachant de mort les fêtes de cette fin d'année 801 – un mois et demi plus tard, le tyran n'a pas oublié les poignards levés contre lui dans l'ombre, pas plus que la mort de son chambellan ni de son futur général des armées, ou bien les coups portées à ces membres de sa noblesse. Comment oublier les cris, la peur, l'horreur ? Lord Augustus a renforcé la sécurité de son palais, doublant la garde, recrutant de nouveaux soldats parmi les rangs de la Guilde des Guerriers. A la Cour, l'ambiance est tendue : Cyselle de Lagrance et Louis de Brunante se remettent de leurs blessures, sous les soins vigilants de leurs proches : la duchesse héritière est veillée par sa fidèle suivante Asma, et bénéficie de l'attention inattendue de Mélusine de Séverac, qui se sent coupable sachant que c'est sa sœur Mélisende qui a blessé Cyselle. Louis se remet dans la solitude – guère social, le jeune noble trompe l'ennui comme il le peut sur cette terre ferme dénuée d'intérêt. Gaëtane de Salvemont se remet de ses émotions suite à la tentative de meurtre perpétrée contre elle, et Castiel de Sombreflamme évolue toujours entre la lumière et la torpeur, plus que jamais perturbé par ce qui lui est arrivé. Meridia Nightingale, la jeune paria, et Solveig d'Ibelin la magicienne clandestine, ont lié une amitié nouvelle au milieu de tout ce chaos auquel rien ne les avait préparées. La bâtarde du Fratricide Hjalmar Nightingale aurait-elle choisi son camp ? En tout cas, les deux d'Outrevent sont plus que jamais révoltés contre les méthodes de la Main de la Nuit, et Denise Saldenow sûrement approuve leur vision. Ecoeurés l'un et l'autre par le comportement des Lames, ils s'en éloignent peu à peu, scindant les forces de la rébellion en se privant de l'appui des assassins. Mais qu'en est-il, justement, de la Confrérie Noire ? Retranchée dans la Tour Noire, au centre de Lorgol, l'Oracle porte le deuil de son frère adoptif, trépassé aux mains du duc Castiel. Bouleversée par la mort de l'homme qu'elle aimait en dépit des convenances, Svanhilde Nightingale a réveillé une très ancienne magie qui la change petit à petit – une force bien plus ancienne que l'humanité elle-même, qui s'est animée ce sanglant soir pour toucher l'assistance de son ombre létale, et les ténèbres petit à petit se créent une place dans son cœur.

C'est dans ce cadre lugubre que Lord Augustus se préoccupe soudainement de... sa succession. Faut-il y voir la prudence d'un souverain certes immortel mais point invulnérable qui cherche à se doter d'un héritier, ou bien le simple appétit de chair offerte d'un homme habitué à ce que toutes lui cèdent ? Le Roi en tout cas a décrété l'ouverture d'une grande compétition à laquelle sont conviées toutes les femmes à marier de son empire : roturières et nobles, loyaux sujets et rebelles : la famille de l'heureuse élue recevra une pleine et entière amnistie, et la joyeuse épousée aura l'insigne privilège de donner le jour à un enfant couronné. Bien peu savent que le souverain escompte semer la sécession dans les fronts des rebelles, creusant un peu plus le fossé entre les fidèles de Liam d'Outrevent et ceux de Svanhilde Nightingale. Décrétant caducs tous les contrats de fiançailles précédents établis au nom des candidates, il attire dans la danse tout ce que la Cour compte de bons partis et d'opportunistes, attirant à découvert ses ennemies et leurs alliés. Piège ou sincérité ? A vous de chercher à découvrir la vérité...

« Gente dame, douce demoiselle,

En ces journées froides d'hiver, la solitude étreint mon cœur. Je n'ai nulle épouse et point non d'héritier pour égayer mes journées – aussi ai-je décidé de choisir parmi vous celle qui portera la couronne des souveraines d'Arven et donnera vie à ma lignée. De la noblesse ou de petite extraction, que vous me soyez fidèle ou bien loyale à la rébellion, sachez que si vous êtes choisie votre famille et vos proches recevront une pleine et entière amnistie, et que vous règnerez à mes côtés sans partage, libre de me conseiller de vos avis sagaces.

Si vous désirez compter au nombre des candidates au mariage, faites-vous connaître auprès du chambellan des affaires royales, et soyez présente au palais impérial de Lorgol le premier jour de février, à l'heure où le soleil se couche, pour entrer dans la compétition. Vos proches et amis seront munies d'un sauf-conduit pour vous accompagner.

Que la chance soit avec vous. »


¤¤¤

Ce tour de jeu dure jusqu'à dimanche 22. Vous pourrez poster ici après avoir envoyé un MP à Svanhilde et reçu sa réponse. Bienvenue dans la Guerre des Roses !


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MessageSujet: Re: Intrigue #3 - Topic Général 1 ¤ Salle d'audience   Ven 3 Aoû - 12:50


Intrigue #3 - La Guerre des Roses



Topic Général 1 - La salle d'audience


TOUR 1
arrivée des candidates


Le mois de février commence à peine. Cette année l'hiver est rude – les neiges de décembre n'ont pas disparu et le duché tout entier frissonne sous leur poids, prisonnier de leur immensité immaculée. A cette heure où le soleil se couche, allumant des reflets enflammés sur la neige étincelante sous ses rayons caressants mais si froids, elles sont des dizaines à se présenter au seuil de la Grande Salle d'Audience du Roi. Certaines sont refoulées – trop âgées pour enfanter, ou trop jeunes pour être épousées, ou bien malades – seules restent les femmes d'âge nubile, saines de corps et d'esprit. Siégeant sur le trône éclaboussé du sang d'Eimaren, dernière de sa lignée, l'Empereur se tient là à observer les prétendantes à sa main avancer vers lui. Le héraut royal, par ordre de préséance, annonce ces dames.

« Sa très Haute et Très Noble Grâce Dame Cyselle de Lagrance, duchesse héritière de Lagrance, fille de Feue Sa Grâce le Duc Sigismond de Lagrance et de Sa Grâce la Duchesse Cyclamyde de Lagrance. »

La blonde Cyselle s'avance, escortée de sa dame de compagnie Asma Angham. Une même révérence les courbe aux pieds du souverain, et seules les Puissances qui Sont pourraient déchiffrer le sourire de loyale courtisane de la blonde héritière pour en tirer le sens caché. Devenir Reine, oui, et surtout aider la cause des rebelles – se rapprocher de la personne de l'empereur, et aider ainsi la rébellion, en dépit des risques, et du danger. Glaner des informations sur l'oreiller, abdiquer sa fierté pour aider les opprimés... Gracieusement, elle se relève, se dirige vers le siège qui l'attend. Le regard d'Augustus la suit un moment – on peut aisément deviner la fierté qu'il aurait de mener une aussi noble dame jusqu'à l'autel, et le sang de leurs héritiers ne saurait être rabaissé. Après tout, celui des anciens Rois des Jardins coule dans les veines de Cyselle...

«  Sa très Haute et Très Noble Grâce Dame Gaëtane de Salvemont, duchesse héritière de Cibella, fille de Sa Grâce le Duc Armand de Salvemont et de Sa Grâce la Duchesse Odania de Salvemont. »

Nul ne saurait deviner les larmes sous les paupières fardées de Gaëtane, et pourtant la favorite en a versé, loin des regards. Angoissée de perdre ce statut de reine officieuse qui fait d'elle la protectrice de Gabrielle au fond des cachots, devenir Reine est pour elle la seule échappatoire à la relégation au bras de quelque complaisant gentilhomme qui accepterait sans broncher les restes du lit de l'Empereur. La Cour le sait – et le statut de Gaëtane s'effrite de jour en jour... Assurée malgré tout, la tête haute dans sa peur, murée dans sa cuirasse de volonté, la favorite part s'asseoir aux côtés de Cyselle, le regard du Roi s'attardant quelques secondes sur cette femme digne et noble qu'il a avilie avant de commencer à s'en lasser, petit à petit. Pourtant, elle est issue de la lignée des Rois de Cibella et saurait apporter prestige à sa lignée, et il garde en lui le désir de la posséder malgré tout, par orgueil et par vanité.

« Dame Mélusine de Séverac, marquise de Sinsarelle. »

Toute vêtue de fourrures pour contrer le froid de l'hiver, la dame de Séverac – l'une des deux, en tout cas, s'avance et salue gravement. Aussi brune que les deux autres étaient blondes, elle apporte avec elle le vif éclat de ses yeux de Sombreciel, reflétant l'appétit aiguisé de son esprit pour le monde qui l'entoure. Devenir Reine, et récupérer Waldemar au doigt du tyran, si besoin en le lui tranchant... Un trompeur sourire aux lèvres, elle s'abîme dans une profonde révérence et s'installe aux côtés de ses consœurs, preste et énergique, toute entière habitée par le désir de faire justice à sa lignée.

« Dame Pénélope de Flauvaire. »

Aucun titre de noblesse pour la jeune intrigante – juste son envie forcenée de se frayer un chemin jusqu'au lit de ce Roi qu'elle révère et qui aime jouer avec elle, cruel et raffiné dans la délicatesse des tortures morales qu'il lui inflige, éveillant son désir avant de lui en dénier l'assouvissement. Pénélope lui est toute entière acquise – oh, devenir Reine et reléguer cette Gaëtane abhorrée dans les oubliettes du palais aux côtés de sa sœur au sang vicié...

« Jodhaa Andhaar. »

Vive et souple – tous peuvent voir en elle le danger qu'elle recèle et la violence intérieure qui l'anime. Les nobles d'Erebor reconnaissent là une de leurs concitoyennes – et certains savent l'horreur qui s'attache à ce nom, le double meurtre, massacre sanglant de ces parents qui n'avaient apparemment causé aucun grief à la jeune femme. Elle se tient là, elle sourit, pleine d'assurance – et son regard croise celui du Roi avec la force de deux épées en plein duel. Lui aussi sourit, d'un sourire cruel et réjoui, plein d'entrain à l'idée de se confronter à cette candidate rétive, trouvant plus de joie dans le domptage que dans la soumission. Devine-t-il la menace de mort qui plane dans les iris sombres de Jodhaa... ?

Les candidates ont toutes été annoncées. Elles sont une vingtaine, et le héraut replie le long parchemin sur lequel leurs noms étaient inscrits.

Le Défilé des Roses a commencé...


¤¤¤

Ce tour de jeu dure jusqu'à mercredi 8. Vous pourrez poster jusqu'à deux messages chacun, que vous soyez candidate ou assistant à l’évènement. Racontez votre arrivée, vos réactions devant les noms énoncés. Bienvenue dans la Guerre des Roses !
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MessageSujet: Re: Intrigue #3 - Topic Général 1 ¤ Salle d'audience   Ven 3 Aoû - 13:21

La salle du trône était comble. L'endroit retentissait de bruits de conversations et de chuchotements mêlés. Et chaque mot prononcé, chaque réponse, chaque question tournaient autour d'un même sujet, inattendu : la future reine d'Arven. L'évènement était de taille. Après plus de deux siècles de totale tyrannie, d'où venait ce soudain désir de se marier... ? En dépit de bien des efforts, je ne parvenais à comprendre quelles sombres motivations pouvaient pousser ce triste sire... Et à voir la foule des courtisans venus assister à ce moment, je n'étais certainement pas la seule à désirer en savoir davantage. Probable aussi que bon nombre d'entre eux espérat voir, qui une fille, qui une nièce, qui une sœur, accéder au lit de l'usurpateur. Et à bien des avantages...
Nier mon propre intéressement aurait été mentir. Le seul pardon accordé pour les crimes constituait un argument de poids. Voir Liam rétablit dans son titre et dans ses droits, rendre à Outrevent son héritier légitime... Nous en avions longuement discuté, lui et moi. Je me sentais même prête à me sacrifier pour lui rendre la position lui étant due. Mais il avait raison, bien sur. Un tel retour ne serait que honte et déshonneur. Ce serait reconnaître que sa lutte était une erreur, qu'il s'était fourvoyé toutes ces années. Le voir revenir dans ces conditions, tel un chien qui revient la tête basse pour obtenir le pardon de son maître... Non. Jamais son honneur ni celui des Outrevent ne pourrait s'en satisfaire. Seule la chute du tyran lui offrirait une réelle occasion de revenir. Mais après deux cent ans, pouvions nous encore croire que son trépas viendrait bientôt ? Peut-être la future reine... L'intimité pourrait lui être propice... Mais si une créature aussi timorée que l'actuelle favorite accédait à la couronne... Elle se contenterait des avantages du titre...

Un instant, mes pensées revinrent vers tout ce qui m'avait fait songer plus sérieusement à cette éventualité pour finalement la repousser. Non, Liam ne reviendrait pas en s'excusant. Mais moi qui demeurait sans cesse cachée, je pouvais soudainement agir. Jamais peut-être n'aurions nous si belle occasion d'infiltrer le cercle proche de l'usurpateur. Et de toute façon, promise à un mariage qui me répugnait, qu'avais-je de plus à perdre ? La satisfaction de briser ce destin pré-établi ainsi que les plans de mon actuel fiancé pesaient en faveur de cette décision qui commençait à se profiler dans mon esprit.

Brusquement, j'écartais de mon esprit toutes ces considérations et, sans même y prendre garde, je fendis la foule des courtisans amassés là pour venir me présenter devant Augustus en une profonde révérence.


- Seigneur.

Tête inclinée, j'attendis un geste ou une parole. L'homme auquel je me proposais était sans conteste bien pire que celui à qui je tournais le dos. Mais au moins prenais-je ma décision en toute liberté et avec l'espoir d'agir pour notre cause. Pardonne moi Liam, de te trahir un peu ainsi... Je veux croire qu'ainsi, j'aurais à mon tour l'opportunité de changer les choses.

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Sur toutes les pages lues, sur toutes les pages blanches, pierre, sang, papier ou cendre, j’écris ton nom. Sur les images dorées, sur les armes des guerriers, sur la couronne des rois, j’écris ton nom.
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MessageSujet: Re: Intrigue #3 - Topic Général 1 ¤ Salle d'audience   Ven 3 Aoû - 15:18

Il fait nuit, dehors. La neige tombe en silence, recouvrant les êtres et les choses de son tapis immaculé, étouffant les bruits et les murmures dans cette nuit de février qui commence. Dans la Grande Salle d'Audience du Palais Impérial de Lorgol, le Roi siège sur le trône qu'il a volé en l'inondant du sang de sa dernière légitime tenante, surplombant les sièges alignés sur lesquels les candidates au mariage ont pris place. Tu en connais quelques-unes – la très noble Cyselle de Lagrance qui dissimule derrière ses sourires une âme de Rebelle et la tête de la Guilde des Espions, la favorite Gaëtane de Salvemont qui a su se frayer une place dans le cœur de ton frère tombé au combat, la vénéneuse Pénélope de Flauvaire que tu tuerais de tes mains sans hésiter pour son soutien au tyran, Mélusine de Séverac que tu connais pour voir en elle le portrait quasiment identique de Mélisende qui a mis sa lame à ton service, et surtout Jodhaa. Ton amie la plus proche, ton âme damnée, celle qui t'entraîne de plus en plus profondément dans le chaos et la déraison – ta Jodhaa, sourire carnassier aux lèvres, avec au fond des yeux la promesse à venir de la mort du tyran. Parmi les gens du peuple, tu te tiens là, dans l'ombre des torches à l'entrée de la salle, enveloppée de cette cape noire qui dérobe ta silhouette et tes traits sous la lourde capuche qui recouvre tes cheveux. Tu es là, et tu réfléchis. Intensément. La Rage du Sang qui palpite dans tes veines te souffle d'agir – courir jusqu'au tyran, dégainer, faire glisser la lame le long de son cou en une meurtrière caresse qui t'inonderait de son sang à lui, lavant la peine, et la douleur... Mais ton instinct te dit aussi que tu n'atteindras pas le Roi.

Un brouhaha te sort de tes méditations. Là-bas, devant le trône, une nouvelle candidate s'est spontanément présentée, et tu reconnais ses boucles brunes, les intonations claires de sa voix, la flamme qui semble émaner d'elle. Lisbeth d'Outrevent, la sœur de Liam, l'un des coeurs les plus vaillants de la rébellion, mais soumise en apparence. L'une des femmes les plus nobles du royame, à égalité avec Cyselle, juste après les ducs et duchesses régnants... D'un geste prompt, l'Empereur s'est levé, penché vers elle pour la tirer de sa révérence.

« C'est un honneur de vous compter parmi les Reines en lice, ma Dame. A compter de cet instant, je vous délie de vous fiançailles actuelles, et le seigneur de Brunante sera dédommagé. »

Un sourire fier sur ses lèvres cruelles – oui, il sait bien la déchéance de Liam et sait également que c'est là la seule raison pour laquelle la si fière Lisbeth entre en lice. Une vague de haine froide te traverse. Le visage de Sigvald danse devant tes yeux – ton frère, ton amant, l'homme qui a empli tes jours et tes nuits depuis des années, et tu réalises seulement maintenant l'ampleur de l'amour que tu lui as porté – maintenant que cet amour immense s'est changé en chagrin, et que tu pleures pour lui des larmes de sang. Oui, Augustus paiera pour ça aussi. Pour Vanceslas et les siens, pour toute ta lignée, pour Eimaren trahie et assassinée, pour Dragonvale assiégée et disparue, pour les magiciens éperdus et pour les Dragons reniés, pour les lamentations du petit peuple, et pour les braves morts au combat. Pour eux, pour tous ceux-là, tu seras la championne de la liberté – une championne aux ailes noires, à l'âme sombre, au cœur mort – une championne brisée, une marionnette ballotée par le destin, une lame déchue qui vient d'être reforgée au feu d'un idéal bien plus grand qu'elle.

Le héraut s'étrangle lorsque tu lui murmures ton nom. Augustus a escorté Lisbeth aux côtés de Cyselle, mais ce son si peu typique du fonctionnaire expérimenté attire son attention, et celle de toute la Cour. D'un geste, tu rejettes en arrière le lourd capuchon de soie noire qui voilait tes traits, exposant à la lueur des torches tes boucles blondes et tes yeux clairs. La Confrérie Noire se tend. Ils sont quelques-uns, dans la salle, à guetter, et l'un d'entre eux vient t'avancer son bras pour t'escorter sur le long tapis écarlate qui frôle les marches du trône. Le bout des doigts posé sur le poignet d'Ingmar d'Ibelin qui te mène vers le Roi, tu avances le menton haut, dans ta tenue d'assassin, aussi régalienne et majestueuse que si tu recevais en grande pompe la reine Chimène dans ton palais de Shivering Soul, au temps béni d'avant l'avènement du tyran. Le héraut n'a toujours pas prononcé ton nom, choqué sûrement par ce que cela implique. Alors que vous parvenez au centre de la salle, Ingmar inspire profondément, et c'est lui qui t'annonce, de cette voix puissante qui en a fait trembler plus d'un sur les champs de bataille.

« Sa Très Haute et Très Noble Grâce Dame Svanhilde Nightingale, Duchesse de Nightingale, fille de Feues leurs Grâces le Duc Sigmund et la Duchesse Kriemhilde, Dame de Shivering Soul, Protectrice de Dragonvale, Oracle de la Confrérie Noire. »

De ta voix claire, tu romps le silence total qui suit cette annonce.

« Escortée par le Seigneur Ingmar, Baron d'Ibelin, Gardien de Dragonvale et Chevalier du Rossignol. »

Un instant le tyran s'est figé – tu t'attends à toutes les éventualités. Un contingent de soldats, une traîtrise, quelque trahison – n'importe quoi qui romprait la parole donnée par Augustus sur le sauf-conduit accordé aux candidates et à leur escorte. Puis, abandonnant là les autres dames à leurs sièges, il s'avance vers toi, à grandes enjambées. Ingmar se tend à tes côtés. De toutes les postulantes, tu es la seule à n'avoir pas courbé le genou devant le tyran – la seule à le défier ouvertement, devant l'ensemble de sa Cour.... Tu te mures dans ta haine, mais le tyran te salue, te tend la main pour prendre celle posée sur le poignet d'Ingmar. Un instant, le temps se suspend – puis tu places tes doigts sur les siens, et la Cour toute entière émet un hoquet choqué lorsqu'il en baise le bout, sans quitter ton regard du sien.

« Madame. Je n'irais pas jusqu'à prétendre que votre venue ici me réjouit, et je sais les griefs que vous avez à mon encontre, tout comme vous savez le poids de ma vindicte à l'encontre des vôtres. Ma parole ne saurait cependant être remise en cause et vous êtes plus que bienvenue ici. J'ai le sincère espoir que nous saurions, vous et moi, construire un avenir meilleur pour Arven si la Destinée vous juge apte à devenir ma Reine. La noblesse de votre sang et la hauteur de votre rang vous donnent préséance parmi ces dames, aussi, je vous en prie – prenez place. »

C'est au siège le plus haut qu'il te mène, avant Cyselle, Lisbeth et Gaëtane – à la place d'une duchesse régnante par rapport à de simples héritières. Quel charmant contraste, entre leurs vêtements chamarrés et la noirceur sobre de tes cuirs d'assassin... Ingmar a énoncé tous tes titres les plus importants, et si beaucoup ont murmuré au nom de Dragonvale, tous ont tremblé quand la Confrérie Noire a été invoquée. Tu observes Ingmar prendre place parmi les escortes des autres candidates – le regard choqué de Jodhaa te saute aux yeux, mais tu l'ignores, ne tenant pas expliquer cette impulsion dont tu n'as pas été maîtresse. Des visages se détachent dans la foule – tu reconnais celui de Meridia, cette cousine bâtarde née des œuvres de ton oncle – Hjalmar lui-même se tient non loin du Roi, dévorant des yeux ton visage avec une sorte de faim qui te met mal à l'aise. Plus loin, près d'une fenêtre, tu reconnais la petite Solveig, dont le regard horrifié fait la navette entre son père et toi. Près de la porte, Siegfried est là – d'un geste, d'un regard, tu lui fais comprendre qu'il doit prendre soin de la Confrérie pendant que tu es au Palais. Des visages, tant de visages, et une mer d'inconnus...

Ta vie va changer ce soir. Pour le meilleur et pour le pire – ainsi soit-il...

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MessageSujet: Re: Intrigue #3 - Topic Général 1 ¤ Salle d'audience   Lun 6 Aoû - 7:23



«La mort rattrape ceux qui la fuient.»



Tu sais parfaitement où tes pas te mènent, quelle est ta mission. Te rapprocher au mieux d’Augustus, agir dans l’ombre, te plier à ces quatre volontés dans l’unique but de la protéger elle, de lui permettre de réaliser sa vengeance. Elle est votre unique point commun à toi et à cette bête qui sommeille en toi, ton unique ancrage dans ce tourbillon d’évènements de de folie qui t’entraîne au plus profond de ton âme.
La guerre des roses, qui mieux que l’épine pour s’y présenter ? Qui mieux que l’une des Mains de la Confrérie pour y faire régner le chaos ? Qui s’attendait à te voir t’y présenter, toi, Jodhaa Andhaar, fille du néant et de la mort ? Sœur du chaos et épouse de la folie. Tu n’as rien dis à personne, hormis elle, Svanhilde. Elle est ton pilier, celle pour qui tu donnerais ta vie les yeux fermés quand tu es normalement celle qui la prend. C’est pour elle que tu fais tout ça, prête à te sacrifier pour celle que tu suis désormais aveuglément. Tu aimes la nouvelle Svanhilde, tu aimes cette soif de vengeance et du sang qui l’anime, tu sens sa magie couler sur ta peau, faire battre ses veines. Cette puissance qui émane d’elle te fascine, t’hypnotise. Ta douce et tendre Svanhilde, tu la sais présente ce soir, et tes dents se serrent tandis que tu espères que celui qui s’est auto-proclamé maître d’Arven tienne sa parole d’épargner la vie de l’entourage des candidates à sa couche.

Fière, tu tiens face à celui que tes mains voudraient abattre sur le champ. Tu n’as aucun sang noble, plus de parents, plus de dot, mais tu n’en as cure. Ta beauté à elle seule suffit à compenser le sang des autres candidates, ta fierté et ta folie plairont certainement à ce fou qui doit s’ennuyer depuis tant d’années. Oui, tu ne trembles pas quand le héraut annonce tes concurrentes. De la très noble Cyselle de Lagrance à la jeune Pénélope de Flauvaire, tu restes stoïque, un sourire narquois grandissant doucement sur tes lèvres. Elles sont belles, certes, mais seront-elles assez fortes pour affronter les épreuves, probablement sournoises qu’Augustus vous aura préparé ?

Vint alors ton tour, Jodhaa. Relevant encore un peu plus la tête, tu fléchis à peine ton genou face à Augustus. Ta tenue toute en cuir et en voile noir, ne laisse présager aucuns doutes quant à ton origine. Fille de la nuit, tu observes tressaillir certains nobles de ton duché d’origine. Tous des imbéciles, trop imbus de leur personne pour oser douter de ta force. Tu sais ton nom entaché du crime de tes parents, et rien qu’à ce souvenir la bête grogne encore un peu plus. Tu la sens. Elle réclame le combat, la victoire. Ce défi est le tiens, et pourtant nul te semble en mesure de te battre. Douce Jodhaa, belle Jodhaa, le destin va encore une fois se jouer de toi.
Tu étais la dernière à te présenter officiellement, seulement, une fois claire s’élève parmi la foule et une jeune femme s’avance. Tu la reconnais, Lisbeth d’Outrevent. Sœur du leader des rebelles pour qui tu ne ressens que mépris à présent qu’il a voulu se détacher de la Confrérie. Pour celle-ci non plus tu n’auras aucune pitié. Et s’il faut les tuer, alors tu les tueras toutes.
Toutes ? Non. Car soudain, ce que tu craignais le plus au monde se produit. Là, face à toi, Svanhilde s’avance au bras d’Ingmar. Tu ne peux retenir un gémissement de colère face à celle que tu tentes désespérément de protéger en te sacrifiant. Tu hurles de colère au fond de toi, une colère que Svanhilde, oracle ou non, ne pourra éviter. Folle, folle à lier, voilà ce que tu hurles dans ta tête. S’il faut vous battre à mort, non, tu préfères ne pas y penser. Tu préfères ne pas envisager cette situation car la seule issue possible à un combat de ce type sera la mort. Ta mort, car jamais tu ne lèverais le bras sur elle. A présent, une nouvelle raison d’abattre Augustus apparaît clairement devant tes yeux. Il vous faudra le tuer avant de vous tuer vous-même.

Ce soir, tout a changé. Tu le sens. Une fois encore, tu partageras ce fardeau avec Svanhilde, refusant de la laisser se murer seule dans cette haine et ce silence. Tu dois comprendre, savoir quelle ligne de conduite adoptée à présent qu’elle compte parmi tes concurrentes. La seule que tu crains, la seule qui te fait trembler, est celle que tu aimes de toute ton âme. Jodhaa, ce soir, tu auras au moins appris cela, l’amour est parfois beaucoup plus destructeur que la mort en personne.





Dernière édition par Jodhaa S. Andhaar le Mar 14 Aoû - 18:25, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Intrigue #3 - Topic Général 1 ¤ Salle d'audience   Mer 8 Aoû - 17:15

    Une blague.

    Tu te dis que tout cela est une immense farce. Déjà, la perspective d'Augustus se cherchant une épouse était à tes yeux proprement hilarante. Il a qu'à se pencher pour cueillir une demoiselle ouverte à l'idée d'aller entre ses draps et il se met en tête d'organiser une compétition, tout de suite après les incidents du Bal du Solstice. Pourtant, non, tout est réel. Comme tous les nobles résidant au palais, tu as été obligé d'assister à la présentation de ces dames qui désirent prendre place sur le trône impérial, aux côtés de votre cher Empereur. Tu t'y es rendu de bien mauvaise foi, comme toutes les choses que tu fais sur la terre ferme depuis que tu y as posé pied, et maintenant que tu y es, tu aimerais retourner dans les appartements qu'on t'a gracieusement prêté, le temps que tes blessures guérissent. Tu serais bien parti sans le dire à personne, mais une garde a été postée devant ta porte et rien ne pouvait accueillir ta chute si tu décidais de fuir par la fenêtre.

    Tu étais pris au piège. Tu l'es encore.

    Debout, les bras croisés sur ton torse, tu observes les dames qui se présentent. Tu reconnais évidemment Gaetane de Salvemont, mais aussi Mélusine de Séverac, la marquise de Sinsarelle que tu as croisé au palais du duc de Sombreciel. Tu aimerais savoir ce qui motive une femme, mais surtout cette femme, à se proposer au titre d'impératrice. Tu sens tes poings se serrer en voyant les dames conduites à des sièges élégamment, au bras du tyran même. Depuis le bal meurtrier, ton humeur est plus taciturne, plus vive, et tu attribues cela simplement à tes blessures et à la terre. Tu ne sais pas que le sang, que la Rage du Sang même, exacerbe tes sentiments. Tes prunelles continuent de détailler la foule quand une blanche silhouette aux boucles sombres te frôle pour aller vers l'avant et se présenter. « Lisbeth. » Son prénom a franchit tes lèvres dans un murmure, tandis qu'Augustus s'avance vers elle pour la joindre au cercle des prétendantes.
    Tu aimerais prétendre que cela ne te fait rien. Pourtant, tu te révoltes et tu pousses ceux devant toi, te dirigeant jusqu'à la place où ta promise, ou plutôt, ton ancienne promise, est assise. Tu ne peux pas croire que tu es un moins bon parti qu'Augustus. Tu n'as pas ses richesses, mais tu es un homme honnête, non ? Tu as un navire, des terres, certes, mais surtout un coeur. Tu grondes entre tes dents, ton cœur bat rapidement, tu ne quittes pas la duchesse héritière des yeux. Non. Elle ne peut pas avoir fait cela réellement pour ce que cet homme, ce monstre, peut lui donner. Ce n'est pas cela. Son frère, peut-être ? Sûrement. Ça ne peut être que cela. Oh, il ne faut jamais sous-estimer les extrémités auxquelles les Outreventois peuvent se livrer... Tu arrives derrière le siège où l'Outreventoise est assise, droite et fière. Si tu ne te retenais pas, si tu n'étais pas encore blessé, tu l'arracherais de ce siège. Tu t'y colles et tu chuchotes, d'autres courtisans te regardant avec intérêt :

    « Lisbeth. Elle ne se retourne pas, n'ose sans doute pas te regarder, mais elle doit t'avoir entendu. Toi, tu vois les gardes s'approcher. Tu parles, donc, à voix basse, approchant tes lèvres de l'oreille de la jeune femme autant que faire se peut, tandis que la foule est intéressée par d'autres femmes qui se présentent. Peu importe nos fiançailles, peu importe les sentiments que nous éprouvons envers l'autre, ou encore les désirs de nos parents. Tout cela n'a pas d'importance. Jamais je n'accepterai de te voir au bras de ce tyran. Je ne suis pas Empereur, mais je suis un homme d'honneur, Lisbeth, j'ai un coeur où il n'a que la glace et les ténèbres, et si je dois me battre pour qu'il n'ait pas ta main, si je dois le confronter en duel, si je dois mourir, je le ferai. Ne te livre pas en pâture à ce monstre, ce serait une erreur et toi-même te perdre. Si ta cause est celle de la liberté et de l'honneur, n'acceptes pas de perdre ces deux biens précieux qui te sont tiens. Ta main se lève, effleure son bras, s'y pose brièvement. Ne te jette pas dans la gueule du loup. »

    Les gardes arrivent et tu t'écartes rapidement, laissant tes derniers mots flotter dans l'air. Tu espères sincèrement que Lisbeth saura y réfléchir.
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MessageSujet: Re: Intrigue #3 - Topic Général 1 ¤ Salle d'audience   Mer 8 Aoû - 18:51

    « Un mariage. » Tu ricanes. Un mariage. Tu es habituellement favorable à toutes les expressions de bonheur et d'amusement, mais étrangement, un mariage si tôt après le Bal... Pas le mariage en lui-même, mais la venue des prétendantes au palais. Comme pour le Bal, tu n'aimes pas cela, mais qu'as-tu à y faire ? Tu n'es pas l'Empereur et s'il désire se distraire avec une épouse, qu'il le fasse. Au mieux peut-être cela le rendra-t-il de bonne humeur, puisque ces demoiselles ont entre leurs jambes des secrets qui peuvent faire monter un sourire à tout homme.

    Tu finis de t'habiller. Tu as l'impression que la moitié de ta vie est passée à te vêtir. Changer d'habits. L'occasion est importante, donc tu n'as pas hésité à arborer de beaux atours. Tu es vêtu de bleu clair, légèrement moiré, une couleur presque tapageuse au milieu des toilettes hivernales des autres. Césaire toque à ta porte. « J'arrive, Césaire, ne sois pas si impatient. » Ta voix est irritée. Tu passes la porte après un dernier regard à tes mèches sombres, passant une chevalière à ton pouce, et tu te diriges vers la salle d'audience, accompagné de ton domestique. La salle est pleine de courtisans venus assister à ce défilé et l'Empereur trône fièrement. Il capte brièvement ton regard, tu baisses la tête pour le saluer, puis va te placer non loin de lui, à un endroit où ton rang est reconnu. Tu es duc, après tout. Un jour, ce sera à ton tour de te trouver une épouse et de te perdre dans des festivités comme un mariage. Le héraut s'avance et commence à nommer les noms de celles qui se présentent, d'une voix forte.

    Tes yeux noirs détaillent nonchalamment la foule attroupée, ainsi que les prétendantes au titre. Tu avais proposé Saab, mais celle-ci a brutalement disparu dans la brume. Insolente. Une garde qui ne sait même pas défendre son maître au moment opportun ne mérite même pas que tu y penses une seconde de plus et ton esprit revient donc au défilé de ces dames, toutes magnifiquement vêtues. Cyselle de Lagrance, délicieuse, sa grâce créant un halo de lumière autour d'elle. Gaetane de Salvemont, magnifique, l'échine courbée. Pénélope de Flauvaire, malicieuse Pénélope qui toujours tourne autour du tyran. Une certaine Andhaar, dont les habits noirs tranchent avec ceux des autres candidates et dont le teint sombre et les yeux noirs font vibrer quelque chose en toi. Tu ne L'as pas revu depuis le Bal, mais ce frisson en toi, ce doux ronronnement qui s'échappe brièvement de ta poitrine, c'est le Sien, si fasciné par l'ombre, cette aura noire qui s'échappe en vague et te touche profondément. Une autre figure s'avance, celle de Lisbeth d'Outrevent. Un sourire étire tes lèvres quand tu vois, du coin de l'oeil, son promis initial fendre la foule pour se diriger vers l'endroit où est assise l'Outreventoise. En voilà une, de décision qui n'a pas été prise de concert... Tu te penches vers un homme de la cour. « De Brunante n'a pas l'air heureux de s'être fait voler son dernier trésor sous le nez. » L'homme étire un sourire, mais ne rit pas à ta boutade.

    Personne n'a rien à rire, de toute façon.

    La voix du héraut annonce un nom qui n'était apparemment pas du tout prévu à la liste. Ce n'est pas le héraut, d'ailleurs. Non. Non non non. Pourtant, impossible de se tromper. Tu connais cette voix, ces boucles blondes, ce visage, ces yeux dont la haine brûle avec férocité. Ainsi donc fait-elle une nouvelle apparition, suite au carnage dans ton palais. Aucune pudeur chez les Nightingale, aucune retenue. Tu grondes. Tu ne l'entends pas, mais cette fois, le grondement félin et animal qui s'échappe de ta poitrine est audible, menace basse. Ces lèvres pulpeuses qui jamais n'ont fait faiblir le feu en toi, ce visage en forme de coeur, tout cet être qui t'attire et t'enrage. Ainsi donc, elle est venue, et ainsi donc elle tentera de prendre place aux côtés du tyran. Folie, te souffle une voix à l'oreille. Ne le sens-tu, Castiel ? Elle ne sait plus qui elle est, elle est nouvelle, tu peux la sentir, tout comme elle te sent. Ô, reste loin d'elle. Non, cette voix, tu la chasses. Tu ne sais pas que ton visage aux traits fins a pris une expression choquée, comme celle de tous, avant de devenir féroce. Menaçante. Pour peu, tu montrerais les crocs. Tu jures partout ne pas avoir tué, mais tu ne peux plus nier l'existence de Svanhilde Nightingale. Castiel. Cette prononciation autoritaire de ton prénom te fait te retourner, comme si tu cherchais quelqu'un, et cela permet à ton esprit de se détacher légèrement de Svanhilde. Point besoin que tu lui sautes à la gorge ici – quelle idée saugrenue, d'ailleurs. Tu ne vois personne et regardes donc à nouveau la duchesse de Nightingale. Elle est en face de toi, tu peux la voir, la détailler, et ta vue est si claire que tu peux voir chaque détail de son habillement noir, de son visage pâle. Duchesse et duc, la Mort chacun de votre côté. « Ce jeu ne faisait donc que commencer, duchesse. » Tu as formé ces mots sans prononcer un son, avant de laisser ton sourire remonter sur ton visage.

    Tu as un lourd prix à payer, Castiel. Sourire ainsi à la Mort pourrait t'être fatal.


Dernière édition par Castiel de Sombreflamme le Jeu 6 Sep - 21:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Intrigue #3 - Topic Général 1 ¤ Salle d'audience   Jeu 9 Aoû - 15:47

Cette cérémonie au déroulement minutieusement préparé, dont chaque détail a été mille fois vérifié par des cohortes de serviteurs, semble soudain déraper. Alors que les courtisans se tenaient presque cois, n'échangeant à voix basse que d'innocents commentaires sur la tenue ou l'allure des prétendantes, ils sont maintenant un plus grand nombre à commenter allègrement les soudains imprévus qui s’enchaînent et se bousculent, au point qu'il en devient impossible d'apporter attention à chacun d'entre eux. Si j'ai été un temps le point de mire de tous, mon passage n'est déjà plus qu'un souvenir. Qu'y-avait-il d'extraordinaire à voir une jeune femme titrée s'avancer, bien qu'après un long temps d'hésitation ? La démarche n'est pas des plus aisée et engendrera nombre de difficultés et, peut-être, de responsabilités. Qui s'étonnera qu'une telle décision ait pu être repoussée jusqu'à l'instant fatidique ? L'effacement dont je fais quotidiennement preuve ne peut que servir cette image de jeune duchesse héritière incertaine de ses choix. Car si mon maintient est fier et droit, si ma tête est haute, si je semble prête à défier l'empire tout entier, je n'en demeure pas moins terriblement tremblante. Je ne l'ignore pas, au contraire j'en joue. Sans même y prendre garde. Car c'est au prix de ce jeu perpétuel que j'ai sauvé mon duché. Là où je ne suis que fermeté et certitudes, chacun ne voit que fragilité bien mal dissimulée.

Sur ce siège auquel m'a conduit le tyran en personne, j'observe la foule massée là, tentant d'oublier l'irrépressible frisson que m'a provoqué le contact avec l'usurpateur. Jamais encore je n'avais été si proche de lui et déjà, tout cela m'écoeure. Ô combien d'abnégation il va me falloir pour supporter encore cela, sourire aux lèvres. Il est de toute façon trop tard pour reculer, je ne peux que conserver ce maintien impeccable, fruit de tant d'années d'entrainement, et suivre le restant de la cérémonie avec un intérêt poli. Qui bien vite se transforme en stupeur pour ensuite évoluer vers une crainte plus tangible. Car, et c'est bien là ce qui suscite tout l'intérêt de la foule, la duchesse meurtrière s'avance désormais au vu et su de tous, dégageant ses boucles blondes de son lourd capuchon pour mieux révéler ses traits. L'instant est... au delà des mots et de toute imagination. Deux cent ans ont passés sans qu'aucun duc de la lignée des Nightingale ne vienne ainsi faire face au tyran. Et pourtant, déjà mon attention se voit attirée par un autre, qui en est pourtant bien moins digne. Louis de Brunante.

Une vague d'appréhension me submerge. En ces lieux, il représente un danger pour tout ce que je me suis efforcée de bâtir au cours des neuf années écoulées. Sa seule présence pourrait tout faire échouer. Nos fiançailles ont certes été rompues il y a quelques minutes à peine mais je crains d'avance la réaction de cet entêté. Sans doute ce revers de situation soudain ne lui convient-il pas, lui qui se voyait déjà duc d'Outrevent. Dire que je suis navrée de lui imposer une telle désillusion serait mentir. La mine incrédule de l'homme qui se croyait déjà devenu mon maître et seigneur vaut que je me constitue prisonnière d'un autre. Mais ma jubilation ne peut être entière alors que je vois ce marin de peu de valeur se frayer un chemin jusqu'à moi, au mépris des nobles qu'il bouscule sur son passage et des regards soupçonneux des gardes du palais. Inconsciemment je me raidis. Cet inconscient est capable de me perdre par quelques mots ou quelque action inconsidérée. Déjà au bal du Solstice, l'envoi de ce stupide poignard aurait pu attirer sur ma personne nombre de questions auxquelles j'aurais été bien en peine répondre, moi qui suis censée n'être qu'une fragile créature en besoin de protecteurs. Mais lui sait. Car le maniement des armes ne s'oublie pas et nous avons trop ferraillé ensemble pour qu'il ne connaisse pas ma valeur, armes à la main. Fort heureusement, au milieu du chaos sanglant engendré par les assassins de la Main Noire, tout cela était passé inaperçu. Mais son avancée d'aujourd'hui ne pouvait guère passer inaperçue bien que la duchesse meurtrière attira à elle large part des regards curieux.

Je me fige alors qu'il quitte mon champ de vision pour venir s'agenouiller à mon côté. Impassible, je tente de me concentrer sur la surprise non feinte de l'usurpateur mais les mots de Louis de Brunante pénètrent en mon coeur comme autant de flèches ajustées. Au point que la portée de ce qu'elles révèlent sur les idéaux de leur tireur ne m'atteint pas tout de suite. Je ne me demande pas plus quelle obscure conviction l'a informée de mon allégeance véritable, entre simple fourvoiement et ignorance de l'image que je me suis forgée en ces lieux. Un imperceptible frémissement a altéré ma pose altière et déjà il est parti. Mais ses mots sont restés. Gravés en moi. Porteurs de trop d'impressions nouvelles pour que je sois en mesure de les comprendre dans l'instant. Porteurs surtout d'une infime et pourtant bien réelle parcelle de doute. Moi qui était fière, déterminée, certaine, par mon impulsion, d'avoir agit pour le mieux, reprenant le contrôle de ma vie tout en continuant la lutte qui m'est chère, soudain je doute. Il n'est plus ni victoire, ni certitude. De quelques phrases, il a tout balayé. Et seul demeure l'incertitude soudain qu'il a instillé en mon âme.

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MessageSujet: Re: Intrigue #3 - Topic Général 1 ¤ Salle d'audience   Jeu 30 Aoû - 19:05


Intrigue #3 - La Guerre des Roses



Topic Général 1 - La salle d'audience


TOUR 2
ainsi sonne le glas du destin


Trois semaines se sont écoulées en Arven depuis l'ouverture par Augustus de la compétition au titre de Reine de l'Empire. Elles étaient des cinquantaines à s'être présentées – de toutes les classes sociales, de tous les duchés, de toutes les allégeances, ces femmes vénales ou loyales se sont affrontées, dans des épreuves plus variées les unes que les autres, évaluant leur éducation, leur langage, leur esprit, leur intelligence, leur sagacité, leur logique, leur bon goût, leur patriotisme, leur abnégation, leur instinct maternel, leur sens politique, leur éloquence. Nombre de ces femmes ont abandonné d'elles-mêmes : les femmes du commun, les aventurières, celles qui pour une raison ou une autre ont pris peur ou se se sont lassées des évènements.

Aujourd'hui, c'est le moment final, la dernière épreuve. Un combat à l'arme du choix des candidates, pour prouver leur instinct guerrier et leur aptitude à se défendre elles-mêmes. Dans la cour déneigée pour l'occasion, sous le soleil du midi qui pointe timidement derrière les nuages, elles sont dix à se tenir debout pour braver le froid et les regards insistants des courtisans.

De l'aristocratie, l'on remarque quatre dames au sang très haut : la duchesse Svanhilde Nightingale, et les héritières Lisbeth d'Outrevent, Gaëtane de Salvemont et Cyselle de Lagrance. De la noblesse, elles sont deux : Mélusine de Séverac et Pénélope de Flauvaire. Du peuple, trois femmes : Christine Arpentenuée, Asma Angham, et Jahiliya Al-Hikâm. Et une criminelle se tient là – Jodhaa Andhaar...

Dix femmes. Dix destinées différentes pour l'empire dont elles briguent la couronne – dix chemins sur lesquels le choix du Roi peut engager le monde. Solennellement, il lève le bras, annonçant le début de l'épreuve. Un bain de sang, une lutte à mort dont seule l'une d'elle pourra sortir vivante... Les femmes se regardent. Hésitent. Malicieuse, j'instille en elles le désir de refuser. C'est l'une d'elles qui prend la parole pour donner voix à leur décision.

« Seigneur, nous ne nous battrons pas. Une reine d'Arven se doit également d'être prudente, et nous le sommes, toutes : nous ne nous risquerons pas à faire couler tant de sang vaillant inutilement. »

Sur son siège, le Roi réprime un sourire. Ces femmes sont décidément bien fines et elles feraient toutes un bon choix pour occuper la place vacante à ses côtés. Un instant, il médite, réfléchit, mûrit son choix. Il y pense depuis le début des compétitions, bien évidemment – et aujourd'hui, il est parvenu à une décision.

La Reine d'Arven sera...


¤¤¤

C'est le moment du choix. A l'approche de la rentrée nous devons clôturer cette intrigue, aussi je vous demande de choisir, en votre âme et conscience, une Reine qui sera utile aux futures intrigues et qui fera bouger l'avancée de Dragonvale. Dans cette optique, je restreins les possibilités aux personnages actuellement joués ! Vous avez une semaine pour choisir – soyez avisés, l'avenir d'Arven dépend de vous...
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Intrigue #3 - Topic Général 1 ¤ Salle d'audience

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